Parole d’enfant ► Je ne suis plus un bébé


Grandir, cela comporte de nouvelles responsabilités qui ne sont pas toujours très amusantes
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Je ne suis plus un bébé

Grand-maman raconte :

– Mlle ramasse tes livres dans ta garde-robe, svp
-Ramasse toi !
– Non, c’est toi qui a mit tes livres pour t’amuser, maintenant, il faut que tu ramasse
– Grand-maman, je ne suis plus un bébé, quand on est plus un bébé, on ne ramasse plus
Pis, je ne veux pas me fâcher pour rien

Ana-Jézabelle, 4 ans, 21 juin 2016

11 animaux étranges qui montrent que la nature a le sens de l’humour


Des fois, la fourrure d’un animal donne un effet assez étrange. C’est ce qui les rends vraiment unique
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11 animaux étranges qui montrent que la nature a le sens de l’humour

Ravis de faire votre connaissance,

© Hamilton The Hipster Cat / Facebook

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Je vous garantis qu’ils sont totalement naturels !

© Simon the Pit Bull / Boxer / Facebook

© Simon the Pit Bull / Boxer / Facebook

Je passe mes journées dans les prés et mes soirées dans des concerts de heavy métal…

blackforestmag

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Alors qu’en pensez-vous ? Ai-je l’air plus vieux avec une moustache ?

imgur

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Croyez-le ou non, c’est réellement un rottweiler !

iklegemma / reddit

iklegemma / reddit

Aimez-vous mes nouvelles chaussettes noires ?

© QueenArc / Imgur

© QueenArc / Imgur

Seulement un chien sur un million est aussi mignon !

© vinkulelu / Reddit

© vinkulelu / Reddit

Devinez quel est mon chiffre porte-bonheur…

© Vale Wood Farms / Facebook

© Vale Wood Farms / Facebook

Nous sommes au regret de vous informer que ce manteau n’est pas à vendre…

tumblr

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Il montre son amour.

boredpanda

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Que s’est-il passé ?!

© BanYe- OMG Catttt / Facebook© BanYe- OMG Catttt / Facebookhttp://bridoz.com/

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Le Saviez-Vous ► Gueules cassées, conséquences physiques de la Grande Guerre


Les gueules cassées sont un terme employé par les Français lors de la Première Guerre mondiale. Ce sont ces soldats qui ont été blessés au visage, souvent défigurés par des mitrailleuses et obus. C’est aussi l’histoire des débuts de la reconstruction faciale, car comme on le sait, dans les guerres et après-guerres, il faut aussi être inventif pour réparer le côté physique alors que le côté moral, c’est autre chose
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Gueules cassées, conséquences physiques de la Grande Guerre

PAR MARINE GASC

La guerre, c’est moche. On le sait, ce n’est pas nouveau. Mais chaque guerre apporte son lot de conséquences physiques mais aussi psychologiques. Paye ton traumatisme de prendre un obus dans la tronche… Aujourd’hui je vous parle des poilus, ceux qui ont connu le pied de tranchées, mais aussi l’horreur de la guerre et des blessures atroces, ceux qu’on appelle les Gueules cassées.

Les images peuvent heurter votre sensibilité, elles sont pour la plupart issues de la BIUSanté et vous n’êtes pas obligés de cliquer.

Les mutilés d’une guerre terrible

Durant la Première Guerre mondiale, 40% de l’armée française a été blessée de façon invalidante, au sein de ces 40%, près de 15% des soldats ont été blessés au visage. Parmi les armes de guerre, ce sont les mitrailleuses qui ont fait le plus de dégâts en occasionnant les 2/3 des blessures sur les quatre années de guerre. Mais il y a aussi les obus.

obus

Du coup, on compte alors plus d’un million et demi de morts, et trois millions de blessés de guerre, avec plus de trois cent mille mutilés, dont quinze mille blessés au visage, ce sont les fameuses Gueule cassées. Difficilement identifiables et souvent en état de choc, les soldats ont été victimes d’une balle de mitrailleuse provoquant fracture de mâchoire, perte d’un œil, des deux, du nez, ou encore d’un éclat d’obus avec perte de la peau, des muscles et même des os…

