Agir


Si on attends toujours que tout soit parfait pour réagir, on restera avec d’amère déception de ne pas avoir agi
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Agir

 

 


Si tu attends que les conditions soient parfaites, tu ne parviendras jamais à réalisé quoi que ce soit

Inconnu

Un habitant du quartier nourrit les oiseaux tous les matins à 8 h


L’hiver, les oiseaux peuvent avoir de la difficulté de se trouver de la nourriture. Dans une communauté, un homme à décider de les nourrir à 8 heures tous les matins, mais s’il arrive en retard, que vont faire les oiseaux ?
Je ne suis pas certaine qu’ici, nous pourrions faire la même chose dans un endroit similaire
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Un habitant du quartier nourrit les oiseaux tous les matins à 8 h

Le Saviez-Vous ► Il était une fois la maladie: de mortelle à chronique


Je me souviens des premières années que le mot sida faisait la une des médias. Les gens avaient peur de ce mot et pire si une personne de leur entourage était atteinte de ce virus. Comme si on pouvait l’attraper juste d’un regard. Heureusement, aujourd’hui, la science est parvenue à donner aux sidéens une meilleure qualité de vie
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Il était une fois la maladie: de mortelle à chronique

 

C’était à la fin août 1985. Revenu un peu plus tôt que prévu d’un rendez-vous d’affaires, je passai par ma chambre d’hôtel à New York avant d’aller souper. J’ouvre machinalement le téléviseur et une émission d’affaires publiques parle d’une nouvelle maladie, connue depuis près de cinq ans par la communauté médicale mais totalement méconnue du grand public. Écrivant à l’époque la télé-série Science et technologie pour le réseau TVA, je me promis de contacter, dès mon retour à Montréal, les chercheurs de l’IAF (maintenant appelé Centre INRS-Institut Armand-Frappier) pour en savoir plus sur ce fameux «AIDS».

Effectivement, je parlai dès le lundi suivant au Dr Aurèle Beaulnes, alors directeur de l’IAF, de ma découverte étasunienne. Il me confirma qu’à l’IAF, plusieurs chercheurs travaillaient pour découvrir un remède à la maladie et que les médias s’étaient montrés peu intéressés à celle-ci, qui ne semblait pas toucher un grand pan de la population.

Je réussis à le convaincre à coproduire une vidéo pour informer le public et expliquer quelques moyens de prévention sur le sida. Il y avait eu entre 1984 et 1985 au grand total 7 personnes qui étaient mortes de cette maladie au Canada.

Nous avons produit le documentaire et le lancement était prévu pour le 2 octobre 1985 à la salle de conférence de l’IAF sur son campus à Laval. Jusqu’au mardi le premier octobre, nous n’avions reçu que quelques rares confirmations pour notre conférence. Mais voilà que, dans la nuit de mardi à mercredi, les médias annoncent la mort de la vedette internationale Rock Hudson, qui avait contracté le virus du sida.

Rock Hudson

Ce fut comme si, d’un seul coup, le monde venait de s’éveiller à cette nouvelle maladie. En ce mercredi 2 octobre, nous avons passé notre journée à l’IAF à répéter notre conférence de presse à des groupes de journalistes venus de partout entendre parler de cette nouvelle et terrifiante menace en santé publique.

Du cancer au sida

Au début de l’apparition de la maladie en 1979, bien peu de choses étaient connues sur la maladie. S’agissait-il d’une nouvelle forme de cancer ou d’une nouvelle infection? On mit quand même un bon trois ans avant de trancher définitivement pour une origine virale. C’est le professeur Luc Montagnier en France, avec son équipe, qui a définitivement découvert le virus responsable, à qui il donna le nom de VIH (virus de l’immunodéficience humaine).

Nous sommes en 1983, l’agent était trouvé, il s’agissait de chercher un remède. La course était amorcée et la mort de Rock Hudson allait apporter une pression sans équivalent auprès du monde scientifique pour trouver une solution à cette épidémie qui s’amorçait.

