L’écoute


Entendre une conversation, une confidence, n’est pas écouter, car il y a souvent des non-dits qui veulent dire plus que les mots
Nuage

L’écoute

 

« Écouter l’autre, c’est comprendre ce qui n’est pas dit. »

Alfred Vanesse

Une discrimination en fonction de l’apparence des enfants


Une discrimination en fonction de l’apparence aux abandonnés et marginalisés fait par l’UNICEF.  La scène se passe en Georgie, Anano, une jeune actrice de 6 ans, joue les deux rôles, l’enfant bien mise et l’enfant habillée comme une sans-abri. Un client va même demander au personnel de faire sortir cette fille négligée. Anano à trouvé l’expérience très difficile qu’elle est sortie du restaurant en pleurs mettant fin à l’expérience. Ce quoi réfléchir sur notre comportement d’adulte
Nuage

Une discrimination en fonction de  l’apparence des enfants

Le Saviez-Vous ► Une rivière de mercure liquide sous une pyramide !


En archéologie, des fouilles peuvent réserver des trouvailles vraiment inattendues, comme c’est le cas d’une civilisation précolombienne. En effet ils ont trouver a plusieurs mètres de profondeur dans tunelle sacré beaucoup d’artéfacts mais au bout … Du mercure, une rivière de mercure scellée depuis 2000 ans
Nuage

 

Une rivière de mercure liquide sous une pyramide !


(Source)

Les archéologues travaillant sur le site de l’ancienne cité précolombienne de Teotihuacán (…) une découverte rarissime et époustouflante: une rivière de mercure liquide sous une pyramide, dans un tunnel sacré qui était demeuré scellé pendant plus de 2000 ans!

Une cité dédiée aux dieux


Photo: Temple de Quetzalcóatl
(Source)

Aujourd’hui site du patrimoine mondial de l’UNESCO, la cité de Teotihuacán est située au Mexique à environ 50 km au nord-est de la ville de Mexico. En langue précolombienne nahuatl, son nom signifiait  « La demeure des dieux ». Construite entre le 1er et le 7e siècle de notre ère, elle a par la suite été abandonnée pour des raisons obscures, avant d’être récupérée et embellie par les Aztèques.


Photo: Tête de Quetzalcóatl – Temple de Quetzalcóatl
(Source)

Les monuments les plus impressionnants sont les pyramides du soleil et de la lune, de même que le temple dédié à Quetzalcóatl, le dieu serpent à plumes.

Qui étaient les Aztèques?


Photo: Guerriers aztèques
(Source)

Avec les Incas et les Mayas, les Aztèques sont parmi les civilisations précolombiennes qui ont le plus marqué les conquérants espagnols de par la richesse de leur art, leurs guerriers, la puissance de leurs souverains et leurs sacrifices humains… Ils ont été à la tête d’un puissant Empire au Mexique entre la fin du 13e siècle et la conquête espagnole par Hernan Cortès en 1519.


Photo: Murale aztèque de Teotihuacán
(Source)

Ils ont par ailleurs considéré Teotihuacán comme la cité où les dieux se sacrifiaient pour créer et recréer le monde. Ce qui explique entre autres l’importance des bâtiments religieux de plusieurs mètres de hauteur, faits de pierres massives, sur le site.

Des découvertes étonnantes


(Source)

Depuis 2009, les fouilles sur le site du temple de Quetzalcóatl ont permis de mettre au jour plusieurs artéfacts intéressants. Les archéologues ont effectivement commencé à fouiller un immense tunnel sacré sous le bâtiment, enfoui à 18 mètres de profondeur et mesurant 103 mètres! Les archéologues y ont notamment découvert des balles de caoutchouc, des coquillages sculptés et surtout de superbes sculptures de jade.


(Source)

(Source)

Une rivière de mercure dangereuse


Crédit: Handout / Reuters (
Source)

Coup de théâtre! Au bout de ce tunnel, les archéologues viennent de découvrir une rivière de mercure liquide dans une chambre souterraine, ce qui laisse présager la possibilité de découvrir une tombe royale, aztèque ou peut-être beaucoup plus ancienne. Mais avant de pouvoir fouiller davantage, les archéologues devront prendre leur précaution. Le mercure, surtout à de telles profondeurs, peut être très toxique.

