Le Saviez-Vous ► En 1997, ils sont les premiers septuplets à survivre dans l’histoire : Voyez ce qu’ils sont devenus !


Imaginer avoir 7 bébés en une seule grossesse ! Ce n’est pas tout, il y a les couches, les repas, le travail, cela demande toute une organisation. Ce qui est surprenant, c’est qu’ils ont tous survécu et son devenu des jeunes adultes
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En 1997, ils sont les premiers septuplets à survivre dans l’histoire : Voyez ce qu’ils sont devenus !

 

En 1997, Madame Bobbi McCaughey était devenue la mère la plus occupée de la planète en l’espace de quelques heures, après avoir donné naissance à rien de moins que des septuplets . 7 bébés… Vous imaginez un peu le travail pour cette maman ? Incroyable !

L’autre bonne nouvelle était qu’ils avaient tous survécu, ce qui en faisait les premiers septuplets à survivre dans l’histoire moderne.

Cette naissance a fait rapidement le tour de la planète et la « petite » famille a même fait la couverture du célèbre Time Magazine à l’époque.

18 ans plus tard, les voici en interview à la populaire émission américaine The Today Show.

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Mais d’où vient cette odeur de chien mouillé ?


Qui n’a pas déjà senti l’odeur du chien mouillé ? C’est une odeur très désagréable causée par des bactéries et des levures. On peut éviter cette odeur avec des bains et le séchage
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Mais d’où vient cette odeur de chien mouillé ?

 

Par Louise Horvath

C’est bien connu, un chien mouillé ne sent pas la rose. D’où vient cette odeur ? Comment lutter ? Pour vous, nous levons le voile sur ce mystère.

ODEURS. Que ce soit parce qu’il aime l’eau ou parce que vous lui avez fait goûter aux joies du bain, vous avez sans doute déjà senti l’odeur que dégage votre chien une fois mouillé. Un parfum dont beaucoup d’entre nous se passeraient volontiers ! Mais d’où proviennent ces effluves incommodantes ? Une vidéo de la Société Américaine de Chimie explique le phénomène qui a plusieurs origines. L’une d’elle vient de la peau même de notre animal. Comme la nôtre, celle du chien est recouverte d’une couche imperméabilisante grasse, le sébum. Or, de par sa nature huileuse, il retient bactéries (notamment des staphylocoques) et levures. Ajoutez à cela des saletés diverses, empêtrées dans les poils de votre animal au cours des balades, roulades… et vous aurez un véritable écosystème. Et certaines maladies de peau dues à des proliférations bactériennes n’arrangent rien. C’est alors que vient s’ajouter l’élément de la discorde, qui pousse la pestilence au niveau supérieur : l’eau.

En présence d’eau, certaines molécules odorantes (des acides organiques volatiles) qui ne pouvaient être perçues par notre nez se dissolvent et deviennent alors perceptibles. C’est le cas de celles que dégagent les rejets nauséabonds des bactéries et levures qui colonisent le pelage de votre animal. Une situation analogue à celle qui a lieu lorsque l’on sue.

Un bain toutes les 2-3 semaines

De plus, l’eau imprégnant les poils de votre chien s’évapore, humidifiant l’air ambiant, ce qui amplifie la chose. Un monde d’odeur se dévoile alors à nous, pour notre plus grand déplaisir ! La meilleure solution pour lutter contre cela reste le bain, à raison d’un toutes les 2-3 semaines. Oubliez les parfums, ils risqueraient d’irriter la peau de votre compagnon. Si malgré cela l’odeur de votre chien reste forte, même quand il est sec, c’est peut-être signe d’une prolifération anormale de bactéries et mieux vaut consulter un vétérinaire. Faites particulièrement attention aux races à plis (Shar Pei, Carlin…) dont les fronces, si elles ne sont pas séchées, peuvent devenir des nids à bactéries et champignons, générant des infections. Vous l’aurez compris, rien de tel après un bon bain que d’oublier cet épisode par un bon séchage.

