Système immunitaire : 4 facteurs de risque environnementaux


Nous devons préserver notre système immunitaire pour combattre les infections et maladies de notre corps. Mais certains éléments peuvent diminuer l’action combattive de notre système immunitaire. On ne peut pas toujours les éviter, mais nous pouvons diminuer les risques
Nuage

 

 

Système immunitaire : 4 facteurs de risque environnementaux

 

La plupart du temps, le système immunitaire l’emporte à long terme. Mais la vigueur de ses réactions – elle détermine à quel point vous vous sentirez bien ou mal – dépend de plusieurs facteurs, surtout environnementaux, auxquels on peut difficilement échapper dans le monde d’aujourd’hui, en milieu urbain.

Tiré de Renforcez votre système immunitaire

 

La fumée du tabac, l’ennemie du système immunitaire

La fumée primaire, celle que vous inhalez en fumant, et la fumée secondaire, celle des autres, réduisent l’efficacité de votre système immunitaire – sans parler des risques de maladie cardiaque et de cancer qu’elles vous font courir. Elles font des ravages dans les lymphocytes T qui tapissent les poumons, les rendent de moins en moins capables de réagir aux envahisseurs et augmentent vos risques d’infections des voies respiratoires. Dans vos poumons, les macrophages deviennent moins habiles à détruire les virus, les bactéries et les cellules cancéreuses et à communiquer avec les autres acteurs de la scène immune. La fumée du tabac augmente aussi les anticorps qui déclenchent les réactions allergiques. Voilà pourquoi les fumeurs souffrent beaucoup plus d’allergies que les autres. Plus vous fumez, plus votre système immunitaire en pâtit. Bonne nouvelle : la recherche montre que vous retrouvez une immunité normale à peine quelques mois après avoir cessé de fumer. 

La fumée secondaire est un carcinogène de classe A, coupable de plus de 4 000 cas de cancer du poumon par an chez les non-fumeurs en Amérique du Nord. La fumée peut contenir des carcinogènes

L’air pollué, un facteur nocif à la santé du système immunitaire

Les particules – plus légères que l’air – du smog entrent dans vos poumons et font monter le taux des radicaux libres tandis que la poussière et les substances chimiques respirées peuvent provoquer des mutations génétiques menant au cancer. Les anticorps IgE se multiplient : le corps est plus sensible aux allergènes. À moins de fuir la civilisation, il est difficile d’éviter le smog, surtout si vous vivez dans une grande région métropolitaine.

Limitez les risques! Restez à l’intérieur le plus possible quand il y a beaucoup de smog, habituellement l’après-midi avec une pointe vers 14 heures. Évitez les exercices dehors durant les heures de pointe du matin et du soir, près des grandes artères. Ne restez pas très longtemps dans des lieux mal aérés où l’on utilise des produits chimiques (salons de coiffure ou stations-service) et où l’on vient d’ins – taller de nouveaux tapis ou d’autres sortes d’articles neufs en tissu.

La voiture mine l’immunité. Les gaz d’échappement de l’automobile renferment des produits chimiques toxiques. Des études sur les animaux ont révélé que l’un d’eux, le benzoate de pyrène, déclenche des mutations cellulaires et, avec le temps, diminue la fonction immune en abaissant la production d’IgM, premier anticorps sécrété par le système immunitaire devant un virus. Selon d’autres études, ces mêmes gaz d’échappement réduisent la quantité d’interféron (messager chimique du système immunitaire) émise par les macrophages, affaiblissant d’autant notre résistance aux infections virales. Les citadins qui ne peuvent y échapper se protégeront un peu en absorbant des vitamines antioxydantes (C, E et autres). 

 

Le soleil, un ennemi insoupçonné du système immunitaire

Que vous preniez ou non un coup de soleil, les rayons ultraviolets (UV) font naître des cellules précancéreuses dans la peau et anéantissent l’action de certains macrophages présents dans les couches superficielles de l’épiderme, les cellules de Langerhans. En d’autres termes, le soleil vous expose au cancer tout en vous privant des moyens de le combattre. Portez un habillement couvrant – un chapeau à large bord et des vêtements en tissu léger, mais à mailles serrées – ainsi qu’un écran solaire efficace.

