Schizophrénie : pourquoi certains ont des hallucinations et pas d’autres


Tous les schizophrènes ne sont pas égaux dans leurs symptômes. Cependant, les scientifiques ont pu constater les causes des hallucinations auditives ou visuelles. Je présume, que cela sera une avenue intéressante pour des traitements dans ce genre de phénomène hallucinatoire
Nuage

 

Schizophrénie : pourquoi certains ont des hallucinations et pas d’autres

 

Tous les schizophrènes n'hallucinent pas. Patricia Schwimm/SUPERSTOCK/SIPA

Tous les schizophrènes n’hallucinent pas. Patricia Schwimm/SUPERSTOCK/SIPA

Par Hervé Ratel

L’apparition d’hallucinations chez les schizophrènes dépend d’une structure cérébrale particulière élucidée par une équipe de chercheurs britanniques.

PERCEPTIONS. Toutes les schizophrénies ne se valent pas. Maladie plurielle (voir Sciences et Avenir n°818, avril 2015), elle agrège énormément de symptômes, plus d’une vingtaine, allant de la perte de mémoire aux délires de toutes sortes, en passant par les hallucinations visuelles comme auditives. Mais alors que certains malades n’ont de cesse d’être envahis par ces perceptions sensorielles parasites, d’autres n’en expérimentent jamais. Pourquoi ?

La taille du gyrus cingulaire varie

La réponse est à chercher dans le cerveau. Des chercheurs de l’université de Cambridge (Angleterre) viennent d’analyser les images IRM de 153 personnes souffrant de cette maladie. Ils ont été en mesure d’isoler la source des hallucinations : une région du cerveau, le gyrus cingulaire dont la taille varie en fonction des phénomènes hallucinatoires. Plus cette zone est petite, plus le patient a des hallucinations. Les chercheurs ont mesuré précisément la concordance : un centimètre de réduction chez les patients souffrant de ce trouble, correspond à 20% d’expériences hallucinatoires supplémentaires, qu’elles soient de nature visuelle ou auditive.

D’où l’intuition des chercheurs que cette zone nous servirait à discriminer les informations provenant de l’extérieur de celles que nous produisons nous même. Les malades avec un gyrus cingulaire réduit semblent ainsi incapables d’opérer un tel distinguo et prennent pour vrai des stimulis qui ne sont que le fruit de leur imagination.

http://www.sciencesetavenir.fr/

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