Parole d’enfant ► L’heure du bain


Jézabelle trouve des analogies assez cocasses pour répondre à une simple questions. Le plus drôle c’est que sa maman est végétarienne
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L’heure du bain

 

 

Maman raconte :

Mlle est dans le bain
Maman demande : -Est-ce que l’eau est assez chaude?
Mlle : –  Oui,  je cuit comme un jambon

Ana-Jézabelle/ 3 ans, 11 mois/ 23 décembre 2015

Le Saviez-Vous ►Les 10 tueurs en série les plus « prolifiques » de l’Histoire


10 tueurs en séries un peu partout dans le monde, sur ces 10, 1 a été relâché malgré qu’il a tué 110 enfants et disait qu’il n’arrêterait pas, il semble qu’il soit toujours en liberté
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Les 10 tueurs en série les plus « prolifiques » de l’Histoire

 

Découvrez les 10 tueurs en série les plus « prolifiques » de l’histoire. Ce classement un peu particulier, voire franchement morbide n’inclut pas les meurtres commis par les professionnels du milieu médical ainsi que les crimes commis au nom d’un groupe ou d’une entité. Voici donc une belle brochette de psychopathes.

Le nombre de victimes entre parenthèses est le nombre de victimes prouvées.

10 – Alexander Pichushkin – Russie (49 victimes)

alexander pichushkin

Alexandre Iourievitch Pichushkin manutentionnaire, né le 9 avril 1974 à Mytichtchi, est un tueur en série russe qui a tué plus de 60 personnes et a été condamné pour le meurtre de 49 personnes et trois tentatives d’assassinat.

Il tue pour la première fois à l’âge de 18 ans et il est arrêté le 16 juin 2006, alors qu’il a 32 ans. Il est appelé « le Tueur à l’Échiquier« . La très grande partie de ses meurtres sont réalisés dans un parc. Il a été condamné le 24 octobre 2007 à la réclusion criminelle à perpétuité et ne pourra bénéficier d’une libération conditionnelle qu’après 25 années de détention. Voici deux de ses citations qui vous glaceront le sang :

« Je ne me serais jamais arrêté, la police a sauvé beaucoup de vies en me capturant. »

« J’ai fait ce que j’avais décidé de faire pendant ces années. Cela fait maintenant 500 jours que je suis arrêté et, pendant ce temps-là, tous décident de mon destin : policiers, juges, procureurs ; mais, moi, j’ai décidé du destin de 60 personnes. Il n’y avait que moi seul pour être juge, procureur et bourreau, j’ai rempli seul toutes vos fonctions. »

9 – Anatoly Onoprienko – URSS (52 victimes)

PHOTO MADE AVAILABLE WEDNESDAY, MARCH 31, 1999 Anatoliy Onoprienko , 39, shows his hands as he comments on the number of people he has killed, in his prison cell in Zhytomyr, Ukraine, Tuesday, March 30, 1999. The former sailor was declared guilty Wednesday in the worst killing spree in modern Ukrainian history, with a judge reading a lengthy verdict documenting 52 slayings. The detailed verdict took the whole court day to read, and sentencing for Onoprienko was not expected to be announced until Thursday. (AP Photo/Efrem Lukatsky)

Anatoly Yuriyovych Onoprienko, né en 1959 et mort le 27 août 2013 est un tueur en série ukrainien. Surnommé « Le Terminator », « La bête d’Ukraine » et « Citoyen O ».

Anatoly Onoprienko est né le 25 juillet 1959 dans le petit village de Lasky, près de la ville de Korosten en Ukraine. Il a un frère, Valentin, de treize ans son ainé. À quatre ans, à la suite de la mort de sa mère, son père Yuri le place en orphelinat. Il a avoué avoir tué 52 personnes, en général avec un fusil de chasse au domicile des familles. Le 27 août 2013 Onoprienko est décédé dans la prison de Jytomyr des suites d’une défaillance cardiaque.

8 – Andrei Chikatilo – URSS (52 victimes)

Andrei Chikatilo

Andreï Romanovitch Chikatilo, né le 16 octobre 1936 à Iablotchnoïe, village d’Ukraine alors soviétique, et exécuté d’une balle dans la nuque le 14 février 1994, est un tueur en série ukrainien surnommé « Le monstre de Rostov« .

