Zimbabwe: 700 rhinocéros décornés pour lutter contre le braconnage


Quand une chose est illégale, c’est plus tentant de transgresser les lois, surtout en braconnage. Alors pour essayer de sauver les animaux, on coupe les cornes, leurs moyens de défense. Pour les rhinocéros, si c’est bien fait, la corne peut au moins repousser
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Zimbabwe: 700 rhinocéros décornés pour lutter contre le braconnage

 

La corne est habituellement coupée avec une scie,... (photo Philimon Bulawayo, REUTERS)

La corne est habituellement coupée avec une scie, une procédure indolore pour l’animal qui est anesthésié pendant une quinzaine de minutes. La corne repousse une fois qu’elle a été coupée correctement.

PHOTO PHILIMON BULAWAYO, REUTERS

Agence France-Presse
HARARE

Les autorités environnementales du Zimbabwe vont décorner 700 rhinocéros adultes pour freiner le braconnage de cette espèce dont la corne alimente un marché clandestin vers l’Asie, a annoncé mardi un groupe de militants pour l’environnement.

« Notre but est de décorner chaque rhinocéros adulte et nous avons presque fini », a expliqué à l’AFP Lisa Marabini, directrice de « Aware Trust Zimbabwe » (ATZ), un groupe de vétérinaires et d’écologistes qui accompagne les autorités dans ce processus.

« C’est une mesure dissuasive qui réduit la valeur potentielle que peuvent obtenir les braconniers. Le braconnage est un problème très grave dans ce pays », ajoute-t-elle.

Comme chez son voisin sud-africain, le rhinocéros est l’animal le plus braconné au Zimbabwe. Selon Mme Marabini, au moins 50 d’entre eux ont été tués par des braconniers l’année dernière.

Ce trafic alimente un marché clandestin de la médecine traditionnelle asiatique, notamment au Viêtnam et en Chine, où l’on prête des vertus thérapeutiques – non prouvées scientifiquement – à la poudre de corne.

La corne est habituellement coupée avec une scie, une procédure indolore pour l’animal qui est anesthésié pendant une quinzaine de minutes. La corne repousse une fois qu’elle a été coupée correctement.

Plusieurs éleveurs en Afrique du Sud pratiquent régulièrement cette procédure et stockent la corne en attendant une autorisation du commerce international, actuellement interdit.

Ils estiment que l’interdiction du commerce ne fait qu’alimenter le braconnage et assurent pouvoir répondre à la demande asiatique immédiate en fournissant des cornes de rhinocéros qui n’auront pas été tués.

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Modélisation du visage d’une momie vieille de 2000 ans


Modeler un visage d’une momie de 2000 ans ne doit pas se faire au hasard. Plusieurs spécialistes de divers domaines ont dû étudier le crâne de cette jeune fille pour qu’en fin la sculptrice puisse faire une approximation de cette femme
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Modélisation du visage d’une momie vieille de 2000 ans

Modélisation

Des chercheurs modélisent le visage d’une momie vieille de 2000 ans

Des scientifiques de l’Université de Melbourne ont reconstruit le visage d’une momie. L’enjeu du projet est d’en savoir plus sur l’Egypte ancienne, mais aussi de connaître l’histoire de la mystérieuse relique en question.

Le crâne momifié a été préservé pendant près de 100 ans dans les archives de la faculté et permet aujourd’hui de tester les limites de la technologie.

L’étude estime que le crâne était celui d’une jeune femme entre 18 et 25 ans ayant vécu il y a 2 millénaires dans l’ancienne Egypte. Combinant la médecine, l’odontologie, la science médico-légale, la tomodensitométrie (TDM), l’impression 3D, l’égyptologie et l’art, les scientifiques de toutes ces disciplines se sont attelés à la tâche de reconstruction du crâne de la nouvellement nommée Meritamon. Ce qui signifie «bien-aimé de Dieu Amon».

«L’idée du projet est de prendre cette relique et en un sens, la ramener à  la vie en utilisant toutes les nouvelles technologies.» explique Dr Varsha Oilbrox, une anthropologue en biologie qui enseigne l’anatomie dans le Département de l’Anatomie et des Neurosciences de l’Université. «En ce sens, elle devient beaucoup plus qu’un objet fascinant à exposer. À travers elle, les étudiants pourront apprendre à diagnostiquer une pathologie marquée sur son anatomie, et apprendre comment tout un groupe d’une population pouvait être affecté par l’environnement dans lequel ils vivaient».