http://www.historiatv.com/

La Californie a trois fois plus d’eau dans son sous-sol qu’estimé


C’est le comble ! Alors que la sècheresse continue son oeuvre en Californie, les chercheurs ont trouvé une grande quantité d’eau dans son sous-sol, sauf que … Elle serait probablement contaminée par l’exploitation du pétrole et certains d’autres risques sont à considérer
Nuage

 

La Californie a trois fois plus d’eau dans son sous-sol qu’estimé

 

L'état d'urgence a été déclaré en 2014 en... (PHOTO Robert Galbraith, ARCHIVES REUTERS)

L’état d’urgence a été déclaré en 2014 en Californie en raison de la sévérité de la sécheresse. Ci-dessus, une femme marche à proximité du peu d’eau qu’il reste dans le lac Folsom. Le réservoir d’eau douce situé au pied de la Sierra Nevada n’était rempli qu’à 17 % de sa capacité en janvier 2014.

PHOTO ROBERT GALBRAITH, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
WASHINGTON

La Californie, en proie à une longue sècheresse, a trois fois plus d’eau dans son sous-sol qu’estimé jusqu’alors, selon des scientifiques dont la découverte était publiée lundi dans les Comptes rendus de l’Académie des sciences (PNAS).

Toutefois, accéder à cette nappe aquifère profonde tout en la préservant de possibles contaminations des nombreuses activités pétrolières et gazières ne sera pas simple, expliquent ces experts.

Ces réserves se situent en grande partie entre 300 et 1000 mètres de profondeur sous la Vallée centrale de l’État et portent à 2700 km3 le volume d’eau utilisable dans cette vaste étendue agricole de 65 000 km2 particulièrement affectée par la sécheresse qui dure depuis cinq ans.

« C’est rare de trouver une manne d’eau, mais c’est ce que nous venons de faire », se réjouit Robert Jackson, un professeur à l’Université de Stanford en Californie, le principal coauteur de ces travaux. « Il y a nettement plus d’eau douce utilisable que nous pensions », ajoute-t-il.

Le gouverneur de Californie, Jerry Brown avait déclaré l’état d’urgence en 2014 en raison de la sévérité de la sécheresse. Pour faire face à ses besoins en eau, l’État de Californie recourt de plus en plus aux réserves souterraines.

« Nos travaux pourraient être appliqués à de nombreux autres endroits souffrant de pénurie d’eau comme le Texas ou la Chine et l’Australie », estime Mary Kang, chercheuse à la faculté des sciences de la Terre, de l’Énergie et de l’Environnement de l’Université de Stanford, un des coauteurs.

Avant cette découverte, les données sur les réserves aquifères en Californie dataient de plusieurs décennies et allaient au maximum jusqu’à 300 mètres de profondeur et souvent moins.

De ce fait, peu était connu de la quantité d’eau contenue dans ces nappes aquifères profondes.

Pour cette étude, les scientifiques de l’Université de Stanford ont utilisé des données de 938 gisements pétroliers et gaziers et de plus de 35 000 puits de pétrole et de gaz pour détecter les sources d’eau profondes dans huit comtés de Californie.

La découverte suscite aussi des inquiétudes, pointent les chercheurs, car jusqu’à 30 % des activités d’exploitation pétrolière et gazière se trouvent directement là où sont situées ces nappes aquifères profondes.

En outre, exploiter ces réserves d’eau sera plus coûteux vu leur profondeur et le fait de pomper dans ces nappes pourrait aussi exacerber l’affaissement graduel du sol, un phénomène qui se produit déjà dans toute la Vallée centrale californienne.

Enfin, certaines nappes ont une forte salinité qui requerrait une désalinisation avant que l’eau puisse être utilisée pour l’agriculture ou la consommation.

http://www.lapresse.ca/

Il vole un chat persuadé qu’il est la réincarnation de sa mère


Je ne crois pas que c’est 2 mois de prison ne vas pas changer grand chose, ce sont des soins qu’il a plus de besoins, surtout que le chat ne semble pas avoir été maltraité
Nuage

 

Il vole un chat persuadé qu’il est la réincarnation de sa mère

 

Un peu plus tôt ce mois-ci, un homme a écopé de 60 jours de prison pour avoir pénétré – en pleine nuit – au sein de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de l’Outaouais (Québec). Il affirmait que sa mère s’était réincarnée en chat et qu’il devait le récupérer…

«Ça faisait six mois que mon chat était porté disparu et je l’ai reconnu à la SPCA. C’était plus fort que moi, il fallait que j’aille le chercher pendant la nuit. Je l’ai reconnu, je sais que c’est mon chat. C’était le chat d’une sorcière, il a neuf vies. Je l’ai reconnu et il m’a reconnu. Il a 3-4 mois. Il est destiné à moi ce chat-là. C’est ma mère. On est heureux ensemble. Tout ce dont j’ai besoin dans la vie pour être heureux, c’est mon petit chat», a affirmé – devant le juge – un homme de 46 ans qui s’était introduit – de nuit – le 5 juin dernier dans l’enceinte de la SPCA, selon ses propos rapportés par le site La Petite Nation.