Un médicament qui ne fonctionne pas pour le cancer

Un chercheur, le Dr Jerome Horwitz, avait effectué des recherches en 1964 pour mettre au point un médicament pour lutter contre le cancer. Son idée était de synthétiser en laboratoire un nucléoside qui pourrait être assez semblable pour prendre la place d’un des nucléosides naturels de la cellule cancéreuse et, ce faisant, empêcher la duplication de la chaîne d’ADN, stoppant ainsi la croissance de la tumeur. C’est ainsi qu’il mit au point l’AZT pour azidothymidine (la thymine étant un nucléotide).

Mais le médicament s’avéra d’une complète inutilité pour vaincre le cancer. Il fut relégué aux oubliettes.

En 1974, un chercheur allemand, Wolfram Ostertag de l’institut Max Planck, découvre que l’AZT affichait une certaine activité contre un rétrovirus de souris. Mais le sida n’était pas encore apparu et le médicament retourna sur les tablettes.

La course au médicament miracle

Comme nous l’avons vu, à partir de l’automne 1985, les choses allaient changer rapidement. Il faut dire qu’à l’époque un diagnostic de sida signifiait pour la très grande majorité un verdict de mort dans l’année qui suivait.

Tant par les gouvernements que par les pharmaceutiques, des sommes colossales furent rendues disponibles pour chercher un remède.

En février 1985, Samuel Broder, un oncologue américain, accompagné d’une équipe de chercheurs chevronnés du National Cancer Institute (dont Hiroaki Mitsuya, un virologue japonais œuvrant maintenant aux USA, et Robert Yarchoan qui a dirigé les recherches cliniques) débutèrent les travaux. Ils furent accompagnés d’une équipe de chercheurs de la pharmaceutique Burroughs Wellcome (maintenant GlaxoSmithKline) sous la direction de Janet Rideout, Ph.D en chimie, qui avait été spécifiquement mandatée par la pharmaceutique dès le début des années 1980 pour identifier des substances capables d’agir contre le sida.

Elle avait d’abord isolé une quinzaine de ces substances pour finalement resserrer son étau autour de l’AZT. L’équipe de chercheurs conduisit donc une première série de test in vitro dans lesquels l’action de l’AZT sur la rétrotranscriptase du VIH fut clairement démontrée. Puis des études cliniques appuyèrent les résultats : l’AZT pouvait prolonger l’espérance de vie des sidéens. Le brevet fut déposé en 1985 et le 20 mars 1987, la FDA y appose son sceau d’approbation.

Le médicament avait aussi un bon taux d’effets secondaires, dont l’anémie. Il faut comprendre qu’à ce moment, les doses d’administration du médicament étaient plus fortes (2 400mg / jour). En comparaison, aujourd’hui, les doses sont fractionnées en 2 à 3 prises par jour de 300 mg chacune (600 – 900 mg / jour). Mais en 1987, il était le seul médicament disponible et les risques d’anémie ne tenaient pas pour beaucoup dans une balance où les risques de mort étaient des plus élevés. Cette monothérapie avait aussi comme inconvénient majeur de favoriser l’éclosion de souches résistantes du virus.

Trouver d’autres médicaments

Dès 1990, et plus particulièrement après la parution des résultats de l’étude franco-britannique baptisée «Concorde», qui mettait en doute l’administration de l’AZT comme traitement précoce en monothérapie, les chercheurs s’orientaient de plus en plus vers un ensemble de médicaments.

Le Dr Horwitz, celui-là même qui avait créé l’AZT (dans le but de guérir le cancer, ce qui, rappelons-nous, s’était avéré inefficace), avait aussi en réserve d’autres analogues nucléotidiques, dont le ddC (zalcitabine) et le d4T (stavudine).