[Du fait de leur absence sur le terrain, peu de femmes ont été victimes de la Grande Guerre, mais il existe tout de même quelques preuves de femmes Gueules cassées. Souvent des infirmières qui n’ont pas eu peur d’aller dans les tranchées ou à proximité]

La prise en charge des blessés

Au départ, pendant la guerre, on met en place un système d’ambulances avec des brancardiers qui viennent chercher les blessés une fois la nuit tombée (pour pas devenir la nouvelle cible). Parfois les mecs sont restés, une, deux, six ou huit heures la gueule en vrac, le bras arraché… Souvent ils sont morts. Alors on change de méthode et on met des médecins et des infirmières sur place pour faire le plus de soins possibles avant de les convoyer à l’arrière du front, ou dans les hôpitaux. Les premiers soins retardent les hémorragies et empêchent certaines asphyxies.

poste de secours

Lorsque les hommes sortent des tranchées, blessés, mutilés, ils sont envoyés dans les camps médicaux pour être soignés par les médecins et infirmières. Défigurés, ils doivent faire preuve d’une grande force pour affronter la vie, le regard des autres et une société qui les rejette. Et puis la douleur aussi…

Les difficultés sociales des Gueules cassées

Alors que la guerre n’est pas terminée, les mutilés et autres Gueules cassées sont envoyés dans des hôpitaux, on tente de leur reconstruire un visage, c’est compliqué, mais c’est un contexte de guerre. Alors qu’à la fin de celle-ci, c’est explosion de joie dans le pays entier, ce sont les Années Folles et rapidement ces Gueules cassées deviennent le reflet de ce que l’on souhaite oublier. Ils font presque honte. Alors les mecs, non seulement ils ont la gueule en vrac d’avoir servi leur pays, mais en plus, ce pays ne tient pas tellement à les remercier…

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Voici une anecdote tirée du livre de Henriette Remi :

« Et elle est venue, la bonne, la douce petite femme. Mais devant ce front sillonné de cicatrices, devant cette absence de nez, devant cette face ravagée, elle s’effondre. Lui, de ses mains maladroites, la cherche. Et les yeux suppliants se tournent vers elle, et les lèvres gonflées se tendent : – Embrasse-moi, embrasse-moi ! Mais elle, affolée, se dégage et se sauve : – Je ne peux pas… je ne peux pas ! »

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Ou encore l’histoire de Lazé qui retrouve son fils, Gérard, après plusieurs mois…

» Un cri perçant ! Gérard agite ses bras, ses jambes. Son père, déconcerté, le pose à terre. Et Gérard s’enfuit, plus vite encore qu’il n’est venu, en criant d’une voix terrifiée :  » Pas papa ! Pas papa !  » Lazé est atterré, anéanti comme figé sur place. Tout à coup, il saisit sa tête dans ses mains :  » Imbécile, imbécile !  Mais aussi est-ce que je pouvais savoir que je suis si horrible ! (…) Avoir été un homme, avoir mis toutes ses forces à réaliser en plein ce que ce mot veut dire et n’être plus que ça. Un objet de terreur pour son propre enfant, une charge quotidienne pour sa femme, une honte pour l’humanité. Laissez-moi mourir «

Lazé s’est suicidé en sortant de l’hôpital. Et il n’est pas le seul. Certains familles n’acceptent pas le retour des Gueules cassées à la maison. Certains lieux vont jusqu’à leur interdire l’entrée (théâtre, cabaret, bistrot, restaurant…). Pour ne pas choquer les enfants mais surtout les gros cons (à mon avis). Les Gueules cassées vivent la nuit, les hommes restent reclus chez eux, de peur qu’on les juge et puis certains vont essayer la reconstruction faciale.

