Le Saviez-Vous ►Connaissez-vous les cabinets de curiosités ?


Les cabinets de curiosité sont les ancêtres des musées. Des gens collectionnaient ce qui les passionnait souvent dans un but éducatif, mais aussi, comme les élites du temps, une manière d’exposer leur richesse
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Le Saviez-Vous ►Connaissez-vous les cabinets de curiosités ?

 


Photo: Le cabinet de curiosités de Bonnier de la Mosson, dessin de Jean-Baptiste Courtonne

Ancêtres de nos musées, les cabinets de curiosités ont permis aux bien nantis, à partir de la Renaissance, de se constituer des collections d’objets (souvent inusités) afin de pouvoir étudier et comprendre le monde, mais aussi pour impressionner leur entourage et leurs vieux ennemis! Intéressons-nous cette semaine à ces collections, qui ont souvent fait sensation!

PAR EVELYNE FERRON Spécialiste  en histoire ancienne

Des musées privés


Photo: Cabinet des curiosités

Il faut remonter au 16e siècle, en pleine Renaissance, pour comprendre les origines de ces pièces ou armoires (curios), qui étaient réservées à la conservation d’objets divers. On les appelait aussi des boîtes à mémoire! Ces artéfacts permettaient à leurs propriétaires de se créer des collections variées étant associées à divers aspects du monde, dans un esprit d’apprentissage. Les objets les plus inusités leur valaient beaucoup de publicité!


Photo: Musei Wormiani Historia

Pour les rois, empereurs et grands aristocrates, les cabinets de curiosités étaient aussi une façon de montrer à la fois leur richesse de par la variété de leurs collections, mais aussi l’étendue de leurs connexions de par l’exotisme de certains objets. Au fil du temps, certaines collections furent si imposantes, qu’elles devinrent les premiers musées d’Europe. D’autres collections, plus modestes, avaient un objectif davantage scientifique qu’esthétique. 

Des objets très variés!


(Source)

La plupart de ces cabinets devaient contenir des objets associés à diverses facettes du monde (sciences naturelles, géographie, histoire, culture, religion, etc.), afin de mieux le connaître et le comprendre. On y retrouvait donc autant des parties d’animaux ou des insectes conservés dans l’alcool, des squelettes de différentes espèces, ainsi que divers exemplaires de plantes et de feuilles. 


Photo: André Breton dans son studio en 1957 par Gisele Freund

Les squelettes d’hominidés, les momies, les roches et minéraux, les statuettes culturelles de partout dans le monde constituaient aussi une bonne partie de ces collections. 


Photo: Christine de Suède par Sébastien Bourdon

Pour donner à sa fille une éducation riche et à caractère international, le père de la future reine Christine de Suède lui avait constitué un cabinet de curiosités dans lequel elle pouvait entre autres toucher de la peau de serpent!

Quelques objets inusités de cabinets de curiosité

En rafale, voici quelques artefacts inusités et/ou célèbres de cabinets de curiosités dans l’Histoire!

1. La collection zoologique du médecin et professeur du 19e siècle Robert Edmond Grant


Photo: Squelette d’oryctérope (collection de Robert Edmont Grant)

Récoltée à des fins d’enseignement et élargie après sa mort, la collection zoologique de Grant compte maintenant plus de 67 000 spécimens dont plusieurs proviennent d’animaux maintenant considérés en voie de disparition. L’ensemble comprend des squelettes, des animaux empaillés et des spécimens préservés dans des fluides. Elle peut être vue au Grant Museum of Zoology de Londres.

2. La collection « médicinale » d’Hans Sloan, à l’origine du British Museum

Photo: Spécimen « médicinaux » de la collection de Sir Hans Sloan. © 2003 The Natural History Museum

La collection offre un aperçu fascinant des croyances de la première partie du 18e siècle. On y retrouve non seulement des plantes, des graines, des fruits, des morceaux d’écorce, des racines et de la résine, mais aussi des doigts de momies moulus avec lesquels on croyait pouvoir soigner les contusions ainsi que des cornes de rhinocéros qui servaient à titre d’antipoison.

3. Les têtes réduites, une fascination de l’époque victorienne!


Photos: Têtes réduites de la collection de Ryan Matthew par Sergio Royzen

Créées en suivant un procédé bien précis, les têtes réduites sont le fruit d’un rituel des tribus Jivaros effectué dans le but d’exploiter l’esprit d’un ennemi, de le contraindre à devenir un esclave et d’empêcher l’âme de l’ennemi de revenir venger sa mort.