Le Québec à l’avant-garde

Dans cette quête essentielle pour trouver de nouveaux antiviraux capables de freiner le VIH, le Québec a su aussi fournir sa part d’efforts. Ainsi, le Dr Bernard Belleau découvrit le BCH 189 qui, avec l’équipe de Biochem Pharma, allait devenir le 3TC (lamivudine). Il fut présenté à la Cinquième Conférence internationale sur le sida qui eut lieu à Montréal en 1989. Cette découverte fut alors reconnue par le National Cancer Institute des USA comme étant l’une des substances les plus prometteuses dans la lutte contre le sida. Cette recherche participa à la mise sur pied d’une nouvelle compagnie pharmaceutique québécoise : IAF-Biochem.

Malheureusement, le Dr Belleau ne put profiter bien longtemps de ses succès. Il mourut le 4 septembre 1989.

Une autre étape : 1996

Nous l’avons vu, dès le début des années 1990, les jours de la monothérapie avec l’AZT étaient comptés. C’est en 1996 qu’apparut le terme «trithérapie». Elle consiste à associer un ou deux inhibiteurs de la transcriptase inverse avec un ou deux inhibiteurs de la protéase.

Le cocktail n’apportera pas la guérison de la maladie, mais augmentera sensiblement les années de survie pour ceux qui sont atteints par le VIH. Une recherche conduite en 2008 par le professeur Robert Hogues du centre de recherche sur le sida à Vancouver a révélé que la trithérapie était responsable d’une augmentation de l’espérance de vie de 13 ans chez les personnes atteintes.

Fierté québécoise

Il convient d’être fier du succès montréalais en recherche pharmaceutique avec la découverte du médicament 3TC, qui a largement contribué à faire passer une maladie mortelle en quelques mois à une maladie aujourd’hui pratiquement considérée comme chronique.

D’ailleurs, nous en avons maintenant la preuve comptable. La compagnie d’assurance Manuvie a annoncé le 27 avril dernier qu’elle accepterait désormais les propositions d’assurance vie individuelle de personnes séropositives pour le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), une première au Canada. Voilà une preuve tangible et, de plus, montréalaise, d’un succès pharmaceutique et surtout profondément humain.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Un canidé préhistorique récémment découvert grâce à une unique molaire


C’est vraiment fort ! Seulement avec une molaire, les paléontologues peuvent voir s’il s’agit d’une nouvelle espèce préhistorique et en plus, ils savent qu’il est un canidé, mais se comportant un peu comme une hyène.
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Un canidé préhistorique récémment découvert grâce à une unique molaire

 

Voici une reconstitution du crâne et du visage de ce canidé préhistorique, Cynarctus wangi, fraîchement découvert. © Crédit Illustration / Mauricio Anton

Voici une reconstitution du crâne et du visage de ce canidé préhistorique, Cynarctus wangi, fraîchement découvert. © Crédit Illustration / Mauricio Anton

Découverte dans une formation sédimentaire du Maryland, une simple molaire fossile a permis à des paléontologues américains d’identifier une nouvelle espèce de canidé préhistorique.

MOLAIRE. Voilà sur quoi se base la découverte d’une nouvelle espèce de canidé préhistorique. C’est avec une molaire droite de la mâchoire supérieure que des paléontologues de l’Université de Pennsylvanie, aux États-Unis, ont pu identifier et nommer Cynarctus wangi. Les détails de cette découverte ont été compilés dans un article duJournal of Paleontology. Ce mammifère appartiendrait à une sous-famille préhistorique des canidés, celle des Borophaginés ou « chiens écraseurs d’os » (appelés ainsi à cause de leurs mâchoires larges et puissantes).

Ce groupe d’espèces formait celui des Canidés avec une autre sous-famille préhistorique, des Hespérocyoninés, et celle toujours actuelle des Caninés (composés des loups, chiens, renards et autres lycaons). D’après les paléontologues, les Borophaginés auraient disparu il y a environ 2 millions d’années. Grâce à une datation de sa molaire retrouvée, C. wangi devait vivre durant le Miocène moyen, soit il y a 12 millions d’années. Probablement de la taille d’un coyote, cet animal vivait sûrement sur la côte est de l’Amérique du Nord, contemporain et voisin du plus grand requin qui ait existé, le Mégalodon.

