Parole d’enfant ► Tête de ….


Pour ceux qui ne le savent pas Boileau est le nom du papa … Ça veut tout dire 😉 Quand c’est bien, c’est maman et quand c’est mal, c’est papa, logique non ???
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Tête de ….

 

Maman raconte :

– Maman Sydney fait la tête de …
– De quoi Ana, tu veux dire ? Qu’elle fait sa tête de mule ?
– Non, elle fait sa tête de Boileau

Ana-Jézabelle, 4 ans / 30 avril 2016

Quand les maisons pour chats font le tour du monde


De bien belles maisons pour les chats ou tout autre animal de compagnie. Les chats aiment se cacher se reposer dans quelque chose. Enfin, c’est joli et c’est écolo
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Quand les maisons pour chats font le tour du monde

 

 

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Le collectif Poopycat basé à Amsterdam a créé ces maisons de carton pour chats dont le design reproduit sept monuments et édifices iconiques choisis tout autour du monde.

Ces habitations ne sont pas seulement réservées aux chats mais conviennent pour la plupart des petits animaux de compagnie. On retrouve le Sphinx de Gizeh en Égypte, la tour Eiffel en France, la Maison Blanche aux USA, la cathédrale Saint Basile en Russie, le Taj Mahal en Inde, des temples pagodes en Asie du sud, et un temple Maya sud américain.

Le matériau utilisé est du carton recyclé. La conception ne fait pas que reproduire des monuments, elle est également ludique pour les animaux. De petits systèmes de jeu sont intégrés dans les structures, comme une corde pour faire ses griffes formant la queue du sphinx ou un petit ascenseur dans la tour Eiffel.

Ce projet recherche actuellement un financement avec un kickstarter.

 

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www.laboiteverte.com

Le Saviez-Vous ► Pourquoi la Terre n’est pas recouverte de cadavres


Des milliards d’être humains sont morts depuis son apparition et encore plus chez les animaux. Heureusement pour les vivants, toutes cette  »population » de cadavres sont décomposés grâce aux bactéries et insectes pour que ne marchons pas sur nos ancêtres, sauf ceux qui ont été momifiés par l’homme ou par l’environnement dans des conditions spéciales
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Pourquoi la Terre n’est pas recouverte de cadavres

 

Photo :  Peter Barritt/SUPERSTOCK/SIPA

Notre bonne vieille planète ne serait pas ce qu’elle est sans ses habitants, humains comme animaux. Nous observons souvent la vie, présente depuis 4 milliards d’années. Mais comment se fait-il que, depuis tout ce temps, nous ne marchions pas sur les corps des êtres trépassés ?

► Les faits

 Cette grande boule bleue à l’équilibre fragile aurait nourrit le balais incessant de la vie et de la mort pendant 4,1 milliards d’années, à en croire une étude récente. L’homme quant à lui squatterait la terre depuis près de 2,8 millions d’années, jusqu’à atteindre les 7,4 milliards d’individus.

Mais ce n’est rien à côté des animaux. On estime aujourd’hui à près de 10 milliards le nombre d’espèces animales, sachant que 500 vers peuvent peupler un seul mètre carré de terre. Or tous ces êtres vivants pullulent, vivent et meurent. Comment se fait-il donc que nous ne croulions pas sous les corps inanimés, accumulés depuis tout ce temps ?

► Pourquoi

⇒ La décomposition, une alliée morbide mais efficace

Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme, disait l’autre. Et cet adage est évidemment valable pour les cadavres. Si vous ne marchez pas sur des dépouilles (excusez la trivialité), c’est avant tout grâce au phénomène de décomposition des corps trépassés.

Les bactéries et les insectes – stars nécrophages de ce processus – ont certes des goûts morbides, mais aident les corps encombrants à se réduire en dévorant les chairs et ne laissant que les os.

⇒ Les animaux retournent plus vite à la terre

Pour des raisons évidentes donc, la désintégration post-mortem de notre minuscule ami le ver (qui n’a pas d’os) ne dure qu’une poignée de jours. Et vous l’aurez remarqué : les vers morts ne sont pas légions. Mais pour ce qui est du corps humain, c’est une autre affaire.

