Fléau


C’est une définition que j’aime bien ! Le refus de savoir, de se documenter sur des sujets controversés est volontaire d’une personne bornée sur ses principes
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Fléau

 

 

« Le principal fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance, car l’ignorant a souvent des excuses, mais le refus de savoir. »

Simone De Beauvoir

Sauvetage incroyable d’un cheval par les airs en Californie


Près de Los Angeles en Californie, un cheval est tombé d’un sentier, puis dans un ravin. Ils ont décidé de le secourir avec un hélicoptère et heureusement tout s’est bien passé si ce n’est qu’à son arrivé, le cheval semblait assez étourdi de son périple
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Sauvetage incroyable d’un cheval par les airs en Californie

 

Le Saviez-Vous ► Top 8 des bestioles les plus dangereuses du monde


Heureusement, ces insectes ne sont pas présents au Québec, enfin pour le moment. Elles sont dangereuses et souvent douloureuses
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Top 8 des bestioles les plus dangereuses du monde

Voici le top 8 des bestioles les plus dangereuses du monde :

1. Le moustique tigre

Crédit photo : Gordon Zammit – thinkstockphotos.fr

Le moustique tigre est l’animal le plus mortel pour l’homme. Vecteur de maladies meurtrières ou graves comme le paludisme, la fièvre jaune, le Chikungunya ou le virus Zika, il tue chaque année environ 725 000 personnes.

2. Le Reduviidae ou réduve

Crédit photo : Alexandre Ribeiro dos Santos – thinkstockphotos.fr

Son nom vient du latin reduviæ, qui signifie dépouille, car il aspire le sang et la chair de ses proies. En anglais, il porte le doux nom d’Assassin bug (insecte assassin). En effet, les réduves font 10 000 morts par an.

Ce n’est pas leur piqûre qui est dangereuse, mais leurs déjections. Une fois piqué, on se gratte et on favorise la pénétration du parasite, qui entraine la maladie de Chagas, une maladie mortelle si elle n’est pas traitée à temps.

3. La mouche Tsé-tsé

Crédit photo : Geoffrey Attardo – thinkstockphotos.fr

La mouche Tsé-tsé ou Glossine cause elle aussi environ 10 000 morts par an, car elle peut être porteuse d’un virus qui transmet la trypanosomiase africaine, plus connue sous le nom de maladie du sommeil. Cette maladie est endémique dans certaines régions de l’Afrique subsaharienne et est mortelle lorsqu’elle n’est pas traitée.

4. La chenille Lonomia Obliqua

Crédit photo : Centro de Informações Toxicológicas de Santa Catarina – Wikimedia Commons

Si vous avez le malheur de vous frotter contre une chenille du genre Lonomia Obliqua, une heure après avoir constaté quelques rougeurs, vous serez pris de vertiges, puis de nausées, votre vue se troublera et des lésions commenceront à apparaître sur votre peau. Ensuite, des troubles rénaux surviendront et vous serez plongé dans un coma irréversible deux jours plus tard. Enfin, seulement si vous êtes coincé en pleine forêt amazonienne sans accès aux secours, car un traitement a été mis au point.

5. La Phoneutria ou Araignée-banane

Crédit photo : ivkuzmin – thinkstockphotos.fr

On trouve les Phoneutria dans les plantations bananières. Une seule morsure de cette araignée suffit à tuer un homme. Le venin libère une puissante neurotoxine qui bloque la transmission des signaux nerveux en direction des muscles. La respiration devient difficile et les muscles se raidissent. Chez les hommes, la morsure provoque également une érection très douloureuse qui peut durer plusieurs heures. Heureusement, un sérum antivenimeux existe.

6. La veuve noire

Crédit photo : KIKA_PHOTO – thinkstockphotos.fr

Le venin de la veuve noire ou Latrodectus mactans est un neurotoxique périphérique, le plus dangereux de tout le monde animal. Il entraine la libération d’acétylcholine et de catécholamines. Cette araignée qui mesure 1 à 1,5 cm se reconnaît à la tache rouge qu’elle porte sur le dos.

