Le Saviez-Vous ► La première image depuis Mars a été coloriée à la main


La première image de la planète Mars à été un coloriage fait par des scientifiques en 1965. Faut dire que l’imagerie  à cette époque n’était qu’à ses balbutiements
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La première image depuis Mars a été coloriée à la main

 

La sonde Mariner 4 a produit des images de Mars le 14 juillet 1965, les tout premiers clichés pris relativement près d’une autre planète. Les images ont été réalisées à l’aide d’une grosse camera de télévision accrochée à la sonde, puis encodées sous forme de chiffres transmis sur terre. Ces chiffres ont été reçus rapidement mais ont pris très longtemps à traiter pour avoir enfin un rendu visuel.

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Les scientifiques impatients se sont basés sur les données préliminaires pour produire une sorte de légende, façon peinture aux numéros, à l’aide de pastels secs. Ils ont ensuite dessiné chaque couleur au bon endroit, produisant ainsi la toute première image de la surface de Mars. On peut encore voir ces numéros derrière la matière des pastels.

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Les images de Mariner 4 ont déçu les attentes de ceux qui croyaient à la théorie d’une civilisation extraterrestre avancée sur Mars, mais ont ouvert la voie à une imagerie de plus en plus précise de cette planète, pour arriver àGoogle Mars et d’autres atlas martiens en ligne.

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Zimbabwe: 700 rhinocéros décornés pour lutter contre le braconnage


Quand une chose est illégale, c’est plus tentant de transgresser les lois, surtout en braconnage. Alors pour essayer de sauver les animaux, on coupe les cornes, leurs moyens de défense. Pour les rhinocéros, si c’est bien fait, la corne peut au moins repousser
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Zimbabwe: 700 rhinocéros décornés pour lutter contre le braconnage

 

La corne est habituellement coupée avec une scie,... (photo Philimon Bulawayo, REUTERS)

La corne est habituellement coupée avec une scie, une procédure indolore pour l’animal qui est anesthésié pendant une quinzaine de minutes. La corne repousse une fois qu’elle a été coupée correctement.

PHOTO PHILIMON BULAWAYO, REUTERS

Agence France-Presse
HARARE

Les autorités environnementales du Zimbabwe vont décorner 700 rhinocéros adultes pour freiner le braconnage de cette espèce dont la corne alimente un marché clandestin vers l’Asie, a annoncé mardi un groupe de militants pour l’environnement.

« Notre but est de décorner chaque rhinocéros adulte et nous avons presque fini », a expliqué à l’AFP Lisa Marabini, directrice de « Aware Trust Zimbabwe » (ATZ), un groupe de vétérinaires et d’écologistes qui accompagne les autorités dans ce processus.

« C’est une mesure dissuasive qui réduit la valeur potentielle que peuvent obtenir les braconniers. Le braconnage est un problème très grave dans ce pays », ajoute-t-elle.

Comme chez son voisin sud-africain, le rhinocéros est l’animal le plus braconné au Zimbabwe. Selon Mme Marabini, au moins 50 d’entre eux ont été tués par des braconniers l’année dernière.

Ce trafic alimente un marché clandestin de la médecine traditionnelle asiatique, notamment au Viêtnam et en Chine, où l’on prête des vertus thérapeutiques – non prouvées scientifiquement – à la poudre de corne.

La corne est habituellement coupée avec une scie, une procédure indolore pour l’animal qui est anesthésié pendant une quinzaine de minutes. La corne repousse une fois qu’elle a été coupée correctement.

Plusieurs éleveurs en Afrique du Sud pratiquent régulièrement cette procédure et stockent la corne en attendant une autorisation du commerce international, actuellement interdit.

Ils estiment que l’interdiction du commerce ne fait qu’alimenter le braconnage et assurent pouvoir répondre à la demande asiatique immédiate en fournissant des cornes de rhinocéros qui n’auront pas été tués.

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Modélisation du visage d’une momie vieille de 2000 ans


Modeler un visage d’une momie de 2000 ans ne doit pas se faire au hasard. Plusieurs spécialistes de divers domaines ont dû étudier le crâne de cette jeune fille pour qu’en fin la sculptrice puisse faire une approximation de cette femme
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Modélisation du visage d’une momie vieille de 2000 ans

Modélisation

Des chercheurs modélisent le visage d’une momie vieille de 2000 ans

Des scientifiques de l’Université de Melbourne ont reconstruit le visage d’une momie. L’enjeu du projet est d’en savoir plus sur l’Egypte ancienne, mais aussi de connaître l’histoire de la mystérieuse relique en question.

Le crâne momifié a été préservé pendant près de 100 ans dans les archives de la faculté et permet aujourd’hui de tester les limites de la technologie.

