Ces poissons changent de sexe jusqu’à 20 fois par jour


Ce sont des poissons assez particuliers. En plus d’être monogame et très fidèle. Le couple peut pondre des oeufs et l’autre le fécondé en changeant de sexe. Ils sont en fait hermaphrodites
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Ces poissons changent de sexe jusqu’à 20 fois par jour

 

poisson

©Smith Sonia via Flikr, cc.

Une étude révèle que ce petit poisson marin (Serranus tortugarum) peut se reproduire quotidiennement, en alternant les rôles au sein du couple. L’espèce, vivant majoritairement dans les Caraïbes, se distingue aussi par sa monogamie et sa fidélité !

Ces petits poissons tigrés, d’une longueur de 4 à 7 cm, sont dotés d’organes comprenant une partie mâle (produisant des spermatozoïdes) et une partie femelle (générant des ovules). Une récente étude publiée dans la revue Behavioral Ecology  montre qu’ils peuvent ainsi échanger de sexe avec leur partenaire jusqu’à vingt fois par jour. L’hermaphrodisme concerne seulement 2% des espèces.

Vivant majoritairement dans un récif corallien au large du Panama, les serrans se reproduisent quotidiennement en alternant les rôles au sein d’un même couple. Chacun pond des œufs, tandis que l’autre les féconde. Ils sont en revanche incapables de s’auto-féconder.

Fidèles et unis

Plus étonnant encore, ces poissons seraient monogames et très fidèles. 76 spécimens ont été suivis pendant six mois. Tous sont restés avec le même partenaire, jusqu’à ce que l’un décède ou disparaisse. Précisons que ces poissons vivent en banc, la tentation est donc omniprésente. Seulement 3 à 5 % des animaux connus sont monogames.

Si l’un des deux partenaires s’avère peu fertile, son compagnon ne le quittera pas pour autant. Il pondra davantage d’œufs.

« Nos recherches montrent que les animaux investis dans des unions durables vérifient si leur partenaire s’implique autant qu’eux-mêmes dans la relation”, explique Mary Hart, chercheuse à l’université du Kentucky. Si ce n’est pas le cas, l’un des deux compense

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Après les concours de hot-dogs, la compétition du plus gros mangeur de chou kale


Personnellement, je suis contre les concours du plus grand mangeur qui habituellement sont des hot-dogs. Aux États-Unis, il y a plusieurs concours de ce genre dont un concours de chou kale, qui est un légume qu’il faut faire un effort de mastication. Bon, c’est un légume qui beaucoup de propriétés. Bon pour la santé, sauf que comme toute chose, la modération est toujours préférable
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Après les concours de hot-dogs, la compétition du plus gros mangeur de chou kale

 

bowl of kale | Stacy Spensley via Flickr CC License by

bowl of kale | Stacy Spensley via Flickr CC License by

Repéré par Lucie de la Héronnière

Il existe désormais un nouveau record du monde.

Chaque année, un grand concours du plus gros mangeur de hot-dogs est organisé à Coney Island par la chaîne Nathan’s. En 2016, l’épreuve a été remportée par Joey Chestnut, avec 70 hot-dogs avalés en dix minutes. Il n’a cependant pas battu son propre record, qui est de 73 chiens chauds. De nombreux concours de ce genre sont organisés toute l’année aux États-Unis par la Major League Eating, et des spécialistes traversent le pays pour engloutir des quantités astronomiques de tarte à la citrouille, d’épis de maïs, d’huîtres ou encore de champignons frits.

Mais, pour ne pas laisser dire «que la Major League Eating a failli à ses responsabilités quand il s’agit de mettre en lumière les merveilles du règne végétal», les organisateurs ont décidé d’aller bien plus loin: ce week-end, un concours du plus gros mangeur de chou kale a été organisé à Buffalo, dans l’État de New York, dans le cadre du festival Taste of Buffalo. Sur son site, la Major League Eating parle de cette «nouvelle et exigeante discipline»:

«Pour les mangeurs civils, le kale est une bonne source de thiamine, de riboflavine, d’acide pantothénique, de vitamine E et de plusieurs minéraux, comme le fer, le calcium, le potassium et le phosphore. Pour les mangeurs de la Major League, le kale devient aussi une bonne source de prix sous forme d’argent et de gloire.»

«Épuisés, ruisselants, nauséeux»

L’événement, appelé «Kale Yeah» ou «le concours de mangeurs le plus sain du monde» (même si aucun aliment en excès n’est bon pour le corps…), a même été sponsorisée par Healthy Options, un programme d’une fondation indépendante encourageant le bien manger.