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Australie: hécatombe de coraux sur la Grande barrière


Cela fait 3 fois en 18 ans que la Grande barrière de corail subit une détérioration cependant, cette fois-ci, il semble que ce soit le pire épisode de blanchissement. Les changements climatiques et l’agriculture seraient responsables de son dépérissement
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Australie: hécatombe de coraux sur la Grande barrière

 

Phénomène de dépérissement, le blanchissement se traduit par... (PHOTO AFP)

Phénomène de dépérissement, le blanchissement se traduit par une décoloration des coraux. Il est provoqué par la hausse de la température de l’eau.

PHOTO AFP

gence France-Presse
Sydney

Au moins 35% des coraux du nord et du centre de la Grande barrière australienne sont morts ou en train de mourir sous l’effet d’un épisode de blanchissement d’une rare gravité, ont annoncé lundi des scientifiques.

Cette évaluation est le résultat de mois de surveillance aérienne et sous-marine de ce joyau classé au Patrimoine mondial, qui a considérablement souffert en mars du réchauffement de l’eau.

Le professeur Terry Hughes, expert des récifs coralliens à l’Université James Cook de Townsville, dans l’État du Queensland, a précisé que le réchauffement climatique était en train de faire des ravages sur l’un des sites les plus emblématiques de l’Australie.

«Nous avons découvert qu’en moyenne, 35% des coraux sont morts ou en train de mourir sur 84 récifs que nous avons étudiés sur les sections centre et nord de la Grande barrière, entre Townsville et la Papouasie-Nouvelle-Guinée», a-t-il dit dans un communiqué, cosigné par trois grandes universités.

«C’est la troisième fois en 18 ans que la Grande barrière de corail traverse un épisode grave de blanchissement lié au réchauffement climatique, et l’épisode actuel est beaucoup plus extrême que ce que nous avions mesuré auparavant.»

Il faut compter une décennie pour que la couverture corallienne se remette, «mais cela prendra beaucoup plus de temps pour retrouver les plus grands et plus anciens coraux qui sont morts», ajoutent les scientifiques.

Phénomène de dépérissement, le blanchissement se traduit par une décoloration des coraux. Il est provoqué par la hausse de la température de l’eau, qui entraîne l’expulsion des algues symbiotiques qui donnent au corail sa couleur et ses nutriments.

Les récifs peuvent s’en remettre si l’eau refroidit, mais ils peuvent aussi mourir si le phénomène persiste.

Sur son site internet, le Centre ARC pour les études sur les récifs coralliens publie des photographies comparatives montrant le même récif, complètement blanchi en février, puis totalement colonisé et disparu sous des algues en avril.

Outre le réchauffement climatique, la Grande barrière est aussi menacée par les ruissellements agricoles, le développement économique et la prolifération des acanthasters, étoiles de mer qui détruisent les coraux.

Le site de 345.000 kilomètres carrés a évité de justesse en 2015 d’être placé par l’Unesco sur sa liste des sites en péril.

Un porte-parole du ministre de l’Environnement Greg Hunt avait assuré mi-mai que le gouvernement faisait plus que «jamais auparavant» pour protéger le site.

Il a cependant été révélé la semaine dernière que Canberra était intervenu pour obtenir que toutes les références à l’Australie, y compris à la Grande barrière de corail, soient retirées d’un rapport de l’ONU sur les ravages mondiaux du réchauffement climatique sur les sites au Patrimoine.

http://www.lapresse.ca/

Coup de chaleur, potentiellement fatal !


Nous vivons notre première vague de chaleur, il est donc important de se préserver des coups de chaleur.
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Coup de chaleur, potentiellement fatal !

Coup de chaleur, potentiellement fatal !

     

    En été, lorsque les températures grimpent, le redoutable coup de chaleur guette.

