Les grands esprits


Quand nous sommes différents, que nous avons des opinions différentes, qu’on veut surmonter des problèmes, il faut une bonne dose de courage et de détermination pour avancer, car souvent, ceux qui nous mettent des obstacles sont souvent des proches de notre entourage
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Les grands esprits

 

« Les grands esprits ont toujours fait face à de violentes oppositions de la part d’esprits médiocres. L’esprit médiocre est incapable de comprendre l’homme qui refuse de se plier aveuglément aux préjugés traditionnels et choisit plutôt d’exprimer ses opinions courageusement et honnêtement. »

Albert Einstein

Le Saviez-Vous ► Les us et coutumes de prendre ses repas au moyen-âge.


Une petite rétrospective des coutumes lors des repas au Moyen-âge, heureusement, le temps a bien changé !
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Les  us et coutumes de prendre ses repas au Moyen-âge.

Contrairement à l'idée reçue, les médiévaux ne sont pas des sauvages à table, et c'est même à la fin du Moyen-Âge que nous voyons apparaître les premiers traités de civilités ou de contenances de table, contenant les règles à respecter pour ne pas se comporter en « vilain » à table.

Contrairement à l’idée reçue, les médiévaux ne sont pas des sauvages à table, et c’est même à la fin du Moyen-Âge que nous voyons apparaître les premiers traités de civilités ou de contenances de table, contenant les règles à respecter pour ne pas se comporter en « vilain » à table.

LA SALLE DU FESTIN

Bien évidemment la disposition des lieux de prise des repas dépend de la couche sociale à laquelle on appartient. Mais en règle générale, jusqu’à la fin du Moyen-Âge, les pièces de la maison restent indifférenciées, on ne leur assigne pas une fonction spécialisée.
On ne trouve donc pas souvent de cuisine et de salle à manger distinctes, car cela reste un privilège aristocratique. Dans les couches les plus modestes, on prends ses repas dans la salle commune de la maison, qui fait office de tout : chambre à coucher, cuisine, salle à manger…

On ne trouve donc pas souvent de cuisine et de salle à manger distinctes, car cela reste un privilège aristocratique. Dans les couches les plus modestes, on prends ses repas dans la salle commune de la maison, qui fait office de tout : chambre à coucher, cuisine, salle à manger

Le plaisir de manger en petit comité ou dans un lieu privé revient aux classes hautes de la société : les princes, les Papes, les bourgeois même, prennent leurs repas dans une petite salle d’usage privée, comme la chambre à coucher par exemple.

Mais il faut penser que les repas sont en général pris dans n’importe quelle pièce indistinctement.

LE MOBILIER

Cette organisation vient sans doute du fait qu’à la période médiévale, on n’a pas encore l’habitude d’utiliser une table fixe.

La table est un meuble mobile, une planche de bois montée sur tréteaux, que l’on dresse lorsqu’on en a besoin pour la retirer ensuite. On peut donc aisément la transporter d’une pièce à l’autre, selon le goût du maître de maison.

La table est un meuble mobile, une planche de bois montée sur tréteaux, que l'on dresse lorsqu'on en a besoin pour la retirer ensuite. On peut donc aisément la transporter d'une pièce à l'autre, selon le goût du maître de maison

La table fixe, à laquelle on consacre une pièce entière, la salle à manger, n’apparaît pas avant le XVIIIe siècle.

On mange donc attablé, assis sur des tabourets, ou des bancs. Les chaises restent au Moyen-Âge un meuble d’apparat, et l’on ne l’utilise pas pour prendre les repas. Les tabourets sont les sièges les plus communs et les plus répandus. Il est aisé pour un paysan d’en fabriquer un, on peut même s’assoir sur un bout de tronc d’arbre séché.

Quant aux bancs, leur usage est partagé par la société dans son entier. Il sont faits de tous bois, et sont de toutes tailles, avec ou sans dossier, ou même avec un dossier modulable. L'emploi du banc dans les grands festins aristocratiques a d'ailleurs donné le verbe « banqueter »...

Quant aux bancs, leur usage est partagé par la société dans son entier. Il sont faits de tous bois, et sont de toutes tailles, avec ou sans dossier, ou même avec un dossier modulable.