DE PETITS INDICES POUR DÉCOUVRIR LES MYSTÈRES DE MERITAMON

Comment et pourquoi l’Université de Melbourne possède une tête momifiée dans sa collection reste un mystère. Elle aurait sans doute fait partie de la collection du professeur Frederic Wood Jones (1879-1954) qui avait entrepris des travaux de prospection archéologique en Egypte avant de devenir Chef du Département de l’Université en 1930.

La genèse de ce projet est lancée par le Dr Jefferies, parasitologue dont la préoccupation était la possible décomposition de la tête sans pouvoir retirer les bandages, car cela aurait pu endommager la relique et en outre, trahir les croyances de la personne embaumée. Suite à quoi le scanner a pu révéler que le crâne était en très bon état.

«Le scanner laisse beaucoup de questions et de pistes d’enquêtes et nous avons réalisé qu’il y avait une grande opportunité médico-légale et d’enseignements dans la recherche collaborative» explique le Dr Jefferies dans un communiqué de presse.

Meritamon a été identifié comme étant une ancienne égyptienne par le Dr Janet Davey, une égyptologue de l’Université de Monash, qui est basé à l’Institut de la médecine-légale Victorian où la tête a été scannée.

Elle a déterminé le genre de Meritamon d’après la structure des os du crâne, en identifiant des marqueurs comme la finesse et l’angle de la mâchoire, l’étroitesse de son palais et la rondeur de ces orbites. Mais pour être sure, ces conclusions ont été confirmées par l’anthropologue Professeur Caroline Wilkinson de Liverpool John Moores University au Royaume-Uni.

UNE SORTE DE RÉSURRECTION

«C’est incroyable que son crâne soit en si bonne condition après tout ce temps, et le modèle est très beau et détaillé» lance Jennifer Mann, la sculptrice de Meritamon.

La reconstruction est coulée dans une résine de polyuréthane. La méthodologie de l’artiste consiste à attacher des marqueurs sur le crâne en plastiques imprimés pour indiquer les différentes profondeurs de tissu à des points clés sur le visage, sur la base de données démographiques des égyptiens modernes.

Elle a ensuite appliqué de l’argile selon la musculature du visage et des rapports anatomiques connus sur la base du crâne réelle. Par exemple, le nez de Méritamon est écrasé par le bandage serré, mais Mann a pu estimer à quoi son nez aurait ressemblé en utilisant des calculs basés sur les dimensions de la cavité nasale.

La touche finale : les cheveux. Ils ont été inspirés par ceux d’une femme égyptienne, Lady Rai, qui a vécu autour de 1570-1530 av. J.-C.

La sculptrice avertit que la reconstruction peut juste être une approximation de ce que les gens sont vraiment.

Comme le dit le Dr Davey :  «En la reconstruisant, nous lui donnons en quelque sorte une identité, et en retour, elle nous donne une merveilleuse opportunité d’investigation et repousse les limites de la connaissance et de la technologie dans la mesure du possible.»

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L’Homme a fait entrer la Planète dans une nouvelle époque


Un groupe de scientifiques de divers domaines ont conclu que nous sommes depuis le milieu du XX ème siècle dans une autre ère, l’Anthropocène. Une époque que c’est l’homme qui a tout changé point de vue morphologique, biologique et chimique, mais il reste à le formaliser qui prendra environs 2 ans
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L’Homme a fait entrer la Planète dans une nouvelle époque

 

L'Homme

L’Homme a fait entrer la Terre dans une nouvelle époque géologique, l’Anthropocène, selon un groupe de scientifiques.Photo Fotolia

L’Homme a fait entrer la Terre dans une nouvelle époque géologique, l’Anthropocène, qui a débuté au milieu du XXè siècle, selon un groupe de scientifiques qui a présenté lundi ses conclusions devant le Congrès géologique international réuni en Afrique du Sud.

Selon ce groupe de travail sur l’Anthropocène («l’âge de l’homme»), qui travaille depuis plus de sept ans sur la question, il est temps de dire adieu à l’Holocène, époque géologique qui a commencé il y a 11 700 ans avec la fin de la dernière glaciation.

«L’Homme est devenu une force telle qu’il modifie la planète», déclare à l’AFP Catherine Jeandel, directrice de recherche CNRS au Laboratoire d’études en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS), et membre de ce groupe de travail. «C’est inquiétant».

Pour la première fois en 4,5 milliards d’années, une espèce unique a radicalement changé la morphologie, la chimie et la biologie de notre planète.

Composé de 35 personnes, le groupe qui réunit des géologues, des océanographes, des climatologues, des historiens ou des archéologues, a considéré à la quasi-unanimité (34 pour, une abstention) que l’Anthropocène était devenue une réalité sur le plan de la stratigraphie (l’étude des différentes couches géologiques).