Complexe et imposante, l’anatomie humaine peut mettre jusqu’à deux ans pour se décomposer, selon le lieu où gît le corps. Dans les zones humides, favorables à la prolifération des bactéries, la chair peut s’altérer en quelques mois seulement. En revanche, un lieu de conservation sec, comme le sable, va favoriser la momification.

⇒ 13 morts pour un vivant : peu de défunts sur Terre

Mais la putréfaction n’explique pas tout. Et de plus en plus de cimetières se disent saturés, la décomposition des corps humains étant de plus en plus longue (probablement parce que nous ingérons davantage d’antibactériens qui, par définition, font fuir les bactéries). Mais nos villes ne sont pas un remake de Walking Dead pour autant.

Pour comprendre, il faut s’astreindre à une petite gymnastique temporelle. Certes, l’être humain peuple la terre depuis près de 3 millions d’années. Mais il a fallu attendre l’an 1800 pour atteindre le premier milliard d’humain sur Terre (rappelons que nous sommes aujourd’hui 7,4 milliards).

Jusqu’alors, notre espèce était loin d’inonder la planète. Depuis la naissance de l’humanité, le chercheur Carl Haub avait estimé en 2011 le nombre de personnes ayant vécu sur Terre à 107,6 milliards. Le site FiveThirtyEight avait donc tout simplement retranché la population de vivants actuels pour obtenir le nombre de morts sur Terre : 100,8 milliards depuis que l’homme est né.

En faisant un le calcul, nous approchons donc de 13 morts (dont certains ont largement eu le temps de se décomposer) pour un vivant. De quoi être tranquille un moment avant de voir les cadavres tapisser nos rues.

► Conclusion

Face aux vivants, les morts sont 13 fois plus nombreux. Cependant, les défunts en question se décomposent pour la plupart depuis plusieurs centaines de milliers d’années. De quoi laisser un temps confortable aux petites bêtes nécrophages, chargée de la décomposition des corps, de grignoter les chairs.

Cependant, la population humaine s’accroît aujourd’hui de façon exponentielle (140 millions de naissances par an), augmentant ainsi le nombre de décès (59 millions par an en moyenne). Les cimetières se remplissent de plus en plus, risquant d’être saturés. Pour des raisons sanitaires notamment, la crémation se voit d’ailleurs davantage encouragée qu’auparavant.

http://www.metronews.fr/

La police lui ramène intact son sac à main volé… il y a 14 ans


Quelqu’un qui se fait voler un sac à main, n’espère pas le retrouver et surtout pas 14 ans après le larcin.
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La police lui ramène intact son sac à main volé… il y a 14 ans

 

Une habitante du Massachusetts a eu l’incroyable surprise de retrouver le 26 avril le sac à main qui lui avait été dérobé pendant les fêtes de Noël… en 2002.

Contactée par la police locale il y a quelques jours, Lisa Hall Mazzaglia raconte sur Facebook avoir d’abord été «déroutée» quand on lui a appris que ses affaires venaient d’être retrouvées dans une poubelle.

«J’ai trouvé ça difficile à croire étant donné que mon sac était à cet instant même posé dans la cuisine», explique-t-elle. «J’ai ensuite pensé brièvement au sac que je m’étais fait voler il y a des années, mais ça m’a semblé ridicule».

Et pourtant, c’est bien de cet accessoire disparu dans un stationnement de supermarché il y a 14 ans alors qu’elle rangeait ses courses dont il était question.

«Il était quasiment intact. Le portefeuille toujours rempli de cartes de crédit et de mes papiers d’identité, mon courrier, mon portable, mon padget (on était en 2002), […] un vieil appareil photo, […] de la gomme à mâcher, … Même quatre dollars qui traînaient au fond et que le voleur n’a pas dû voir ».

 

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Des retrouvailles, confirmées par la police à ABC News, qui ont ravi l’Américaine.

«À l’époque, j’étais furieuse et tout ce bazar pour refaire les papiers… […] mais les rebondissements du destin et la gentillesse du bon samaritain qui l’a rapporté à la police quand il l’a vu dans cette poubelle font que je me retrouve à faire un bond dans le passé».

«Je dois dire que je suis curieuse et je rêverais de comprendre pourquoi quelqu’un a gardé mon sac tant d’années et ce qui a poussé cette personne à s’en débarrasser maintenant. Et pourquoi cette personne n’a pas touché à autre chose que l’argent ou essayé de revendre le reste. C’est tellement étrange».