Il a assassiné des femmes et de nombreux enfants. Impuissant il obtenait sa satisfaction sexuelle en torturant et assassinant ses victimes. Il les mutilait puis consommait leur chair. Arrêté en 1990 à l’âge de 54 ans, il est à la fois classé comme étant : tueur, violeur et cannibale. La justice a confirmé que l’homme a commis 52 assassinats : 21 jeunes garçons, 14 fillettes et 17 femmes adultes.

Instituteur et père de deux enfants, Chikatilo n’avait pas du tout le profil du tueur en série type ce qui peut expliquer pourquoi il a pu commettre autant de meurtres sans éveiller les soupçons. Son grand frère Stepan avait été enlevé et cannibalisé durant la grande famine ukrainienne dans les années 1930.

7 – Yang Xinhai – Chine (67 victimes)

Yang Xinhai

Yang Xinhai est né en juillet 1968 dans la ville de Zhumadian, appartenant à la province du Henan est un tueur en série chinois. Il a été exécuté le 14 février 2004.

Convaincu des meurtres de 67 personnes entre 1999 et 2003, ainsi que d’une vingtaine de viols, il s’attaque prioritairement aux fermiers et leurs familles qu’il tuait à coups de hache, de marteau ou de pelle, après s’être introduit chez eux durant la nuit.

Il n’a jamais exprimé de remords pour ses actes, il a d’ailleurs affirmé :

 

 

« Je tuais ces gens, j’avais le désir de tuer encore. Cela m’inspirait à tuer toujours plus. Qu’ils aient ou pas mérité de mourir ne m’intéresse pas. La société ne m’intéresse pas. »

6 – Abul Djabar – Afghanistan (68 victimes)

Abul Djabar

Abul Djabar est le tueur en série le plus dangereux qu’ait connu l’Afghanistan. Il aurait tué plus de 60 personnes après les avoir violées et étranglées en utilisant des turbans.

Il a été condamné à mort le 21 octobre 1970. Djabar a été arrêté par la police alors qu’il essayait de tuer une nouvelle victime. Toutes ses victimes étaient des hommes, et toutes ont été étranglées par un turban, sorte de signature de ce tueur en série. Il faut noter que deux innocents avaient exécutés avant que la police ne parvienne finalement à arrêter Abul Djabar.

5 – Kampatimar Shankariya – Inde (70 victimes)

Kampatimar Shankariya

Kampatimar Shankariya est né en 1952 en Inde et a été pendu en 1979 alors qu’il était âgé de 27 ans.  C’est le tueur en série le plus sanguinaire d’Inde.

Il a été reconnu coupable et exécuté en 1979. Il a tué plus de 70 personnes à coups de marteau et a toujours affirmé que le fait de commettre ces meurtres lui procurait beaucoup de plaisir. Les derniers mots qu’il a prononcés étaient tout de même teintés d’une légère pointe de regrets. Il a finalement été pendu le 16 mai 1979.

Ses derniers mots :

« J’ai tué en vain, personne ne devrait devenir comme moi. »

4 – Pedro Rodrigues Filho – Brésil (71 victimes)

Pedro Rodrigues Filho

Filho est né en 1954, dans une petite ferme brésilienne, le crâne déjà fracassé suite aux coups assénés par son père alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère.

À 14 ans, il a tué un homme qui venait de licencier son père accusé de vol. Il devient ensuite vendeur de drogues. Lors d’un règlement de comptes sa femme est alors tuée. Pour la venger, Pedro torture et tue plusieurs personnes pour trouver son assassin. Il n’a pas encore 18 ans, et déjà derrière lui une dizaine de cadavres.

Il découvre ensuite que c’est son père qui aurait tué sa mère à coups de machette. Il se rend alors à la prison municipale pour le tuer, découper un morceau de son cœur et le manger. Il est arrêté en 1973 et condamné à la prison où il a tué au moins 47 prisonniers. Relâché en 2007, il est de nouveau condamné et emprisonné en 2011.

3 – Daniel Camargo – Colombie, Equateur (72 victimes)

Daniel Camargo

Daniel Camargo Barbosa né le 22 janvier 1930 en Colombie et mort le 13 novembre 1994 en Équateur, était un tueur en série psychopathe colombien.

On estime qu’il a violé et tué plus de 150 jeunes filles en Colombie et en Équateur entre 1974 et 1986. Camargo sélectionnait toujours des jeunes filles seules et vulnérables et gagnait leur confiance. Il leur proposait alors de l’argent pour qu’elles lui indiquent le chemin menant à une église protestante.

