Le Saviez-Vous ► Que cuisinaient nos aïeules de Nouvelle-France?


Que mangeaient les premiers colons en Nouvelle-France ? Venant de France, l’alimentation était un peu différente de ce qu’ils connaissaient, les légumes et les quelques fruits n’étaient disponibles qu’à la belle saison, il fallait donc la conserver pour les durs hivers qu’ils étaient confrontés.
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Que cuisinaient nos aïeules de Nouvelle-France?

 

PAR LISA MARIE NOEL

On ne se casse pas trop la tête quand vient l’heure de souper. On achète les aliments à l’épicerie ou bien on commande. Si on retourne 400 ans en arrière, c’était une autre paire de manches.

« Tu mangeais ce que tu avais selon tes réserves et selon la saison », dit Ginette Charbonneau, conférencière de la Société d’histoire Rosemont-Petite-Patrie, le 14 novembre dernier.

Ginette Charbonneau présente « La cuisine de nos aïeules». Photo : RueMasson.com

Nos aïeules devaient faire preuve d’organisation et d’ingéniosité dans la préparation et la conservation de la nourriture. C’était une question de survie pour la colonie.

« Il fallait devenir autonome si on voulait survivre à moins de faire partie de l’élite et d’avoir les moyens d’acheter », ajoute Mme Charbonneau.

Nos ancêtres pratiquaient l’agriculture de subsistance.

« Il y avait toujours une menace qui nous pendait au bout du nez, c’était la famine. »

En Nouvelle-France, il fallait conjuguer avec le climat (froid en hiver et chaud en été), la météo et la menace amérindienne.

La Nouvelle-France avait quand même des avantages pour les colons : l’eau était plus pure et plus abondante qu’en vieille France, les récoltes appartenaient aux colons. En France, les agriculteurs donnaient leur récolte au seigneur qui leur redonnait seulement de quoi survivre. De plus, la chasse et la pêche étaient permises dans la colonie.

Dans le garde-manger familial

On se nourrissait notamment de ce qu’on chassait et de ce qu’on pêchait. Le poisson était salé dans des barils pour le conserver durant l’hiver. Les colons mangeaient une grande variété de poissons, dont l’anguille qui est maintenant disparue de nos habitudes alimentaires.

L’été, on pouvait se nourrir des fraises, framboises, canneberges, bleuets sauvages. À l’automne, on en faisait des confitures. Les colons cultivaient un potager où elles faisaient pousser des légumes qui se conservaient bien au caveau durant l’hiver : chou, carottes, navet et oignons. Elles cultivaient aussi des concombres. On les mangeait quand on travaillait au champ lors des chaudes journées d’été. C’est tellement rafraichissant!

Le maïs, la courge, la citrouille, le topinambour et les produits de l’érable sont des aliments typiquement américains.

Les néo-Français importent des arbres fruitiers pour la culture des pommes, des pêches, des poires et des melons.

La vache était l’animal le plus répandu pour son lait. Une famille pouvait même en louer une si elle n’avait pas les moyens d’en acheter. Mais tout le monde, même les plus pauvres, avait les moyens d’engraisser un cochon. On n’avait qu’à le laisser libre, à l’orée de la forêt et il se nourrissait tout seul. L’hiver, c’était facile de garder la viande. On n’avait qu’à la laisser geler.

Au printemps, on pouvait chasser le petit gibier et on se régalait des produits de l’érable.

« Un chance qu’on avait le carême sinon on aurait manqué de victuailles », précise Ginette Charbonneau.

Livres de recettes

Le premier livre de recettes n’est apparu qu’en 1840. Il s’agissait de La cuisinière canadienne. Avant cette époque, les recettes étaient transmises de mère en fille par tradition orale et gestuelle. De toute façon, rares étaient les personnes qui savaient lire ou écrire.

Plusieurs plats de notre patrimoine ont donc été rapportés des différentes régions de la France. Les recettes ont ensuite été adaptées selon les aliments disponibles en Nouvelle-France. Par exemple, les rillettes de la région du Mans sont devenues le creton, les crêpes et les galettes de sarrasin viennent de Bretagne, la soupe au poisson du Nord-Pas-de-Calais ressemble drôlement à la gibelotte des îles de Sorel et le clafoutis devient notre tarte aux oeufs.