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Grand 8 : la ceinture lâche, il rattrape son fils in extremis


Je trouve que le papa a été très calme malgré que son fils aurait pu tomber du manège. Je ne suis pas sûr que cet enfant voudra retourner faire un tour
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Grand 8 : la ceinture lâche, il rattrape son fils in extremis

 

Grosse frayeur pour un père et son fils sur un grand 8.

Grosse frayeur pour un père et son fils sur un grand 8.

Grosse frayeur mais surtout incroyable réflexe pour un père de famille américain il y a quelques jours : alors que Delbert Latham se trouvait à bord d’un grand 8, au parc d’attraction Wonderland, au Texas, la ceinture de sécurité de son fils a lâché et ce dernier s’est mis à glisser de son siège. Heureusement, son père l’a rattrapé in extremis.

La scène s’est déroulée alors que l’Américain filmait avec son téléphone ce qui devait être un moment inoubliable pour sa famille. Mais voyant le visage apeuré de son petit garçon, Kayson, Delbert Latham a immédiatement saisi celui-ci et l’a maintenu en place jusqu’à la fin du parcours.

« Tout va bien. Je te tiens, je te promets. C’est la dernière grande descente », lui explique-t-il sur la vidéo mise en ligne sur Facebook.

Selon CNN, la direction du manège a expliqué que le port de ceinture n’était à l’origine pas nécessaire pour le grand 8 mais que Wonderland l’avait rendu obligatoire. La voiture occupée par les Latham a été retirée et toutes les autres ceintures vérifiées. Mais l’attraction n’a pas été suspendue.

http://www.ladepeche.fr/

Pourquoi les femmes devraient assumer leurs cheveux gris


La mode de l’apparence montre aux femmes que vieillir, c’est mal. Une femme doit retarder le plus possible l’inévitable, les rides et les cheveux blancs sans compter qu’on doit être mince a tout prix. Et le message qu’on envoie aux enfants, que les femmes doivent cacher qu’elles vieillissent tout comme les hommes
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Pourquoi les femmes devraient assumer leurs cheveux gris

 

Non, une chevelure poivre et sel ne sied pas qu’aux hommes | rochelle hartman via Flickr CC License by

Non, une chevelure poivre et sel ne sied pas qu’aux hommes | rochelle hartman via Flickr CC License by

Repéré par Daphnée Leportois

Adieu les teintures pour masquer les cheveux blancs; bonjour la confiance en soi.

«Ça abîmait mes cheveux, me coûtait du temps et de l’argent –et je ne faisais plus croire à personne que j’avais encore 23 ans.»

À 43 ans, Camilla Palmer a donc décidé d’en finir avec les colorations et de porter avec fierté ses cheveux grisonnants. Elle explique dans le Guardian pourquoi ce choix est aussi politique.

D’abord, parce qu’une chevelure poivre et sel ne sied pas qu’aux hommes. Jayne Mayled, fondatrice de la marque White Hot Hair de produits de soin pour cheveux blancs et gris, souligne qu’il est temps de changer cette mentalité:

«Les hommes qui assument leurs cheveux gris sont traités comme s’ils avaient découvert un traitement du cancer. Ils deviennent splendides. Les femmes qui font de même ne suscitent pas les mêmes réactions. Nous sommes vues soit comme courageuses, soit comme folles.»

Industrie cosmétique

Porter les cheveux gris lorsque l’on est de sexe féminin n’est en rien un signe de laisser-aller. C’est ce qu’explique dans ce même article la journaliste Anne Kreamer, auteure deGoing Gray: How to Embrace Your Authentic Self With Grace And Style (que l’on pourrait traduire par Grisonner: comment embrasser votre moi authentique avec grâce et style), qui dénonce les mythes entourant les cheveux gris. Qui dit cheveux blancs apparents ne dit pas forcément air vieillot, invisibilité, fin des cheveux longs et de votre carrière.

Ce discours, c’est celui de l’industrie cosmétique et, plus généralement, de la société.

 «Nous sommes toutes sous la coupe de l’industrie de la beauté, qui nous dit depuis des années que le blanc c’est mal», poursuit-elle.