A une forte majorité (30 pour, 3 contre, deux abstentions), ils estiment que l’entrée dans l’Anthropocène, suspectée depuis plusieurs années, doit être formalisée, précise l’Université de Leicester dont le géologue Jan Zalasiewicz coordonne le groupe.

Le concept d’Anthropocène a été forgé il y a plus d’une dizaine d’années par le prix Nobel de Chimie Paul Crutzen qui fait partie du groupe de travail. Il faisait débuter cette nouvelle époque avec la Révolution industrielle du XIXe siècle.

Mais une majorité des membres du groupe de travail pense que la nouvelle époque a commencé aux alentours de 1950.

Le groupe de travail a exposé ses recommandations devant le Congrès Géologique International, qui se tient jusqu’au 4 septembre au Cap.

Toutefois la route est encore longue avant que le changement d’époque ne soit officiellement acté. La proposition du groupe d’experts doit être soumise à une sous-commission sur la stratigraphie du Quaternaire, qui elle-même la présentera à la Commission internationale de stratigraphie avant qu’elle ne soit proposée au Comité exécutif de l’Union internationale des sciences géologiques (IUGS), une organisation non gouvernementale.

Il faudra au moins encore deux ans pour parvenir au bout du processus.

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Lucy l’australopithèque est probablement morte en tombant d’un arbre selon une étude


Grâce à la technologie et de les connaissances en orthopédie, il est probable que Lucy (âgé de 3,2 millions d’années) serait morte lors d’une chute de 12 mètres
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Lucy l’australopithèque est probablement morte en tombant d’un arbre selon une étude

 

Lucy, la plus célèbre des australopithèques qui vivait en Afrique il y a 3,18 millions d’années, est « probablement » morte en tombant d’un arbre, selon une étude scientifique publiée lundi dans la revue Nature.

« Notre hypothèse, c’est que Lucy a étendu le bras pour essayer d’amortir sa chute », déclare à l’AFP l’anthropologue John Kappelman, de l’Université du Texas à Austin, qui a analysé de près différentes fractures relevées sur le fossile.

Il a calculé qu’elle avait « probablement » chuté de plus de 12 mètres.

« La mort est survenue rapidement », assure-t-il.

Cette cousine de l’Homo Sapiens vieille de 3,2 millions d’années et vivant en Ethiopie a, depuis sa découverte en 1974, été l’objet d’un débat: les australopithèques, une des premières espèces bipèdes, vivaient-ils encore en partie dans les arbres?

Des fractures caractéristiques

Pour les chercheurs, la cause de la mort de Lucy peut permettre de répondre à cette question. Alors pour en savoir plus, ils ont analysé les nombreux os fossilisés de Lucy dont dispose la communauté scientifique.

Grâce à une analyse à rayons X tomographique (qui permet de reconstituer le volume d’un objet incomplet), les chercheurs ont pu reproduire avec fidélité la totalité de l’humérus grâce à l’impression 3D. Ils y ont découvert les restes de fractures.

La fin de l’humérus, notamment, était fracturée d’une manière anormale. Il y avait aussi des traces de fractures sur la cheville ou encore le genou. En les analysant, avec l’aide d’un chirurgien orthopédique, les scientifiques ont jugé que la cause la plus probable était une chute mortelle, d’une hauteur d’au moins 12 mètres.

Lucy serait tombée sur ses pieds, puis aurait essayé d’amortir le choc avec sa main.

Ces hypothèses devront évidemment être vérifiées, notamment grâce à cette nouvelle technique permettant d’analyser en détail les ossements fossiles.

Les chercheurs estiment dans leur article que cette chute était due à la nature même de l’espèce de Lucy. Etant à la fois terrestre et arboricole (se déplaçant dans les arbres), Lucy et ses congénères étaient moins à l’aise pour grimper que d’autres primates. Le prix de la bipédie.

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Le Saviez-vous ► Il était une fois la maladie: la naissance de la chimiothérapie


Il n’y a pas si longtemps le mot cancer signifiant une maladie sans issue, aujourd’hui, nous pouvons espérer de guérir, d’être en rémission. Comme beaucoup de découvertes, la chimiothérapie découle d’évènements malheureux. La guerre et le gaz moutarde ou Ypérite fut un combat inégal et mortel. Aujourd’hui avec la recherche, c’est devenu un espoir
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Il était une fois la maladie: la naissance de la chimiothérapie

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

    Le terme chimiothérapie provient de deux mots grecs signifiant les soins par la chimie. Le premier à l’utiliser fut, souvenons-nous, le docteur Paul Ehrlich qui mit au point, en 1909, le premier médicament de synthèse : le Salvarsan qui réussit à venir à bout de l’épidémie de syphilis qui faisait alors rage en Europe. Il fut aussi le premier à utiliser le terme de chimiothérapie, car le médicament était créé uniquement à partir de produits chimiques. Puis le terme allait tomber en désuétude.