La douleur ne se fait ressentir que 10 à 15 minutes après la morsure. Elle se traduit par : une douleur au point d’injection, des contractures musculaires, des douleurs abdominales, dorso-lombaires, des céphalées et enfin par une dystonie neurovégétative, un sérum antivenimeux existe également pour les morsures de veuve noire.

7. L’Atrax

Crédit photo : By Tirin at the English language Wikipedia, CC BY-SA 3.0, via wikimedia commons

L’Atrax Robustus est certainement la plus redoutable des mygales. Cette araignée citadine au comportement agressif peut atteindre jusqu’à 7 cm de long et son venin est très toxique. Ses chélicères, très puissants, peuvent traverser une chaussure ou un jean. Sa morsure provoque une vive douleur et son venin neurotoxique perturbe le fonctionnement du système nerveux.

Dans les années 1980, après qu’elle ait fait de nombreuses victimes en Australie, un antidote a été mis au point.

8. La Paraponera

Crédit photo : Graham Wise from Brisbane, Australia (Paraponera clavata) [CC BY 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/2.0)%5D, via Wikimedia Commons

La Paraponera est une fourmi qui vit dans les forêts tropicales. On l’appelle également fourmi balle de fusil en raison de sa piqûre, dont la douleur est comparable à celle provoquée par un coup de fusil. La douleur peut être ressentie jusqu’à 24 heures après la piqûre.

Certaines populations indigènes amazoniennes du Brésil et de Guyane française utilisent les fourmis du genre Paraponera dans leur rite de passage pour les garçons, au moment de la puberté. L’initié doit montrer sa capacité à résister à la douleur de la façon la plus stoïque possible

http://www.passeportsante.net/

Un cœur humain quasi transplantable créé à partir de cellules souches


Une personne qui peut recevoir un nouveau coeur a le risque de subir un rejet de l’organe étranger. La médecine semble faire des grands pas pour créer un nouveau coeur avec les cellules souches du malade et éviter le rejet. La technique n’est pas encore totalement au point, mais on peut espérer que dans un proche avenir, un coeur in vitro transplantable sera possible
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Un cœur humain quasi transplantable créé à partir de cellules souches

 

Un cœur nettoyé des cellules du donneur et repeuplé par les cellules souches du receveurLEGENDE | Bernhard Jank, MD, Ott Lab, Center for Regenerative Medicine, Massachusetts General Hospital via Eurekalert

Un cœur nettoyé des cellules du donneur et repeuplé par les cellules souches du receveurLEGENDE | Bernhard Jank, MD, Ott Lab, Center for Regenerative Medicine, Massachusetts General Hospital via Eurekalert

Repéré par Peggy Sastre

La bio-ingénierie n’a jamais été aussi près d’offrir une nouvelle solution thérapeutique aux malades.

Dans le monde, plus de 25 millions de personnes souffrent actuellement d’insuffisance cardiaque. En France, en 2014, 361 personnes étaient en attente d’une transplantation cardiaque ou cardio-pulmonaire et un peu plus de 20% d’entre elles sont mortes faute de greffe. Mais le manque de donneurs n’est pas le seul obstacle que doivent surmonter les malades. Une fois l’organe remplacé, ils courent encore le risque d’un rejet du greffon, mortel dans un peu moins de 5% des cas.

Pour lutter contre tous ces problèmes, la médecine œuvre depuis plusieurs années à la conception d’un cœur synthétique créé à partir des propres cellules du patient. Et selon une étude publiée début 2016 dans la revue Circulation Research, une équipe du Massachusetts General Hospital –l’hôpital de la faculté de médecine de Harvard–, c’est un cœur humain quasi transplantable qui vient d’être généré en laboratoire.

En vidant l’organe d’un donneur de ses cellules les plus dangereuses en matière d’histocompatibilité, les chercheurs ont pu concevoir une armature-matrice conservant les structures les plus essentielles –et les moins facilement copiables– d’un cœur fonctionnel, avant de la repeupler par les cellules souches du receveur, générées à partir de cellules cutanées.