L’homme souhaitait en effet s’emparer illégalement du félin qu’il croyait être la réincarnation de sa mère. Il avait déjà tenté de se le procurer légalement. Mais sa tentative s’était soldée par un échec…

Une peine de prison

Les employés du refuge ne se sont, quant à eux, rendus compte de l’absence du chat que le lendemain matin. En visionnant les vidéos des caméras de surveillance, ils ont vu et reconnu l’accusé – connu des services psychiatriques du pays.

Suite à son procès, l’homme a donc écopé d’une peine de deux mois de prison et le chat a – quant à lui – retrouvé sa place et attend d’être adopté…

http://wamiz.com/

2500 animaux bientôt libérés par le zoo de Buenos Aires


À cause des scandales qu’on fait le zoo de Buenos Aires, les actionnaires ont fini par perdre beaucoup d’argent. Une sage décision a donc été prise pour changer la vocation du zoo et redonner le droit à la liberté aux animaux. Serais-ce un commencement qui pourrait être envisagé ailleurs ?
Nuage

 

2500 animaux bientôt libérés par le zoo de Buenos Aires

 

L'Orang-Outan Sandra du Buenos Aires zoo, compte parmi les animaux qui ne seront pas transférés mais bénéficieront de meilleures conditions de vie. © Natacha Pisarenko/AP/SIPA

L’Orang-Outan Sandra du Buenos Aires zoo, compte parmi les animaux qui ne seront pas transférés mais bénéficieront de meilleures conditions de vie. © Natacha Pisarenko/AP/SIPA

Par Johanne-Eva Desvages

Le zoo de Buenos Aires, en Argentine, critiqué depuis plusieurs années sur les conditions de détention des animaux, s’apprête à libérer la quasi-totalité de ses pensionnaires.

INEDIT. Libérés, délivrés… 2500 animaux sauvages détenus en captivité vont prochainement recouvrer la liberté. Après 140 ans d’activités, le zoo de Buenos Aires, en Argentine, a récemment annoncé qu’il allait libérer presque tous ses pensionnaires. Le maire de la ville, Horacio Rodriguez Larreta, a déclaré lors d’une conférence de presse que le lieu serait fermé et transformé en parc écologique assurant la protection et la réhabilitation d’animaux issus de trafics.

Ce sera « un lieu où les enfants pourront apprendre à prendre soin de différentes espèces », a t-il expliqué, affirmant que « la manière dont ils (les animaux) vivent ici n’est pas le bon chemin à suivre ».

Cette décision intervient après plusieurs scandales dénonçant les conditions de vie des animaux sur le site. En 2012, l’unique ours polaire du zoo, nommé Winner, avait succombé à la canicule, à défaut d’un environnement adapté. Bien que le lieu soit resté l’un des plus populaires de Buenos Aires, la disparition du géant arctique a fait perdre beaucoup d’argent aux actionnaires privés du zoo, qui ne sont pas parvenus à remonter la pente.

Un singe reconnu « personne non-humaine » ne sera pas transféré 

Les pensionnaires actuels seront transférés dès le mois de juillet 2016 dans des réserves naturelles et sanctuaires à travers le pays. Certaines espèces d’oiseaux seront notamment relâchées au parc naturel de Buenos Aires, d’une superficie de 350 hectares. Seuls les animaux les plus âgés ou fragiles resteront sur place, mais bénéficieront d’un environnement aménagé à l’issue de la réouverture prochaine du lieu, sous forme de sanctuaire.

Sandra, une femelle orang-outan de 29 ans, ayant toujours vécu au zoo, fait partie de la cinquantaine d’animaux qui ne seront pas transférés. L’animal reconnu comme « personne non-humaine » par un tribunal de Buenos Aires en 2014, avait fait l’objet d’une décision juridique confirmant son droit à la liberté. Mais, au delà des risques de mortalité que comporte le transfert, le singe aurait peu de chance de survivre dans la nature.