L’emploi du banc dans les grands festins aristocratiques a d’ailleurs donné le verbe « banqueter »

LES USTENSILES DE TABLE et de CUISINE

La table médiévale est relativement dénudée.
On n’y entasse pas quantités de couverts et d’objets comme il sera d’usage à l’époque Moderne.

Les convives, quelle que soit leur appartenance sociale, utilise principalement trois types d’ustensiles afin de prendre leur repas :

LE TAILLOIR

Plaque ronde ou rectangulaire, il sert à poser les aliments solides. Il est communément de bois, mais peut être d’argent pour les plus riches. Il est lui-même recouvert d’un tranchoir,

LE TRANCHOIR 

Le tranchoir est une tranche de pain très épaisse sur laquelle on pose les viandes en sauces ou les légumes. Imbibées de jus à la fin du repas, elle peut être consommées ou donnée aux pauvres en charité, ou aux chiens de la famille.

LES ECUELLES

Les écuelles de la table médiévale - Elles servent à consommer les mets liquides, comme les soupes.

Elles servent à consommer les mets liquides, comme les soupes. Là encore, de bois pour le commun, elles peuvent être d’or ou d’argent dans les familles les plus aisées.

LES COUPES et GOBELETS

Les coupes et les gobelets de la table médiévale - De toutes tailles et de toutes matières, elles servent à la consommation des boissons.

De toutes tailles et de toutes matières, elles servent à la consommation des boissons. 

Certaines peuvent être de véritables trésors d'orfèvrerie, être ornées de perles, comporter un couvercle...

Ces trois ustensiles ne sont pas toujours d’usage individuel. Il peut se trouver que les convives aient à les partager.

LES COUVERTS

Viennent ensuite les couverts. À la période médiévale, les principaux
couverts utilisés pour manger sont les propres doigts de chacun…
Mais l’on peut s’aider de quelques autres

À la période médiévale, les principaux couverts utilisés pour manger sont les propres doigts de chacun... Mais l'on peut s'aider de quelques autres :

    LE COUTEAU

C’est un objet personnel avant tout. On le porte le plus souvent sur soi, et lorsqu’on est invité, on l’apporte avec soi. Il est le principal couvert que l’on utilise pour manger.

c'est un objet personnel avant tout. On le porte le plus souvent sur soi, et lorsqu'on est invité, on l'apporte avec soi. Il est le principal couvert que l'on utilise pour manger. Il revêt aussi une symbolique particulière, et dans les riches familles, un écuyer est spécialement formé à l'art de couper les viandes et divers mets (on l'appelle l'écuyer tranchant).

Il revêt aussi une symbolique particulière, et dans les riches familles, un écuyer est spécialement formé à l’art de couper les viandes et divers mets (on l’appelle l’écuyer tranchant)

Il revêt aussi une symbolique particulière, et dans les riches familles, un écuyer est spécialement formé à l'art de couper les viandes et divers mets (on l'appelle l'écuyer tranchant).

   LA CUILLERE

La cuillère sert à tout, dans toutes les classes sociales. De bois ou de métal précieux, elle est d’usage individuel durant le repas, et disposée sur la table avant le service. Lorsqu’elle est de grande taille, elle peut aussi servir à puiser les denrées dans les pots dans lesquels elles sont conservées.

La cuillère sert à tout, dans toutes les classes sociales. De bois ou de métal précieux, elle est d'usage individuel durant le repas, et disposée sur la table avant le service. Lorsqu'elle est de grande taille, elle peut aussi servir à puiser les denrées dans les pots dans lesquels elles sont conservées.

La cuillère sert à tout, dans toutes les classes sociales. De bois ou de métal précieux, elle est d'usage individuel durant le repas, et disposée sur la table avant le service. Lorsqu'elle est de grande taille, elle peut aussi servir à puiser les denrées dans les pots dans lesquels elles sont conservées.

Lorsqu’elle est de grande taille, elle peut aussi servir à puiser les denrées dans les pots dans lesquels elles sont conservées.

La cuillère sert à tout, dans toutes les classes sociales. De bois ou de métal précieux, elle est d'usage individuel durant le repas, et disposée sur la table avant le service. Lorsqu'elle est de grande taille, elle peut aussi servir à puiser les denrées dans les pots dans lesquels elles sont conservées.