L’influence britannique

En 1760, c’est la Conquête des Britanniques. De nouvelles habitudes culinaires font leur arrivée : le gin, le whisky,le thé, le gâteau aux fruits, le pudding (gâteau renversé) et les épices. L’orge (barley), l’avoine et la pomme de terre passent dans l’alimentation des humains alors que les Français les utilisaient seulement pour nourrir leurs animaux.

Les Néo-Françaises préféraient en effet fabriquer leur pain avec de la farine de blé. Le grain de blé produisait plus de farine que les autres céréales et il était aussi plus soutenant.

Retour aux sources

Jusqu’aux années 1920, la diète des canadiens-français n’a pas beaucoup changée. Avec l’immigration, l’arrivée de l’électricité facilitant la cuisson et la conservation des aliments, on connait toute une révolution.

Dès 1928, on instaure les cours d’art ménager. Dans les années 1930, Jehanne Benoit fonde la première école de cuisine. Et ensuite, dans les années 1950, il y a beaucoup de chimiques qui entrent dans la cuisine avec l’industrialisation des aliments. Mais on recommence à avoir le souci de bien manger, souligne Ginette Charbonneau. Sa conférence était très bien documentée, soutenue par une bonne recherche de faits historiques.

http://ruemasson.com/

Cette plante a plus de mémoire qu’une abeille


On sait que l’être humain et les animaux ont une mémoire à différents degrés, différents facteurs, mais les plantes ont-elles de la mémoire. Une plante a pu être étudiée pour en savoir plus et le mimosa pudica à été la candidate rêvé pour faire les tests .. Mais elle a été drôlement secouée pour donner certaines réponses très étonnantes. Raison de plus pour respecter la nature, même les plantes
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Cette plante a plus de mémoire qu’une abeille

 

Mimosa Pudica | Connie Ma via Flickr CC License by

Mimosa Pudica | Connie Ma via Flickr CC License by

Repéré par Robin Korda

Une chercheuse australienne démontre qu’un type de plante, le mimosa pudica, est capable d’intégrer des informations et de les retenir pendant plusieurs semaines.

La croyance populaire veut que l’on donne depuis longtemps une courte mémoire aux poissons rouges. Mais avez-vous déjà entendu parler de la mémoire des plantes? Cet organisme que Wikipédia place à la base de la chaîne alimentaire n’a ni cerveau, ni neurone. Et pourtant. Une scientifique australienne pourrait bien avoir découvert que les plantes peuvent non seulement intégrer des informations mais aussi les retenir en mémoire pendant près d’un mois.

Le mimosa pudica a la particularité de renfermer ses feuilles lorsqu’un élément extérieur le touche ou le secoue. La plupart des humains trouve dans cette réaction une raison des’émerveiller sur YouTube ou en gifs. Beaucoup de scientifiques y voient, eux, un mécanisme d’autodéfense face aux prédateurs nocturnes. Et Monica Gagliano, professeure de biologie à l’université d’Australie Occidentale, y a décelé un moyen de déterminer si oui ou non les plantes en ont dans la citrouille.

Vingt centimètres de dégringolade

Comme l’explique un article de National Geographic, la chercheuse australienne met d’abord au point une sorte d’ascenseur miniature à sensations fortes pour pot de fleurs. Avec une idée de départ: comme dans les attractions de fête foraines, descendre à la verticale à toute vitesse entraîne une réaction, le plus souvent la peur. Et ça fonctionne. Après vingt centimètres de dégringolade, les feuilles du mimosa pudica sont bien atrophiées.

Mais Monica Gagliano a mis en place de quoi rassurer le végétal: un gros lit de mousse, sur lequel le pot de fleurs se pose doucement. La chute est inoffensive pour la plante, même si sa vitesse entraîne la réaction de repli. Le questionnement de la chercheuse est le suivant: si le même mimosa pudica emprunte encore et encore son ascenseur, va-t-il enfin apprendre qu’il ne risque rien? va-t-il s’en souvenir et arrêter de se renfermer sur lui-même?