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La reconstruction des Gueules cassées

Il faut attendre la fin de la guerre pour que la prise en charge des Gueules cassées soit… un peu moins mauvaise… Parce que sur le moment, dans la panique avec le manque de connaissances des armes et des blessures bin… C’est plutôt moche. Sur place, il y a toujours des chirurgiens et des infirmières, mais ils manquent clairement de moyens, de places et ils ne sont pas bien aux faits des techniques chirurgicales de réparation. Déjà, été comme hiver, les soignants sont obligés de travailler les fenêtres ouvertes tant les odeurs de plaies, chairs vivantes et nécrosées, embaument les pièces. C’est une horreur. Sans parler du sang.

gueules cassées

Une fois les premiers soins terminés et la cicatrisation des plaies, certains médecins vont tenter de reconstruire le visage des Gueules cassées. Franchement, c’est pas gagné d’avance, mais ça se tente. Il existe différentes manières pour différentes blessures, les appareils, les greffes et les prothèses. La plupart des reconstructions ont pu se faire grâce à la mise en place de l’Union des Blessés de la Face et de la tête.

Les appareillages, solutions ou tortures des Gueules cassées ?

Le plus connu est le casque de Darcissac. C’est aussi un des procédés les plus douloureux… Et pour cause… Lorsqu’un mec doit porter le casque, c’est que grosso modo, son visage n’est plus à sa place, il a des fractures multiples au niveau des mâchoires. Le casque est très contraignant et très douloureux, la bouche est toujours ouverte, et ça fait baver. Beaucoup baver. Il nécessite entre 15 et 30 jours de contention, le temps que les os se recalcifient entre eux. C’est pas une méthode pour un résultat fin et élégant. C’est plutôt le gros du travail, faire que les os se touchent, et c’est déjà pas mal. Ensuite, il faut utiliser d’autres méthodes pour affiner la reconstruction.

sac des gueules cassées

Afin de replacer les mâchoires, le procédé des sacs est efficace… Il suffit pour les médecins de mettre deux baguettes de bois dans la bouche du mec, et d’y attacher des sacs (jusqu’à 3kg) pour que la bouche et le menton retrouvent leurs places.

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Outre les sacs, pour ouvrir la bouche, il existe différents appareils spécialisés… Une sorte de machine que tu tiens entre les dents et qui par un système de crans te permet d’étirer les muscles faciaux et buccaux et ainsi retrouver une certaine amplitude des mâchoires.

gueules cassées

Concrètement, il faut entre 10 jours et plusieurs mois pour obtenir des résultats moindres. C’est un peu naze. Dans le même genre, il existe aussi la gouttière de contention. Tu la mets dans la bouche et ça replace les maxillaires. Enfin, théoriquement.Parfois, c’est pas mal !

Les différentes greffes

Autre recours pour les Gueules cassées, les greffes… Il y a la greffe osseuse un peu classique dite ostéo-périostique, on l’utilise depuis quelques temps déjà. Ça consiste à prendre un petit greffon sur le tibia et de le poser là où c’est nécessaire. Le greffon est malléable, donc on peut lui donner la forme qu’on veut. L’idée c’est pas d’avoir un tibia au milieu du front ou sur le menton hein, c’est plus subtil que ça. Le greffon permet de combler les trous et de créer une continuité osseuse. C’est assez efficace, et c’est le docteur Henry Delagenière qui a étendu son utilisation pour les Gueules cassées, dans son centre de chirurgie maxillo-faciale du Mans. Merci Riri ! Parfois, on utilise aussi des os de nourrissons morts… Après les os, il faut faire revenir la peau

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C’est la greffe de Léon Dufourmentel. Le mec il a un peu fait des merveilles. L’idée c’est de prélever un morceau de cuir chevelu sur le crâne des Gueules cassées et de combler les trous de chair sur le visage et particulièrement au niveau du menton. Vu que c’est du cuir chevelu du même mec, bin il peut pas faire de rejet. Les résultats sont satisfaisants. Clairement satisfaisants. L’idéal reste de combiner les deux greffes pour obtenir un bon résultat ! 