4. La peau de tigre de la collection victorienne Malplaquet

Construite en 1742, la maison Malplaquet est une maison d’architecture georgienne de Grade II (monument classé) à Londres. Vendue en 1998, la maison contient la collection complète d’oeuvres d’art et d’objets ésotériques de ses acquéreurs, Tim Knox, le directeur du Fitzwilliam Museum et Todd Longstaffe-Gowan, un jardinier. 

http://www.historiatv.com/

«Je ne sais pas comment être heureux»


La dépression n’a pas de définition simple, car elle peut être complexe à différents degrés. Il y a des dépressions qui sont clairement visibles alors que d’autres c’est plus difficile à comprendre. Ces personnes qui sont éternellement malheureuses (malgré que parfois, ils ont un quelques sauts de bonne humeur) peuvent espérer d’avoir une aide professionnelle pour espérer de cibler les causes Ces personnes qui sont éternellement malheureuses (malgré que parfois, ils ont un quelque saut de bonne humeur) peuvent espérer d’avoir une aide professionnelle pour espérer de cibler les causes
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«Je ne sais pas comment être heureux»

 

 

Camillo Zacchia, PhD

Psychologue, conférencier, chroniqueur

Pourquoi certaines personnes sont-elles plus enclines à faire des dépressions que d’autres? La réponse est complexe. Bien des gens sont tristes parce que ça ne va pas bien dans leur vie.

L’échec de relations et les problèmes au travail comptent pour une bonne partie de ces facteurs. Mais je connais des tas de gens qui sont simplement tristes sans pouvoir cerner une raison. Certains diront même : «Je ne sais pas comment être heureux.»

Alors, c’est quoi une dépression? Elle n’est pas une maladie qu’on peut mesurer. Pour cette raison, je crois que la meilleure façon de voir la dépression est de la considérer comme un symptôme. C’est un état d’esprit caractérisé par la tristesse ou la perte de plaisir. Et qu’est-ce qui crée ce symptôme? Qu’est-ce qui fait qu’une personne se sent désespérée? Est-ce physique? S’agit-il de circonstances difficiles? Est-ce lié à la personnalité? La réponse est probablement l’ensemble de ces facteurs, à divers degrés.

Les circonstances

Parfois, la cause de la dépression est évidente. Par exemple, l’échec d’une relation, la perte d’un être cher, les difficultés financières peuvent abattre la personne la plus résiliente. Même si nous réagissons tous différemment, et que certains d’entre nous gardent le moral quoiqu’il arrive, la grande majorité des gens sont portés à se sentir déprimés lorsque la vie leur envoie une gifle. Ce n’est peut-être pas une maladie, au sens médical, mais à mes yeux, ça semble être une dépression.

Les causes physiques

Même si je ne crois pas que cela s’applique à la plupart des gens déprimés, il y en a effectivement beaucoup qui sont déprimés simplement parce que quelque chose dans leur cerveau cause de la tristesse. La dépression est plus présente dans certaines familles que d’autres. Même si cela peut être lié davantage au tempérament qu’à la maladie, comme nous le verrons plus bas, à l’occasion, la dépression frappe certaines personnes de façon inattendue, comme la plupart des maladies. Certaines personnes semblent mener des vies normales qui dérapent lors d’un épisode de dépression. Inutile de pointer du doigt ces personnes elles-mêmes ou les circonstances. C’est physique, point final.

La personnalité

Et quel rôle joue la personnalité? Là, c’est plus difficile. Car tout est dans le cerveau, y compris la personnalité, alors, techniquement, toutes les causes de dépression sont physiques. Mais lorsque je songe à la personnalité, je la vois comme distincte de l’aspect physique, s’il s’agit des variations normales ou courantes du tempérament d’une personne, par opposition à un processus de maladie spécifique. En voici quelques exemples.

Certaines personnes ne sont tout simplement pas capables de lâcher prise. Rien ne leur semble parfait. Il semble que toutes les tâches qu’elles entreprennent constituent une bataille. Cela peut être à leur avantage lorsqu’elles contrôlent la situation, mais peu d’entre nous y parviennent tout le temps. La dépression est le résultat courant de cette façon de penser.

D’autres personnes ont un tempérament qui fait qu’elles veulent toujours plaire. Cela les pousse à en faire tellement pour les autres qu’elles s’oublient elles-mêmes. Lorsque les choses ne fonctionnent pas, elles s’effondrent.