La scientifique va mener l’expérience soixante fois, une fois toutes les cinq secondes.«Assez rapidement», elle observe que plusieurs branches restent désormais mi-closes. Comme si elles réalisaient progressivement qu’elles ne risquaient pas grand-chose. À la fin de l’expérience, les feuilles du mimosa restent grandes ouvertes durant la chute.

 Monica Gagliano écrit: «Elles ne pouvaient pas s’en soucier moins.»

Processus de mémorisation

La chercheuse veut alors vérifier si la plante n’est pas simplement trop épuisée pour activer son mécanisme de défense. Secoué dans un shaker, le mimosa pudica ne tarde pas à rabougrir. Monica Gagliano vient de découvrir que sa plante a bien appris qu’elle ne risquait rien dans son petit ascenseur… Reste à déterminer combien de temps elle saura s’en souvenir.

La scientifique australienne attend une semaine avant de remettre son pot de fleurs à l’épreuve de l’ascenseur. Le mimosa pudica passe le test avec succès. Chaque semaine, pendant vingt-huit jours. C’est plus que le temps de mémoire des abeilles, par exemple. Pour conclure, Monica Gagliano écrit:

«Le processus de mémorisation peut ne pas dépendre des réseaux neuronaux conventionnels. Le cerveau et les neurones ne sont qu’une solution possible, indéniablement sophistiquée. Mais ils peuvent ne pas être nécessaires à l’apprentissage.»

http://www.slate.fr/

Comment les manchots empereurs résistent-ils au froid polaire ?


Pour le manchot empereur, la saison des amours est pendant les pires températures à l’Antarctique. Des températures oscillant -40 C pouvant aller pendant des vents à 250km/h ressentir une température de – 200 C. Pourtant les mâles manchots réussissent à garder leur chaleur pendant la couvaison pendant plusieurs jours, et ce, sans manger. Malheureusement pour eux, les changements climatiques pourraient avoir des répercussions sur eux pouvant aller jusqu’à disparaitre
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Comment les manchots empereurs résistent-ils au froid polaire ?

Forme du corps, plumage, système sanguin : le manchot empereur a tout prévu pour éviter au maximum les déperditions de chaleur. ©SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Forme du corps, plumage, système sanguin : le manchot empereur a tout prévu pour éviter au maximum les déperditions de chaleur. ©SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Par Morgane Kergoat

Les manchots empereurs survivent quatre mois en Antarctique sans se nourrir… ni geler, même par – 40° ! Leur secret : une isolation thermique à toute épreuve et une organisation sociale millimétrée.

NUMÉRIQUE. Cet article est extrait du magazine hors-série de Sciences et Avenir n°181. 

SURVIE. Il choisit l’hiver comme saison des amours et l’Antarctique comme lieu de reproduction… autrement dit, l’environnement le plus froid qu’il puisse trouver sur Terre. Les températures moyennes y descendent jusqu’à – 40°C au mois de juin, durant la longue nuit polaire. Et lorsque le blizzard souffle sur la côte à 250 km/h, la température ressentie est de -200°C ! Comment le manchot empereur, Aptenodytes forsteri, parvient-il à survivre dans cet enfer ? Son secret réside dans toute une série d’adaptations anatomiques, physiologiques et comportementales qui lui permettent notamment de maintenir sa température corporelle en dépensant un minimum d’énergie.

Le plumage du manchot : un coupe-vent chaud et imperméable

Comme tout animal à sang chaud, il dispose d’une zone de neutralité thermique : une fourchette de températures extérieures entre lesquelles son organisme ne lutte ni contre le froid, ni contre le chaud… et ne consomme donc aucune énergie pour sa régulation thermique. Alors que chez l’homme, cet écart est très mince (entre +25°C et +30°C),

« il s’étend, chez le manchot empereur, de -10°C a? +20°C », soulignent les auteurs d’une récente étude franco-écossaise.

D’après les scientifiques, cette insensibilité au froid est essentiellement assurée par le plumage. Le manchot est l’oiseau qui présente la plus grande densité de plumes par centimètre carré de peau. Courtes et raides, elles sont disposées en diagonale et s’imbriquent les unes dans les autres, ce qui crée une structure « coupe-vent » imperméable à l’eau. Des images infrarouges montrent que la température du plumage externe est égale à celle de l’air ambiant. Les seuls points plus chauds – traduisant un échange thermique entre l’air et le corps et donc une perte de chaleur – sont les yeux et une partie des ailerons, ainsi que, dans une moindre mesure, le bec et les pieds.