Il prétextait alors vouloir trouver un raccourci pour attirer ses victimes dans un sous-bois avant de les violer et de les poignarder voire de les étrangler. Il laissait les corps dans la forêt pour qu’ils soient ramassés par les éboueurs.

2 – Pedro Lopez – Colombie, Equateur, Pérou (110 victimes)

Pedro Lopez

Pedro Alonso López dit le monstre des Andes est un tueur en série né le 8 octobre 1948 à Tolima, en Colombie.

Pedro Alonzo López a avoué être responsable des enlèvements, des viols et des meurtres de plus de 310 enfants. En 1998, ce tueur a été libéré. Il avait pourtant déclaré qu’il continuerait à tuer, il est d’ailleurs toujours en liberté.

Le tueur pratiquait ce qu’il appelait « la fête des massacres« , pratique barbare où après avoir joué avec les corps des victimes, il les démembrait. Selon lui, tout le plaisir résidait dans le fait de regarder sa victime dans les yeux pendant qu’il la tuait. La nuit, il rassurait et berçait l’enfant au milieu des cadavres de ses précédentes victimes.

1 – Luis Garavito – Colombie (138 victimes)

Luis Garavito

Luis Alfredo Garavito Cubillos dit La Bestia (25 juillet 1957, Génova) est un tueur en série et violeur colombien. C’est le tueur en série connu le plus prolifique.

En 1999, il a reconnu les meurtres et les viols de 138 jeunes garçons (confirmé) mais le nombre de ses victimes, déduit sur la base des restes de squelettes retrouvés par rapport à des cartes que Garavito a fait en prison, pourrait dépasser les 300. Les viols étaient commis principalement sur de jeunes garçons pauvres dont il gagnait la confiance. La somme de tous ces crimes équivaut à 1000 ans de prison, seulement la peine maximum en Colombie est de 30 ans.

Si les films et les séries évoquant les tueurs en série sont très appréciés au cinéma, on constate que la réalité dépasse bien souvent la fiction.

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Ils hypothèquent leur maison pour cloner leur chien mort


Je peux comprendre la perte d’un animal est dramatique pour les maîtres, mais de là à mettre sa maison sous hypothèque dans le but de cloner son animal est à mon point de vue exagéré. De plus, le clonage à partir d’un cadavre laisse présager que les scientifiques sans éthiques pourraient aller beaucoup plus loin, chez l’être humain
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Ils hypothèquent leur maison pour cloner leur chien mort

 

Ils clonent leur chien mort et obtiennent deux chiots.

Ils clonent leur chien mort et obtiennent deux chiots.

Photo: Capture écran d’une vidéo du Daily Mail

ROYAUME-UNI – C’est une première. Après avoir perdu son chien Dylan, mort d’une tumeur au cerveau inopérable, un couple a décidé de le cloner en faisant appel à un laboratoire coréen. Pour ce faire, Richard Remde et Laura Jacques ont été forcés de conserver le cadavre de leur chien et hypothéquer leur maison.

 

Richard Remde et Laura Jacques, en couple depuis six ans, ont accueilli deux nouveaux arrivants dans leur famille : deux petits boxer clonés à partir de leur chien défunt Dylan. C’est une première mondiale, car si des clones de chiens ont déjà été conçus depuis des chiens vivants, ces cellules-ci ont été extraites du cadavre de Dylan, congelé depuis une quinzaine de jours.

« Nous nous sommes rencontrés sur une promenade de chien », a expliqué la jeune femme au Daily Mail. « J’ai toujours aimé les animaux, mais Dylan était mon premier chien. Je n’avais que 20 ans lorsque je l’ai eu, c’était un chiot de 12 semaines. Il était mon monde entier. Nous étions les meilleurs amis. Je l’aimais trop ».

En mai 2015, atteint d’une tumeur au cerveau inopérable, Dylan décède brutalement. Ravagée par le chagrin, Laura ne réalise pas.

« La dernière fois que je l’ai vu chez le vétérinaire, je faisais semblant d’être joyeuse pour ne pas qu’il ait peur », a-t-elle raconté en sanglotant. « Le lendemain, Dylan était mourant. Il était sous réanimation cardiorespiratoire, mais ils étaient sur le point de le débrancher, je criais, je hurlais. Je les ai suppliés de continuer. Je suis tombée sur le sol, je ne sentais plus mes jambes ».