Il y en a d’autres qui ont une très faible estime d’eux-mêmes. Il ne semble pas y avoir d’explication claire à ce phénomène. Plusieurs ont eu une enfance normale, entourée d’affection. C’est tout simplement le tempérament qu’ils ont reçu à la naissance. Mais en raison de la façon dont ils se voient, toutes les erreurs mineures leur semblent des preuves de leurs échecs, et tous leurs succès leur semblent des coups de chance. Ce schème alimente leur piètre estime d’eux-mêmes.

Je pourrais continuer ainsi, mais finalement, nous venons tous au monde avec une personnalité ayant certaines tendances, qui sont façonnées par le contexte dans lequel nous vivons et apprenons. Cela signifie que bien des gens déprimés sont incapables de cerner les causes précises de leur mal-être. Aucun processus de maladie particulier n’est en cause. Ces personnes devront plutôt examiner la manière dont elles se voient et leur expérience de la vie.

Quelles que soient les causes de la dépression, les traitements médicaux et psychologiques peuvent être efficaces. Mais ceux qui semblent avoir les effets les plus durables sont centrés sur notre façon de voir le monde. Nos personnalités sont des filtres à travers lesquels nous vivons les événements. La dépression est beaucoup plus souvent liée aux filtres qu’aux événements. Et ce sont ces filtres que ciblent les traitements qui donnent les meilleurs résultats.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

BRÉSIL. Le virus Zika ravage le cerveau des nouveau-nés


Un tout petit moustique au Brésil fait de graves dégâts chez les bébés en gestation. Ceux atteints risque d’avoir des malformations congénitales. Le coupable, le moustique tigre qui propage le virus Zika apparenté aux virus du chikungunya et la dengue. C’est le genre d’insecte qu’on ne veut pas voir dans notre environnement
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BRÉSIL. Le virus Zika ravage le cerveau des nouveau-nés

 

Dans la ville de Santa Cruz do Capibaribe, une mère avec son enfant né en octobre 2015 et atteint de microcéphalie. © Felipe Dana/AP/SIPA

Dans la ville de Santa Cruz do Capibaribe, une mère avec son enfant né en octobre 2015 et atteint de microcéphalie. © Felipe Dana/AP/SIPA

Par Lise Loumé

Transmis par le moustique tigre, le virus Zika provoque des malformations du crâne chez les nouveau-nés. Une épidémie frappe actuellement le Brésil.

Le Brésil est en état d’alerte : le virus Zika, moins connu que ses cousins le chikungunya et la dengue – transmis eux aussi par le moustique tigre – fait des ravages chez les nouveau-nés depuis plusieurs mois : il provoque une maladie congénitale très inquiétante, la microcéphalie, qui voit les bébés naître avec une boîte crânienne dont le diamètre est inférieur à la normale (habituellement supérieure à 33 centimètres), portant préjudice à son développement intellectuel. En novembre 2015, 739 cas suspects avaient été identifiés dans le pays et aucun décès n’avait été déploré. Le bilan s’est fortement alourdi depuis : le ministère brésilien de la santé rapporte désormais… 3.174 cas et 38 décès suspects, selon le bulletin paru le mardi 5 janvier 2016.

« L’épidémie se propage et touche maintenant 684 villes de 21 États », est-il indiqué.

L’État de Pernambouc compte le plus grand nombre de cas suspects (1.185), soit 37,33 % du chiffre total signalé dans tout le pays.

20 fois plus de cas que les années précédentes

Face à l’augmentation anormale du nombre de cas de microcéphalie chez les nouveau-nés en 2015 (2.782 cas au 31 décembre 2015), comparés aux années précédentes (voir graphique ci-dessous), les autorités sanitaires du pays avaient engagé en cours d’année des investigations pour établir son origine. Les soupçons se sont rapidement portés sur le virus Zika lorsque ce dernier a été découvert chez un nourrisson décédé, atteint de cette malformation du crâne et d’autres maladies génétiques.

© Damien Hypolite pour Sciences et Avenir

Un virus peu connu des scientifiques

Or le lien entre le virus Zika et les microcéphalies congénitales n’était pas « scientifiquement prouvé », précisait en novembre 2015 le Centre européen de prévention et contrôle des maladies. Toutefois, l’hypothèse tenait la route.

« D’autres infections causées par des flavivirus (ndlr : un genre de virus comprenant celui de Zika, de la dengue, du Nil occidental, de la fièvre jaune, etc.) causent des malformations congénitales dont la microcéphalie, expliquait l’instance. Des études scientifiques restent nécessaires pour comprendre cette association et le rôle possible d’autres facteurs ».