Choisissez une crème solaire à facteur de protection (FPS) de 15 ou plus, contenant de l’oxyde de titane, de l’oxyde de zinc ou du Parsol 1789 (avobenzone), qui défléchissent ou absorbent chimiquement les rayons UV. Les produits additionnés des vitamines C et E promettent de mieux vous protéger. En général, les antioxydants aident à faire échec aux radicaux libres – molécules nocives qui se forment après une exposition au soleil. Si vous prenez un écran solaire vitaminé, appliquez-en généreusement (le quart d’un flacon de 120 ml pour couvrir le corps d’un adulte), sans oublier le devant et l’arrière du cou, le dessous du menton, l’arrière des genoux, les aisselles et leur pourtour ainsi que le dessus des pieds. Protégez vos lèvres avec un rouge à lèvres foncé ou un onguent pour les lèvres renfermant un écran solaire.

L’écran solaire est utile toute l’année. En pénétrant dans les couches supérieures de la peau, ses produits chimiques, tout comme ceux des hydratants et des crèmes de base à écran solaire, augmentent votre résistance au soleil. 

Bien utiliser les antibiotiques pour la santé du système immunitaire

Les bactéries agressives se reproduisent parfois si vite et dégagent si rapidement des toxines qu’elles peuvent nuire à l’organisme de façon irréversible avant que le système immunitaire ne prenne le contrôle de la situation. Les médecins prescrivent alors des antibiotiques – pénicilline, tétracycline, sulfamides, etc. – pour bloquer l’infection.

Mais il y a un pépin. Les antibiotiques perdent de leur efficacité avec le temps. Si quelques bactéries seulement connaissent une mutation et survivent au médicament, elles produisent une nouvelle génération qui résiste à l’antibiotique. À son tour, celle-ci se reproduit, de sorte que l’infection peut revenir ou se répandre aisément. Il faut alors fabriquer de nouveaux antibiotiques pour ces nouvelles bactéries et le cycle recommence. La recherche montre que les anti- biotiques peuvent aussi supprimer l’immunité. Les scientifiques ont découvert, entre autres choses, que la tétracycline inhibe l’aptitude des phagocytes à dévorer et à détruire les bactéries. D’autres antibiotiques ralentissent la production des anticorps et réduisent l’activité des lymphocytes T.

Faut-il éviter les antibiotiques à tout prix ? Bien sûr que non. Ils ont sauvé on ne sait combien de vies ; bien utilisés, ils sauveront peut-être la vôtre. Mais à les prendre sans nécessité, on court plus de risques d’être malade. Qui plus est, parce qu’ils agissent puissamment en si peu de temps, on oublie que la maladie peut avoir des aspects positifs. Certaines infections mineures per- mettent au système immunitaire de se remettre en forme et de décupler sa puissance de combat pour faire face éventuellement à de nouvelles agressions.

Quelques conseils sur les antibiotiques

Seul le médecin est habilité à vous dire si vous pouvez vous passer d’antibiotiques. S’il vous en prescrit, gardez ces directives en mémoire : Suivez le traitement au complet : En l’arrêtant prématurément parce que vous vous sentez mieux, vous permettez aux bactéries toujours vivantes de relancer l’infection. Ne gardez pas d’antibiotiques pour plus tard. Le médecin doit évaluer votre cas chaque fois que vous pensez avoir besoin d’antibiotiques.

Les antibiotiques n’agissent pas contre virus, mais tuent les bactéries – les mauvaises les comme les bonnes. Prenez du yogourt ou des acidophiles pour restaurer rapidement la flore intestinale.

http://selection.readersdigest.ca/

3 réponses à “Système immunitaire : 4 facteurs de risque environnementaux

  1. Pour moi , la fumée , c’est trop tard…..( celle que j’inhale bien entendu ) , pour ce qui est de la pollution de l’air , ici ……ce n’est pas encore très important …Restent les pesticides où je ne sais quoi que les cultivateur répandent dans les champs et sont souvent emportés par le vent ………..L’exposition au soleil ? Boof , extrêmement rare …
    Reste les anti biotiques : Je n’en prends que sur prescription médicale et encore …( déjà assez de drogues à prendre comme çà ) ….
    Parfois un ou deux comprimés d’aspirine c’est tout .

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