Soupçonné de radicalisation à quatre ans à cause… d’un dessin


À 4 ans, soupçonné de radicalisation à cause d’un dessin, sans penser d’expliquer ce qu’il voulait représenter, c’est vraiment vivre dans une forme de psychose. Il semble que ce n’est pas le premier cas, que ce soit par un dessin ou une mauvaise prononciation …
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Soupçonné de radicalisation à quatre ans à cause… d’un dessin

 

 

 Soupçonné de radicalisation à 4 ans à cause d'un dessin

Soupçonné de radicalisation à 4 ans à cause d’un dessin / Photo d’illustration

Photo: AFP

PSYCHOSE Un jeune Britannique âgé de quatre ans a été soupçonné de radicalisation suite à un dessin. Il avait représenté son père en train de découper un concombre, le personnel de la crèche y a vu un homme manipulant une bombe.

C’est un dessin qui aurait pu coûter très cher à ce Britannique de 4 ans. Le jeune garçon a failli être signalé pour radicalisation par le personnel de sa crèche. En cause, un dessin, mal interprété par les employés, rapporte sa mère à la BBC. Le garçon a eu la mauvaise idée de faire un dessin où il représente son père en train de découper un concombre.

Manque de chance pour le jeune artiste, l’équipe de la crèche a cru que le légume dessiné était une bombe. Au cœur de la méprise également, une maladresse de langage de la part du petit. Filmé par le Guardian, il raconte avoir dessiné « a cucker bum », un mot proche de « cucumber » mais également de « cooker bomb ».

D’autres cas similaires

Suite au dessin, la mère a été prévenue que son enfant risquait de « lui être retiré », et qu’elle devait prouver son innocence.

« Une affaire incroyablement énervante », a-t-elle réagi.

Les Britanniques sont très à cheval sur la surveillance de la radicalisation, même chez les plus petits.

En décembre dernier, un garçon de 10 ans avait reçu la visite des autorités à cause d’une simple maladresse de vocabulaire. A l’école, il avait écrit vivre dans une « maison terroriste » (terrorist house) au lieu d’une maison de ville (terraced house), rapporte Slate. Un terme qui avait inquiété les enseignants. Conséquence, le lendemain, la police avait débarqué chez le jeune garçon pour l’interroger et fouiller l’ordinateur familial. Choqués, les parents du jeune garçon avaient demandé des excuses à la police.

L’écoterrorisme, mot interdit

Autre cas, toujours outre-Manche, celui d’un collégien, qui a évoqué en cours de français, l’écoterrorisme. Une semaine après, il était interrogé par les autorités sur d’éventuels liens avec le groupe Etat islamique.

Des dénonciations qui répondent à une loi de 2015, qui demande au personnel de plusieurs institutions britanniques, dont l’école, d’alerter la police lorsqu’un de leurs élèves est soupçonné d’être en voie de radicalisation. Et qui ne sont pas sans rappeler l’accumulation de poursuites pour apologie du terrorisme constatées en France dans la foulée des attentats du mois de janvier 2015.

http://www.metronews.fr/

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