Dans la famille Trump, voici les fils, chasseurs d’animaux protégés


La famille Trump est adepte des armes à feu et comme ils sont riches, ils peuvent se permettre de parcourir l’Afrique pour chasser des animaux dont certains sont des espèces protégées. Alors, imaginé si Donald Trump est élu, ce n’est pas juste les Américains (et les autres pays) qui en subiront les conséquences, mais les animaux en voie de disparition qui craindront des chasseurs qui ne veulent que leur tête comme trophée
Nuage

 

Dans la famille Trump, voici les fils, chasseurs d’animaux protégés

 

 

Donal Trump Junior et Eric Trump posent avec le léopard qu'ils viennent de tuer. ©hunting legends

Donald Trump Junior et Eric Trump posent avec le léopard qu’ils viennent de tuer. ©hunting legends

Par Morgane Kergoat

Les deux fils de Donald Trump, candidat pour la primaire Républicaine aux élections présidentielles américaine, s’enorgueillissent de leurs chasses à l’éléphant, au léopard et autres animaux sauvages.

IMAGE. Son goût pour les armes à feu, Donald Trump le porte en bandoulière. Le candidat américain à la primaire Républicaine s’était permis cette sortie après les attentats commis à Charlie Hebdo et au Bataclan :

« Regardez Paris, avec les lois sur le port d’armes les plus restrictives du monde, personne n’avait d’armes sauf les méchants. On peut dire ce qu’on veut, s’ils avaient eu des armes, si nos gens étaient armés, s’ils avaient le droit de porter des armes, la situation aurait été très, très différente. »

Un goût visiblement légué à ses fils, Éric et Donald Junior, tous deux amateurs de tirs et notamment passionnés par la chasse aux trophées. Les militants des droits des animaux se sont d’ailleurs révoltés en 2012 lors de la parution d’une série de photographies prises au Zimbabwe où l’on peut voir les deux frères en train de poser fièrement auprès des cadavres d’un grand koudou (un bovidé africain), d’une civette, d’un waterbuck (une antilope), d’un crocodile, d’un buffle… et même d’un léopard et d’un éléphant ! Or, ces deux dernières espèces sont menacées de disparition.

L’hécatombe des « big five »

Avec l’ascension politique du père, les « exploits » des fils ressurgissent sur la toile, ramenant dans leur sillage le débat sur la possibilité de chasser légalement des animaux figurant sur la liste rouge des espèces menacées. Un débat qui était d’ailleurs vigoureusement réapparu lors de la mort de Cecil le lion en juillet 2015. Comment de tels permis de chasse aux animaux protégés peuvent-ils être octroyés ? En fait, le principe de la chasse aux trophées est de rapporter une partie du corps (le trophée) de l’animal que l’on a réussi à tuer (la plupart du temps avec une arme à feu ou une arbalète). Or le prestige est considéré comme plus grand lorsque l’animal en question est un grand mâle et s’il appartient – pour les safaris africains – au « big five« . Il s’agit des cinq espèces typiquement africaines : le lion(Panthera leo), le léopard (Panthera pardus), le rhinocéros noir (Diceros bicornis), l’éléphant (Loxodonta africana) et le buffle (Syncerus caffer).

 Problème : seul le bovidé ne figure pas sur la liste des espèces menacées de disparition. Alors, pour satisfaire l’appétit des chasseurs, des quotas ont été établis dans certains pays africains autorisant quelques tirs sur des terrains privés, moyennant une forte compensation financière (plusieurs dizaines de milliers d’euros) destinée à la conservation des animaux dans les parcs nationaux (centre de soins, salaires des rangers,…). Sacrifier un individu pour sauvegarder l’espèce en somme.

CASCADE. Sauf que dans certains cas, la mort d’un grand mâle adulte peut entraîner celle d’autres individus de son espèce. C’est le cas chez le lion, comme l’explique le biologiste Léo Grasset dans son livre Le coup de la girafe :

« Un lion peut monopoliser la reproduction de cinq ou six femelles. Il existe un remplacement permanent des mâles car les jeunes viennent constamment affronter les vieux pour pouvoir se reproduire (…)Cependant, les femelles ne sont pas réceptives sexuellement tant qu’elles doivent s’occuper de leurs petits et c’est pourquoi dès qu’un jeune mâle arrive à évincer un mâle d’un groupe, il tue tous les lionceaux dont il n’est pas le père ».

Tuer un lion mâle dominant revient donc à condamner les petits de son groupe. Un effet en cascade pervers et peu visible de la chasse aux trophées.

http://www.sciencesetavenir.fr/

5 réponses à “Dans la famille Trump, voici les fils, chasseurs d’animaux protégés

  1. pour sa sortie sur les attentas de Paris ce monsieur oublie de dire une chose, c’est que si les gens avaient été armés comme aux Etats unis il y aurait eu plein de massacres avant comme il y en a couramment dans ce beau pays qui laisse les gens s’entretuer tout ça parce que les marchands d’armes font de la désinformation et maintient la peur
    ce monsieur est dangereux et c’est pas parce qu’il a fait fortune sur le dos de salariés mal payés qu’il réussira en politique

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