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Enfin, il reste la greffe italienne. Une méthode du XVIe siècle. C’est chelou un peu. L’idée vient de Gaspare Tagliacozzi. Pour réparer le visage, il faut découper un lambeau de peau du bras et le poser sur le visage. Pour ne pas que le lambeau meure, il faut qu’il reste vascularisé, du coup, le bras (ensanglanté) est collé sur la plaie au visage. Ça évite les rejets. Faut que le mec soit bien maintenu pendant minimum 15 jours, mais ça marche bien !

Lorsque la chirurgie ne peut plus rien faire pour les Gueules cassées et pour terminer la reconstruction, il reste les prothèses des yeux et du nez, des oreilles…

On place un faux œil sous la paupière, on masque un peu avec des lunettes et on espère que ça passe. Pareil pour la région nasale. Quand la peau va bien, on laisse pousser la moustache, ça donne du volume et on suspend un faux nez attaché sur des lunettes. On peut aussi mettre une prothèse dans le nez (lorsqu’il y en a un), ça permet de lui donner une forme « normale ». Mais, c’est lourd, ça fait mal, et c’est pas super discret. De loin, ça fait illusion, mais de loin seulement. Alors certains préfèrent encore un simple bandage ou exposer leur visage…

 

Si tu as aimé cet article, tu aimeras surement les trois tomes de Raconte-moi l’Histoire

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On a imprimé du cartilage


Bientôt, nous allons avoir des remises à neuf du corps humain, que ce soit un membre, un organe, un os, un cartilage grâce à l’imprimante 3D
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On a imprimé du cartilage

 

 


 

L’arthrose est une maladie douloureuse dans laquelle le cartilage est détruit. Et si l’impression 3D pouvait le régénérer ? © Puwadol Jaturawutthichai, ShutterstockL’arthrose C’est une maladie douloureuse dans laquelle le cartilage est détruit. Et si l’impression 3D pouvait le régénérer ? © Puwadol Jaturawutthichai, Shutterstock

Des chercheurs américains ont imprimé en 3D du cartilage à partir de cellules de vache. La technique développée pourrait, à l’avenir, aider à traiter des articulations abîmées, offrant ainsi une alternative aux traitements existants pour l’arthrose.

Marie-Céline Jacquier

L’impression 3D offre la possibilité d’imprimer des tissus et des organes, permettant de nombreuses applications médicales, par exemple en fabriquant des implants sur mesure pour la chirurgie. Elle pourrait aussi servir à la médecine régénérative et réparer des tissus endommagés.

Alors, pourquoi ne pas l’utiliser pour remplacer un cartilage abîmé par l’arthrose ? Le cartilage est un tissu qui se prête bien à l’impression 3D car il ne contient qu’un seul type de cellules et n’a pas de vaisseaux sanguins. Par ailleurs, il ne peut pas se réparer seul quand il est endommagé.

Des expériences précédentes ont déjà essayé de créer du cartilage avec des cellules, mais en utilisant une matrice d’hydrogel.

Or, pour Ibrahim Ozbolat, de l’université d’État de Pennsylvanie, aux États-Unis, « les hydrogels ne permettent pas aux cellules de croître normalement. L’hydrogel confine les cellules et ne leur permet pas de communiquer comme elles le font dans les tissus natifs ».

De plus, sa dégradation peut produire des composés toxiques.

C’est pourquoi les chercheurs ont développé une méthode produisant des tissus sans utiliser d’hydrogel, qu’ils décrivent dans un article paru dans Scientific Reports.

Le cartilage imprimé est placé dans un milieu nutritif
Le cartilage imprimé en 3D est placé dans un milieu nutritif. © Ozbolat, Penn State

Le produit obtenu est proche du cartilage naturel

Pour cette impression 3D, l’encre est formée par des cellules de cartilage (chondrocytes) de vache. Les chercheurs ont fait pousser les cellules dans des tubes fins formés d’alginate (extrait d’algues). Les cellules de cartilage se développent pendant environ une semaine et adhèrent les unes aux autres. Comme elles ne collent pas à l’alginate, elles peuvent être récupérées en une chaîne de cartilage qui, poussé dans une buse spéciale, sert d’encre pour l’impression. Le cartilage est imprimé en formant des rangées et reste ainsi 30 mn, puis il peut être déplacé dans une boîte de Petri ou un milieu nutritif, avant d’être intégré dans un tissu.