LA FOURCHETTE 

La fourchette n’est pas utilisée au Moyen-Âge comme nous le faisons aujourd’hui !

La fourchette est un pic à viande au moyen age médiéval - Elle prends la forme d'un grand ustensile à deux dents, utilisé pour servir les viandes ou piquer des fruits à la fin du repas.

Elle prends la forme d’un grand ustensile à deux dents, utilisé pour servir les viandes ou piquer des fruits à la fin du repas.

Elle prends la forme d'un grand ustensile à deux dents, utilisé pour servir les viandes ou piquer des fruits à la fin du repas.

En aucun cas elle n’est un outil individuel utilisé pour manger.

LE LINGE DE TABLE 

Le linge de table joue un rôle essentiel dans le déroulement du repas, à la fin comme décoration, mais aussi et surtout comme garant d'une certaine hygiène, puisque l'on mange avec ses mains.

Le linge de table joue un rôle essentiel dans le déroulement du repas, à la fin comme décoration, mais aussi et surtout comme garant d’une certaine hygiène, puisque l’on mange avec ses mains.

La nappe blanche immaculée déroulée sur la table sert surtout d’élément de décoration et d’apparat.

Par dessus elle, pour ne pas la tâcher, on dispose d’autres nappes plus petites, appelées « longières », qui, placées sur le rebord de la table, permettent aux convives de s’essuyer la bouche et les mains.

Dans certaines maisons, les longières sont remplacées par de serviettes grandes individuelles, appelées « guardanappi » en Sicile et « touailles » en France.

Pour d’autres informations Très intéressante sur ce site

Présentation cuisine du Moyen Age
Maîtres-Queux et Cuisiniers au Moyen-âge
Menus Festin Repas médiéval
Organisation d’ un Festin médiéval
Dresser la Table médiévale
Mise en bouche, assiette de table
Brouet, Porez, Soupe médiévale
Tourtes, Pastes, Pâtés et Friands médiévaux
Pastes, Terrines et Pâtés médiévaux
Poissons, Crustacés, Coquillages
Volailles, Poulailles et Voletailles
Rôts de Gibiers, Viandes et Venaisons
Légumes, Racines, Féculents médiévaux
Céréales médiévales
Entremets, Plat ou Spectacle médiéval
Fruits frais ou secs au Moyen Age
La Desserte, Desserts du repas médiéval
L’ Issue, Yssue, confiseries médiévales
Le Boute-Hors médiéval aux épices
Hypocras, Cervoise, boissons médiévales
Verjus et Sauces médiévales
Epices et Condiments médiévaux
Plantes et Herbes aromatiques
Glossaire, Dictionnaire cuisine médiévale
Bibliographie cuisine médiévale

Ref :

Association FER DE LANCE
Association LE TAILLOIR
Association LION DE GUERRE
Restaurant LE CASTELET à Blois
WIKIPEDIA : La cuisine médiévale
www.medieval-moyen-age.net
Association LE FAISEUR DE RIPAILLES
Auberge LES VOUTES
VIVRE-AU-MOYEN-AGE
Les GUERRIERS D’AVALLON

http://www.voyageurs-du-temps.fr/

Sorcières de Salem : le lieu des exécutions retrouvé


Les sorcières de Salem furent une bien triste époque comme d’ailleurs toutes les chasses aux sorcières dans le monde. À Salem, on maintenant affirmer le lieu de pendaisons de ces femmes et quelques hommes accusées pour d’obscures raisons de sorcellerie
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Sorcières de Salem : le lieu des exécutions retrouvé

 

La salle où se tenait les procès des sorcières de Salem. William A. Crafts

La salle où se tenait les procès des sorcières de Salem. William A. Crafts

Par Joël Ignasse

Condamnées pour sorcellerie en 1692, une vingtaine de personnes ont été exécutées par pendaison à Salem. Le site où se sont déroulées les exécutions a été retrouvé.

GALLOWS HILL. Les exécutions de Gallows Hill, une colline située juste à l’extérieur de la ville de Salem dans le Massachusetts, ont clos d’une façon dramatique l’épisode des sorcières de Salem qui reste ancré dans la mémoire collective, sans doute alimentée par les nombreux films d’horreur inspirés de ce fait. Malgré cette renommée, le site des exécutions n’a jamais été connu avec certitude et la culture populaire le situait au sommet de la colline. De nouvelles investigations conduites par un groupe de chercheurs de plusieurs universités invalident désormais cet emplacement.