Pour Laura, son absence aura eu raison de son chien.

« Il s’est sans doute réveillé en se demandant où était sa maman et quand je ne suis pas venue, il est devenu anxieux. Son cœur a cessé de battre. Si je l’avais vu ce matin-là, peut-être qu’il ne serait pas mort ».

Une course contre la montreRavagé par le chagrin, Laura ramène le cadavre de Dylan chez elle et le place dans son panier au pied du lit conjugal, espérant que tout ceci n’était « qu’un rêve ».

« Je ne pouvais pas croire que mon bébé avait disparu. Mon bébé que j’aimais tant ».

De son côté, Richard ne reconnait pas sa femme qui a cessé de s’alimenter et qui déprime à longueur de journée. Pour l’aider, il lui suggère de faire cloner Dylan. Le couple a alors contacté la Fondation de recherche en biotechnologie Sooam basée à Séoul en Corée du sud, qui a besoin d’obtenir les cellules de Dylan au plus vite. Une course contre la montre s’est alors déclenchée.

Aucun vétérinaire n’a accepté de prélever les cellules du chien défunt de peur de perdre leur licence. C’est donc Laura qui a dû raser le ventre de son animal mort depuis plusieurs jours, pour lui couper un morceau de peau de son ventre. Le laboratoire leur avait expliqué qu’ils devaient placer les échantillons dans des tubes à essai, enveloppés dans des sacs de glace et emballer dans des boîtes de polystyrène. Richard s’est alors envolé pour la Corée du sud à 4h du matin avec les échantillons de peau de Dylan.

 « Nous n’en avons parlé à personne », a confié Richard, un peu honteux.

Une fois sur place, le laboratoire juge les échantillons inexploitables. Deux voyages plus tard, après avoir prélevé de nouveaux morceaux de peau sur le cadavre de Dylan, le couple reçoit un appel leur confirmant que la mutation a bien été réalisée et qu’il y a deux œufs, donc deux chiens. Au total, Richard et Laura ont dépensé plus de 95.000 euros (près de 143 000 dollars CAD) pour cloner leur chien et ont dû hypothéquer leur maison.

Si le clonage des animaux soulève de nombreuses questions d’éthique et que le risque que ces chiots souffrent de maladies physiques telles que des tumeurs, une pneumonie ou une croissance anormale est élevé, Laura reste confiante.

« Chance et Ombre ne sauront pas qu’ils sont des clones, pour moi, ce sera comme avoir un petit morceau de Dylan à mes côtés »

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Visible dans ses spermatozoïdes, l’obésité du père affecte ses enfants


Les futurs pères partagent l’hérédité tout comme la mère chez leurs enfants. L’obésité fait partie de ce partage, mais qui est réversible si une personne perd du poids
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Visible dans ses spermatozoïdes, l’obésité du père affecte ses enfants

 

L'obésité du père prédispose ses enfants à l'obésité et au diabète. ©West Coast Surfer / Moo/REX/SIPA

L’obésité du père prédispose ses enfants à l’obésité et au diabète. ©West Coast Surfer / Moo/REX/SIPA

Des marques épigénétiques spécifiques ont été observées dans les spermatozoïdes d’hommes obèses.

HÉRÉDITÉ. L’obésité d’un homme se voit dans ses spermatozoïdes. Des chercheurs danois de l’université de Copenhague (Danemark) ont trouvé des marques spécifiques, dites épigénétiques, qui ne sont pas présentes sur l’ADN des hommes sveltes. De plus, ces milliers de marques se révèlent réversibles puisqu’elles disparaissent rapidement chez les anciens obèses qui ont retrouvé un poids normal après avoir subi une opération visant à réduire la capacité de l’estomac. Ces modifications de l’ADN, appelées méthylations, qui portent sur des gènes liés à l’obésité ou au système nerveux, pourraient bien affecter la santé ou le comportement de la descendance.

Chez la souris, on sait déjà que l’obésité paternelle due à l’alimentation induit des troubles métaboliques et prédispose la première et la seconde génération à l’obésité et au diabète. Plus généralement, la découverte que l’ADN des spermatozoïdes est modifié par le mode de vie suggère que les recommandations faites aux femmes qui désirent concevoir un enfant pourraient être valables pour les futurs pères.