Un des intérêts de cette technique est de pouvoir imprimer du cartilage de différentes formes :

« Nous pouvons fabriquer les brins dans toute la longueur que nous voulons. Parce qu’il n’y a pas d’échafaudage, le processus d’impression du cartilage est évolutif ».

Les chercheurs peuvent mimer du cartilage articulaire en imprimant les brins verticalement, puis horizontalement pour imiter l’architecture naturelle.

Le cartilage artificiel ainsi produit est proche du cartilage naturel de vache, mais ses propriétés mécaniques ne sont pas aussi bonnes. En effet, le cartilage naturel se forme avec la pression des articulations. D’après le chercheur, une pression mécanique sur le cartilage artificiel pourrait améliorer ses propriétés mécaniques.

Lors de ces expériences, il y avait peu de dommages cellulaires au cours de la fabrication, et les chondrocytes conservaient leur activité métabolique. À l’avenir, si cette technique est appliquée à l’Homme, les patients devront fournir leur propre source de cellules cartilagineuses : soit des cellules provenant d’un cartilage existant, soit des cellules souches différenciées en cellules de cartilage

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Tortues et oiseaux, premières victimes des sacs plastiques


On peut dire que la France semble faire un grand coup pour l’environnement. Les sacs de plastiques seront interdits non pas juste dans quelques villes, mais plutôt dans tout le pays entier. Et Paris interdit tout véhicules datant d’avant 1997.
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Tortues et oiseaux, premières victimes des sacs plastiques

 

Même en petits morceaux, le sac plastique reste... (Photo Linny Morris, Archives The New York Times)

Même en petits morceaux, le sac plastique reste indigeste et provoque des occlusions intestinales chez les animaux, qui finissent souvent par mourir de faim après des semaines de souffrance.

PHOTO LINNY MORRIS, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

CÉCILE AZZARO
Agence France-Presse
PARIS

Les tortues, dauphins ou oiseaux sont les premières victimes des sacs plastiques jetables, des déchets non-biodégradables qui envahissent aussi les racines des palétuviers et dont l’interdiction est entrée en vigueur vendredi à Paris.

Cette interdiction est donc accueillie avec satisfaction dans les territoires français d’Outremer, où évoluent ces animaux.

Miti, une petite tortue imbriquée de 10 kg a failli en faire les frais. À La Réunion, cette tortue connue de tous les apnéistes a été remise à la mer mardi, après plusieurs mois de soins, après avoir avalé un sac plastique dérivant dans l’eau, qu’elle avait confondue avec une méduse, comme beaucoup de ses congénères avant elle.

La matière provoque des occlusions intestinales et l’animal finit souvent par mourir de faim après des semaines de souffrance.

«Presque toutes les tortues qui arrivent ont du plastique dans l’estomac», selon Stéphane Ciccione, directeur du centre de soins Kélonia, heureux de l’interdiction mais lucide. «Les gens sont responsabilisés, mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg».

Même constat pour Émilie Dumont-Dayot, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage de Martinique. Si l’interdiction des sacs jetables permet «de régler le problème des déchets plastiques à la source», elle rappelle que les tortues avalent toutes sortes d’autres déchets, comme celle qui avait ingéré une pelote de fil en nylon utilisée par les pêcheurs.

Même en petits morceaux, le sac plastique reste indigeste. Il se retrouve en microparticules dans l’estomac des tortues ou poissons, souligne Mariane Aimar, responsable pédagogique de l’École de la mer, en Guadeloupe. Pour elle, il faudrait une concertation régionale dans toute la Caraïbe, pour en finir avec les sacs.

«Si tout le monde arrête vraiment, on peut s’attendre à des effets dès l’année prochaine».

En Polynésie et Nouvelle-Calédonie, où l’environnement est une compétence locale et non nationale, l’interdiction des sacs plastiques n’est pas applicable, mais les autorités y réfléchissent.