Des pendaisons et un écrasement

Si la majorité des victimes des procès de Salem étaient des femmes, six hommes ont aussi été exécutés. La plupart (entre 20 et 25) le furent par pendaison et un des hommes, qui refusait de plaider, a subi la peine forte et dure, pratique consistant à empiler des grosses pierres sur la victime jusqu’à son trépas (le supplice a duré trois jours pour celui-ci). Grâce à un faisceau d’indices concordants, les scientifiques ont résolu le mystère du lieu où se déroulèrent les pendaisons. Ce site, appelé Proctor’s Ledge, est situé au pied de la colline. Il avait déjà été identifié par Sidney Perley, historien et spécialiste de Salem, au début du XXème siècle mais ses travaux sont peu à peu tombés dans l’oubli.

MEMORIAL. En 2010, Elizabeth Peterson directrice de la Maison de la sorcière (seul édifice encore debout datant de cette période et qui a été la demeure de Jonathan Corwin, le juge qui a prononcé les condamnations), qui avait eu vent des recherches de Perley, décida de réunir un groupe afin de vérifier ses allégations. Les scientifiques ont réuni des récits de l’époque et ont réalisé des modélisations de la ville telle qu’elle se dressait autrefois pour confirmer que Proctor’s Ledge était le bon emplacement. Ils se sont notamment fondés sur le récit d’une habitante qui racontait avoir assisté aux exécutions depuis sa fenêtre. En repositionnant sa maison sur le plan de la ville, ils ont découvert qu’elle pouvait effectivement voir Proctor’s Ledge et pas du tout le sommet de la colline, infirmant ainsi la croyance populaire.

Le sol sous Proctor’s Ledge a été sondé à l’aide d’un radar et d’un équipement de mesure de la résistivité. Les analyses indiquent que la couche meuble y est très fine. Bien trop pour qu’un cadavre puisse y être enterré. Ce qui confirme les récits de l’époque indiquant que les familles des condamnés venaient, le soir venu, récupérer les corps pour leur procurer une sépulture plus décente. Les résultats du groupe de recherche ont été communiqués à la ville de Salem qui envisage de valoriser le site et d’y placer une plaque commémorative.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Persuadé d’être victime d’un complot, il pensait que son chat était un imposteur


Un syndrome bien étrange, qui donne l’impression d’être sous surveillance et ce qui est d’autant plus surprenant c’est que même des animaux peuvent avoir cette confusion d’identité
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Persuadé d’être victime d’un complot, il pensait que son chat était un imposteur

 

 IZ SERIUS ADMNIM/ THIZ IZ SERIUS BIZNIS / pfctdayelise via Wikimedia License by

IZ SERIUS ADMNIM/ THIZ IZ SERIUS BIZNIS / pfctdayelise via Wikimedia License by

Repéré par Vincent Manilève

Il s’agit d’une forme rare d’une maladie très sérieuse appelée le «syndrome de Capgras».

C’est un homme de 73 ans dont on ignore le nom, mais dont on sait qu’il a déjà connu une dépendance à l’alcool, des traumatismes crâniens après des matchs de hockey et surtout des troubles bipolaires. Mais si Ryan Darby et David Caplan, deux neurologues d’Harvard, se sont particulièrement intéressés à sa condition, c’est parce qu’il a commencé à développer un trouble très particulier il y a quelques années.

Dans une étude publiée dans le journal Neurocase et relayée par Discover magagazine, ils expliquent qu’il a commencé à développer une certaine paranoïa et à prendre son propre chat pour un imposteur:

«Six ans avant la présentation, il a développé une paranoïa aigüe alors qu’il arrêtait ses médicaments psychiatriques. Il a donné à sa femme des notes où il affirme que leur maison était surveillée, et il confondait des personnes dans les parkings avec des agents du FBI.

Puis il est devenu obsédé par l’idée que son chat a été remplacé par un chat imposteur qui était impliqué dans une conspiration contre lui. Il savait que le chat actuel ressemblait physiquement à son chat, mais que la personnalité ou le cœur psychique de son chat a été remplacé. Ses symptômes se sont atténués et il n’avait plus d’illusions sur le fait qu’un imposteur avait remplacé son chat.»