L’étude estime que le crâne était celui d’une jeune femme entre 18 et 25 ans ayant vécu il y a 2 millénaires dans l’ancienne Egypte. Combinant la médecine, l’odontologie, la science médico-légale, la tomodensitométrie (TDM), l’impression 3D, l’égyptologie et l’art, les scientifiques de toutes ces disciplines se sont attelés à la tâche de reconstruction du crâne de la nouvellement nommée Meritamon. Ce qui signifie «bien-aimé de Dieu Amon».

«L’idée du projet est de prendre cette relique et en un sens, la ramener à  la vie en utilisant toutes les nouvelles technologies.» explique Dr Varsha Oilbrox, une anthropologue en biologie qui enseigne l’anatomie dans le Département de l’Anatomie et des Neurosciences de l’Université. «En ce sens, elle devient beaucoup plus qu’un objet fascinant à exposer. À travers elle, les étudiants pourront apprendre à diagnostiquer une pathologie marquée sur son anatomie, et apprendre comment tout un groupe d’une population pouvait être affecté par l’environnement dans lequel ils vivaient».

DE PETITS INDICES POUR DÉCOUVRIR LES MYSTÈRES DE MERITAMON

Comment et pourquoi l’Université de Melbourne possède une tête momifiée dans sa collection reste un mystère. Elle aurait sans doute fait partie de la collection du professeur Frederic Wood Jones (1879-1954) qui avait entrepris des travaux de prospection archéologique en Egypte avant de devenir Chef du Département de l’Université en 1930.

La genèse de ce projet est lancée par le Dr Jefferies, parasitologue dont la préoccupation était la possible décomposition de la tête sans pouvoir retirer les bandages, car cela aurait pu endommager la relique et en outre, trahir les croyances de la personne embaumée. Suite à quoi le scanner a pu révéler que le crâne était en très bon état.

«Le scanner laisse beaucoup de questions et de pistes d’enquêtes et nous avons réalisé qu’il y avait une grande opportunité médico-légale et d’enseignements dans la recherche collaborative» explique le Dr Jefferies dans un communiqué de presse.

Meritamon a été identifié comme étant une ancienne égyptienne par le Dr Janet Davey, une égyptologue de l’Université de Monash, qui est basé à l’Institut de la médecine-légale Victorian où la tête a été scannée.

Elle a déterminé le genre de Meritamon d’après la structure des os du crâne, en identifiant des marqueurs comme la finesse et l’angle de la mâchoire, l’étroitesse de son palais et la rondeur de ces orbites. Mais pour être sure, ces conclusions ont été confirmées par l’anthropologue Professeur Caroline Wilkinson de Liverpool John Moores University au Royaume-Uni.

UNE SORTE DE RÉSURRECTION

«C’est incroyable que son crâne soit en si bonne condition après tout ce temps, et le modèle est très beau et détaillé» lance Jennifer Mann, la sculptrice de Meritamon.

La reconstruction est coulée dans une résine de polyuréthane. La méthodologie de l’artiste consiste à attacher des marqueurs sur le crâne en plastiques imprimés pour indiquer les différentes profondeurs de tissu à des points clés sur le visage, sur la base de données démographiques des égyptiens modernes.

Elle a ensuite appliqué de l’argile selon la musculature du visage et des rapports anatomiques connus sur la base du crâne réelle. Par exemple, le nez de Méritamon est écrasé par le bandage serré, mais Mann a pu estimer à quoi son nez aurait ressemblé en utilisant des calculs basés sur les dimensions de la cavité nasale.

La touche finale : les cheveux. Ils ont été inspirés par ceux d’une femme égyptienne, Lady Rai, qui a vécu autour de 1570-1530 av. J.-C.

La sculptrice avertit que la reconstruction peut juste être une approximation de ce que les gens sont vraiment.

Comme le dit le Dr Davey :  «En la reconstruisant, nous lui donnons en quelque sorte une identité, et en retour, elle nous donne une merveilleuse opportunité d’investigation et repousse les limites de la connaissance et de la technologie dans la mesure du possible.»

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L’Homme a fait entrer la Planète dans une nouvelle époque


Un groupe de scientifiques de divers domaines ont conclu que nous sommes depuis le milieu du XX ème siècle dans une autre ère, l’Anthropocène. Une époque que c’est l’homme qui a tout changé point de vue morphologique, biologique et chimique, mais il reste à le formaliser qui prendra environs 2 ans
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L’Homme a fait entrer la Planète dans une nouvelle époque

 

L'Homme

L’Homme a fait entrer la Terre dans une nouvelle époque géologique, l’Anthropocène, selon un groupe de scientifiques.Photo Fotolia

L’Homme a fait entrer la Terre dans une nouvelle époque géologique, l’Anthropocène, qui a débuté au milieu du XXè siècle, selon un groupe de scientifiques qui a présenté lundi ses conclusions devant le Congrès géologique international réuni en Afrique du Sud.