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Les chiens ont de l’empathie pour leurs congénères


Les chiens peuvent partager des « émotions » en imitant leur congénères. Plus les chiens ont un lien proche, plus l’imitation est immédiate
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Les chiens ont de l’empathie pour leurs congénères

Comme les humains et les singes, les chiens sont capables d'exprimer de l'empathie pour leurs congénères. © Steve Bloom/AP/SIPA

Comme les humains et les singes, les chiens sont capables d’exprimer de l’empathie pour leurs congénères. © Steve Bloom/AP/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Une récente étude révèle que les chiens sont capables d’adopter des comportements témoignant de l’empathie qu’ils ont envers leurs congénères.

IMITATION. La contagion émotionnelle est la forme la plus basique d’empathie. Elle témoigne de la capacité qu’à un animal à appréhender les émotions d’un congénère. Elle peut être liée à une imitation. L’individu « receveur » d’une émotion imite malgré lui l’expression du visage de l’individu « émetteur ».

Ce phénomène a été largement observé chez les primates non-humains et les humains qui possèdent un groupe spécifique de neurones nommés neurones miroirs, dont l’activation s’effectue quand l’individu fait une action où lorsque l’un de ses semblables produit la même action.

Dans une étude publiée dans Royal Society Open Science le 23 décembre 2015, des chercheurs italiens ont tenté de démontrer la présence de l’imitation faciale chez le chien domestique (Canis lupus familiaris). Pour cela, ils ont filmé les séances de jeu de pas moins de 49 chiens dans un parc de Palerme (Italie).

Ils ont observé une imitation des comportements de jeu (posture de jeu, gueule ouverte) dans 77 % des cas. En moins d’une seconde, le chien qui n’a pas déclenché la séance de jeu imite son congénère. Dans le cas où les deux animaux se connaissent et qu’un lien social est déjà établi entre eux, la durée avant le déclenchement de l’imitation est encore inférieure.

Selon les chercheurs, ce phénomène automatique et involontaire pourrait être une forme de communication. En effet, chez les humains, l’imitation d’une mimique permet de partager l’état d’esprit de la personne copiée. Dans le cas de cette expérience, l’émotion partagée est la motivation à jouer. Plus le phénomène d’imitation est présent lors de l’interaction des deux chiens, plus la séance de jeu sera longue. Il faudra désormais effectuer de nouvelles recherches basées, cette fois-ci, sur le loup afin de savoir si l’imitation est due au processus de domestication qu’a subi le chien ou si ce comportement est issu de l’évolution de tous les carnivores sociaux.

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Vive la salive!


Si la salive en générale, vous dégoûte, voici d’une façon pour voir le bon côté de cette substance que nous avons dans la bouche, une arme ultra-secrète
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Vive la salive!

 

Filet de bave | Wrote via Flickr CC License by

Filet de bave | Wrote via Flickr CC License by

Rachel E. Gross

Traduit par Bérengère Viennot

La prochaine fois que vous vous réveillerez dans une mare de bave, émerveillez-vous.

La salive est une chose magnifique. Non seulement elle est utile pour sucer des sucettes, fermer des enveloppes, humidifier des bouts de nourriture et fabriquer des boulettes de papier mâché mais, en plus, elle aide réellement à accélérer la cicatrisation. Des chercheurs de l’université de Lund, en Suède, viennent d’élucider le mécanisme qui donne à votre salive son extraordinaire pouvoir de guérison.

Nous savons depuis des années que la fonction de la salive ne se limite pas à un nettoyage physique. Quand vous sucez une coupure au doigt, les globules blancs de votre salive libèrent tout un arsenal pour éradiquer l’invasion bactérienne. Les leucocytes peuvent tout simplement engloutir les bactéries et mourir en martyrs. Ou bien ils peuvent tirer dessus avec des substances mortelles qui vont les désintégrer. Mais ils peuvent aussi faire des trucs encore plus cool: fabriquer des «filets» gluants et visqueux et les jeter comme des lassos pour capturer les bactéries avant de les mettre à mort.

Nous savons à présent que les filets élaborés par votre salive sont bien mieux conçus pour se battre contre des bactéries que ceux créés par les globules blancs d’autres parties du corps, et ce, grâce à une équipe dirigée par Ole Sorensen dont les découvertes ont été publiées en novembre dans le journal Blood.