« Le problème est que Sandra est un hybride d’orangs-outans de Bornéo et de Sumatra donc elle ne se sociabilise pas », a déclaré à la presse Gerardo Biglia, avocat en droit des animaux.

Tout comme la poignée d’autres espèces vouées à rester sur place, Sandra ne sera plus exposée au public. Un facteur de stress en moins pour cette femelle qui a passé toute sa vie en captivité. 

http://www.sciencesetavenir.fr/

Marcher, c’est bon aussi pour le mental !


Je ne suis pas sportive, mais la marche, c’est un exercice facile surtout quand on peut aller dans un environnement agréable. C’est une bonne thérapie pour se remettre les idées en place, pour réfléchir, pour se détendre
Nuage

 

Marcher, c’est bon aussi pour le mental !

 

On connaît les bienfaits de la marche pour entretenir sa forme physique, moins ceux sur la santé psychique. Les dix bénéfices qu’il y a à marcher pour se sentir mieux dans sa tête.

Se sentir mieux après une bonne marche est un sentiment largement partagé par ceux qui en ont fait l’expérience. Lors de cette activité, l’interaction corps/esprit est en effet unique. Marcher 30 à 40 minutes plusieurs fois par semaine permet de décompresser, de s’apaiser quand on est tendu, mais aussi d’y voir plus clair ou encore de trouver des solutions. Bref, c’est à la fois un extraordinaire booster cognitif et un formidable tranquillisant naturel. Cette expérience empirique des bienfaits psychiques de la marche est confirmée régulièrement par les chercheurs.

« Les travaux de l’Inserm, dit le Dr Guillaume Schneider-Maunoury, ont scientifiquement établi les bienfaits de la marche pour prévenir les troubles psychiques sur le très large spectre qui va du stress de la vie moderne jusqu’à la dépression. La marche libère les endorphines qui participent à notre sensation de mieux-être, nous permet de mieux nous situer dans notre vie et de renforcer notre estime de soi. »

Marcher pour dénouer les tensions

La respiration ample et régulière que la marche implique favorise une meilleure oxygénation du corps et du cerveau, ce qui participe à dénouer les tensions accumulées.

« C’est un effet mécanique, souligne Pierre-Yves Brissiaud, psychothérapeute. La verticalité qu’impose la marche entraîne un relâchement des trapèzes, du haut du dos, des mâchoires, jusqu’aux dents qui se desserrent… La marche oblige à abandonner ces tensions hautes, dos, nuque, épaules, qui s’installent quand nous sommes stressés. Ce relâchement physique induit immédiatement un relâchement psychique. »

Marcher pour découvrir

La marche favorise notre capacité d’attention et fait émerger notre créativité.

« Quand on marche en pleine campagne par exemple, rappelle Valérie Germain, psychologue clinicienne, on s’éloigne de la sur sollicitation du quotidien. Notre attention en est à la fois plus large et moins dispersée. Le seul mouvement de la marche renforce notre concentration. Nos réflexions aussi changent de nature. Elles sont plus existentielles. »

En effet, la symbolique de ce mouvement est très forte.

« En marchant, précise Pierre-Yves Brissiaud, on se retrouve relié au ciel et à la terre, les pieds reprennent racine et la tête s’évade vers le haut. Il y a une dimension de quête spirituelle dans la marche. »

Et l’occasion de découvrir en nous des ressources insoupçonnées, nos résistances habituelles baissent la garde, les associations d’idées se font plus facilement aidées par ce qui se passe sous nos yeux.

Marcher pour jubiler

C’est la cerise sur le gâteau. Il y a un très vif plaisir à profiter de l’énergie, du bonheur, que nous renvoient la douceur de l’air, la clarté d’un ciel, la force d’un vent, un grand ravissement à contempler la beauté qui nous entoure. La nature est un puissant et joyeux thérapeute.

Marcher pour méditer

Méditer, ce n’est pas seulement faire le vide, c’est aussi réfléchir autrement.

« La marche est une médiation en mouvement, insiste Pierre-Yves Brissiaud. Par la rupture avec notre quotidien, par la régularité de ce mouvement répétitif, un pied devant l’autre, et par la respiration qu’elle instaure, elle nous fait entrer en méditation plus facilement. »

On peut alors décider de se focaliser sur son ressenti corporel. Par exemple, on peut entamer une marche en faisant attention à relâcher ses épaules et en observant ce qui se passe en nous. Ou bien en décidant d’être plus attentif à ce que l’on entend de l’oreille droite, puis de l’oreille gauche, et enfin des deux. Ensuite, il n’y a plus qu’à laisser libre cours à ce qui vient à l’esprit.

