Bouches à nourrir


Je présume que ce sont des bébés du printemps. Tout à fait mignon de voir ces petits hurlant de faim au moment que maman viens donner la becquée pour les nourrir. Cela doit être vraiment exigeant d’être parent de plusieurs oisillons
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Bouches à nourrir

 

Le Saviez-Vous ► 5 idées reçues sur notre mémoire


Nous avons appris plus jeunes des faits sur le cerveau qu’aujourd’hui, la science refute. Ainsi, que certaines nouveautés qu’on entends parler de plus en plus
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5 idées reçues sur notre mémoire

 

Isabelle Simonetto

Neurobiologiste, Présidente d’Addheo

Ce que nous sommes est déterminé par notre mémoire. À l’instant où vous lisez ce texte, c’est bien grâce à elle que vous allez le comprendre.

Elle est donc fondamentale car notre personnalité, notre vie, en dépend. Il est donc logique qu’elle soit au centre de nos préoccupations. Pourtant, malgré l’évolution de nos connaissances, de nombreuses idées reçues restent vivaces concernant le fonctionnement de cette mémoire.

Voici les 5 principales :

1ère idée reçue

Notre mémoire à long terme est comparable à un disque dur d’ordinateur.

FAUX : notre mémoire à long terme a même des propriétés opposées à celle d’un disque dur d’ordinateur.

A. Elle est illimitée : aucun humain n’a dit un jour : « Stop, ma mémoire est pleine! ». C’est même d’ailleurs l’inverse qui se produit : plus vous avez de connaissances dans un domaine, plus il est facile d’acquérir de nouvelles informations dans ce même domaine (musique, langues étrangères, littérature…). La réciproque est également vraie! Plus vous êtes ignorant dans une discipline, plus il est difficile de mémoriser des informations, même simples!

B. Elle est sans cesse remaniée. Une information stockée dans un ordinateur reste figée. À l’inverse, chaque souvenir que nous acquérons est susceptible de modifier les souvenirs déjà stockés. Comme un caillou lancé dans une mare dont l’onde impacte toute la surface de l’eau.

Exemples :

– Si vous avez toujours cru que la mémoire à long terme était comme un disque dur d’ordinateur, le fait de lire cet article peut modifier votre cerveau! En effet, une information contraire à votre croyance vous est donnée : si celle-ci vous intéresse, et que vous la mémorisez, vos anciens souvenirs vont être corrigés!

– Vous avez assisté cet été à un mariage. C’est le 8ème mariage auquel vous participez. Quand vous allez vous remémorer ce mariage, vous allez reconstruire votre souvenir (comme un casse-tête) en réactivant des circuits dans différentes parties de votre cerveau (souvenirs olfactifs, auditifs, visuels, etc.). En réalisant cette reconstruction, des pièces de puzzle intruses vont s’insérer (celles des autres mariages auxquels vous avez assisté)! C’est ainsi que nous fabriquons sans cesse de faux souvenirs… Il n’y a qu’à écouter les discussions au cours des repas de famille… personne n’est d’accord sur des évènements pourtant vécus ensemble!

2ème idée reçue

Nous ne faisons que perdre des neurones à partir de 20 ans.

FAUX : Peter Eriksson et Fred H. Gage en 1998 ont montré qu’il existait une neurogénèse dans le cerveau (fabrication de nouveaux neurones). Cette neurogénèse est possible tout au long de la vie lorsque nous sommes dans de bonnes conditions comme le montrent les travaux de Pierre-Marie Lledo. Quelle est la recette pour stimuler cette neurogénèse ? Il faut 5 ingrédients :

– une attitude optimiste
– la curiosité
– une bonne gestion du stress
– un bon équilibre alimentaire
– une activité physique régulière

3ème idée reçue

Tout se joue avant 6 ans.

FAUX : le cerveau est dit « plastique » c’est-à-dire qu’il se réaménage en permanence en fonction de son environnement. Notre cerveau est en perpétuelle évolution pour peu que nous lui fournissions de nouvelles expériences à traiter. Chaque apprentissage se traduit par l’activation et la création de nouvelles connexions.