    D’abord une histoire de guerre

    Le 22 avril 1915 allait initier un triste anniversaire dans le monde. Dans une attaque, nommée la deuxième bataille d’Ypres (du nom de la ville belge où elle s’est produite), les Allemands utilisent une arme chimique redoutable : le gaz moutarde, nommé depuis Ypérite par les Français pour conserver souvenir de cette atrocité. Durant cette attaque, plus de 5 000 soldats français, surtout des Bretons et des Normands, moururent dans l’heure qui suivit l’épandage allemand. Fait à noter, les Allemands n’utiliseront plus cette arme durant la Seconde Guerre mondiale même s’ils en avaient préparé des stocks considérables qu’on a découverts après la guerre. Probablement ont-ils craint que les alliés n’utilisent aussi le gaz moutarde contre la nation allemande, comme quoi la peur peut être le commencement de la sagesse…

    Mais la première synthèse de l’ypérite s’était produite bien avant. Un savant Anglais, Frederick Gunthrie (1833 – 1886) avait en effet combiné en 1860 de l’éthylène avec du bichlorure de souffre (SCl2) et constaté les effets du gaz ainsi produit sur son propre épiderme. Puis deux chimistes allemands, Lommel et Steinkopf, élaborèrent la technique pour fabriquer le gaz en grande quantité, d’où vient le nom allemand du produit LOST (LOmmel – STeinkopf). Gaz moutarde, ypérite et LOST sont les principales dénominations pour désigner ce gaz hautement vésicant qui s’attaque prioritairement aux muqueuses humides : tels les yeux, les poumons, les lèvres et les peaux molles. Dès 1918, la Croix rouge lança un appel à toutes les nations pour interdire l’utilisation de telles armes. Il lui faudra attendre plus de 70 ans pour que son vœu ne se réalise ce qui n’empêcha pas les Japonais de l’avoir utilisé durant la guerre d’Asie qui se termina par l’explosion atomique d’Hiroshima et Saddam Hussein de s’en être servi contre sa propre population d’origine Kurde (1988) et dans sa guerre contre l’Iran (1990-1991). Encore de nos jours, bien des nations craignent que des tyrans qui n’ont plus rien à perdre ne l’utilisent.

    De l’horreur au bonheur

    L’année 1942 allait apporter un tournant décisif et plus positif au gaz moutarde. Deux chercheurs déjà illustres malgré leur jeune âge (fin de la trentaine) allaient être recrutés par l’Armée américaine pour étudier les effets de l’ypérite. L’idée de base était de découvrir un antidote contre cette arme, si jamais les Allemands décidaient d’y avoir recours. Les deux pharmacologues, Alfred Gilman et Louis Goodman venaient de publier un livre qui fait toujours office de bible dans le monde pharmacologique, un compendium complet et précis des médicaments et agents chimiques thérapeutiques ainsi que l’état des connaissances sur leur mécanisme d’action. Forts de cette expérience, les deux pharmacologues découvrent très tôt les effets cytotoxiques de l’ypérite. En effet, lors d’autopsies pratiquées sur des soldats intoxiqués, on remarquait la présence constante d’une importante hypoplasie lymphoïde (baisse du nombre de globules blancs dans le sang).

    Gilman et Goodman testèrent donc l’utilisation du produit sur des souris atteintes de cancer des cellules sanguines. L’essai s’avéra un succès. Tant et si bien que notre duo convainquit un médecin chirurgien d’en faire au plus vite l’essai sur un humain. L’effet s’avéra tout aussi impressionnant. En moins de 48 heures, les tumeurs avaient commencé à se résorber. Au jour cinq, la tumeur avait disparu. Bien sûr, tout comme chez les souris, la tumeur chez l’humain pouvait réapparaître et alors, une deuxième chimiothérapie s’avéra moins efficace que la première fois. Le fait que la tumeur puisse réapparaître n’enleva rien au fait qu’une nouvelle thérapie venait de rejoindre la chirurgie et la radiothérapie dans les traitements des cancers et cette nouvelle thérapie allait définitivement porter le nom de chimiothérapie. Et c’est ainsi qu’est officiellement né le premier agent chimiothérapeutique en 1946 : la caryolysine. La caryolysine forme aussi la première classe d’un type de médicaments anticancéreux : les agents alkylants. Avec les années, d’autres produits s’ajouteront à cette classe comme les cyclophosphamides, les ifosfamides, le chlorambucil, etc.