Concernant son comportement, « sans doute cet animal devait agir comme les hyènes aujourd’hui », interprète l’un des chercheurs, Steven E. Jasinski, dans un rapport officiel.

En outre, malgré les mâchoires puissantes de C. wangi, il ajoute : « la viande devait composer seulement un tiers de son alimentation. Pour compléter, il mangeait peut-être des plantes et des insectes ».

Autrement dit, ce canidé préhistorique se rapprochait « plus d’un ours de petite taille que du loup ».

http://www.sciencesetavenir.fr/

Quand les stéréotypes nous donnent la berlue


Les stéréotypes qui sont vraiment ancrés chez des personnes peuvent vraiment fausser leur perception chez les autres même si cela n’est pas vrai. Cela me semble donc évident, que l’éducation dès le jeune âge se doit donc faire attention à nos propres préjugés
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Quand les stéréotypes nous donnent la berlue

 

Stéréotype | Quinn Dombrowskivia Flickr CC License by

Stéréotype | Quinn Dombrowskivia Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

En moins d’une demi-seconde, les clichés peuvent modifier le système visuel de notre cerveau et nous faire croire qu’un individu est conforme à nos préjugés. Même si ce n’est pas vrai.

Les stéréotypes sont tellement puissants qu’ils peuvent modifier jusqu’au système visuel de notre cerveau et nous faire croire qu’un individu est conforme à nos préjugés –alors qu’en réalité, il ne l’est pas du tout. C’est l’une des conclusions pour le moins stupéfianted’une étude publiée le 2 mai dans la revue Nature Neuroscience.

Signée par Ryan M. Stolier et Jonathan B. Freeman, chercheurs en neurosciences de l’université de New York, elle rend compte de deux expériences menées auprès de 17 et de 26 participants. Dans la première, ces derniers voyaient passer sur un écran des visages conçus par ordinateur d’hommes et de femmes, blancs, noirs ou asiatiques, heureux ou énervés –soit 12 combinaisons au total– et devaient, en 500 millisecondes, choisir entre deux mots pour les caractériser (noir / blanc, heureux / en colère, homme / femme, etc.).

Pour signifier leur choix, ils devaient orienter une souris (l’accessoire informatique, pas la bestiole) vers l’un ou l’autre des deux termes. Et pendant tout ce temps, un IRM surveillait et enregistrait leur activité cérébrale, en se focalisant sur le gyrus fusiforme, une zone du cerveau connue pour s’occuper de la représentation des visages et de leur catégorisation sociale.

Biais inconscient

Résultat, qu’importe leur choix conscient et «raisonné», leur premier réflexe les portait quasi systématiquement vers la réponse la plus stéréotypée. Ainsi, les hommes en général, et les hommes noirs en particulier, étaient majoritairement considérés comme «en colère», même si leur vrai visage manifestait de la joie ou une émotion neutre.

Idem pour les visages de femmes, spontanément jugés comme heureux, même s’ils ne l’étaient objectivement pas. Les visages d’asiatiques, qu’importe leur vrai sexe, étaient quant à eux majoritairement et spontanément caractérisés comme féminins; à l’inverse, tous les visages noirs étaient tendanciellement jugés comme masculins.

Dans la seconde expérience, les chercheurs allaient confirmer que les biais inconscients exprimés par leurs cobayes correspondaient aux associations stéréotypiques les plus courantes aux États-Unis (les hommes sont agressifs, les noirs encore plus, les femmes sont douces, les asiatiques efféminés, etc..).

Représentation visuelle altérée

Et grâce à l’IRM, les scientifiques ont observé que de tels stéréotypes s’ancraient dans le système visuel du cerveau et, plus précisément –et conformément à leur hypothèse de départ– dans le gyrus fusiforme. Par exemple, l’activité neuronale générée par la vision d’un visage d’homme noir était, dans cette région cérébrale, tout à fait comparable à celle suscitée par des visages objectivement en colère. Ce qui signifie que le cerveau peut littéralement nous faire voir ce qui n’existe pas et que les stéréotypes (dans ce cas «les hommes noirs sont agressifs») peuvent totalement court-circuiter notre perception.