De manière générale, les scientifiques connaissent assez peu le virus Zika, contrairement à ses cousins le chikungunya et la dengue : une équipe franco-thaïlandaise a identifié en juillet 2015 la manière dont il infecte les cellules humaines, et les symptômes qu’il provoque dans la plupart des cas sont connus depuis plus longtemps : fièvre, douleurs articulaires, maux de tête et signes cutanés (et plus rarement, des complications neurologiques).

Afin d’éviter que l’épidémie ne se propage davantage, les autorités sanitaires brésiliennes recommandent aux femmes enceintes de garder les portes et fenêtres fermées et de se vêtir de vêtements couvrants et utiliser des produits répulsifs afin de se protéger des piqûres de moustiques. Elles ont même recommandé aux couples vivants non loin de lieux où le moustique prolifère de reporter leur projet d’enfant…

http://www.sciencesetavenir.fr/

Donner du lait de vache à son chat, bonne idée ou pas ?


Peut-on donner du lait de vache aux chats ? Tout dépend de la tolérance du chat, mais de toute manière, le lait pour un chat adulte n’est pas nécessaire. L’eau est beaucoup plus essentielle
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Donner du lait de vache à son chat, bonne idée ou pas ?

 

Par Deborah KoslowskiCrédits photo : Pixabay

Longtemps, on les a considérés comme étant des grands amateurs de lait de vache. Et pourtant, depuis quelques années cette habitude alimentaire fait débat. Info ou intox, on vous dit tout sur sa consommation concernant nos félins.

Solitaire, indépendant, caractériel, phobique de l’eau mais aussi et surtout… buveur invétéré de lait. Chacun y va de son idée bien précise concernant les caractéristiques du chat et pourtant, certaines de ces croyances sont complètement fausses. La consommation de lait de vache en fait partie ! Et pour cause, si celle-ci n’est pas forcément mauvaise pour eux, elle n’est pas recommandée pour autant.

Chatons déjà, il est plutôt conseillé de leurs donner du lait «spécial chats», le lait de vache étant trop pauvre en lipides, en protéines et en sels minéraux mais aussi, bien trop riche en lactose pour eux. Une fois sevré, ces derniers finissent même par le digérer beaucoup moins bien.

Intolérance et allergies

Aussi, les vétérinaires recommandent de ne pas dépasser les 40 ml de lait par jour dans le cas ou votre chat (adulte) aime le lait de vache et que celui-ci ne lui fait rien. Et de fait, en grandissant votre matou peut souffrir d’une diminution voire même d’une perte totale de sa de sa capacité à digérer le lactose, sucre du lait, car l’enzyme responsable de ce phénomène, la lactase, n’est plus sécrétée par son corps. Par ailleurs, il peut également y être allergique.

Si votre poilu souffre alors de démangeaisons, que des rougeurs apparaissent et que des troubles digestifs tels que des diarrhées se font sentir : arrêtez tout.Le lait de vache n’est absolument pas nécessaire pour lui !

http://wamiz.com/

L’amitié aurait un impact positif sur la santé


Encouragé, l’amitié, les activités physiques et bien sûr, une bonne alimentation dès le jeune âge et à l’adolescence seraient des atouts importants sur la santé en vieillissant. L’amitié en temps réel et non via internet pour éviter la sédentarité et les maladies qui en découlent
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L’amitié aurait un impact positif sur la santé

 

Les chercheurs ont découvert que l'inclusion sociale à... (Photo Thinkstock)

Les chercheurs ont découvert que l’inclusion sociale à l’adolescence protégeait contre l’obésité abdominale.

PHOTO THINKSTOCK

La Presse Canadienne
Montréal

Plus un individu entretient de liens d’amitié en bas âge, meilleure sera sa santé au début et à la fin de sa vie, démontre une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill.

Cette étude serait la toute première à établir un lien direct et définitif entre les liens sociaux et des mesures concrètes de la santé physique, comme l’obésité abdominale, l’inflammation et l’hypertension artérielle. Ces facteurs peuvent tous déboucher sur des problèmes de santé à long terme comme le cancer, la maladie cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux.

La professeure Kathleen Mullan Harris a déclaré que les adolescents et les jeunes adultes devraient être encouragés à développer leurs réseaux sociaux, au même titre qu’on les encourage à bien s’alimenter et à être actifs physiquement.

Les chercheurs ont découvert que l’isolement social, à l’adolescence, entraîne une hausse de l’inflammation identique à celle associée à la sédentarité, tandis que l’inclusion sociale protégeait contre l’obésité abdominale. Plus tard pendant la vie, l’isolement social était plus nuisible à la santé que le diabète, en ce qui concerne le contrôle de l’hypertension artérielle.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences.

http://www.lapresse.ca/