    Autres classes d’agents chimiothérapeutiques

    Parmi les autres classes, notons les anti-métabolites. L’un des premiers anti-métabolites découverts fut le sulfamide, qui fut le fruit de l’effort du Docteur G. Domagk qui l’utilisa comme antibiotique. Arrive ensuite l’aminoptérine, que le Dr Sydney Faber utilisa pour la première fois en 1947 pour lutter contre la leucémie chez un enfant, ce qui lui valut le titre de père de l’oncologie pédiatrique. Puis firent leur apparition le méthotrexate suivi par les analogues pyrimidiques vers la fin des années 1940, début des années 1950.

    Quand le pays s’en mêle

    En 1955, le NCI (National Cancer Institute) instaure un programme de criblage systématisé des molécules sur la base des expériences qui avaient été effectuées sur la leucémie des souris. Fort des succès remportés par la NASA dans le domaine de la conquête de l’espace (l’homme avait mis le pied sur la lune en 1969), Richard Nixon lance son programme Conquête du Cancer en 1971. Un tel déploiement de ressources stimula la recherche sur le cancer et plusieurs médicaments firent leur apparition dans le domaine de la chimiothérapie.

    On pourrait parler de James C. Wang, ce professeur de l’Université Harvard qui découvrit les topoisomérases, une autre classe d’agents anticancéreux qui agissent non plus sur la structure de l’ADN, mais sur sa configuration spatiale. Il faudrait aussi souligner l’histoire extraordinaire de ce pharmacien, Pierre Potier qui en 1968 perdit son épouse d’un cancer du sein. Ce drame le convainquit de changer son domaine de recherche pour celui du cancer. On lui doit les découvertes de la vinorelbine (Navelbine) un médicament utilisé dans la lutte contre le cancer du sein et celui du poumon et le docetaxel (Taxotère) principalement utilisé contre le cancer du sein.

    Des chercheurs canadiens

    Deux chercheurs canadiens, Robert L. Noble et Charles T. Beer, commencèrent des recherches sur une fleur que les indigènes de Madagascar utilisent comme coupe-faim lors de leurs longs voyages en mer. Nous sommes alors à la même époque où l’insuline fut découverte. Nos chercheurs se disent donc que si cette pervenche de Madagascar possède des propriétés pour couper l’appétit, peut-être joue-t-elle un rôle dans le contrôle de l’insuline. Mais les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous. Les alcaloïdes extraits de la plante n’agissent pas sur le contrôle de la glycémie. Par contre, ceux-ci présentent un effet marqué pour stopper la prolifération cellulaire en empêchant les microtubules de pouvoir se structurer pour débuter la division cellulaire. Ainsi sont apparues la vincristine et la vinblastine.

    La polychimiothérapie

    En 1974, trois chercheurs du Dana-Farber Cancer Institute aux États-Unis, les docteurs Emil Frei, Emil Freireich et James Holland, décident de combiner deux médicaments chimiothérapeutiques pour traiter la leucémie. Le traitement conduisit à la première guérison d’un cancer. Le 7 avril 2004, les chercheurs furent honorés en recevant le Amercan Association for Cancer Research Award en reconnaissance de leurs travaux.

    Et pour l’avenir

    En 1971, par son programme Conquête du cancer, Richard Nixon visait à trouver un remède contre le cancer dans les 10 prochaines années, donc avant 1981. Un constat d’échec s’impose. Mais si le cancer ne fut pas vaincu, plusieurs batailles furent gagnées et l’espérance de vie pour les personnes atteintes a augmenté considérablement au cours des 40 dernières années. Aux chimiothérapies cytotoxiques conventionnelles telles que décrites ci-haut, s’ajoutent de plus en plus des médicaments chimiothérapeutiques dits ciblés qui ne touchent que les signaux vitaux pour les cellules cancéreuses et non les cellules saines. Ces thérapies ciblées en sont à leur début et déjà certains médicaments ont fait leur apparition comme l’IRESSA® (géfitinib). Il faut aussi mentionner l’imatinib : il fut le premier médicament anticancéreux « propre ». Dans le domaine de la lutte contre le cancer avec des armes (et non des larmes) ciblées, il y a un avant et un après l’imatinib (Gleevec).