Des pieds qui ne gèlent pas

En outre, la silhouette de ce gros oiseau contribue à limiter les déperditions de chaleur :

un corps fusiforme et « des organes périphériques – ailerons, queue – petits par rapport à sa taille« , explique Christophe Barbraud, chercheur CNRS au Centre d’études biologiques de Chizé et conseiller scientifique du film de Luc Jacquet La Marche de l’empereur.

Cela confère au manchot empereur une surface corporelle inférieure (de 15 % à 30 %) à celle d’autres oiseaux du même gabarit… Et donc une surface d’échange réduite avec l’air froid extérieur.

Par ailleurs, comme tous les manchots, l’empereur dispose d’une épaisse couche de graisse sous la peau (2 à 3 cm) et d’un système de circulation sanguine particulier grâce auquel non seulement ses pieds ne gèlent pas, mais maintiennent leur température corporelle.

Comment ? Par un transfert de chaleur entre les artères et les veines adjacentes. Le sang qui remonte des pattes vers le cœur est réchauffé par la chaleur émanant de l’artère voisine. Et celui qui arrive dans le pied est déjà refroidi (ce qui évite une déperdition atmosphérique de la chaleur au contact du sol).

 « Ainsi, ses pieds sont maintenus à une température supérieure de 0,4 ° à 1,9 ° à la température extérieure », précise Christophe Barbraud.

TORTUE. Reste que tout ceci ne suffirait pas si l’oiseau n’avait développé une ultime stratégie : la thermorégulation sociale. Au cœur de l’hiver, les femelles retournent en mer afin de reconstituer leurs réserves énergétiques. Les mâles, qui couvent les œufs pendant leur absence, se serrent alors les uns contre les autres afin de se tenir chaud. Ils forment une « tortue » de plusieurs centaines d’individus qui changent constamment de place pour éviter que les mêmes restent exposés au froid.

« Sur un mètre carré, on trouve cinq ou six manchots compressés, détaille Christophe Barbraud. Les appareils de mesure ont relevé au centre de la formation une température de + 34 °C quand il faisait -35 °C à l’extérieur. »

Les manchots acquièrent très tôt ce comportement : on le retrouve dans les crèches, ces regroupements de poussins qui ont lieu notamment lorsque les parents s’absentent pour se nourrir en mer.

Lait de jabot

La femelle est donc la première à partir en quête de nourriture après la ponte ; elle n’a alors rien mangé depuis deux mois. Mais la capacité à jeûner du mâle est encore plus impressionnante puisqu’il peut tenir 120 jours. Passé ce délai, il se met en route pour regagner la mer et se nourrir à son tour… que sa compagne ait ou non pris le relais. À ce moment, il a perdu près de la moitié de son poids et s’approche dangereusement du seuil létal : 18 kg. Il lui reste alors une toute petite réserve d’énergie sous forme de nourriture non digérée dans l’estomac (lait de jabot) et de graisse corporelle. Il donne ce « lait » à son poussin afin d’assurer sa survie en attendant le retour de sa mère. Et puisera dans la graisse pour accomplir à son tour son retour à la mer (qui, l’hiver, est à plusieurs dizaines de kilomètres, car la côte a gelé). Mais le festin de l’empereur risque d’être de courte durée. Selon les travaux menés par Christophe Barbraud et son équipe, soutenus par l’Institut polaire français, le réchauffement climatique aura un impact très fort sur ses proies, entraînant une raréfaction du krill et des poissons mangeurs de krill. En effet, cette crevette d’eau froide disparaît en même temps que la glace de la banquise.

« Et l’on observe que certaines populations ont diminué depuis plusieurs années. L’une d’entre elles a déjà disparu », avertit le chercheur.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le harcèlement scolaire causerait des troubles psychiatriques à l’âge adulte


Est-ce surprenant que des enfants qui subissent des intimidations développe plus tard des troubles psychologiques? Pour les bourreaux ? Et bien eux aussi risquent d’avoir besoin de traitement psychiatrique à l’âge adulte
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Le harcèlement scolaire causerait des troubles psychiatriques à l’âge adulte

 

Le harcèlement scolaire causerait des troubles psychiatriques à l'âge adulte

par Agathe Mayer

Les enfants victimes ou coupables de harcèlement scolaire développent à l’âge adulte des troubles psychiatriques nécessitant des traitements.