Une personne victime d’un accident vasculaire cérébral peut récupérer des fonctions détruites grâce à la plasticité cérébrale, c’est-à-dire à la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions dans les zones saines du cerveau.

Exemple : si vous décidez de jongler à partir d’aujourd’hui, 10 minutes par jour, vous aurez dans 6 mois une augmentation de la densité dendritique (connexions) au niveau des cortex moteur et visuel. Et ceci quel que soit votre âge!

4ème idée reçue

Nous utilisons 10 % de notre cerveau.

Voici LE mythe le plus répandu et qui a la dent dure! Cette idée, aussi séduisante soit-elle, est fausse. Nous utilisons 100 % de notre cerveau. Aucune zone n’est inactive attendant un hypothétique réveil… Bien sûr, nous n’utilisons pas 100 % de nos capacités de manière simultanée mais 100 % de nos circuits sont à un moment ou à un autre utilisé comme le démontre les observations en imagerie fonctionnelle. La moindre lésion a des conséquences importantes sur le fonctionnement du cerveau.

Cet organe d’approximativement 1,3 kg consomme à lui seul 20 % de nos ressources totales en oxygène et glucose. Que se passerait-il si cette consommation, déjà colossale, ne correspondait qu’à l’activation de 10 % de notre potentiel…

5ème idée reçue

Il existe un seul cerveau.

Vous avez certainement appris que le cerveau se situait exclusivement dans le crâne. C’est…

FAUX : il existe aussi un deuxième « cerveau » au niveau de ventre, appelé cerveau entérique. Ce cerveau ou système nerveux entérique est composé de plus de 100 millions de neurones organisés en réseau tout le long du tube digestif. Le système nerveux entérique communique avec le système nerveux central via le nerf vague (nerf X).

Les neurogastroentérologues sont les médecins spécialistes de ce cerveau entérique.

Ce deuxième cerveau définitivement mis en évidence à la fin du 20ème siècle est encore largement à découvrir : son rôle exact, son mode de communication avec le système central, son rôle dans une éventuelle mémorisation de nos émotions…

Annuellement, environ 35 000 publications scientifiques sont consacrées aux neurosciences, c’est dire si ce domaine passionne et interpelle… nous ne faisons que soulever le voile sur un organe dont la complexité, la richesse et la perfection nous échappe et certainement pour longtemps encore

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Tuerie en Oregon : une communauté qui refuse de rendre ses armes


Les Américains tiennent à leurs armes et ce que cela donne à penser pour les gens de l’extérieur,que les fusillades fait partie de la vie, tant pis s’il y a des morts, les armes ne sont pas en cause Pourtant, cela semble clair qu’avoir une arme accessible est plus dangereux d’avoir des morts inutiles et violentes Bien que la nouvelle règlementation puisse vérifier le passé psychologique, cela ne garantit en rien la diminution des fusillades. Personnellement, je ne trouve pas rassurant de savoir que des voisins seraient armés juste pour se sentir en sécurité
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Tuerie en Oregon : une communauté qui refuse de rendre ses armes

 

10 morts dans une fusillade en Oregon

10 morts dans une fusillade en Oregon Photo :  Steve Dipaola / Reuters

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

En Oregon, les autorités ont confirmé que le tireur qui a tué 9 personnes sur le campus Umpqua de Roseburg avait 14 armes en sa possession, dont 6 qu’il avait avec lui sur le site de la fusillade. À Roseburg, le drame change néanmoins peu les opinions sur le contrôle des armes.

Dans le petit marché qui est installé tous les samedis à Roseburg, on trouve de tout. Fruits, légumes et fleurs de toutes les couleurs. Mais l’ambiance est toujours très sombre dans la petite ville où 10 personnes ont trouvé la mort dans la fusillade de jeudi.

Tout le monde pense et discute de ces événements, du deuil que vit la communauté, mais aussi du débat entourant le contrôle des armes à feu.

Dans la soirée qui a suivi le drame, le président américain Barack Obama a lancé un plaidoyer contre la résignation entourant la question des armes à feu.

Pour Jim Leet, qui vend ses légumes au marché de Roseburg, cette sortie du président était politique et n’était pas appropriée.