    D’autres voies s’annoncent aussi prometteuses comme les thérapies géniques et les médicaments issus des biotechnologies. Alors que durant les années 1970, on parlait du cancer, on parle aujourd’hui des cancers et demain on parlera du cancer personnalisé avec des combinaisons individualisées de divers traitements. Il convient aussi de souligner toutes les recherches en cours portant sur les cellules souches qui s’avéreront certainement une thérapie prometteuse en soins personnalisés. Radiologie, chimiothérapie, chirurgie, hormonothérapie et thérapie ciblée et cellules souches seront administrées à chacun dans un ordre et un dosage qui pourra différer d’un individu à l’autre en accord avec le type de cellules cancéreuses et des réactions individuelles aux traitements. Le cancer ne sera plus une sentence de mort à court terme, mais, à défaut d’en être guéri, la maladie pourrait devenir chronique et gérable à long terme.

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Cet étrange signal radio venu de l’espace intrigue les scientifiques


En 2015, un gros bip venu de l’espace s’est fait entendre d’une étoile dans la constellation d’Hercule. Maintenant il reste à découvrir la provenance de ce son. Certains croient que c’est une civilisation et d’autres sont plus terre-à-terre
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Cet étrange signal radio venu de l’espace intrigue les scientifiques

 

Par Grégory Rozières

    Depuis quelques jours, le monde des astrophysiciens bruisse d’excitation. A l’origine: un courriel, envoyé vendredi 26 août, rappelant à plusieurs chercheurs de réserver leur journée du 27 septembre pour une conférence.

    Jusque-là, rien de très intéressant. Sauf qu’à ce moment seront présentés des travaux à propos d’un signal radio provenant d’une étoile située à quelque 95 années-lumière dans l’espace… et dont la force est inexplicable, rapporte Centauri Dreams. En attendant de trouver une explication naturelle, les chercheurs à l’origine de la découverte notent que l’hypothèse d’une civilisation extraterrestre ne peut pas être écartée… même si d’autres hypothèses bien plus terre-à-terre sont plus probables et à envisager en priorité.

    Tout commence le 15 mai 2015 dans le Caucase russe. Le radiotélescope Ratan 600 observe les étoiles et enregistre alors un étrange signal provenant de HD 164595, une étoile située à 95 années-lumière de la Terre, dans la constellation d’Hercule. Etrange car il est bien plus fort que le bruit ambiant enregistré normalement.

    Un gros bip, puis le silence

    C’est en quelque sorte comme si l’on avait entendu un gros « BIP » de deux secondes, puis le retour du silence. Et les chercheurs sont formels: la probabilité que ce ne soit qu’un « bruit ambiant », bref, une simple interférence, ne dépasse pas les 0,02%.

    C’est pour cela que les chercheurs expliquent que ce phénomène est un « candidat Seti ». Le Seti, c’est un programme, d’origine américaine, qui vise, depuis les années 60, à découvrir une preuve de l’existence d’une espèce extraterrestre intelligente en scrutant le ciel grâce à des radiotélescopes.

    Les chercheurs à l’origine de ces travaux ont même calculé de quel type de civilisation un tel signal pourrait provenir, en se basant sur l’échelle de Kardashev, du nom de l’astronome soviétique qui tenta de théoriser la puissance d’éventuelles civilisations extraterrestres.

    Si le signal reçu est émis dans toutes les directions à cette puissance de son point d’origine, la civilisation potentiellement à l’origine de celui-ci serait du type « II », c’est-à-dire qu’elle sait exploiter l’énergie de son étoile directement. Si le faisceau est dirigé vers nous, alors une civilisation du type « I », exploitant la totalité des ressources de sa planète, pourrait suffire (moins évoluée, mais toujours plus que l’espèce humaine).

    C’est également à une civilisation de type II que certains enthousiastes attribuent les bizarreries entourant l’étoile KIC 8462852, qui affole la communauté scientifique et les fans d’extraterrestres depuis un an.


    Une sphère de Dyson, un des concepts imaginant comment une civilisation pourrait exploiter la puissance de son étoile

    Mais, comme toujours, l’explication extraterrestre doit toujours être la dernière à envisager.

    « Il y a environ un candidat Seti tous les trois ans, qui ont toujours été démentis ou expliqués avec un phénomène naturel », précise au HuffPost Jean Schneider, astrophysicien au CNRS spécialiste des exoplanètes.

    Une hypothèse naturelle plus logique

    Concernant ce signal, « cela peut être pas mal de choses », explique le scientifique, qui évacue une explosion de supernova ou une éruption stellaire, qui dureraient plus longtemps que les deux secondes enregistrées.

    Pour en avoir le cœur net, il est possible de vérifier que d’autres télescopes aient observé cette étoile en même temps, mais sur d’autres longueurs d’onde. Si un tel hasard est arrivé, on devrait le savoir dans quelques semaines.

