Cette plante a plus de mémoire qu’une abeille


On sait que l’être humain et les animaux ont une mémoire à différents degrés, différents facteurs, mais les plantes ont-elles de la mémoire. Une plante a pu être étudiée pour en savoir plus et le mimosa pudica à été la candidate rêvé pour faire les tests .. Mais elle a été drôlement secouée pour donner certaines réponses très étonnantes. Raison de plus pour respecter la nature, même les plantes
Nuage

 

Cette plante a plus de mémoire qu’une abeille

 

Mimosa Pudica | Connie Ma via Flickr CC License by

Mimosa Pudica | Connie Ma via Flickr CC License by

Repéré par Robin Korda

Une chercheuse australienne démontre qu’un type de plante, le mimosa pudica, est capable d’intégrer des informations et de les retenir pendant plusieurs semaines.

La croyance populaire veut que l’on donne depuis longtemps une courte mémoire aux poissons rouges. Mais avez-vous déjà entendu parler de la mémoire des plantes? Cet organisme que Wikipédia place à la base de la chaîne alimentaire n’a ni cerveau, ni neurone. Et pourtant. Une scientifique australienne pourrait bien avoir découvert que les plantes peuvent non seulement intégrer des informations mais aussi les retenir en mémoire pendant près d’un mois.

Le mimosa pudica a la particularité de renfermer ses feuilles lorsqu’un élément extérieur le touche ou le secoue. La plupart des humains trouve dans cette réaction une raison des’émerveiller sur YouTube ou en gifs. Beaucoup de scientifiques y voient, eux, un mécanisme d’autodéfense face aux prédateurs nocturnes. Et Monica Gagliano, professeure de biologie à l’université d’Australie Occidentale, y a décelé un moyen de déterminer si oui ou non les plantes en ont dans la citrouille.

Vingt centimètres de dégringolade

Comme l’explique un article de National Geographic, la chercheuse australienne met d’abord au point une sorte d’ascenseur miniature à sensations fortes pour pot de fleurs. Avec une idée de départ: comme dans les attractions de fête foraines, descendre à la verticale à toute vitesse entraîne une réaction, le plus souvent la peur. Et ça fonctionne. Après vingt centimètres de dégringolade, les feuilles du mimosa pudica sont bien atrophiées.

Mais Monica Gagliano a mis en place de quoi rassurer le végétal: un gros lit de mousse, sur lequel le pot de fleurs se pose doucement. La chute est inoffensive pour la plante, même si sa vitesse entraîne la réaction de repli. Le questionnement de la chercheuse est le suivant: si le même mimosa pudica emprunte encore et encore son ascenseur, va-t-il enfin apprendre qu’il ne risque rien? va-t-il s’en souvenir et arrêter de se renfermer sur lui-même?

La scientifique va mener l’expérience soixante fois, une fois toutes les cinq secondes.«Assez rapidement», elle observe que plusieurs branches restent désormais mi-closes. Comme si elles réalisaient progressivement qu’elles ne risquaient pas grand-chose. À la fin de l’expérience, les feuilles du mimosa restent grandes ouvertes durant la chute.

 Monica Gagliano écrit: «Elles ne pouvaient pas s’en soucier moins.»

Processus de mémorisation

La chercheuse veut alors vérifier si la plante n’est pas simplement trop épuisée pour activer son mécanisme de défense. Secoué dans un shaker, le mimosa pudica ne tarde pas à rabougrir. Monica Gagliano vient de découvrir que sa plante a bien appris qu’elle ne risquait rien dans son petit ascenseur… Reste à déterminer combien de temps elle saura s’en souvenir.

La scientifique australienne attend une semaine avant de remettre son pot de fleurs à l’épreuve de l’ascenseur. Le mimosa pudica passe le test avec succès. Chaque semaine, pendant vingt-huit jours. C’est plus que le temps de mémoire des abeilles, par exemple. Pour conclure, Monica Gagliano écrit:

«Le processus de mémorisation peut ne pas dépendre des réseaux neuronaux conventionnels. Le cerveau et les neurones ne sont qu’une solution possible, indéniablement sophistiquée. Mais ils peuvent ne pas être nécessaires à l’apprentissage.»

http://www.slate.fr/

2 réponses à “Cette plante a plus de mémoire qu’une abeille

  1. Je savais que certains arbres pouvaient communiquer entre eux, notamment lorsqu’un animal sauvage s’alimente à l’un de ceci, celui si prévient les autres qui alors vont produire plus de tanin afin de rendre ses feuilles plus amer et immangeable cela pour protèger l’espèce des arbres environnant de la même famille.

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