«Nos recherches tendent à prouver que les stéréotypes que nous avons intégrés peuvent systématiquement altérer la représentation visuelle que se fait le cerveau d’un visage, en distordant ce que nous voyons pour que cette perception soit plus conforme à nos attentes biaisées», résume Jonathan Freeman.

«Si les stéréotypes que nous avons acquis peuvent changer la manière dont nous analysons visuellement une personne, ce genre de stéréotypage visuel pourrait uniquement servir à renforcer, et peut-être exacerber, des préjugés préexistants», ajoute-t-il.

Selon le chercheur, cette étude pourrait servir à développer de meilleurs outils pour «réduire voire éliminer les biais inconscients» et souligne la nécessité «d’appréhender ces biais au niveau visuel».

Des préjugés qui surviennent dès le premier regard, bien avant que l’esprit critique se mette en branle, et «bien avant que nous ayons une chance de nous corriger ou de réguler notre comportement».

http://www.slate.fr/

Des bactéries pour solidifier les routes


À chaque printemps, les nids-de-poule font légion. Les villes doivent donc réparer ces trous et cela fini par coûter cher. Une technologie pourrait aider à diminuer ces trous grâce aux bactéries et au calcium. Donc, à suivre …
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Des bactéries pour solidifier les routes

 

Une équipe de Polytechnique Montréal utilisera cet été... (PHOTO ALAIN ROBERGE, archives LA PRESSE)

Une équipe de Polytechnique Montréal utilisera cet été en laboratoire des bactéries pour allonger la durabilité des routes. Cette technologie pourrait aussi réduire la profondeur des nids-de-poule.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

MATHIEU PERREAULT
La Presse

D’ici quelques années, les ingénieurs civils pourraient avoir recours à la biotechnologie pour allonger la durabilité des routes. Une équipe de Polytechnique Montréal testera cet été en laboratoire une route-pilote pour voir la viabilité de cette technologie.

« L’idée est d’injecter dans le gravier et le sable qui forment l’assise d’une route des bactéries qui fabriquent des précipités de carbonate de calcium », explique Benoît Courcelles, ingénieur civil à Polytechnique Montréal, qui présentait jeudi l’un de ses projets de « biocalcification » au congrès de l’ACFAS. « Ces précipités forment des liens entre les particules de sable et de gravier qui résistent mieux à la pression des véhicules. Il y a moins de cisaillement et de rupture. »

À l’ACFAS, M. Courcelles a présenté les résultats d’un essai réalisé cet hiver qui a confirmé que les précipités sécrétés par ces bactéries résistent au froid.

« On s’est demandé ce qui se passerait avec les calcites si l’eau gèle et gonfle. On a vu qu’il y a rupture de certains ponts calcites, mais pas tous, parce que le sol devient plus souple quand il y a moins de ponts calcites et que cette souplesse permet aux ponts calcites qui restent de résister aux variations de volume. »

Les bactéries en question ont été développées par des microbiologistes, généralement australiens et néerlandais, voilà une quinzaine d’années. Quand on les met en présence de sel de calcium, ces bactéries fabriquent autour d’elles une petite pellicule de calcite pour se protéger. Au bout d’un à trois jours, elles meurent, parce qu’elles sont séparées de leurs nutriments par la pellicule de calcite. Le procédé consiste à un épandage de solution bactérienne, puis un autre épandage d’une solution de sel de calcium.

« Les géotechniciens ont pris le relais il y a sept ou huit ans, dit M. Courcelles. Je travaillais moi-même dans le domaine, en France, avant d’enseigner à l’université. Je collabore toujours avec Geopac, la filiale québécoise de la compagnie où je travaillais en France. »

UTILE CONTRE LES NIDS-DE-POULE ?