De rares cas avec des animaux

En procédant à des analyses sur cet homme, les deux chercheurs ont pu constater qu’il souffrait de déclin cognitif et mémoriel, ainsi que d’une atrophie du cortex cérébral, certainement due à sa pratique du hockey sur glace. Mais le trouble dont souffre  ce septuagénaire, aussi étrange soit-il, porte un nom très précis. Comme nous vous l’expliquions il y a quelques mois, il s’agit du syndrome de Capgras, un «délire d’illusion des sosies», analysé pour la première fois en 1923 et qui concerne des personnes qui confondent un proche ou eux-mêmes avec un autre. Il s’agit d’une incapacité de notre cerveau à comprendre qu’une personne, un animal, ou un objet, a une identité qui lui est propre et qui persiste au cours du temps.

Il est intéressant ici de noter que les cas de syndrome de Capgras concernent principalement des confusions d’êtres humains.

«Les illusions de Capgras ont rarement été rapportées à propos d’animaux», écrivent les auteurs de l’étude, qui rapportent tout de même quelques cas avec des oiseaux ou un chien.

De nouvelles études devront être réalisées si l’on veut comprendre un peu mieux pourquoi nos animaux de compagnie peuvent aussi être le fruit d’une telle confusion d’identité.

http://www.slate.fr/

Un quart d’entre vous ne passe plus d’appel avec son téléphone


Avec les téléphones intelligents, les réseaux sociaux, les sms, les appels téléphoniques se font de plus en plus rare. D’un côté, c’est dommage, mais d’un autre côté comme le téléphone nous suit partout, un appel peut-être vraiment dérangeant pour les autres, pourtant, il fut un temps qu’on pouvait passer des heures a discuter au téléphone
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Un quart d’entre vous ne passe plus d’appel avec son téléphone

 

La fonction primaire du téléphone disparaît peu à peu au profit des applications | Dan Markeye via Flickr CC License by

La fonction primaire du téléphone disparaît peu à peu au profit des applications | Dan Markeye via Flickr CC License by

Repéré par Fatma Pia Hotait

La fonction de base du téléphone est en nette baisse.

Un quart des personnes dans les pays développés ne passeront aucun appel téléphonique dans la semaine qui vient.

«Les conversations téléphoniques avec la famille ou les amis ont été largement remplacées par les réseaux sociaux, explique à Re/code le directeur Télécoms de la branche américaine du cabinet de conseil Deloitte, Craig Wigginton. Une application peut remplacer tous les appels que nous aurions passés auparavant, que ce soit pour commander un repas, appeler un taxi, prendre un rendez-vous ou faire un virement bancaire.»

L’intérêt pour la fonction de base du téléphone est donc en nette baisse. Pourtant, Deloitte explique que nous sommes de plus en plus dépendants aux smartphones. La société estime que 40% des utilisateurs vérifient son portable dans les cinq minutes après la sonnerie du réveil. Un tiers fait de même avant d’aller se coucher. La chercheuse en informatique Gloria Mark expliquait à The Atlantic début janvier qu’au travail les employés ouvrent leur boîte de réception environ soixante-dix-sept fois par jour. Une fréquence qui peut aller jusqu’à 343 fois par jour, voire plus.

Accro au téléphone mais pas aux appels

Dans une étude datée d’août 2015, l’institut de recherche Pew expliquait que 89% des utilisateurs ont utilisé leur téléphone lors de leur dernière sortie. De même, 86% des utilisateurs sondés ont affirmé que les personnes en leur compagnie ont elles aussi utilisé leur smartphone.

89% of Cell Owners Used Their Phones During Their Most Recent Social Activity with Others

Cette tendance n’est pas récente. Dans un article du Telegraph de novembre 2014, on apprenait que le nombre d’appels passés au Royaume-Uni avait baissé de 38% entre 2007 et 2013. De même, les Britanniques passaient 3,9 fois moins de temps au téléphone.

En 2014 déjà, nous nous étions penchés sur le sujet. Contrairement à ce qui avait cours il y a quelques dizaines d’années, les appels ne rythment plus les soirées des jeunes d’aujourd’hui. Intrusif, l’appel téléphonique a été vite remplacé par le SMS. 