Le Guardian, dans un article publié ce lundi, raconte le déroulé du concours.

Les aspirants au titre ont avalé des bols de kale, légèrement assaisonnés, tout en buvant «dans un processus laissant un mélange visqueux de Gatorade et de morceaux de kale dégoulinant sur leurs mentons et leurs torses».

D’après des témoignages de participants, l’épreuve est bien plus difficile qu’un simple concours de hot-dogs, à cause de la texture du kale qu’il faut absolument bien mastiquer.

Le concours a laissé les neuf concurrents –à part un– «épuisés, ruisselants, et légèrement nauséeux».

Le nouveau champion du monde est Gideon «The Truth» Oji, 24 ans: il a englouti 25 bols de kale en seulement huit minutes. Soit plus de la moitié des 45 bols consommés par tous les concurrents réunis… L’heureux gagnant est reparti avec son premier prix de 2.000 dollars, en déclarant qu’il avait encore faim.

Comme le précise le Guardian, le kale est devenu «mainstream» ces dernières années aux États-Unis, McDonald’s ayant même lancé sa salade de chou frisé. Pour Eater, ce concours prouve tout simplement que le kale est désormais «aussi américain que les hot-dogs».

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« Comment éviter de se faire tuer par la police aux États-Unis », selon le HuffPost américain


Des journalistes américains expliquent pourquoi dans les pays démocratiques, les États-Unis n’est peut-être pas le meilleur endroit pour y vivre en toute sécurité. Les policiers tuent plus que le Japon, le Royaume-Uni, l’Allemagne … Et si vous être noir, c’est encore plus risqué surtout si vous être jeune. Ils ont les peines plus sévères que les blancs, et ceux qui meurent pendant une intervention policière ne sont pas nécessairement dans des quartiers à fortes criminalités.
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« Comment éviter de se faire tuer par la police aux États-Unis », selon le HuffPost américain

 

Si jamais vous résidez sur le sol américain, vous courez le risque de finir sous les balles d’un policier. Peu importe que vous habitiez un endroit que vous considérez comme sûr: il n’existe aucune corrélation entre le taux de criminalité d’une ville et les tirs des policiers, qui peuvent survenir n’importe où, d’Honolulu à Oklahoma en passant par Washington.

Après avoir vu Alton Sterling et Philando Castile mourir aux mains des forces de l’ordre cette semaine, nos collègues du HuffPost américain ont souhaité vous dresser un bref récapitulatif afin d’éviter de vous faire tuer par la police. Voici leur guide, en deux étapes.

1. Ne soyez pas noir

Selon le Washington Post, la police a abattu 990 personnes aux États-Unis en 2015, soit une toutes les huit ou neuf heures. Ces tirs meurtriers laissent loin derrière eux les pires années de lynchage (dont 161 Afro-Américains avaient été victimes en 1892) et de peine capitale que nous ayons connues. Cette année, nous sommes en bonne voie pour dépasser les chiffres de 2015, avec 509 tirs mortels imputables aux policiers au moment où nous écrivons cet article.

Les hommes noirs en sont les principales victimes. L’enquête du Washington Post a révélé qu’ils constituaient 40% des victimes non armées tuées par la police l’an passé, alors même qu’ils ne représentent qu’environ 12% de la population. Après avoir également examiné les chiffres de 2015, le Guardian a signalé que les jeunes noirs de sexe masculin étaient neuf fois plus susceptibles que les autres Américains d’être tués par la police.

Le Washington Post indique que «dans la majorité des cas où la police a abattu une personne qui en avait attaqué une autre à l’aide d’une arme ou en brandissant un pistolet, l’assaillant-e était blanc-he. En revanche, un nombre exorbitant –trois sur cinq– de personnes tuées par les forces de l’ordre après avoir fait preuve d’un comportement bien moins menaçant étaient noires ou hispaniques».

L’article ajoute qu’un quart des victimes présentaient des troubles mentaux ou étaient en crise.

Chaque fois que l’on évoque les violences policières, il y en a pour rappeler les statistiques selon lesquelles les personnes noires commettent davantage de crimes que les personnes blanches. La réalité est bien plus complexe. Si les statistiques du FBI suggèrent que les Afro-Américains sont plus enclins à être reconnus coupables de crimes violents, c’est parce que ces derniers sont arrêtés, déclarés coupables et condamnés partout dans le pays de façon disproportionnée. Une enquête a révélé que la moitié des Afro-Américains interrogés, dont 60% des hommes, disaient avoir été traités injustement par la police en raison de leur couleur de peau, contre 3% des personnes blanches. Il est également prouvé que, à crime équivalent, les Américains noirs sont plus sévèrement punis que leurs compatriotes blancs.

