Le Saviez-Vous ► Année bissextile et 29 février : origines et fonctionnement


Nous sommes en une année bissextile, donc une journée de plus avec un 29 février sur le calendrier. Alors profitons pour notre gouverne ou pour tout simplement se rappeler l’origine de cette journée additionnelle tous les 4 ans.
Nuage

Année bissextile et 29 février : origines et fonctionnement

 

 

Rozenn Nicolle
Rédactrice – MétéoMédia

La date de lundi sera bien particulière : il s’agira du 29 février, journée qui n’existe que tous les 4 ans. Mais d’où vient cette idée d’avoir un mois de février plus ou moins long ? On vous explique…

Premièrement, il faut savoir que tout ce qui façonne notre actuel calendrier nous provient des astres, et d’un en particulier : le soleil. Et la raison est simple : le mouvement que notre planète fait par rapport au soleil est ce qui détermine le jour, la nuit et les saisons.

Une année est donc basée sur le temps que met la Terre à faire le tour du soleil et une journée est basée sur le temps qu’elle met à faire un tour sur elle-même.

Ceci étant dit, combien de temps précisément faut-il à notre planète pour faire sa révolution autour du soleil ? En général, la réponse est 365. En vérité, c’est un peu plus : 365.2422199, soit 365 jours, 48 minutes et 45 secondes, montre en main.

D’ailleurs, nos jours ne durent pas exactement 24 heures non plus, mais 23 heures, 56 minutes et 4 secondes.

Seulement, pour des raisons pratiques, il nous faut un nombre entier de jours dans le calendrier, et pendant longtemps on a utilisé 365 jours. Sauf qu’au fil des années, les saisons se sont décalées, et il a fallu trouver une nouvelle façon de compter les jours.

Un peu d’Histoire…

Jules César

C’est aux Romains, et plus particulièrement à Jules César, que nous devons l’ancêtre de notre calendrier : le calendrier julien.

Celui-ci, alors à la tête de l’Empire romain, était soucieux de constater que les années solaires ne suivaient pas correctement les années civiles du système de l’époque. Il fit alors appel à l’astronome grec Sosigène d’Alexandrie, afin de régler ce décalage trop important.

S’inspirant des Égyptiens, celui-ci proposa alors la solution d’une année à 365 jours et d’une journée « intercalaire » tous les quatre ans afin de compenser. Une année étant proche de 325,25 jours, cela signifie qu’ajouter un jour tous les 4 ans, permettait de caler le calendrier civil sur le calendrier solaire.

Mais là encore, un décalage se faisait sentir à hauteur de trois jours de trop par tranche de quatre siècles. Et c’est au pape Grégoire XIII que l’on doit le nom de notre calendrier actuel, dit grégorien, car c’est lui qui a initié la dernière réforme en 1582.

Il fut donc décidé que les années bissextiles (jusque-là concernant toutes les années divisibles par 4) ne seraient plus que les années divisibles par 4 non divisibles par 100 et les années divisibles par 400. L’année 1900 par exemple, est divisible par 4 et par 100 donc elle n’est pas bissextile.

L’instauration du calendrier grégorien a donc permis de rattraper l’avance du calendrier civile sur le calendrier solaire en supprimant des jours et en ralentissant le rythme, ôtant trois années bissextiles tous les 400 ans.

Le calendrier grégorien n’a pas été adopté tout de suite par tous les pays, mais est maintenant devenu le calendrier civil quasi universel. Il n’est toutefois pas encore parfait, puisqu’il engendre tout de même un décalage de trois jours tous les 10 000 ans !

Étymologie

Le jour intercalaire du calendrier julien fut placé avant le 24 février, qui se trouvait être, à l’époque, le 6e jour avant les calendes (le début) de mars (qui était à l’époque le premier mois de l’année). En ajoutant ce jour, on doublait donc le 6e jour, ce qui se traduisait en latin par bis (doubler) sextus (sixième). C’est de là que nous vient l’adjectif « bissextil », qui caractérise une année de 366 jours.

Les mois de juillet et aôut prennent également leurs origines dans ce calendrier julien. En effet, Jules César a humblement rebaptisé ces deux mois en son honneur, Julius et Augustus (devenus juillet et août) leur accordant à chacun 31 jours, en volant au passage un à ce fameux mois de février qui n’en décompte donc que 28… ou 29 !

En anglais, on se fatigue moins avec les racines étymologiques latines, et on appelle communément le 29 février « leap day » et une année comportant 366 jours une « leap year ».

Natifs du 29 février

Chaque pays a sa propre façon de considérer le 29 février. Ainsi, si vous êtes nés un 29 février à Taïwan, votre passeport indiquera une naissance le 28, alors qu’au Canada on conserve cette date de naissance dans tous les documents officiels. Quant au jour de votre majorité lors d’une année normale, elle n’est généralement prise en considération qu’à partir du 1er mars.

Cela ne vous empêchera pas toutefois de payer votre permis de conduire chaque année au Québec !

Et concernant la célébration, le 28 février comme le 1er mars (ou les deux) permettent tout aussi bien de faire la fête ! Même Facebook n’oubliera pas de vous souhaiter une bonne fête en cas d’année non bissextile (et vos amis non plus, donc !)

SOURCES : Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides | Conseil National de Recherche Canada | Metronews

http://www.meteomedia.com/

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