Bannir le plastique des océans

«Les sacs ont un impact important sur la faune marine. Il faut trouver une alternative», insiste Matthieu Petit, biologiste responsable de la clinique des tortues de Moorea, en Polynésie. «Il faut qu’on bannisse le plastique des océans.»

Une nécessité aussi pour Marc Oremus, du WWF à Nouméa.

Les sacs jetables sont «un fléau pour les cétacés, les tortues, les oiseaux», dit-il, évoquant ces deux baleines à bec échouées dans le sud de l’île, des sacs dans l’estomac.

Ils dégradent aussi les mangroves en se coinçant dans les racines de palétuviers, souligne l’association environnementale Caledoclean.

À Mayotte, l’interdiction des sacs plastiques à usage unique est intervenue en 2006. Un arrêté préfectoral avait anticipé leur impact néfaste sur l’environnement, et notamment sur les espèces animales fréquentant le lagon.

Il ne reste dans l’île que les sacs plastiques alimentaires, plus fins, qui ne seront interdits qu’au 1er janvier 2017 dans toute la France.

Mais Degas en 2014, «le spectacle de sacs plastiques accrochés aux racines de palétuviers était beaucoup moins fréquent», a salué l’association Les Naturalistes de Mayotte.

Du côté des commerçants, l’interdiction a été bien anticipée et n’est plus un sujet, souligne la Fédération des entreprises d’Outre-mer (Fedom).

«Nous avons éliminé les sacs de caisse depuis très longtemps dans la plupart des enseignes», précise Alex Alivon, secrétaire général de la grande distribution en Martinique. «Ils ont été remplacés par les cabas payants et réutilisables et la clientèle s’en accommode très bien».

Dans l’ouest guyanais, les commerçants ont même devancé l’interdiction. Ils ne distribuent plus de sacs plastiques «depuis le 1er mars, parce que ça fait trop longtemps qu’on attend», explique Alain Chung, président de Saint Fa Foei Kon, association chinoise de Saint-Laurent du Maroni qui rassemble 150 points de vente.

Il dit économiser «6000 sacs par mois» dans ses deux supérettes.

Selon lui, 30% de la population «commence à venir avec ses sacs», mais «les sachets» constituent encore un «point de discorde dans les magasins».

Désormais, il propose les cabas, payants, ainsi que des sacs bio, à 10 centimes. Problème, le fournisseur de sac bio «est déjà en rupture depuis un mois».

La France se met au vert

La France a franchi vendredi une étape dans la protection de l’environnement avec l’entrée en vigueur de l’interdiction des sacs plastiques distribués dans tous les commerces et des véhicules les plus polluants à Paris.

Boulangeries, boucheries, pharmacies, drogueries, petites et grandes surfaces et marchés doivent désormais remplacer les sacs plastiques fins distribués à leurs clients par des sacs en papier, en tissu ou en plastique épais.

Les sacs plastiques fins, qui ne peuvent pas être réutilisés, mettent plusieurs centaines d’années à se dégrader. Ceux qui finissent dans la nature sont une source de pollution majeure, en particulier pour les océans: selon le ministère de l’Environnement, les estomacs de 94% des oiseaux de la mer du Nord contiennent du plastique, comme 86% des espèces de tortues marines.

En janvier 2017, une nouvelle étape sera franchie : les sacs et emballages en plastique délivrés en rayons pour emballer les denrées alimentaires seront également supprimés. Seuls les sacs «biosourcés» (avec une teneur en matière végétale comme l’amidon de pomme de terre ou le maïs) et compostables en compostage domestique, pourront être utilisés pour ces usages.

Autre interdiction, à Paris cette fois: la circulation des véhicules les plus polluants immatriculés avant le 1er janvier 1997 et les deux-roues antérieurs à juin 1999. La règle sera valable en semaine, de 8 h à 20 h locales, dans Paris intramuros.

Selon la mairie, la mesure touchera quelque 10 000 véhicules sur les quelque 600 000 qui circulent chaque jour dans Paris. La ville a proposé aux Parisiens qui veulent abandonner leur voiture désormais interdite de circulation des aides pour un abonnement au métro ou aux vélos et voitures électriques en libre service.