«Machine à cœur»

Menée par Harald Ott, cette même équipe avait mis au point en 2008 la procédure permettant de «nettoyer» les cellules vivantes de l’organe du donneur et de la recellulariser avec des cellules parfaitement compatibles avec le receveur. Une technique éprouvée avec succès sur des cœurs, des poumons et des reins de souris mais aussi de plus grands mammifères. L’étude publiée dans Circulation Research est la première à en détailler la réussite sur des cœurs humains.

Pour ce faire, les scientifiques ont dû concevoir un bioréacteur capable de contenir un cœur humain entier pendant tout le processus de recellularisation. Cette «machine à cœur» aura été testée avec succès sur soixante-treize organes collectés par l’agence de biomédecine de Nouvelle-Angleterre. Chaque organe est resté en culture pendant 120 jours et les études de compatibilité effectuées à la fin du processus montrent une absenced’antigènes HLA, molécules responsables des réactions de rejet.

Pour le magazine Popular Science, nous n’avons jamais été aussi loin dans la conceptionin vitro de cœurs humains transplantables –et la bio-ingénierie jamais été aussi près d’offrir une nouvelle solution thérapeutique aux malades, capable, cerise sur le gâteau, de contourner bien des obstacles bioéthiques. 

http://www.slate.fr/

Quand un sous-marin nucléaire brise la glace en Arctique


Je redoute beaucoup ces tests que font les Américains présentement. L’Arctique est un écosystème fragile et les animaux qui y vivent sont à la merci de dame nature. Avec les changements climatiques, si l’exploitation du pétrole s’ajoute, de nouvelles routes maritimes, on peut prétendre les animaux souffrirons beaucoup de ces activités
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Quand un sous-marin nucléaire brise la glace en Arctique

 

Repéré par Robin Panfili

Les États-Unis testent les capacités de leur flotte militaire au pôle Nord.

L’Arctique est devenue une région très convoitée. Avec le réchauffement climatique et la fonte des glaces, la région va changer de visage et l’apparition de nouvelles routes maritimes –ainsi que l’accès à de nouvelles ressources en pétrole– attire l’attention des grandes puissances mondiales. Après la Russie, qui a commencé à investir la région il y a quelques années, ce sont les États-Unis qui tentent désormais de rattraper leur retard.

Dernière preuve en date: cette vidéo de l’US Navy, mise en ligne le 18 mars 2016, qui montre l’USS Hartford, un sous-marin nucléaire américain, briser une épaisse couche de glace dans l’Arctique, à proximité du camp Sargo. La manœuvre intervient dans le cadre d’une opération vouée à tester et évaluer les compétences de la flotte américaine en Arctique. L’opération Ice Exercise 2016 va durer cinq semaines et prévoit également un programme de recherche scientifique sur place, rapporte Jalopnik. 

http://www.slate.fr/

Son iPhone 6s prend feu à bord d’un avion en plein vol


Si un endroit qu’on ne veut pas qu’un feu se déclare, c’est bien en avion. Pour éviter que ce soit un iPhone ou un Smartphone surchauffe, n’oublier par de le mettre en mode avion
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Son iPhone 6s prend feu à bord d’un avion en plein vol

 

Lors de l’incident, l’avion se trouvait au-dessus de l’océan Pacifique, à des centaines de kilomètres du premier aéroport.

APPLE La semaine dernière, une Américaine a vu son iPhone 6s prendre feu alors qu’elle se trouvait à bord d’un avion en plein vol. Heureusement, l’équipage est parvenu à maîtriser l’incendie avant que celui-ci ne cause des dommages.

 

« Tout d’un coup, une flamme de vingt centimètres est sortie de mon smartphone. Je l’ai laissé tomber sur le sol, il s’est glissé sous le siège d’un passager, et les flammes ont commencé à grandir, les gens se sont levés. »

Plus de peur que de mal pour les 163 passagers qui se trouvaient à bord de ce vol, qui reliait Washington (Etats-Unis) à Honolulu (Hawaï), jeudi dernier.