    Véritable urgence médicale, il peut en effet être fatal.

    On ne le dira jamais assez : si les températures grimpent, restez à l’ombre et au frais !

    Quand le corps surchauffe

    Le coup de chaleur résulte d’une exposition prolongée à la chaleur, en voiture par exemple.

    Comme tous les mammifères, l’être humain vit avec une température corporelle constante de près de 37°C. Quand les températures extérieures grimpent, nous transpirons pour refroidir notre corps. Mais si nous nous déshydratons, la transpiration s’arrête brutalement, la température du corps monte en flèche. Notre cerveau et notre coeur sont alors gravement mis en danger.

    Les symptômes du coup de chaleur :

  • Fièvre supérieure à 40°C,

  • Vertige,

  • Fatigue inhabituelle, confusion.

  • Transpiration abondante qui peut soudainement s’arrêter

  • Perte de connaissance dans les cas les plus graves

  • Augmentation du rythme cardiaque

  • Respiration rapide et de faible amplitude

  • Chute de la tension artérielle

    Des signes à prendre au sérieux ! Le taux de mortalité est estimé à 10% (1).

    Coup de chaleur : quelles sont les personnes à risque ?

    Les personnes les plus à risque sont celles qui se déshydratent le plus facilement : les enfants et les personnes âgées.

    Par ailleurs, les enfants disposent de réserves d’eau plus faibles et les ainés ressentent moins la soif et la chaleur.

    Les personnes fragilisées souffrant de maladies cardiovasculaires, neurologiques, métaboliques (diabète) sont également plus à risque.

    Les sportifs ou les personnes qui ont un travail physique peuvent également souffrir de coups de chaleur. Les efforts intenses et prolongés peuvent aussi entraîner une augmentation importante de la température corporelle. La cause est alors plus « interne » qu’ »externe ».

    Comment prévenir les coups de chaleur ?

    Pour éviter les coups de chaleur, respectez quelques conseils simples :

  • Evitez les expositions prolongées au soleil, et notamment aux heures les plus chaudes (de 11h à 16 h).

  • Buvez beaucoup, au minimum 1,5 litre d’eau par jour.

    Assurez-vous que les enfants et les personnes âgées de votre entourage en fassent autant.

    S’il fait chaud, buvez très régulièrement : toutes les 15 à 30 minutes.

  • Des vêtements amples (ils favorisent la circulation d’air et l’évaporation de la sueur) et clairs seront plus confortables.

  • Si vous avez un ventilateur ou un climatiseur à disposition, utilisez-le !

  • Sportifs, buvez de l’eau avant, pendant et après l’effort.

    En cas de sensations anormales, arrêtez-vous : aspergez-vous d’eau fraiche et mettez-vous à l’ombre.

  • Prenez des précautions plus attentives encore avec les tout petits.

    En voiture, veillez à ce qu’ils soient à l’ombre et couverts. Ne les laissez en aucun cas seuls dans une voiture à l’arrêt, même quelques minutes.

  • Soyez attentifs aux signes d’une montée de la température corporelle : fatigue, maux de tête, nausées ou vomissements…

    Les gestes qui sauvent en cas de coup de chaleur

  • Transportez la victime d’un coup de chaleur à l’ombre ou dans un endroit frais.

    Déshabillez-la au maximum et enveloppez-la dans un drap humide et frais pour la rafraichir ou appliquez-lui un linge humide sur le visage ou le corps.

  • Si elle est consciente, faites lui régulièrement boire de petites quantités d’eau.

    Vous pouvez aussi lui administrer un soluté de réhydratation. Il contient des sels minéraux et du sucre immédiatement absorbables par l’organisme.