Selon ce groupe de travail sur l’Anthropocène («l’âge de l’homme»), qui travaille depuis plus de sept ans sur la question, il est temps de dire adieu à l’Holocène, époque géologique qui a commencé il y a 11 700 ans avec la fin de la dernière glaciation.

«L’Homme est devenu une force telle qu’il modifie la planète», déclare à l’AFP Catherine Jeandel, directrice de recherche CNRS au Laboratoire d’études en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS), et membre de ce groupe de travail. «C’est inquiétant».

Pour la première fois en 4,5 milliards d’années, une espèce unique a radicalement changé la morphologie, la chimie et la biologie de notre planète.

Composé de 35 personnes, le groupe qui réunit des géologues, des océanographes, des climatologues, des historiens ou des archéologues, a considéré à la quasi-unanimité (34 pour, une abstention) que l’Anthropocène était devenue une réalité sur le plan de la stratigraphie (l’étude des différentes couches géologiques).

A une forte majorité (30 pour, 3 contre, deux abstentions), ils estiment que l’entrée dans l’Anthropocène, suspectée depuis plusieurs années, doit être formalisée, précise l’Université de Leicester dont le géologue Jan Zalasiewicz coordonne le groupe.

Le concept d’Anthropocène a été forgé il y a plus d’une dizaine d’années par le prix Nobel de Chimie Paul Crutzen qui fait partie du groupe de travail. Il faisait débuter cette nouvelle époque avec la Révolution industrielle du XIXe siècle.

Mais une majorité des membres du groupe de travail pense que la nouvelle époque a commencé aux alentours de 1950.

Le groupe de travail a exposé ses recommandations devant le Congrès Géologique International, qui se tient jusqu’au 4 septembre au Cap.

Toutefois la route est encore longue avant que le changement d’époque ne soit officiellement acté. La proposition du groupe d’experts doit être soumise à une sous-commission sur la stratigraphie du Quaternaire, qui elle-même la présentera à la Commission internationale de stratigraphie avant qu’elle ne soit proposée au Comité exécutif de l’Union internationale des sciences géologiques (IUGS), une organisation non gouvernementale.

Il faudra au moins encore deux ans pour parvenir au bout du processus.

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Lucy l’australopithèque est probablement morte en tombant d’un arbre selon une étude


Grâce à la technologie et de les connaissances en orthopédie, il est probable que Lucy (âgé de 3,2 millions d’années) serait morte lors d’une chute de 12 mètres
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Lucy l’australopithèque est probablement morte en tombant d’un arbre selon une étude

 

Lucy, la plus célèbre des australopithèques qui vivait en Afrique il y a 3,18 millions d’années, est « probablement » morte en tombant d’un arbre, selon une étude scientifique publiée lundi dans la revue Nature.

« Notre hypothèse, c’est que Lucy a étendu le bras pour essayer d’amortir sa chute », déclare à l’AFP l’anthropologue John Kappelman, de l’Université du Texas à Austin, qui a analysé de près différentes fractures relevées sur le fossile.

Il a calculé qu’elle avait « probablement » chuté de plus de 12 mètres.

« La mort est survenue rapidement », assure-t-il.

Cette cousine de l’Homo Sapiens vieille de 3,2 millions d’années et vivant en Ethiopie a, depuis sa découverte en 1974, été l’objet d’un débat: les australopithèques, une des premières espèces bipèdes, vivaient-ils encore en partie dans les arbres?

Des fractures caractéristiques

Pour les chercheurs, la cause de la mort de Lucy peut permettre de répondre à cette question. Alors pour en savoir plus, ils ont analysé les nombreux os fossilisés de Lucy dont dispose la communauté scientifique.

Grâce à une analyse à rayons X tomographique (qui permet de reconstituer le volume d’un objet incomplet), les chercheurs ont pu reproduire avec fidélité la totalité de l’humérus grâce à l’impression 3D. Ils y ont découvert les restes de fractures.

La fin de l’humérus, notamment, était fracturée d’une manière anormale. Il y avait aussi des traces de fractures sur la cheville ou encore le genou. En les analysant, avec l’aide d’un chirurgien orthopédique, les scientifiques ont jugé que la cause la plus probable était une chute mortelle, d’une hauteur d’au moins 12 mètres.

Lucy serait tombée sur ses pieds, puis aurait essayé d’amortir le choc avec sa main.

Ces hypothèses devront évidemment être vérifiées, notamment grâce à cette nouvelle technique permettant d’analyser en détail les ossements fossiles.

Les chercheurs estiment dans leur article que cette chute était due à la nature même de l’espèce de Lucy. Etant à la fois terrestre et arboricole (se déplaçant dans les arbres), Lucy et ses congénères étaient moins à l’aise pour grimper que d’autres primates. Le prix de la bipédie.

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