Une analyse que partage Caryn Franklin, chroniqueuse mode:

«Nous avons été formées par les médias, les publicitaires et par nous-mêmes à croire que notre genre devait, en ce qui concerne l’apparence, en faire plus, consommer davantage. Nous avons été éduquées à avoir peur de devenir vieilles.»

Raison de plus pour Camilla Palmer, l’auteure de cet article, d’assumer la couleur blanche de ses cheveux pas seulement au niveau des racines :

«Je veux que mes enfants voient ce à quoi ressemble une vraie femme d’une quarantaine d’années.»

http://www.slate.fr/

Nouvelles


Nouvelles

Hier soir, j’ai été souper en famille avec les deux plus vieux de mes enfants (J’en ai 4, une fille et 3 garçons ) et leur conjoint et enfants, une était absente, car j’ai 5 petits enfants, (4 filles et 1 garçon partager avec mes 2 plus vieux) ainsi que mon beau-fils et sa conjointe.

Quand tout le monde est arrivé, mon fils nous annoncer qu’ils attendent leur 4 ème enfants …

Je vais donc être grand-maman pour la 6 ème fois 🙂
Et comme je me considère encore jeune, c’est génial de pouvoir en profiter

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D’un autre ordre d’idée

Ma fille déménage aujourd’hui, plus près de chez-moi, enfin si on considère que prendre 3 bus de ville pour aller chez-elle, c’est proche … mais en auto, cela prend plus ou moins 15 minutes

Je garde ses deux filles chez-moi la semaine, mais comme les filles arrivent avant 6 h am et devaient se lever avant 5 h am, cela a un impact sur leur sommeil et leur caractère, surtout la plus vieille. La semaine prochaine, c’est moi qui devrais me déplacer. Donc, je ne sais pas quel impact cela aura sur mon blog

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Pourquoi rester enfermé toute la journée est mauvais pour la santé


Depuis cet hiver, le fait de garder la petite soeur  avec Mlle chez-moi nous avons beaucoup moins sortie à l’extérieur et je me suis aperçu des changements sur ma personne,, mais ce n’est que partie remise, vue que ma fille va changer ma routine et donc je vais aller dehors 5 jours semaines assurée à courir après les autobus pour garder mes petites filles dans leur maison
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Pourquoi rester enfermé toute la journée est mauvais pour la santé

 

Les bénéfices d’une promenade dans la nature et de l’exposition au soleil aident à trouver la motivation pour sortir de son cocon

Vouloir passer du temps à l’intérieur, chez soi, pour se détendre est tout à fait naturel. Mais rester enfermé entre quatre murs 24h/24 risque d’augmenter les niveaux d’anxiété et les troubles du sommeil, rappellent les spécialistes. En cause, le manque de lumière naturelle, essentielle pour réguler notre horloge biologique responsable, entre autres, de l’appétit, de l’humeur et du sommeil.

La lumière artificielle et l’absence de lumière du soleil perturbent le rythme interne, augmentant les risques de problèmes de santé tels que l’obésité, le diabète et la dépression, rappelle le site du Time. La solution : passer au moins 45 minutes à l’extérieur, si possible le matin. La lumière du jour réveille l’organisme en douceur et nous aide à absorber lavitamine D dont nous avons besoin pour carburer toute la journée. Une protection solaire et des lunettes de soleil permettent de se protéger des rayons néfastes tout en profitant des effets bénéfiques.

Le pouvoir du vert

Non seulement la lumière est essentielle à notre bien-être, mais les espaces verts, contrairement aux plages ou aux déserts, auraient également un pouvoir apaisant. De récentes études ont prouvé que le fait de passer du temps en forêt améliore l’humeur et la santé mentale, réduit la sensation de douleur et diminue les troubles de l’attention chez l’enfant.