  • Dans tous les cas, appelez les urgence

Isabelle Eustache
Créé initialement par Thérèse Dupont, journaliste santé

Sources : Croix rouge française http://www.croix-rouge.fr/Je-me-forme/Particuliers/Les-accidents-de-l-ete/Coup-de-chaleur
Document de l’institut national de prévention et d’éducaton pour la santé (INPES).
Guide de prévention des coups de chaleurs, commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CSSTQ), 2008.

http://www.e-sante.fr/

Automutilation: un problème de santé publique en croissance


Au Canada, l’automutilation augmente beaucoup chez les jeunes. Pourquoi ? Peut-être un effet d’entrainement, surtout avec Internet, les jeunes discutent beaucoup de leur mal-être. Chose de certains, ces jeunes ont besoin d’aide et ce n’est pas en les culpabilisant qu’on pourra les venir en aide
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Automutilation: un problème de santé publique en croissance

    L’automutilation commence en moyenne vers l’âge de 13 à 15 ans et est plus souvent remarquée chez les adolescentes et les jeunes adultes. Les comportements d’automutilation sont deux fois plus fréquents chez les personnes de sexe féminin que chez les personnes de sexe masculin.

    L’automutilation commence en moyenne vers l’âge de 13 à 15 ans et est plus souvent remarquée chez les adolescentes et les jeunes adultes. Les comportements d’automutilation sont deux fois plus fréquents chez les personnes de sexe féminin que chez les personnes de sexe masculin. (mg.src.ca)
    Crédit photo : Photo : iStock

L’EXPRESSION D’UN MAL-ÊTRE 

 

LOUISE LEDUCLA PRESSE

« En troisième secondaire, avec une amie, on s’était lancé le défi d’arrêter toutes les deux de s’automutiler le plus longtemps possible. Cette fois-là, j’ai tenu pendant trois mois. »

Emmie Wesline, qui a aujourd’hui 21 ans et qui est romancière, raconte s’être automutilée de 11 à 17 ans.

« Je regardais l’émission Degrassi à la télévision et il y avait un personnage, Eli, qui consultait un psychologue pour tenter d’arrêter de s’automutiler. Moi, je n’ai pas retenu qu’il devait consulter pour son problème. Je n’ai retenu que cette idée de m’automutiler. »

La tendance à l’automutilation, comme le faisait Emmie, a bondi ces dernières années.

En cinq ans, le nombre d’hospitalisations à la suite de blessures auto-infligées – lacérations, brûlures de cigarette, etc. – a bondi de 85 % au Canada, selon l’Institut canadien d’information sur la santé. En chiffres bruts, cela représentait quelque 2500 hospitalisations en 2013-2014.

Et cette compilation n’inclut même pas la province qui se situe au deuxième rang pour la population, le Québec. Le ministère de la Santé confirme ne pas documenter le phénomène.

Mais c’est loin d’être parce qu’il n’existe pas, confirme le Dr Martin Gauthier, psychiatre à l’Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM.

« À notre hôpital, la moitié des jeunes qui sont vus en urgence psychiatrique s’automutilent. En consultation externe, c’est le tiers des cas. » — Le Dr Martin Gauthier

Si le problème est très répandu dans les centres jeunesse et dans les prisons, on le retrouve dans tous les milieux sociaux, indiquent les psychiatres interrogés.

Dans les statistiques canadiennes, la proportion est d’environ quatre filles pour un garçon, une proportion semblable à ce qui se voit dans la littérature à ce sujet.

« Les garçons ont davantage tendance à user de violence qu’ils dirigent vers les autres, observe le Dr Martin Gignac, chef de la pédopsychiatrie à l’hôpital Sainte-Justine. Chez les filles, on note une surreprésentation du problème parmi celles qui ont grandi dans des milieux carencés, au support familial effiloché. Elles souffrent souvent d’un vide intérieur, elles ont des relations conflictuelles, elles sont impulsives, du genre “tout ou rien”. »

« Les jeunes racontent s’automutiler pour évacuer une tension, mais derrière cela, il y a une réelle détresse, note pour sa part la Dre Johanne Renaud, pédopsychiatre au Centre Manuvie de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Si l’automutilation est distincte de la tentative de suicide, elle en demeure un important facteur de risque : 50 % de ceux qui s’automutilent ont un risque suicidaire. »

Emmie raconte que dans son cas, tout est parti d’un changement d’école, quand elle avait 10 ans. Elle s’est alors sentie très seule, en plus d’être victime de taquineries et d’intimidation en raison de ses quelques kilos en trop.