Une trentaine de policiers étaient stationnés vendredi sur la place de la Nation à Paris pour effectuer les premiers contrôles.

En cas de non-respect, la contravention se monte à 35 euros cette année, et à 68 euros pour les véhicules particuliers et 135 euros pour les poids lourds à partir de 2017.

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, 50% de la pollution vient des véhicules qui ont plus de dix ans.

Sur un an, 90% de la population parisienne est exposée à des niveaux d’oxyde d’azote supérieur aux valeurs limites de l’Union européenne.

Et selon les statistiques officielles, les habitants des grandes agglomérations perdent de six à huit mois d’espérance de vie à cause de la pollution de l’air. La pollution provoque 48 000 décès par an en France, sept millions dans le monde.

http://www.lapresse.ca/

Des touristes sauvent un bébé béluga


Le bébé a-t-il été rejeter par sa mère ? Cela arrive même chez les animaux. Il s’est peut-être vraiment écarté pour échouer sur les bords d’une plage. Cela donne une bonne expérience aux jeunes qui ont voulu sauver ce bébé.
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Des touristes sauvent un bébé béluga

 

Premiers soins administrés à un bébé béluga

Premiers soins administrés à un bébé béluga  PHOTO : COURTOISIE /GREMM

Un béluga naissant qui s’était échoué sur une plage de Rivière-du-Loup a été secouru par une famille de Sherbrooke en vacances au Bas-Saint-Laurent.

Un texte de Ariane Perron-Langlois

Nicholas Milliard, 15 ans, et ses deux jeunes frères se trouvaient sur la plage, près du chalet familial, jeudi, lorsqu’ils ont aperçu un objet briller au loin.

« À première vue, je pensais que c’était un dauphin, mais non, c’était un béluga! », raconte-t-il.

Avec les membres de sa famille, il a arrosé le mammifère naissant pendant plus de quatre heures en attendant l’arrivée d’une équipe du Groupe de recherche et d’expertise sur les mammifères marins (GREMM).

Jeune béluga secouru à Rivière-du-Loup

PHOTO : COURTOISIE /GREMM

« On avait creusé un trou pour que l’eau s’accumule et que sa peau soit hydratée, explique Nicholas Milliard. À toutes les cinq minutes, on allait lui chercher un seau d’eau. La mer baissait, c’était de plus en plus difficile d’aller chercher de l’eau. »

On est fiers, on se dit qu’on vient juste de sauver une vie, et une vie rare à part de ça. Nicholas Milliard

Malgré un soleil de plomb, qui aurait pu brûler la peau du jeune béluga, l’animal était « en très bonne condition » à l’arrivée de l’équipe du GREMM, affirme Josiane Cabana, porte-parole pour le Réseau québécois d’urgence pour les mammifères marins.

Relâché parmi ses pairs

L’équipe du GREMM a ensuite relâché le bébé béluga au sein d’un groupe de femelles, près de l’Île-aux-Lièvres, dans l’espoir qu’il soit adopté et allaité par l’une d’entre elles.

Le jeune béluga a été relâché près d'un groupe de femelles.

Le jeune béluga a été relâché près d’un groupe de femelles.   PHOTO : COURTOISIE /GREMM

Toutefois, lorsque l’équipe du GREMM a quitté, en soirée, aucune femelle n’avait encore pris en charge le nouveau-né.

« On espère que l’issue de l’histoire sera positive, mais pour l’instant c’est impossible de dire quelle est la fin de cette histoire », explique Mme Cabana.

Les chances de réussite de cette intervention-là sont faibles. Par contre, ça vaut tout de même le coup de l’essayer parce qu’elles sont réelles. Josiane Cabana, porte-parole pour le Réseau québécois d’urgence pour les mammifères marins.

Selon Mme Cabana, ce genre d’opération est rare. Ces 25 dernières années, le Réseau Urgence Mammifères marins a recensé moins de 10 jeunes bélugas échoués vivants sur les rives du Saint-Laurent. C’est la deuxième fois de son histoire que l’organisme tente une telle relocalisation.