    Jean Schneider a une hypothèse qu’il serait possible de vérifier: que l’étoile HD 164595 ait amplifié, par effet de « lentille gravitationnelle », le signal d’une autre source radio plus lointaine.

    « Il faudrait que la source d’émission, qui pourrait être un un quasar [les entités les plus lumineuses de l’univers, ndlr] ou autre chose, soit passée pile derrière l’étoile de notre point de vue », explique le chercheur. « La probabilité est très faible, mais il faut bien trouver une explication », explique-t-il.

    Pour vérifier cette théorie, il faudrait utiliser un télescope pour trouver cette fameuse source et calculer son chemin, afin de voir si elle a effectivement été alignée avec l’étoile HD 164595 au bon moment.

    « Cela prendrait un an de travaux », précise le chercheur, qui a contacté des collègues pour savoir s’ils avaient du « temps de télescope disponible » pour vérifier ses dires.

    Pour Jean Schneider, les chances que ce signal révèle quelque chose d’intéressant, voire artificiel, ne sont pas énormes.

    « Mais j’espère me tromper », affirme-t-il.

    Réponse dans quelques mois, en espérant que cette observation ne se révélera pas être due à… un four à micro-onde.

    Le chercheur se rappelle en effet d’un signal observé il y a quelques années par un télescope qui n’était autre… que celui du four dans la pièce d’à côté, qui a émis un tout petit signal lors de l’ouverture de la porte qui avait été enregistré par les instruments.

     

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Simulation de vie sur Mars: six volontaires de la Nasa sortent d’un an d’isolement


Bravo aux personnes qui se sont isolées volontairement pendant 1 an. 3 femmes, 3 hommes ont fait l’expérience en préparation d’un voyage habité vers Mars. Je ne suis pas certaine qu’à plus long terme l’homme est fait pour vivre ainsi avec très peu de ressources
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Simulation de vie sur Mars: six volontaires de la Nasa sortent d’un an d’isolement

 

De GàD: Carmel Johnston, Christiane Heinicke, Andrzej Stewart, Sheyna Gifford, Cyprien Verseux et Tristan Bassingthwaighte, les six volontaires qui s'étaient isolés pendant un an à Hawaii, le 28 août 2015 à Mauno Loa (c) Afp

De GàD: Carmel Johnston, Christiane Heinicke, Andrzej Stewart, Sheyna Gifford, Cyprien Verseux et Tristan Bassingthwaighte, les six volontaires qui s’étaient isolés pendant un an à Hawaii, le 28 août 2015 à Mauno Loa (c) Afp

Les six volontaires qui ont vécu en vase clos pendant un an sous un dôme à Hawaï pour une expérience de la Nasa préparant une mission habitée sur Mars, sont sortis dimanche, heureux de retrouver un peu de liberté et… des fruits frais.

Trois hommes et trois femmes étaient confinés depuis le 28 août 2015 dans cet espace de 11 mètres de diamètre sur six mètres de hauteur sur la côte nord et aride du volcan Mauna Loa. L’expérience s’est déroulée sans aucun problème.

Il s’agissait de la plus longue expérience américaine d’isolement, mais les Russes en ont mené une qui a duré 520 jours.

Le président Barack Obama a salué lundi le travail des participants.

« Félicitations à la Nasa et aux scientifiques qui nous ont permis de faire un pas de plus vers Mars », a-t-il écrit sur Twitter. « Profitez maintenant de Hawaï et allez déguster un shave ice (un dessert hawaïen, ndlr) », a-t-il ajouté.

L’équipage comptait un exobiologiste français, une physicienne allemande et quatre Américains: un pilote, un architecte, une médecin et journaliste ainsi qu’une scientifique spécialisée dans les sols.

Pendant un an, ils se sont beaucoup nourris de fromage en poudre ou de boîtes de thon.

Le Français Cyprien Verseux s’est dit « très emballé de retrouver des sensations comme se balader à l’air libre, rencontrer des inconnus et manger des produits frais ».

Le plus difficile pour les isolés était « la monotonie », a-t-il expliqué dans une interview sur Périscope, conseillant aux prochains volontaires éventuels d’emporter beaucoup de livres avec eux.

Il s’est dit satisfait des résultats de l’expérience.

« Une mission sur Mars est réaliste dans un futur proche », a-t-il dit, estimant que « les problèmes techniques et psychologiques peuvent être surmontés ».

L’un des principaux défis pour ces missions prévues à l’horizon des années 2030 sera de produire de la nourriture sur le sol martien, qui est très sec et où l’eau est rare.