2. Envisagez de vous installer dans un autre pays

Au cours des 24 premiers jours de 2015, plus de gens sont morts sous les balles de la police aux États-Unis qu’au cours des 24 dernières années en Angleterre et au Pays de Galles. Ce n’est qu’un exemple.

Que ce soit en raison de leur penchant pour les armes à feu, de leur crainte que tous ceux qui les entourent en aient une, ou du manque de formation des policiers, un grand nombre d’Américains ne s’étonnent plus de la violence armée manifeste entre civils et policiers.

Les confrontations violentes entre citoyens et représentants de l’ordre ne se déroulent pas vraiment de la même manière dans beaucoup d’autres démocraties développées.

Un mois seulement après les attentats du 13 novembre en France, des officiers de police londoniens se sont retrouvés face à un suspect armé d’un couteau qui menaçait de les tuer. Après avoir demandé à celui-ci de baisser son arme, ils l’ont maîtrisé à l’aide d’un Taser. La même semaine, un incident similaire s’est produit à San Francisco, mais l’issue n’a pas été la même pour le suspect:

L’année dernière, du 1er janvier au 1er septembre, une seule personne a été abattue par la police au Royaume-Uni. Aux États-Unis, sur la même période, les policiers en ont tué 776. Comme Jerome Karabel, professeur à l’université de Berkeley (Californie), le faisait remarquer à l’époque:

«Un tel niveau de violence policière serait tout simplement inimaginable dans n’importe quelle autre démocratie développée: en 2012, en Allemagne, sept personnes au total ont été tuées par la police. En Angleterre, on n’en a dénombré une seule sur la période 2013-2014. Quant au Japon, un pays de 126 millions d’habitants où la culture de la non-violence est aussi forte que celle de la violence aux États-Unis, il n’a connu aucun décès suite à des violences policières ces deux dernières années.»

Et si vous pensez qu’il y a plus de chances que la police tire sur des civils dans les zones à forte criminalité, vous vous bercez d’illusions. L’association Campaign Zero, qui milite contre les violences policières, ne fait état d’aucune corrélation entre brutalités policières et violence dans les quartiers.

police etats unis

«Pour nous, la question est très simple. On entend constamment les mêmes arguments, sans preuves ni données pour les appuyer. Certains persistent à dire que si la police tue un grand nombre de gens –en particulier des Afro-Américains–, c’est parce que les victimes vivent dans des quartiers à forte criminalité et sont elles-mêmes potentiellement impliquées dans des activités criminelles», expliquait l’an dernier Samuel Sinyangwe, un membre du comité organisateur de Campaign Zero.

Dans le même temps, les policiers ne sont que rarement mis en examen pour meurtres par balle, même si davantage de plaintes ont été déposées ces dernières années, depuis que les civils enregistrent les altercations grâce à leurs téléphones intelligents. Sur les rares officiers de police accusés de meurtre dans les dix dernières années, un tiers seulement ont été reconnus coupables.

Les Afro-Américains de 2016 ne peuvent que se demander pourquoi ils sont pris pour cible. Bien sûr, devoir porter une arme et faire régner l’ordre dans sa communauté n’est pas une tâche facile.

«On apprend aux policiers américains à se préparer à voir les personnes qu’ils interpellent sortir une arme, qu’il s’agisse d’un cambriolage ou d’une simple contravention. Toute confrontation est potentiellement mortelle», déclare Bill Johnson, directeur exécutif de l’Association nationale des organisations policières, auHuffPost. «Ces hommes et ces femmes ne viennent pas d’une autre planète. Ce sont vos voisins, les jeunes auprès de qui vous avez grandi. Ils s’efforcent de gérer de leur mieux une mission très difficile.»

C’est sans doute vrai, mais cela ne justifie en rien la mort de ces deux hommes – et de bien d’autres – aux mains de personnes dont le devoir est de les protéger.

Cet article, publié à l’origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Catherine Biros et Guillemette Allard-Bares pour Fast for Word.