L’objectif est d’avoir une solution bactérienne qui peut être étendue sur le gravier par un camion-citerne, sans qu’il soit nécessaire d’avoir des techniciens sur place.

« Ça ne devrait pas augmenter beaucoup les coûts d’une route, dit M. Courcelles. En plus, il se peut que ça réduise la quantité de compactage nécessaire, ce qui serait une économie. Et la route pourrait permettre le passage de véhicules plus lourds. »

Le même procédé pourrait être utilisé pour solidifier des fondations, même d’immeubles déjà existants, et va réduire la profondeur des nids-de-poule.

« Les très gros nids-de-poule qu’on voit sont dus à la dispersion du gravier sous l’asphalte, dit M. Courcelles. Si le gravier est solidifié par les calcites, il va mieux résister. »

Quand le procédé sera-t-il utilisé commercialement ? 

« Il y a des compagnies en France qui font des injections en saturé », dans des fissures d’ouvrages en béton, dit M. Courcelles.

Cette approche « autocicatrisante » a aussi été proposée pour les ponts. Le « biobéton », mis au point par l’Université de Delft aux Pays-Bas, contient des capsules de bactéries biocalcifiantes et de calcium. Quand l’eau s’infiltre dans le béton, les capsules se dissolvent et la bactérie biocalcifiante se retrouve en contact avec le calcium, ce qui la pousse à produire de la calcite.

http://www.lapresse.ca/

Éviter la carence en vitamine B12


Beaucoup optent pour les régimes végétariens et végétaliens. Il est donc important de faire de bons choix alimentaires pour éviter les carences et être végétalien demande encore plus de connaissance
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Éviter la carence en vitamine B12

 

La vitamine B12 est essentielle, notamment pour le fonctionnement du système nerveux. Étant presque exclusive au règne animal, elle est trop souvent absente d’une alimentation végétalienne, et cette carence peut entraîner d’irréversibles dommages neurologiques, souligne le site Extenso de l’Université de Montréal.

« Une alimentation lacto-ovo-végétarienne incluant les œufs, le lait, le yogourt et le fromage présente peu de risques de carence en vitamine B12. Ces aliments en fournissent suffisamment. »

« Cependant, indique le site, les végétaliens, qui ne consomment aucun produit du règne animal, doivent porter une attention particulière à cette vitamine. En plus de comporter davantage de risques de carence en vitamine B12, la diète végétalienne est généralement riche en acide folique ce qui peut cacher les symptômes d’une telle carence. Conséquences à long terme : des risques d’anémie et des dommages neurologiques irréversibles…

Si vous ne consommez pas de lait ou d’œufs, seuls les aliments enrichis de vitamine B12 ou une supplémentation pourront vous garantir un apport suffisant.

Les aliments enrichis

Au Canada, la loi oblige les producteurs à enrichir certains aliments de vitamine B12. Assurez-vous de consommer suffisamment de ces aliments chaque jour.

Les boissons de soya, certaines levures et les simili-viandes figurent parmi les aliments enrichis.

Si le produit est enrichi, vous devriez en retrouver la mention sur l’emballage. Lisez bien les étiquettes pour savoir si le produit que vous achetez est enrichi de vitamine B12. Cette dernière peut aussi apparaître dans la liste des ingrédients sous le terme de “cyanocobalamine”.

Les algues et le tempeh : de fausses sources

Pour combler vos besoins en vitamine B12, ne vous fiez pas aux algues (la spiruline, par exemple) ni aux produits de soya fermentés, comme le tempeh. Ces aliments contiennent beaucoup de vitamine B12 inactive. Ils ne peuvent donc pas être considérés comme de bonnes sources de cette vitamine.

Suppléments

Peu coûteux et non toxique, un supplément de vitamine B12 est fortement recommandé aux végétaliens qui ne consomment pas assez d’aliments riches en vitamine B12. »

Psychomédia avec source : Extenso.

http://www.psychomedia.qc.ca/