A ce titre, l’Allemande Christiane Heinicke a expliqué que durant cette année d’isolement, ses principaux travaux avaient porté sur les possibilités d’extraction d’eau du sol volcanique, dont la composition minérale est très proche de celle de Mars.

Un autre participant, l’Américain Tristan Bassingthwaighte, a raconté que les membres avaient aussi laissé place aux loisirs, comme la salsa ou le ukulélé.

Ne pas devenir fou

« Si tu peux faire quelque chose qui contribue à l’épanouissement personnel… on ne devient pas fou », a-t-il constaté.

Les participants n’ont pas vécu les changements de saison car ils ne pouvaient sortir qu’avec une combinaison spatiale.

Christiane Heinicke a également évoqué les difficultés de vivre avec les mêmes personnes pendant une longue période dans un espace confiné, précisant qu’elle ne prévoyait de rester en contacts étroits qu’avec trois des cinq autres participants à l’expérience.

Le dôme, alimenté par l’énergie solaire et doté de douches et de toilettes sèches à compost, était situé dans une zone avec peu de végétation et sans animaux.

Les hommes et femmes disposaient chacun d’une petite chambre, avec un espace pour un lit de camp et un bureau. Ils avaient un accès limité à internet.

L’Agence spatiale américaine cherche à apprendre un maximum de choses sur la cohésion et l’évolution psychologique des membres de telles missions coupées du monde pendant de longues périodes.

Elle mène ces scénarios d’isolement sur Terre, un programme appelé HI-SEAS, avant de tenter d’envoyer des astronautes vers la Planète Rouge.

L’analyse complète des performances psychologiques de ce dernier huis clos fera l’objet d’une publication par la Nasa dans les prochains mois.

Cette dernière mission du programme HI-SEAS menée par l’université d’Hawaï pour la Nasa avait été précédée par deux précédentes expériences d’isolement plus courtes, une de quatre mois et une de huit mois en 2014.

Deux autres missions HI-SEAS sont prévues en janvier 2017 et 2018 et dureront au moins huit mois chacune. Les organisateurs sont déjà à la recherche de volontaires.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Pourquoi les gens se laissent-ils aussi facilement berner par la désinformation ?


Ce n’est pas évident de se fier a toutes les informations qu’on peut recevoir en une seule journée surtout sur internet. Moi-même, je me suis fait avoir quelques fois. Il est important de voir les sources de nos informations si elles sont sûres
Nuage

 

Pourquoi les gens se laissent-ils aussi facilement berner par la désinformation ?

 

Même quand les gens possèdent des connaissances qui pourraient les prémunir, ils peuvent se fier à des informations inexactes et trompeuses, souligne l’auteur d’une étude publiée dans la revue Current Directions in Psychological Science (CDPS).

Le chercheur en psychologie David Rapp de l’Université Northwestern a réalisé une revue de la littérature scientifique portant sur le sujet. Les gens encodent les déclarations inexactes en mémoire, dit-il, parce que c’est plus facile que de les analyser.

« Nous sommes bombardés avec des tonnes d’informations toute la journée ; c’est un cauchemar d’évaluer tout ça de façon critique », dit-il.

Plus tard, l’information erronée est la première à surgir de la mémoire parce qu’il est moins laborieux de récupérer le matériel récemment encodé.

« Si une information est disponible en mémoire, les gens ont tendance à penser qu’ils peuvent s’y fier. Mais simplement parce que vous pouvez vous rappeler ce que quelqu’un a dit, ne le rend pas vrai ».

Il est encore plus difficile d’éviter de se fier à la désinformation quand des informations exactes et inexactes sont mélangées, souligne le chercheur.

« Nous assumons souvent que les sources sont fiables. Ce n’est pas que les gens sont paresseux, bien que cela pourrait certainement contribuer au problème. C’est la tâche computationnelle de tout évaluer qui est ardue et difficile, alors que nous essayons de préserver les ressources pour quand nous avons vraiment besoin. »

Le chercheur présente quelques façons d’éviter de tomber dans le piège de la désinformation :

  • Évaluer immédiatement les informations de manière critique, ce qui peut aider à éviter d’encoder des souvenirs potentiellement problématiques.

  • Considérer la source : les gens sont moins susceptibles d’utiliser des informations inexactes provenant d’une source qu’ils jugent non fiable.

  • Se méfier des mensonges insérés dans une vérité.

« Quand la vérité est mélangée avec des déclarations inexactes, les gens sont persuadés, dupés et moins évaluatifs, ce qui les empêche de remarquer et de rejeter les idées inexactes », a déclaré Rapp.

Psychomédia avec sources : Association for Psychologial Science, CDPS.

http://www.psychomedia.qc.ca/