Une simulation montre que vivre sur Mars ne sera pas si stressant


Des expériences sont faites à Hawaï pour des simulations d’une colonie en milieu martien. Il semble que le groupe qui vit dans 11 mètres de diamètre fonctionne bien. Cependant, je ne suis pas certaine qu’à long terme, les résultats seraient les mêmes .. Surtout sur la planète Mars ou en cas de danger, de problèmes difficiles à surmonté, la Terre ne pourra pas vraiment réagir à temps
Nuage

 

Une simulation montre que vivre sur Mars ne sera pas si stressant

 

Le volcan Mauna Loa, à Hawaï (l'endroit où se passe la simulation de vie martienne) | Jon Roig via Flickr CC License by

Le volcan Mauna Loa, à Hawaï (l’endroit où se passe la simulation de vie martienne) | Jon Roig via Flickr CC License by

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

L’expérience scientifique permet de voir comment réagissent les différents membres de l’équipage dans une situation semblable à la vie sur la planète rouge.

Cela fait plus de 120 jours, depuis fin août 2015, que six scientifiques de la Nasa ont débuté une mission d’un an de simulation de vie sur Mars à… Hawaï. Celle-ci a pour but d’étudier comment les longs voyages spatiaux, une exploration martienne par exemple, peuvent influer sur le moral et le comportement.

C’est d’ailleurs la mission principale de Sheyna Gifford, une des membres de l’équipe, qui témoigne dans le magazine scientifique Nautilus. Elle est le médecin de l’équipe et, curieusement, les comportements sont pour l’instant différents de ceux auxquels elle s’attendait:

«Je garde un œil sur le stress interpersonnel et les faiblesses qui en résultent. Au lieu de cela, j’ai trouvé qu’il y avait eu une prise de conscience de l’interdépendance.»

Une habitation de onze mètres de diamètre

Les membres de l’équipe, note Sheyna Gifford, comptent parfaitement les uns sur les autres. Selon le médecin, le côté négatif de cette confiance mutuelle est l’apparition «surprenante» de moments de solitude quand quelqu’un se retrouve seul. Ce qui peut paraître étonnant lorsque le dôme dans lequel les scientifiques vivent mesure onze mètres de diamètre. Fort heureusement pour Sheyna Gifford, ces cas n’arrivent jamais lors de phases de travail (à l’inverse de l’asthénie, une sorte de fatigue psychique).

Car les autres membres de l’équipe travaillent aussi et simulent les conditions martiennes. Les scientifiques ne peuvent jamais sortir sans leurs combinaisons spatiales (même s’ils se trouvent sur les bords du volcan Mauna Loa), rappelait la BBC lors du lancement de la mission.

L’expérience d’isolation, la plus longue jamais tentée, va permettre de fournir des données cruciales à la Nasa pour les voyages spatiaux:

«Nous sommes largement mieux que des rats dans un labyrinthe», conclut Sheyna Gifford.

http://www.slate.fr/