«Téléphoner est à présent presque un viol», estimait Scott Campbell, professeur de télécommunications à l’université du Michigan, à la radio américaine NPR. Dans un article inspiré du New York Times, Rue89 énumérait deux principales explications à cette mutation des usages:

  • L’appel est vu comme une intrusion dans la sphère privée. Faire entendre sa voix, c’est s’exposer davantage qu’avec un simple message.
  • Le message est considéré comme plus efficace et prend moins de temps. Le message est aussi moins encombrant: on peut en écrire au travail ou en réunion.

Autant de raisons qui font que la fonction primaire du téléphone est en passe de disparaître au profit des outils moins personnels de communication.

http://www.slate.fr/

Parasomnies : Ces étranges perturbations du sommeil


Le sommeil peut-être être troublé sans pour autant se réveiller, mais la qualité d’une nuit de sommeil est compromise
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Parasomnies : Ces étranges perturbations du sommeil

 

Parasomnies : ces étranges perturbations du sommeil…

 

On nomme parasomnies tous les phénomènes indésirables qui peuvent accompagner le sommeil. Celles que nous vous présentons ici n’empêchent pas de dormir, mais elles diminuent parfois le repos ; ou alors elles sont perturbantes pour l’entourage. Peu connues, elles sont pourtant fréquentes, voire très fréquentes.

Hallucinations du sommeil

Les hallucinations du sommeil sont parmi les parasomnies les moins bien connues, alors qu’elles ne sont pas rares. Elles sont liées à l’endormissement ou au réveil. Elles peuvent être visuelles – la personne voit des lumières ou des formes – ou auditives, et alors la personne entend un nom, une porte qui claque, une sonnerie ou autre. Elles peuvent aussi être kinesthésiques, c’est-à-dire qu’elles touchent à notre perception par notre corps. Les personnes ont alors l’impression que leur corps s’allonge en tout ou en partie, une sensation de flottement ou de chute, etc. Sans aucune gravité, ces hallucinations ne nécessitent aucun traitement. Elles apparaissent pendant la jeunesse et diminuent, puis disparaissent, en général avec l’âge. En souffrez-vous ? Elles sont tout sauf rares puisque 37% de la population connaît ce type d’expérience.

Paralysie du sommeil

Plus inquiétante pour celui qui en souffre, la paralysie du sommeil n’est pourtant pas plus grave. La personne affectée va avoir l’impression d’être réveillée, mais être incapable de se déplacer, de bouger ses membres, voire parfois de respirer. Elle peut avoir lieu à l’endormissement ou au réveil, et elle est souvent très angoissante. Elle peut en outre être accompagnée d’hallucinations. Au final, l’épisode ne dure au maximum que quelques minutes, et il cesse dès que la personne affectée peut être réveillée. Entre un quart et un tiers des jeunes adultes (étudiants) connaissent ce type de phénomène.

Cauchemars ou terreurs nocturnes ?

Les cauchemars sont des rêves dont le côté désagréable s’accentue au cours du rêve. On les dépeint la plupart du temps comme effrayants ou horrifiants, mais l’impression dominante peut aussi être le dégoût ou la gêne. Les cauchemars sont des troubles du sommeil sans gravité, mais ils laissent une impression si déplaisante qu’ils peuvent parfois peser lourdement sur la qualité de vie d’une personne affectée. Entre 2 et 8% de la population souffrent régulièrement de cauchemars.

Les terreurs nocturnes sont moins difficiles à vivre pendant le réveil, puisque la personne affectée ne s’en souvient pas quand elle est réveillée. Pour l’entourage en revanche, elles sont très impressionnantes : les personnes, au milieu de la nuit, se dressent dans leur lit, leur visage exprimant la plus grande peur. Parfois cette peur peut aller jusqu’à des cris ou des hurlements. Il est alors impossible de réveiller la personne affectée, qui finira cependant par se rendormir. Les terreurs nocturnes ne sont pas très rares: 2,2% des adultes en sont atteints.

Mis à jour par Isabelle Eustache
Créé initialement par Marion Garteiser, journaliste santé
Sources : Pr Michel Billard, « Le guide du sommeil », éd. Odile Jacob

http://www.e-sante.fr/