« Très vite, l’automutilation est devenue pour moi une drogue dont je ne pouvais plus me passer. La perspective de m’automutiler, le soir, m’aidait à passer à travers ma journée. Je savais que je trouverais ainsi un soulagement. »

UN SOULAGEMENT BIEN TEMPORAIRE

Se faire mal, un soulagement ? Cela survient parfois parce que l’automutilation peut avoir pour effet biologique de libérer des endorphines (des médecins prescrivent d’ailleurs parfois un médicament qui vient bloquer cette réponse des endorphines).

Le soulagement qu’on peut tirer de l’automutilation est de très courte durée, relève le Dre Renaud.

« Ça libère momentanément une certaine tension, mais ça ne règle aucun problème de fond et le grand danger, c’est que ça devienne comme une drogue. Quand on commence jeune, le risque est grand que ça se chronicise. »

Comme bien d’autres jeunes qui utilisent cet exutoire, Emmie a fait une tentative de suicide, à 17 ans.

« Quand mes parents m’ont annoncé qu’ils allaient divorcer, ça s’est rajouté à tout le reste et j’ai fait une tentative de suicide. »

« J’ai été hospitalisée en psychiatrie, poursuit-elle. On a trouvé des rasoirs sur moi. Quand je suis repartie, à l’hôpital, on m’a demandé si je voulais les reprendre. J’ai répondu que non. Là, j’étais déterminée à m’en sortir et j’ai été vue par une travailleuse psychosociale au CLSC. »

UN EFFET DE MODE ?

Mais pourquoi les jeunes sont-ils si nombreux maintenant à s’automutiler ? Est-ce une mode ?

« Il y a certainement un effet d’entraînement, répond la Dre Renaud. Beaucoup de sites internet en parlent. »

« Il y a quelque chose de l’ordre de la contagion », croit aussi le DrMartin Gauthier, de l’Hôpital de Montréal pour enfants, qui se demande pourquoi ce phénomène émerge si massivement, là, maintenant.

Il avance qu’avec l’internet, les jeunes ont aujourd’hui beaucoup plus tendance à chercher des réponses à l’extérieur d’eux-mêmes plutôt qu’à donner dans l’introspection.

Le Dr Gauthier soumet le phénomène pourrait avoir un certain lien avec cette question du corps qui, soudainement, n’est plus claire et nécessite une réflexion.

« En clinique, on voit aussi de plus en plus de jeunes transgenres. Le questionnement ne touche plus tant l’orientation sexuelle que l’identité sexuelle, dont la réponse n’est plus binaire. En fait, pour eux, être gai, c’est aussi straight qu’être hétérosexuel. »

L’automutilation, est-ce une façon d’attirer l’attention ?

« C’est plutôt un appel à l’aide, une façon de dire sa détresse de façon très inappropriée et dangereuse », corrige la Dre Renaud.

L’important, conclut-elle, c’est de ne pas laisser le problème s’installer, mais de suivre le plus rapidement possible une psychothérapie.

« On peut s’en sortir », insiste-t-elle.