Moqueries, insultes, violences physiques ou mentales à travers des SMS ou des messages sur Internet… Qu’ils aient été bourreaux ou victimes, les personnes touchées par le harcèlement pendant leur jeunesse présentent plus de risques de développer des troubles psychiatriques à l’âge adulte, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale JAMA psychiatry.

Les chercheurs de l’Université de Turku, en Finlande, ont analysé les conséquences de l’intimidation à 8 ans sur les résultats psychiatriques à l’âge adulte (29 ans).

Les scientifiques ont utilisé les données médicales de 5034 enfants et les évaluations de l’intimidation sur la base des informations des enfants, de leurs parents et de leurs enseignants. Les chercheurs ont constaté que 90% des 5034 participants de cette étude n’ont jamais été exposés à l’intimidation et que 11,5% d’entre eux souffraient d’un problème psychiatrique à l’âge de 29 ans. Ils ont aussi observé que plus de 23% des sujets exposés fréquemment à l’intimidation, qu’ils en aient été les victimes ou les auteurs, présentaient des troubles psychiatriques à l’âge adulte.

En revanche, les auteurs n’ont pas réussi à établir le lien entre ces deux phénomènes.

« De nouvelles études sont nécessaires pour faire la lumière sur le lien entre harcèlement pendant l’enfance et troubles psychiatriques à l’âge adulte », conclut Andre Sourander, professeur de pédopsychiatrie de l’Université de Turki.

Le harcèlement scolaire en France

En France, plus de 700 000 jeunes du primaire au lycée seraient victimes de harcèlement, selon le ministère de l’Education qui a fait de la lutte contre les violences scolaires l’une de ses priorités.

Les violences peuvent s’exprimer de trois façons : par des brutalités et/ou du racket, par des insultes verbales (sur son identité, son origine ethnique ou sociale, son apparence physique, des résultats scolaires…) et enfin par une mise à l’écart pendant les jeux de la récréation.

Certains signaux peuvent alerter les parents : un enfant qui n’a plus envie d’aller à l’école, l’isolement, la chute des notes, le matériel scolaire dégradé, les vêtements déchirés, les blessures même légères comme coup de pied, croche-pieds…

http://www.topsante.com/

La mémoire des lions de mer affectée par une toxine


C’est une toxine naturelle qui pourrait être la cause des mortalités anormales des lions de mer en Californie.
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La mémoire des lions de mer affectée par une toxine

 

Une toxine présente dans les algues pourrait provoquer des pertes de mémoire chez les lions de mer, qui chaque année échouent par centaines sur les côtes de Californie, désorientés et malades, selon une étude publiée lundi.

L’acide domoïque est une substance produite naturellement par les algues marines mais elle peut entraver la capacité des lions de mer à naviguer dans les eaux et à se souvenir où ils peuvent trouver de la nourriture, note l’étude qui sera publiée dans le journal Science.

L’acide domoïque s’accumule dans les coquillages, les anchois, les sardines ou autres petits poissons que mangent les lions de mer, et ces derniers peuvent au bout d’un moment avoir accumulé de hauts niveaux de toxine.

Pour parvenir à ces résultats, les scientifiques de l’université de Californie et du Centre des mammifères marins de Sausalito, près de San Francisco, ont effectué des scanners cérébraux et des tests comportementaux sur les lions de mer de Californie.

«C’est la première fois que nous découvrons des preuves de changements dans le cerveau de lions de mer exposés à cette toxine, et cela suggère que ces animaux peuvent subir d’importantes pertes de mémoire, pas seulement des déficits de mémoire spatiale», note Peter Cook, un des auteurs de ces travaux.

On ne sait pas avec certitude si ces toxines sont la cause de ce que les autorités marines décrivent comme «un événement de mortalité anormale», au cours duquel des milliers de lions de mer se sont échoués sur les côtes de Californie, dix fois plus nombreux au cours des cinq premiers mois de 2015 que pour la moyenne de ces mêmes mois entre 2004 et 2012, selon l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA).