Au départ, Sorensen a observé le mode de cicatrisation des blessures en examinant des échantillons de tissu cutané mis en culture. Puis il a eu une idée folle. Il savait que lécher les blessures les aidait à cicatriser, et que les plaies de la bouche guérissent plus vite que n’importe où ailleurs sur le corps –malgré le fait que nous ayons une population grouillante de bactéries dans la bouche. Mais personne n’en connaissait le mécanisme exact. Il prit alors les cultures de peau blessée, «et on a craché dessus, en quelque sorte» raconte-t-il.

«Gilets pare-balles»

Outre son côté crado, cette pulsion était également un peu curieuse d’un point de vue scientifique. Voyez-vous, il est connu que les enzymes contenues dans la salive digèrent les espèces de filets que jettent les globules blancs, ne laissant que peu de traces de leur présence. Par conséquent, en principe, vous ne devriez pas pouvoir détecter si des globules blancs ont jeté des filets juste en regardant après pour vérifier. Mais, lorsque Sorensen a examiné les cellules de peau blessée couvertes de salive, il a trouvé des milliers et des milliers de petits filets, parfaitement intacts. Pourquoi?

La première étape pour éclaircir ce mystère consistait à prélever tout plein de bave. Les chercheurs ont donc sollicité des gens pour qu’ils donnent de la «salive du matin» collectée juste après s’être réveillé et avant de se brosser les dents. La partie «matin» est importante: au cours de la journée, votre bouche secrète entre 1 et 2 litres de salive, dont la plupart est avalée par réflexe. Mais, pendant que vous dormez, la déglutition s’arrête. Cette accumulation de salive dans votre bouche crée, outre la flaque de bave qui orne votre oreiller, une profusion de minuscules filets.

Au cours de la journée, votre bouche secrète entre 1 et 2 litres de salive

La clé, ont découvert les chercheurs, est dans le mucus –ce mélange de globules blancs, d’eau, de sel, de cellules mortes et de mucine, une glycoprotéine qui fabrique le truc filandreux et gluant dans votre salive. Lorsque les chercheurs ont isolé ce mucus plein de protéines du reste de la salive et l’ont mélangé à des globules blancs, ces derniers ont immédiatement lâché leurs filets.

Or il ne s’agissait pas de filets ordinaires. Cette fois, les globules blancs, des neutrophiles, étaient passés par des étapes différentes pour les créer. En outre, les filets avaient une composition protéinique différente de ceux fabriqués par d’autres globules blancs, ce qui les protégeait mieux des enzymes susceptibles de les détruire.

Comme l’illustre Sorensen: «Ils portaient des gilets pare-balles.»

Il présume que ces filets peuvent compléter la cicatrisation de la peau en tuant les bactéries restantes, celles que les globules blancs de la blessure n’engloutissent ni ne détruisent.

Attraper les bactéries au lasso

Sorensen soupçonne qu’il s’agit là de la meilleure défense de la salive, pas seulement d’une parmi d’autres. Pour tester le phénomène sur des personnes vivantes, il a collecté la salive de patients atteints d’aphtes récidivants. Dans chaque échantillon, il a constaté que le composant du mucus qui provoque la fabrication des filets manquait. Les cycles de plaies buccales coïncidaient avec ceux de la production de protéine productrice de filets. Lorsque leur salive se remettait à en produire, les blessures se remettaient à cicatriser.

«La découverte que les neutrophiles libèrent des filets lorsqu’ils sont exposés aux mucines salivaires est nouvelle et excitante», s’enthousiasme Jeremy Barr, chercheur à la San Diego State University qui a découvert un système immunitaire nouveau et distinct dans le mucus humain et n’a pas été impliqué dans ces recherches.

«Cette découverte suggère que la cavité buccale est mieux adaptée pour protéger contre les infections que nous ne le pensions auparavant, ce qui pourrait nous donner de nouveaux moyens de combattre les maladies buccales.»

Sorensen espère par exemple contribuer à mettre au point une réplique des composants cruciaux du mucus –un peu comme une transfusion de salive. Ce genre de substance pourrait réarmer la salive sans défense et fournir les munitions nécessaires pour attraper les bactéries au lasso et les soumettre. Et avec de la chance, c’est adieu les aphtes!

Alors la prochaine fois que vous vous réveillerez avec une flaque gluante de bave sur l’oreiller, ne soyez pas dégoûté: soyez reconnaissant. Plus nous en apprenons sur notre mucus, plus nous avons matière à apprécier notre sauveur salivaire.

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