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L’ADN retrouvé d’Ariche, un Phénicien de 2.500 ans


Les scientifiques ont pu séquencer l’ADN d’un phénicien mort il y a 2 500 ans. On sait que les Phéniciens ont été des navigateurs et commerçants qui se sont établis à certains endroits et ils ont retrouvé une signature génétique que l’on retrouve aujourd’hui dans différents pays comme la France, Allemagne, Espagne etc
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L’ADN retrouvé d’Ariche, un Phénicien de 2.500 ans

 

Un modèle d'Ariche le Phénicien réalisé par la talentueuse plasticienne Élisabeth Daynès (voir sa galerie), qui travaille depuis de nombreuses années avec les paléontologues pour créer des reconstitutions réalistes d'hominidés. © M. Rairs, licence Creative Commons

Un modèle d’Ariche le Phénicien réalisé par la talentueuse plasticienne Élisabeth Daynès (voir sa galerie), qui travaille depuis de nombreuses années avec les paléontologues pour créer des reconstitutions réalistes d’hominidés. © M. Rairs, licence Creative Commons

Séquencé, l’ADN du « Jeune homme de Byrsa », alias Ariche, révèle une filiation avec les populations de la péninsule ibérique. Cette découverte exceptionnelle apporte un nouvel éclairage sur les Phéniciens.

En 1994, l’archéologue français Jean-Paul Morel découvrait dans une sépulture près de Carthage, en Tunisie, les restes du « Jeune homme de Byrsa », du nom de la colline où ils ont été trouvés. Baptisé également Ariche (« homme désiré »), ce Phénicien était de 17 ans mesurait 1,70 m et avait été enterré il y a 2.500 ans dans une tombe, avec de nombreux objets, dont des amulettes et des pierres précieuses. L’histoire est détaillée dans le blog de Carolyn Perry.

Menée par l’université d’Otago (Nouvelle-Zélande), une équipe internationale, dont fait partie le découvreur, vient d’annoncer, dans la revue PlosOne, les résultats d’un séquençage complet de l’ADN mitochondrial (donc de la lignée maternelle), qui éclairent d’un jour nouveau la civilisation phénicienne très mal connue.

Le squelette d'Ariche tel qu'il a été trouvé en 1994. © Musée national de Carthage
Le squelette d’Ariche tel qu’il a été trouvé en 1994. © Musée national de Carthage

Un air de famille avec les Espagnols et les Portugais

Les chercheurs y ont débusqué une signature génétique de l’haplogroupe U5b2c1. En d’autres termes, Ariche possédait dans le génome de ses mitochondries une certaine série d’allèles (ou versions d’un gène) retrouvée ailleurs, ce qui permet de pister des populations. Ce sous-groupe de U5 est connu aujourd’hui en France, dans les îles Britanniques et en Allemagne ainsi que dans l’Espagne du Mésolithique, d’après l’encyclopédie Eupédia. L’équipe souligne d’ailleurs que U5b2c1 est retrouvé chez deux populations de chasseurs-cueilleurs de l’actuelle Espagne. Les auteurs ont cherché cet haplogroupe chez 47 Libanais, puisque la colonie de Carthage a été fondée par des Phéniciens de cette région, et n’ont rien trouvé. Pour eux, c’est la première apparition connue de la population U5b2c1 en Afrique du Nord, ce qui situerait les ancêtres d’Ariche dans la péninsuleibérique.

Commerçants et bons navigateurs, ceux que d’autres ont nommés plus tard Phéniciens ont créé des cités le long des côtes de la Méditerranée.

Selon Elizabeth Matisoo-Smith, co-auteure de l’article, qui s’exprime dans le communiqué de l’université d’Otego, des populations d’agriculteurs venus d’Afrique du Nord ont dû s’installer dans le sud de la péninsule ibérique, y remplaçant les chasseurs-cueilleurs, et ces lignées ont ensuite intégré « le melting-pot créé par les réseaux du commerce de Carthage et des Phéniciens ».

Bien peu de choses sont connues sur ces peuples mobiles qui ont beaucoup compté pour les civilisations développées autour de la Méditerranée, apportant et diffusant des éléments culturels importants, comme, par exemple, un alphabet qui a largement essaimé.

http://www.futura-sciences.com/