Les orques aussi ont de la culture !


Les orques transportent un bagage génétique qui fait que les populations d’orque ont chacune leur propre spécialité pour chasser
Nuage

Les orques aussi ont de la culture !

Chaque population d'orques a ses préférences et ses modes de chasse, transmis de génération en génération. © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Chaque population d’orques a ses préférences et ses modes de chasse, transmis de génération en génération. © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Par Félix Gouty

Suite à l’analyse génétique de différentes populations d’orques, des scientifiques ont émis l’hypothèse de l’influence des gènes sur l’établissement d’une véritable culture chez ces animaux.

SAVOIR. Chez les humains, la culture est le résultat de l’accumulation de connaissances communes, inscrites dans notre histoire. Elle peut être partagée, comme elle peut être spécifique : certaines populations, certains pays, certaines villes ou certaines ethnies ont chacun leur propre patrimoine culturel et folklore. Selon une récente étude publiée dans Nature Communications, c’est un phénomène retrouvé, certes dans une moindre mesure, chez d’autres animaux, en particulier les orques (Orcinus orca). Les « baleines tueuses » sont des superprédateurs, sommets de la chaîne alimentaire de multiples régions des océans Pacifique et Atlantique. En conséquence, l’espèce compte plusieurs populations distinctes, aux génomes quelque peu variants d’une à l’autre. En outre, certaines de ces populations ont chacune leur spécialité : il y a celles qui chassent en embuscade d’autres cétacés, d’autres qui encerclent des bains de poissons, et sans compter celles qui attrapent des phoques et lions de mer sur les rives. Des modes de chasse différents, aux techniques particulières, qui forment une sorte de culture de population pour chacune – « enseignée » de générations en générations.

Culture et gènes : qui est l’œuf, qui est la poule ?

En effet, d’après les analyses génomiques (l’ensemble de l’information génétique, constituant l’ADN), chacune de ces populations se démarque des autres génétiquement parlant, ne partageant que des traces de leur ancêtre commun, vivant il y a environ 250.000 ans. La relation gène et culture est donc possible : les scientifiques parlent alors de « culture génomique ». Cependant, reste à savoir qui vient avant l’autre. Sont-ce les gènes qui ont influencé les comportements particuliers des populations de ces cétacés ? Ou leurs cultures respectives ont-elles caractérisé leur patrimoine génétique ? Quoi qu’il en soit, aucun patrimoine culturel spécifique n’aurait pu être acquis sans des capacités cognitives suffisantes et une certaine flexibilité comportementale.

http://www.sciencesetavenir.fr/

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