Le développement des algues contenant de l’acide domoïque survient principalement au printemps et en automne sur les côtes de Californie, mais elles ont proliféré ces dernières années.

M. Cook et ses collègues ont étudié 30 lions de mer de Californie, sorte de grosses otaries, dans le centre de soin au Centre des mammifères marins de Sausalito. Les animaux ont subi des IRM (imagerie par résonance magnétique) pour mesurer leurs lésions cérébrales et ont effectué des tests de comportement.

Les lions de mer empoisonnés avec de l’acide domoïque avaient souvent des lésions de l’hippocampe, qui gère la mémoire dans le cerveau. Plus les dommages étaient importants, plus les animaux risquaient de mourir.

«Pour des animaux comme les lions de mer, si vous ne savez pas où vous vous trouvez, vous avez un gros problème», note le co-auteur de l’étude Charan Ranganath.

Mais les chercheurs estiment que davantage de travaux sont nécessaires pour comprendre à partir de quelle quantité de toxine le cerveau des animaux commence à souffrir.

L’étude sera publiée dans l’édition du 18 décembre du magazine Sciencemais elle a été rendue publique plus tôt pour coïncider avec une conférence sur la biologie des mammifères marins qui se déroule actuellement à San Francisco.

http://fr.canoe.ca/

Comment prévenir et chasser la déprime hivernale?


Même si la neige est absente, du moins pour le moment, certaines personnes ont le cafard en cette période de l’année. La dépression saisonnière peut se traiter si cela devient un poids difficile à supporter
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Comment prévenir et chasser la déprime hivernale?

 

Nathalie Lacoste

Psychologue et Fondatrice du site Apprivoiserlestress.com

    Vous vous sentez fatigué, apathique, irritable et évitez depuis belle lurette d’aller vous geler le bout du nez dans la froideur qui s’est abattue sur le pays. Si l’hiver vous aigrit et sape votre moral, voici quelques outils anti-spleen hivernal qui vous aideront à soigner ce mal très courant et à retrouver l’énergie d’antan.

    La dépression saisonnière

    Au Canada, environ 18 % des gens vivent une «déprime hivernale» caractérisée par un manque d’énergie et une baisse de moral. Pour certains d’entre nous, ce petit coup de blues peut se transformer en véritable dépression saisonnière et nous empêcher de vaquer à nos occupations régulières.

    La dépression saisonnière – ou trouble affectif saisonnier – est une dépression liée au manque de lumière naturelle. Elle apparait chaque année, en automne ou en hiver, et se poursuit jusqu’au printemps et, pour être diagnostiquée, doit survenir pendant au moins 2 années consécutives.

    Le Dr Rosenthal, psychiatre et chercheur, a mis au jour l’existence de ce type de dépression particulière en démontrant que la luminosité avait un effet important sur l’humeur et sur l’horloge biologique. La lumière bloque la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil et favorise la sécrétion de sérotonine, laquelle agit contre la dépression.

    Le manque de lumière, caractéristique de nos hivers nordiques, provoque des dérèglements hormonaux qui, s’ils sont suffisamment importants, peuvent entrainer des symptômes de dépression. Ces symptômes surviennent le plus souvent d’octobre à mars, avec une remontée en novembre, décembre et janvier et, disparaissent éventuellement, naturellement, au printemps.

    Les symptômes de la dépression saisonnière

  • Fatigue chronique et somnolence durant la journée.

  • Irritabilité, tristesse, perte d’intérêt.

  • Niveau de stress plus élevé pouvant entrainer une consommation accrue d’alcool ou d’aliments sucrés.

  • Besoin plus important de sommeil.

  • Baisse de productivité.

  • Baisse de libido.

  • Tendance à s’isoler.

  • Si vous souhaitez prévenir et réduire les symptômes de la dépression saisonnière, voici des mesures préventives à mettre en pratique dès l’arrivée de l’automne.

    Mieux vaut prévenir que guérir

  • Sortez prendre l’air au moins 1/2 heure, chaque jour, afin de profiter des effets bénéfiques de la lumière extérieure à large spectre, laquelle favorise la sécrétion de sérotonine.