Un peu plus d’une heure après le décollage, l’Américaine Anna Crail explique avoir vu son iPhone 6s prendre feu soudainement, alors qu’elle était en train de regarder un film sur son téléphone. Ce dernier aurait commencé par chauffer, avant de littéralement s’enflammer. Par chance, les membres d’équipage sont parvenus à circonscrire rapidement l’incendie en utilisant les extincteurs de secours.

Un précédent en 2014, lors d’un vol entre Tel-Aviv et Prague

Lors de l’incident, l’avion se trouvait au-dessus de l’océan Pacifique, à des centaines de kilomètres du premier aéroport. Autant dire que les conséquences auraient pu être dramatiques. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’un iPhone est victime d’un phénomène d’auto-combustion. En août 2014, lors d’un vol entre Tel-Aviv et Prague, un iPhone 5 avait pris feu.

Le fait de rechercher constamment un signal peut effectivement entraîner une surchauffe au niveau de la batterie. Pour éviter que ce genre de mésaventure, assurez-vous que votre smartphone est bien en mode avion. Cela vous évitera une belle frayeur lors de votre prochain départ en vacances.

http://www.metronews.fr/

Les bienfaits du cerveau bilingue se confirment


On devrait apprendre une langue seconde dès le jeune âge aux enfants. Il y a beaucoup de bénéfice. Moi, je ne sais pas parler anglais, mais je peux comprendre grosso modo un texte et certaines conversations, mais le parler non et je trouve cela bien dommage. Pourtant, d’après l’étude, il n’est jamais trop tard pour apprendre et cela serait même bénéfique pour retarder ou ralentir la maladie d’Alzheimer
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Les bienfaits du cerveau bilingue se confirment

 

Un garçon et des lettres

PHOTO : ISTOCKPHOTO

Un texte de Michel Rochon de l’émission Découverte

De plus en plus de recherches scientifiques démontrent que le bilinguisme confère des avantages cognitifs chez l’enfant, qu’il peut s’apprendre avec un haut degré de compétence tout au long de la vie et qu’il offre un effet neuroprotecteur jusqu’en fin de vie. État des connaissances.

Partout dans le monde, des psychologues, des linguistes et des spécialistes de l’imagerie cérébrale découvrent les avantages de parler deux langues et scrutent les transformations que cette pratique opère sur ce que l’on appelle maintenant le « cerveau bilingue ».

Le bilinguisme est pratiqué par 60 % de la population mondiale. Au Canada, c’est 35 %.

En fait, la normalité humaine, c’est d’être plurilingue. C’est de parler deux langues, trois langues, quatre langues. Pheadra Royle, linguiste à l’Université de Montréal

 

Une fillette et des lettres

PHOTO : ISTOCKPHOTO

Le bilinguisme ne nuit pas à l’enfant

Dans son laboratoire de l’École d’orthophonie et d’audiologie de la Faculté de Médecine de l’Université de Montréal, Pheadra Royle étudie, entre autres, l’impact du bilinguisme chez les enfants qui entrent à l’école primaire. On a longtemps cru qu’être bilingue à cet âge pouvait nuire au bon apprentissage de la langue apprise à l’école.

Ce n’est pas le cas.

 « On observe que les enfants [bilingues] sont aussi bons que les enfants unilingues et ont même certains avantages », affirme Pheadra Royle à la lumière de ses études.

Son équipe a découvert que les enfants bilingues maîtrisent un peu mieux que les unilingues la conjugaison des verbes irréguliers, comme lire et perdre par exemple.

Le seul bémol, c’est qu’à cet âge l’enfant voit son vocabulaire réduit dans chacune des deux langues, mais au total ce vocabulaire sera plus riche que celui d’un enfant unilingue.

Des avantages cognitifs chez l’enfant

Là où l’avantage du bilinguisme est le plus marqué, c’est sur le plan cognitif.

Il ne s’agit pas d’un quotient intellectuel supérieur, mais bien un bénéfice au niveau des fonctions cognitives que l’on appelle les fonctions exécutives. Diane Poulin-Dubois, professeure de psychologie à l’Université Concordia

Il s’agit ici de l’attention sélective, de la concentration, de la planification et de la résolution de problème.