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Un cimetière livre les secrets du peuple de Goliath


Une découverte d’un cimetière Philistin, un peuple ou naquit Goliath en Israël. Leurs ossements ont déjà donné des indices sur leur mode de vie
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Un cimetière livre les secrets du peuple de Goliath

 

Cela faisait 30 ans que différentes missions archéologiques... (PHOTO AMIR COHEN, ARCHIVES REUTERS)

Cela faisait 30 ans que différentes missions archéologiques espéraient mettre à jour un cimetière afin de permettre une première étude à grande échelle sur les Philistins.

PHOTO AMIR COHEN, ARCHIVES REUTERS

DAPHNE ROUSSEAU
Agence France-Presse
ASHKELON

La légende biblique entourant les Philistins, le peuple du géant Goliath, commence à être bousculée par la découverte d’ossements à Ashkelon dans le premier cimetière de cette mystérieuse population disparue il y a 2600 ans.

Accroupi dans ce qui était autrefois une chambre mortuaire, un archéologue américain, pinceau à la main, extrait délicatement de la terre sableuse le squelette intact d’une Philistine, enterrée avec une fiole de parfum en terre cuite, aujourd’hui soudée au reste de son crâne.

«C’est le couronnement d’années de fouilles, l’occasion de se retrouver face à face avec eux», s’enthousiasme l’archéologue Daniel Master, de l’Université d’Harvard, qui participe aux fouilles sous la houlette de l’Autorité israélienne des Antiquités.

«Avec 145 corps découverts, nous espérons non seulement comprendre leurs rites funéraires, mais collecter avec leurs ossements des indices permettant de comprendre comment ils vivaient», déclare-t-il à l’AFP.

Cela faisait 30 ans que différentes missions archéologiques espéraient mettre à jour un cimetière afin de permettre une première étude à grande échelle sur les Philistins.

Sur les indications d’un inspecteur de l’Autorité israélienne des Antiquités à la retraite, les premières fosses ont été découvertes en 2013 sur le site de l’ancienne cité portuaire philistine d’Ashkelon, forte de 13 000 habitants à son apogée et sur laquelle s’élève aujourd’hui un parc naturel.

«Privés de leur histoire»

Qui étaient les Philistins? L’origine de ce «peuple de la mer» (nom également donné à leurs contemporains du rivage de l’actuel Liban, les Phéniciens) est incertaine. Venaient-ils – comme en attestent leurs poteries rouges et noires – de la civilisation mycénienne, donc des îles grecques, où étaient-ils une tribu locale venue du désert ou des montagnes?

«Ce qui est sûr, c’est qu’ils étaient des étrangers dans cette région sémite» où leur présence est attestée sur une mince bande côtière allant de l’actuelle Gaza à Tel-Aviv entre 1200 et 600 av. J.-C., assure Daniel Master.

Les Philistins, fiers commerçants et marins, parlaient une langue d’origine indo-européenne, ne pratiquaient pas la circoncision, consommaient du porc et du chien comme en témoignent des os retrouvés dans les ruines des quatre autres cités philistines voisines (Gath, Gaza, Ashdod et Ekron) qui constituaient leur État.

Mais l’histoire des Philistins était surtout connue par l’image très négative qu’en ont fait leurs ennemis et voisins, les Israélites, dans la Bible.

Les Philistins sont mentionnés, dès la Genèse et surtout dans le livre de Samuel qui décrit la capture par les guerriers philistins de l’Arche d’Alliance juive et le célèbre duel entre le guerrier géant philistin Goliath contre David.

De ces descriptions bibliques vient l’adjectif «philistin» désignant une personne sans manière ni culture.

«Nous avons été privés de leur histoire pendant des millénaires, mais en utilisant ce qu’ils ont laissé derrière eux, et pas seulement les mots de leurs ennemis qui les décrivaient comme le pire peuple imaginable, nous allons voir ce que leurs restes ont à nous dire», assure M. Master.

«La vie dure»

À quelques centaines de mètres des fosses, dans le laboratoire en plein air de la mission archéologique, Sherry Fox, une archéologue spécialiste de l’analyse des dépouilles, est chargée de faire parler les ossements.

«D’après leurs dents, on peut voir qu’ils ont eu la vie dure, il y a des lignes qui indiquent une interruption de croissance, probablement une famine ou une fièvre grave durant la petite enfance, on voit aussi dans leurs os qu’ils étaient des travailleurs acharnés, qu’ils pratiquaient la consanguinité et qu’ils utilisaient leurs dents comme outil, probablement pour le tissage», explique-t-elle en brandissant un crâne.

Sherry Fox estime toutefois qu’ils n’avaient pas «un physique particulièrement repoussant», qu’ils avaient une «taille normale» et qu’aucun «géant» sur le modèle de Goliath n’a été retrouvé.

