Le Saviez-Vous ► Des prix Nobel pas toujours très recommandables


Les lauréats de toute l’histoire des prix Nobel ne sont pas tous des scientifiques recommandables, certains sont racistes, misogynes, arrogants, etc.
Nuage

 

Des prix Nobel pas toujours très recommandables

 

nobel-prize

Médaille à l’effigie d’Albert Nobel – Licence Creative Commons

Marie Curie, Albert Einstein, Max Planck… Depuis 1901, le prix Nobel est le graal du monde scientifique. Mais, derrière les grands noms de son histoire, se cachent des personnalités peu recommandables. Florilège des lauréats les plus polémiques.

  • Les suprématistes blancs

Co-inventeur du transistor, William Shockley a été l’un des premiers à travailler sur des composants semi-conducteurs au silicium. Hélas, le lauréat du prix Nobel de physique en 1956 était également un raciste affiché.

Malgré des lacunes manifestes en biologie et en génétique, Shockley tente d’utiliser ces champs d’étude pour promouvoir ses idées. Persuadé que les Noirs se reproduisent plus vite que les Blancs, il s’alarme de “l’évolution rétrogressive de l’humanité”. Sa solution : mettre en place des incitations financières à destination “des individus génétiquement désavantagés” afin de les stériliser.


  • À rebours de la science 

Dans le monde scientifique, Kary Mullins, le lauréat du prix Nobel de chimie en 1993, est réputé pour son originalité. Dans son autobiographie intitulée Danseur nu dans les champs de l’esprit (en anglais Dancing naked in the mind field), il exalte les vertus de l’astrologie, décrit sa rencontre avec des extraterrestres, et avoue sans ambage sa consommation répétée de LSD.

Mullins ne s’en tient pas à là. Il apporte  son soutien aux théories du biologiste moléculaire Peter Duesberg, qui cherchait à prouver l’innocuité du VIH. Celui-ci estimait également que les symptômes de la maladie étaient dus à la consommation répétée de drogues récréatives et l’AZT.


  • Au service de la guerre

En 1918, le prix Nobel de chimie est attribué à Fritz Haber, à l’origine d’une méthode pour synthétiser de l’ammoniac à partir de nitrogène et d’hydrogène. Une découverte, exceptionnelle, qui permet d’accroître les rendements agricoles dans le monde entier.

Mais Haber est également connu pour son autre innovation : durant la Première guerre mondiale, il initie un programme pour transformer le chlore en arme de guerre sur les champs de bataille. Le 22 avril 1915, Haber supervise personnellement le déploiement de 6000 cylindres de gaz à Ypres, en Belgique. En l’espace de dix minutes, 1 000 soldats français et algériens sont tués.


  • Les machos de la science

Dans la catégorie “machos”, le chercheur Sir Tim Hunt, lauréat en 2001 du prix Nobel de physiologie et de médecine, devance d’une bonne longueur la concurrence. En juin 2015, au cours de la Conférence internationale des journalistes scientifiques, il déclare :

“Laissez-moi vous expliquer mon problème avec les filles. Voici trois choses qui arrivent lorsqu’elles sont dans un laboratoire : vous tombez amoureux d’elles, elles tombent amoureuses de vous, et quand vous les critiquez, elles pleurent.”

Ces propos, qui déclenchent des réactions outrées à travers le monde, entraînent sa démission à son poste de professeur titulaire à la faculté des sciences de l’University College de Londres.


  • L’énorme bourde

En 1926, le médecin danois Johannes Fibiger remporte le prix Nobel de médecine pour ses travaux sur Spiroptera carcinoma, un vers parasite qui serait la cause de nombreux cancers. Sa découverte, décrite comme “la plus grande contribution à la médecine de notre génération”, s’avérera quelques années plus tard tout bonnement fausse.

Pour parvenir à ses résultats, Fibiger avait sélectionné des blattes, porteuses du parasite, qu’il donnait à manger à des rats de laboratoire. Peu de temps après, des tumeurs apparaissaient parmi les cobayes. Des résultats qui laissaient croire à une corrélation entre le parasite et la multiplication des cancers.

Mais la réalité est tout autre. Les tumeurs, qui s’avèrent presque toutes bénignes, étaient en réalité dues à une carence en vitamine A. En effet, les rats n’étaient nourris que de pain, d’eau et de blattes. 


  • James Watson

James Watson mérite une catégorie à lui tout seul. Le codécouvreur de la structure de l’ADN, en 1962, ne manque jamais une occasion de faire scandale. Durant une conférence à l’université de Berkeley, il a suggéré qu’il existait des connexions biochimiques entre la libido et la couleur de la peau : “C’est pourquoi vous avez des Latin Lovers”.

Entre autres dérapages racistes, il a  déclaré dans une interview que :

l’antisémitisme était parfois justifié et que “ceux qui ont à traiter avec des employés noirs savent que tout le monde n’est pas égal. Nos politiques sociales se fondent sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre {Occidentaux blancs, ndlr}, alors que toutes les recherches concluent que ce n’est pas vraiment le cas.” 

Enfin, il n’a jamais cité les travaux de la scientifique Rosalind Franklin, dont le travail sur la cristallographie des rayons X a rendu sa découverte possible – un oubli qui ne l’a pas empêché de critiquer son apparence et ses goûts vestimentaires.

http://www.nationalgeographic.fr/

2 réponses à “Le Saviez-Vous ► Des prix Nobel pas toujours très recommandables

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s