C’est en pratiquant deux langues à la fois que l’enfant améliore sa flexibilité mentale. Dans le jargon scientifique, on parle de « code switching », c’est-à-dire de l’alternance des codes linguistiques.

« Dans un environnement bilingue, l’enfant fonctionne avec les deux langues en état d’activation constante. Pour utiliser une langue, il inhibe l’autre. C’est une transition constante entre les deux langues. Ça demande une véritable gymnastique de contrôle », affirme la chercheuse Diane Poulin-Dubois, qui étudie et constate ce phénomène chez des enfants aussi jeunes que deux ans.

Par contre, cet effet est plus difficile à mesurer chez les adultes, puisque le développement des fonctions cognitives a atteint un plateau, ce qui rend la mesure en laboratoire plus difficile à démontrer.

Une femme et des lettres

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Devenir parfait bilingue à tout âge?

Le neurolinguiste Karsten Steinhauer de l’Université McGill s’intéresse à un concept qui existe depuis des décennies en linguistique : la période critique.

« La période critique représente la difficulté que rencontre une personne qui apprend une langue tardivement, soit après la puberté, entre 9 et 12 ans. On dit qu’après cet âge vous ne pouvez acquérir une deuxième langue à un très haut niveau de compétence », affirme ce neurolinguiste qui travaille depuis des années dans son laboratoire à examiner ce concept à l’aide d’expériences qui mesurent l’activité cérébrale.

Ce qu’il a découvert, c’est qu’il n’y a en fait pas d’âge pour devenir très compétent dans l’apprentissage d’une langue seconde. Il a démontré que l’activité cérébrale de ceux qui ont atteint un très haut niveau de compétence plus tard dans la vie est la même que celle utilisée dans la langue maternelle. Karsten Steinhauer appelle ce phénomène le concept de la convergence.

Ce que cela démontre, c’est que le cerveau n’est pas ce qui nous empêche de devenir parfait bilingue, mais bien souvent notre motivation, notre acceptation de la culture entourant la langue seconde et bien naturellement l’effort. Karsten Steinhauer

Un homme et des lettres

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Le bilinguisme et l’effet neuroprotecteur au vieil âge

De récentes études ont démontré que le bilinguisme retarde de quatre à cinq ans l’apparition des symptômes chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Ces résultats encouragent Ana Inés Ansaldo, neuroscientifique au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, qui étudie les liens entre le langage, le vieillissement et le cerveau. Dans son laboratoire, on étudie entre autres l’effet neuroprotecteur du bilinguisme sur le cerveau rendu au vieil âge.

Un homme et des lettres

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Elle et son équipe ont démontré, dans une expérience utilisant l’imagerie par résonnance magnétique, que le cerveau des personnes bilingues n’a pas à utiliser les régions du lobe frontal responsables de l’analyse et de la prise de décision lorsqu’elles doivent exécuter des tâches qui demandent de faire des choix, comme entre des objets de différentes couleurs qui se déplacent dans l’espace, ce que font les personnes unilingues.

Les bilingues n’utilisent que les régions postérieures du cerveau, les aires que l’on appelle visuospatiales, des aires qui sont chargées du traitement des stimuli et des déplacements dans l’espace.

« C’est qu’une vie entière à constamment passer d’une langue à l’autre fait appel au contrôle inhibiteur, dans des situations où il faut gérer des interférences et des codes différents », explique la neuroscientifique Ansaldo, qui croit que cela explique pourquoi les personnes bilingues souffrant de la maladie d’Alzheimer ne sont pas atteintes des symptômes graves aussi rapidement.

Les plaques amyloïdes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer ont tendance à se former plus rapidement dans les aires décisionnelles du lobe frontal, celle que les unilingues sollicitent beaucoup plus que les bilingues. Il y a donc un avantage pour les bilingues. Ana Inés Ansaldo

Pour ces chercheurs, le bilinguisme – quelles que soit les langues parlées – a un impact sur la façon dont nous utilisons notre cerveau et notre façon de communiquer.

http://ici.radio-canada.ca/