  • Ouvrez les rideaux de votre demeure afin de permettre à la lumière d’y pénétrer au maximum.

  • Peignez vos murs de couleurs pâles afin d’en augmenter la luminosité.

  • Pratiquez une activité physique à l’extérieur de manière régulière. Bouger permet de désintoxiquer son corps, de diminuer son niveau de stress et de se sentir mieux dans sa peau.

  • Écoutez de la musique entrainante qui vous donne envie de danser afin de vous sentir plus motivé.

  • Évitez de porter constamment des vêtements sombres et privilégiez les couleurs vives qui égayeront vos journées.

  • Consommez des poissons riches en oméga-3 ou des suppléments d’omega-3.

  • Lorsque ces mesures de base ne suffisent pas, il est recommandé de consulter votre médecin de famille afin d’obtenir un diagnostic clair et une thérapeutique adaptée. Dans l’éventualité où vous souffrez de dépression saisonnière, il vous prescrira possiblement :

    La luminothérapie pour retrouver votre énergie

  • Un traitement de luminothérapie consiste tout simplement à vous exposer chaque matin, pendant 30 minutes, en débutant graduellement par des séances de 10 à 15 minutes par jour, à une lumière blanche dont l’intensité lumineuse est de 10 000 lux.

  • Chez les enfants et les adolescents, la durée d’exposition maximale est de 15 à 20 minutes.

  • Vous devriez commencer à vous sentir mieux dès la première semaine, et vous constaterez l’effet maximal de ce traitement, et des changements biologiques mesurables, après environ 4 semaines d’utilisation.

  • La luminothérapie donne de bons résultats en cas de déprime hivernale. Elle favorise, de manière artificielle, la sécrétion de sérotonine, et peut rétablir certains dérèglements de l’horloge biologique. Elle est reconnue comme un traitement efficace par la communauté scientifique. En fait, 85 % des utilisateurs affirment en retirer des bénéfices et constatent une réduction de 50% de leurs symptômes, soit une efficacité équivalente aux antidépresseurs, sans les effets indésirables.

    Conseils pratiques avant de débuter un traitement de luminothérapie

  • Amorcez la luminothérapie dès le mois de septembre ou octobre, et poursuivez-la jusqu’au printemps.

  • Procurez-vous une lampe spécifiquement conçue pour la luminothérapie, en vous assurant qu’elle émet un spectre lumineux complet, qu’elle est dénuée de rayons ultraviolets, et qu’il s’agit d’une lampe de 10, 000 lux.

  • Assurez-vous de placer la lumière à la hauteur de vos yeux, à une distance de 40 cm à 60 cm.

  • Ne regardez pas la lampe directement.

Contre-indications: Les personnes âgées ou celles souffrant de glaucome ou consommant du lithium, doivent absolument consulter un médecin avant d’entreprendre ce type de traitement.

Effets secondaires indésirables possibles: Certaines personnes éprouvent des maux de tête, de l’agitation ou de la somnolence lors du traitement. Ces effets sont généralement peu prononcés et s’estompent avec le temps. Il suffit de réduire sensiblement le temps d’exposition.

Notez que certains programmes d’assurances personnelles ou collectives remboursent, en partie ou en totalité, avec une ordonnance médicale, le coût d’une lampe de luminothérapie qui varie entre 50$ et 500$.

Si vos symptômes persistent

Si vos symptômes persistent malgré un traitement de luminothérapie, votre médecin vous orientera possiblement vers la psychothérapie afin de travailler sur vos comportements et attitudes, et (ou) vous proposera, dans les cas les plus invalidants, la prise d’une médication antidépressive (Prozac, Zoloft, Effexor, Paxil ou Welbutrin).

Un mal moins connu: La dépression saisonnière estivale

Pour conclure, il est intéressant de mentionner que certaines personnes souffrent également de dépression saisonnière estivale, laquelle serait liée à la chaleur ou à la forte luminosité. On recommande alors certaines mesures de base, telles que la réduction de la lumière ambiante de la maison, les escapades dans des régions tempérées, l’utilisation de la climatisation, ou encore des traitements traditionnels contre la dépression, tels que la psychothérapie et la médication.

http://quebec.huffingtonpost.ca/