Tout comme la méditation, sortir de chez soi pour aller se promener dehors, au contact avec la nature, aide à nous relaxer et à nous vider la tête. Ces deux bénéfices sont particulièrement utiles dans une société où on nous demande d’être efficace, hyperconnectés et toujours alertes sur plusieurs fronts à la fois. Une simple petite promenade le matin peut nous donner le coup de pouce nécessaire pour garder le moral et la santé au top.

http://www.santemagazine.fr/

Étonnant : les grands animaux protègent le climat


Tout le monde sait que les animaux qui mangent des fruits, redonnent à la terre les graines qui sont fertilisées naturellement. Perdre ses animaux a des conséquences sur les forêts tropicales
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Étonnant : les grands animaux protègent le climat

 

Espèce classée comme vulnérable dans la liste rouge de l'UICN (2008) à cause de la chasse et de la destruction de son habitat, le ouakari chauve (Cacajao calvus) se nourrit surtout de graines et contribue ainsi à la dissémination des arbres tropicaux du Brésil, de Colombie et du Pérou. © Eugenia Kononova, licence CC

Espèce classée comme vulnérable dans la liste rouge de l’UICN (2008) à cause de la chasse et de la destruction de son habitat, le ouakari chauve (Cacajao calvus) se nourrit surtout de graines et contribue ainsi à la dissémination des arbres tropicaux du Brésil, de Colombie et du Pérou. © Eugenia Kononova, licence CC

Andréa Haug, Futura-Sciences

Ils mangent des fruits et en répandent les graines : les grands animaux aident ainsi les arbres à s’installer plus loin. Bilan final dans les forêts tropicales : le stockage du carbone augmente, comme vient de le démontrer une étude. Protéger les animaux, c’est donc atténuer le changement climatique…

Sous l’effet combiné de la déforestation, de la chasse, des plantations ou encore de la fragmentation de l’habitat par l’Homme, les forêts tropicales font face, pour 88 % d’entre elles, à une perte de diversité animale au sein de communautés écologiques, un phénomène appelé « défaunation ».

Parmi les animaux les plus vulnérables à ces perturbations humaines de l’écosystème tropical figurent ceux qui dispersent les graines d’espèces végétales capables de stocker d’importantes quantités de carbone. La défaunation constitue donc une menace pour le stockage de ce carbone dans les forêts tropicales, mais une grande partie de cette compréhension est dérivée de tendances observées dans les seules forêts d’Amérique du Sud.

Pour obtenir une vision à l’échelle de la planète plus réaliste, une recherche codirigée par l’université de Leeds, au Royaume-Uni, a rassemblé des experts d’une quinzaine d’organismes de divers pays (Australie, Costa Rica, Inde, Malaisie, République du Congo, etc.). À l’aide d’un ensemble de données et de simulations, les scientifiques ont étudié la façon dont la capacité à stocker du carbone chez les espèces d’arbres disséminées par de grands animaux différait de celles dispersées par de petits animaux ou via d’autres vecteurs, comme le vent ou la gravité.


Le carbone stocké dans les écosystèmes terrestres, comme les forêts tropicales (ici, la forêt amazonienne), réduit d'autant son accumulation dans l'atmosphère sous forme de dioxyde de carbone, ce qui contribue au changement climatique. © Lubasi, licence CC BY-SA 2.0
Le carbone stocké dans les écosystèmes terrestres, comme les forêts tropicales (ici, la forêt amazonienne), réduit d’autant son accumulation dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone, ce qui contribue au changement climatique. © Lubasi, licence CC BY-SA 2.0

La conservation de la nature concerne la forêt et ses animaux

Publiés dans Nature Communications, les résultats montrent que les forêts tropicales américaines, africaines et sud-asiatiques, caractérisées par une forte proportion d’espèces animales disséminatrices de graines, révèlent des pertes de carbone significatives, de 2 à 12 %. En d’autres termes, le déclin des grands animaux se traduira par des forêts moins fournies en grands arbres et donc par une diminution du carbone stocké dans le bois au fil du temps.

En revanche, les sylves d’Asie du sud-est et du continent australien, plus dépendantes des alizés et de la gravité pour la dispersion des graines, affichent aucune ou très peu de perte de carbone stocké, voire un léger gain (± 1 %).

Pour les auteurs, à l’échelle de la Terre, la défaunation engendre donc des réponses régionales différentes au niveau du stockage du carbone, selon les compositions floristiques et les modes de dispersion des graines des espèces végétales.


Pour que les forêts tropicales restent parmi les plus grands réservoirs terrestres de carbone et, de fait, des régulateurs du changement climatique, les politiques doivent se concentrer sur la sauvegarde des forêts, mais aussi sur la protection des animaux qui disséminent leurs graines.

http://www.futura-sciences.com/