La première rose «bionique» dotée de circuits électroniques


Une cyberplante, c’est très science-fiction et pourtant, cela est devenue une réalité. Il parait qu’on pourra entre autre mieux gérer la croissance des plantes, mais est-ce vraiment nécessaire ? La nature n’est-elle pas maître en la matière ?
Nuage

 

La première rose «bionique» dotée de circuits électroniques

 

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Un aperçu de la cyber-rose. Capture d’écran Gentside

L’invention semble tout droit sortie de la science-fiction. Des scientifiques suédois sont parvenus à créer pour la première fois des cyberplantes ou plus précisément, des roses «bioniques».

La performance a été réalisée par une équipe du Laboratoire d’Électronique Organique à l’université de Linköping. Au sein de la structure, les chercheurs sont parvenus à cultiver de vraies roses coupées dont le système vasculaire comportait des circuits électroniques fonctionnels.

Pour parvenir à de tels résultats, l’équipe a travaillé sans relâche durant vingt ans à la recherche d’un matériau conducteur capable d’être absorbé par la plante sans pour autant l’affecter et risquer de la faner. C’est ainsi qu’ils ont découvert PEDOT-S:H, un polymère spécifique qui peut être aspiré par capillarité via le système vasculaire de la rose coupée de la même manière que l’eau qui se trouve dans son vase.

DES CIRCUITS CONDUCTEURS

Les mécanismes de fonctionnement du polymère ont fait l’objet d’une publication dans la revue Science. Selon les auteurs, le PEDOT-S:H est capable de former des fils à l’intérieur du xylème, une partie des tissus de la plante.

Guidés par les nervures, les feuilles et les vaisseaux du tissus, ces fils créent un véritable circuit conducteur de 10 centimètres de long, capable de transmettre des signaux électriques sans pour autant nuire au végétal.

Grâce à ce système, les chercheurs ont été en mesure de développer un véritable transistor électrochimique capable de convertir le signal ionique de la plante en signal numérique. Celui-ci a même été utilisé pour créer une porte logique, base d’un système informatique. En parallèle, l’équipe a utilisé un polymère similaire au PEDOT-S:H pour créer un affichage de couleurs sur les feuilles de la rose.

PRODUIRE DE L’ÉNERGIE

Selon Magnus Berggren, auteur principal de l’étude, le procédé pourrait servir à des fins scientifiques pour analyser et réguler la croissance des plantes et pourrait même avoir des application énergétiques.

«Nous pouvons désormais vraiment parler de power plants (nom des centrales en anglais, ndlr)», explique-t-il.

«Nous pouvons placer des capteurs dans les plantes et utiliser l’énergie formée dans la chlorophylle, réaliser des antennes vertes, ou produire de nouveaux matériaux. Tout se produit naturellement et nous utilisons le propre système unique et très avancé des plantes», conclut-il.

http://fr.canoe.ca/

2 réponses à “La première rose «bionique» dotée de circuits électroniques

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