« On sait que l’adoption et les soins transparentaux ont déjà été observés en aquarium », assure Josiane Cabana.

http://ici.radio-canada.ca/

Le syndrome de la fatigue chronique serait dû… aux bactéries intestinales


Une nouvelle piste semble prometteuse pour ceux qui souffrent de fatigue chronique. En ce syndrome ne serait pas psychologique, mais bien biologique, donc si les chercheurs sont sur la bonne voie, des traitements mieux adaptés pour les personnes atteintes
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Le syndrome de la fatigue chronique serait dû… aux bactéries intestinales

L’intestin: une piste pour mieux diagnostiquer la maladie

Photo : Martin Lee/REX Shutters/SIPA

FATIGUE INTENSE – La maladie n’aurait pas une cause psychologique mais biologique selon une nouvelle étude. Une découverte qui pourrait faciliter le diagnostic et améliorer la prise en charge.

Le syndrome de la fatigue chronique est une maladie complexe et mystérieuse. Sa cause ainsi que son traitement restent flous pour les médecins. En tout, près de 140.000 Français pourrait être concernés. Parmi les symptômes : un état de fatigue supérieur à 6 mois, des troubles de la mémoire, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête…et des troubles gastro-intestinaux. C’est cette piste qu’ont choisi de suivre des chercheurs américains.

Après avoir étudié les bactéries intestinales de patients, ils suggèrent que la maladie pourrait être liée à un déséquilibre du microbiote. Les conclusions de leurs travaux ont été publiées dans la revue Microbiome.

► Méthodologie : séquencer l’ADN

Les chercheurs de l’université Cornell, aux Etats-Unis, ont étudié les données de 48 patients souffrant du syndrome de fatigue chronique. Pour cela, ils ont prélevé des échantillons de sang et de selles. A partir de là, les scientifiques ont pu séquencer leur ADN et l’ont comparé avec ceux de 39 autres volontaires non touchés par la maladie.

► Ce que l’étude a démontré : des bactéries pro-inflammatoires

Premier constat : les bactéries intestinales des patients souffrant de fatigue chronique sont beaucoup moins diversifiées que celles des sujets sains. De plus, les chercheurs ont observé que les bactéries des malades sont majoritairement pro-inflammatoires et non anti-inflammatoires. Un phénomène aussi observé chez les patients atteints de la maladie de Crohn, par exemple.

De leur côté, les analyses de sang montrent des taux de marqueurs de l’inflammation importants. L’hypothèse privilégiée pour l’expliquer : la perméabilité de l’intestin laisse passer les bactéries dans le sang. Cela déclencherait une réponse immunitaire susceptible d’aggraver les symptômes.

► Ce qu’il faut en conclure : se servir du déséquilibre pour mieux diagnostiquer ?

Cette étude va à l’encontre d’une idée répandue selon laquelle la maladie serait psychologique. Le syndrome aurait en fait une origine biologique. Cependant, les scientifiques n’ont pas encore déterminé si le déséquilibre observé est une cause ou une conséquence de la fatigue chronique. L’équipe de chercheurs va maintenant s’intéresser à la recherche de virus, de bactéries et de champignons susceptibles de provoquer ou de contribuer au développement de la maladie.

« Prochainement, nous pourrions considérer cette technique comme complémentaire à d’autres méthodes de diagnostics non invasives, suggère le Pr Ludovic Giloteaux, co-auteur de l’étude. Mais aussi utiliser ces données pour envisager d’adapter les régimes alimentaires, à base de prébiotiques ou de probiotiques pour traiter cette maladie. » 

Les premiers favorisent la croissance et l’activité des bactéries intestinales et les seconds sont des micro-organismes bénéfiques à la flore intestinale.

A noter ⇒ Les yaourts, les fromages, la levure de bière ou le pain au levain sont riches en probiotiques. Les prébiotiques quant à eux se retrouvent dans les fruits et les légumes ainsi que dans le lait maternel. Diversifier son alimentation reste donc la clé d’une bonne santé.

http://www.metronews.fr/