Marcher pour positiver

Marcher permet de positiver parce que c’est une activité toute simple et libératrice. Aucune compétence n’est nécessaire, aucun prérequis n’est exigé, pas besoin d’être beau, jeune, riche ou fort ! On sait tous marcher. Mieux, on est tout de suite bon. On peut démarrer et en tirer plaisir immédiatement. On enclenche ainsi une spirale positive dont l’un des atouts est de nous aider à sortir de nos ruminations et pensées négatives.

« La marche met en mouvement notre corps, précise Valérie Germain, et cette nouvelle réalité physiologique a une incidence sur notre réalité psychique : elle nous oblige à sortir de notre fonctionnement en boucle. »

On adopte de fait un nouvel angle de vue, on échappe à une vision sans issue, on abandonne ces pensées qui tournoyaient sans fin en nous. Un effet visualisé dans le cerveau par l’imagerie médicale.

Marcher pour prendre de la distance

Quand on se sent coincé, sans solution, marcher nourrit la réflexion, « en nous plaçant dans un état de concentration qui favorise un retour vers l’essentiel, observe Valérie Germain. Ce mouvement se fait presque naturellement, à notre “corps défendant”. On se remet face à soi-même dans une vision plus globale au lieu de se focaliser sur des détails, on reformule ce qui nous obsède. »

En intégrant une réalité nouvelle, un autre chemin, on prend du recul tout simplement. On ne subit plus, on se place en tant qu’acteur.

Marcher pour rencontrer de nouvelles personnes

La marche est aussi un puissant facteur de convivialité. C’est un exercice qui fait sortir de l’isolement, y compris lorsqu’on marche seul. La rencontre et la reconnaissance par ceux que nous croisons se trouvent toujours à un pas devant soi.

« Quand on n’a pas le moral, constate Valérie Germain, on perd l’envie d’aller vers les autres. On doute de sa valeur, on manque de confiance en soi. Or, marcher dans un endroit qui nous plaît aide à restaurer cette confiance.

On se sent de la même famille que ceux qui nous entourent. Les marcheurs se saluent, un regard peut suffire, et partagent des valeurs qui les unissent. »

Marcher pour réveiller ses sens

En marchant, nos cinq sens sont mis en éveil.

« Presque automatiquement, ils se synchronisent, constate Pierre-Yves Brissiaud. On sent l’odeur de la forêt, on écoute le chant des oiseaux, on ressent le vent ou la chaleur du soleil, on observe le paysage, on goûte la pluie… »

Cette stimulation sensorielle ouvre la palette des émotions, nous permettant de mieux ressentir ce qui vient à nous.

Marcher pour se recentrer

Marcher permet de remettre en ordre ce que l’on a entendu, vécu, réalisé. C’est l’occasion de trier et de réorganiser les multiples informations et sensations perçues dans la journée.

« C’est un exercice d’intériorisation quand on décide de s’y livrer en pleine conscience, dit Pierre-Yves Brissiaud. On peut se demander, “Pourquoi je me mets en marche ? Est-ce pour faire le vide ? Tout oublier ? Ou bien me rappeler ?” Marcher, c’est alors revenir à soi, recréer une intimité avec soi. »

Marcher pour se retrouver

Mais la marche, seul, dans le silence de ses pensées, c’est certainement d’abord et avant tout l’occasion d’une rencontre avec soi-même, d’un dialogue intérieur. L’harmonie entre corps et tête dans laquelle le mouvement nous installe, nous restaure dans notre complétude.

« Nous sommes dans une société de l’apparence, souligne Pierre-Yves Brissiaud. C’est notre extériorité que nous travaillons le plus : “Je suis untel, je fais ceci dans la vie, je possède telle chose…” Or, l’être extérieur est sous influence permanente de son environnement tandis que l’être intérieur est plus authentique, plus juste, mais aussi plus silencieux. Marcher nous permet de le faire émerger, de lui laisser sa place et d’engager un dialogue entre cet être extérieur et notre être intérieur. »

 

Auteur:

Fanny Dalbera

Consultant(s):

Pierre-Yves Brissiaud, psychothérapeute, organisateur de voyages thérapeutiques de marche dans le désert

Valérie Germain psychologue clinicienne formée à la psycho-randonnée

http://www.santemagazine.fr/