Quant à la question de savoir s’il y avait un rapport entre les Philistins et les Palestiniens, au-delà d’une simple consonance, l’équipe d’Harvard a une réponse claire.

«Les mots se ressemblent, mais pas les peuples. La cité d’Ashkelon a été entièrement détruite par Nabuchodonosor en décembre 604 av. J.-C. et les survivants ont été exilés à Babylone par les Perses. Tout ce qui est venu après n’a rien à voir avec les Philistins», assure Daniel Master.

Les fouilles du cimetière d’Ashkelon avaient été tenues secrètes pendant trois ans, de crainte de la réaction de juifs ultra-orthodoxes qui peuvent manifester par milliers lorsqu’on touche à un cimetière, car ils redoutent de possibles profanations de sépultures juives.

Les fosses seront entièrement ensevelies cet été et certaines des trouvailles du chantier devaient être exposées au musée d’histoire et d’archéologie Rockfeller de Jérusalem à compter du 10 juillet.

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Huit moutons chargés de tondre le gazon dans un parc montréalais


En Europe, cela se fait depuis longtemps, à Montréal, c’est une première. L’idée d’employer des moutons pour tondre la pelouse des parcs a plusieurs avantages. Ce que j’espère, c’est qu’ils ne seront pas incommodés par la pollution
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Huit moutons chargés de tondre le gazon dans un parc montréalais

 

De nouveaux arrivants ont élu domicile sur l’herbe du parc du Pélican, dans l’arrondissement Rosemont_La Petite-Patrie, à Montréal. Et ils sont plutôt chaudement habillés pour la période estivale.

Les résidants du quartier ont pu rencontrer, samedi, les six brebis et deux agneaux qui assumeront la responsabilité, durant un mois, de la tonte du gazon.

L’initiative d’écopâturage fait partie du projet pilote d’agriculture urbaine Biquette à Montréal.

Le broutage de l’herbe par des animaux a des avantages écologiques et contribue à l’aménagement paysager, a fait valoir l’une des instigatrices du projet, Marie-Ève Julien-Denis.

« Les excréments des moutons vont nourrir le sol et ça va contribuer à la biodiversité urbaine, parce que les insectes et les oiseaux ne seront plus dérangés par le bruit des tondeuses », a-t-elle expliqué.

Le recours aux brebis et aux chèvres dans les places publiques et les parcs existe en Europe depuis des siècles.

L’idée semble germer au Canada. La ville de Calgary, en Alberta, a fait appel à 106 chèvres pour éliminer le chardon et d’autres plantes indésirables d’un parc urbain.

Les moutons brouteurs du parc du Pélican, venus de la ferme gastronomique Chez Anouk, à Mont-Laurier, ont vite mis la main à la pâte. Ils semblaient d’ailleurs peu incommodés, samedi, par les quelques dizaines de curieux qui avaient bravé la pluie battante pour leur souhaiter la bienvenue.

Les Montréalais auront toutefois d’autres occasions de faire plus ample connaissance avec ces animaux. Des pique-niques et même des séances de yoga sont prévus à l’horaire des brouteurs.

Le projet Biquette à Montréal comporte aussi un volet éducatif. Les citoyens pourront notamment en apprendre davantage sur la fabrication du fromage et les vertus de la laine. Des ateliers sur l’agriculture urbaine et sur la provenance des aliments auront également lieu.

« Il y a beaucoup de citoyens qui n’ont pas nécessairement l’occasion d’aller à la campagne pour visiter des fermes », souligne Marie-Ève Julien-Denis, et c’est entre autres ce public que le projet cherche à rejoindre.

Le nouveau terrain de jeu des huit locataires temporaires du parc du Pélican sera supervisé 24 heures sur 24 par deux bergers. Un petit bâtiment a été érigé pour faire office de bergerie.

Le maire de l’arrondissement, François Croteau, a rappelé que le projet n’est pas le premier en matière d’agriculture urbaine. Un poulailler communautaire a été ouvert il y a quelques années.

« Nous voulons faire la démonstration qu’il est possible de réintégrer l’agriculture dans la vie des Montréalais », a-t-il lancé.

Les moutons rentreront au bercail dans un mois, mais les organisateurs du projet espèrent que d’autres parcs emboîteront le pas.

Le rêve le plus cher de Marie-Ève Julien-Denis est qu’un premier fromage issu des brebis montréalaises puisse être offert l’an prochain, juste à temps pour le 375e anniversaire de Montréal.

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