« Enlever les armes à feu n’est pas une solution », dit-il ajoutant qu’il faut s’intéresser à l’état psychologique des personnes qui pourraient commettre ce genre d’attaque.

« C’est comme si un enfant commet un acte avec quelque chose avec et qu’on confisque à tous les autres qui n’ont pas été coupable, ça paraît un petit peu extrême », dit de son côté Viviane Pulis, une autre résidente de Roseburg.

Il faut dire que dans la ville de 22 000 habitants du sud de l’Oregon, les fusils sont populaires.

« C’est une communauté où il y a de la chasse et où les armes de différent style sont très nombreuses », lance Bill Tipton, un barbier.

D’ailleurs, dans son commerce, les clients qui attendent de se faire couper les cheveux ou raser la barbe ont le choix entre divers magazines de chasse ou encore un guide d’armes à feu.

« Nous ne voulons pas perdre nos droits sur la question des armes », ajoute-t-il en expliquant qu’il ne croit pas que la fusillade doive changer les choses.

Une opinion semblable à celle de John Hanlin, shérif du comté de Douglas qui s’occupe de l’enquête. Après la tuerie de Newton, au Connecticut en 2012, au cours de laquelle 20 enfants avaient été tués, il avait écrit une lettre au vice-président américain Joe Biden.

Il lui expliquait qu’il jugeait que « toute action contre le second amendement de la Constitution serait irresponsable et constituerait une insulte à l’endroit du peuple américain ».

Il y ajoutait qu’il ne mettrait pas en application des législations qu’il estime anticonstitutionnelles.

Kate Comiskey veut des réformes sur le débat des armes à feu.

Kate Comiskey veut des réformes sur le débat des armes à feu. Photo :  ICI Radio-Canada/Raphaël Bouvier-Auclair

Dans cette région où les armes sont répandues, il n’est donc pas évident de demander des réformes. C’est pourtant ce que fait Kate Comiskey, qui est née et a grandi dans la région.

« On ne se sent pas à l’aise de parler de cela », explique-t-elle.

Si elle croit que « c’est l’heure de changer les choses », elle reconnaît que les réformes devront venir de manière graduelle. Elle se réjouit de la mise en vigueur en Oregon en août d’une nouvelle règlementations qui exige davantage de vérifications sur le passé psychologique et criminel des acheteurs d’armes.

« Si on y va comme ça, dans 50 ans, ça va changer. Mais on doit avoir la patience », lance-t-elle.

Il était une fois en 1968…

En mai 1968, Robert Kennedy, alors candidat aux primaires démocrates, s’était arrêté pour faire campagne à Roseburg en Oregon, où il a entre autres abordé le sujet du contrôle des armes à feu. Sur place, il était attendu par des résidents qui lui montraient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire:

« Protéger notre droit de posséder et de conserver nos armes »

http://ici.radio-canada.ca/

Un humoriste italien embrasse (de force) une présentatrice télé en direct


Ce fait s’est passé la semaine dernière en Italie et les Italiens ne semblent pas s’en offusqué. Pourtant, ce geste est une agression ! Comment des hommes peuvent-ils prendre ce droit d’embrasser de cette façon des femmes qui n’ont en plus, aucune intimité entre eux. ET un humoriste n’a pas plus de droit qu’un autre
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Un humoriste italien embrasse (de force) une présentatrice télé en direct

 

Gene Gnocchi n’a pas laissé d'échappatoire à la journaliste Maria Grazia

Gene Gnocchi n’a pas laissé d’échappatoire à la journaliste Maria Grazia

C’est le baiser de la discorde. Mercredi 30 septembre, sur la télé italienne Gene Gnocchi, un animateur et humoriste, a embrassé goulûment Maria Grazia Lombardi, la journaliste qui l’interviewait. Invité sur le plateau de la Raï 3 pour parler de son prochain spectacle, le comique s’est laissé aller.

Alors que l’entretien se déroule de façon cordiale, Gene Gnocchi complimente la jolie journaliste.

 »Je peux te dire un truc ? En t’écoutant présenter le journal, je suis devenu complètement fou de toi », intervient l’homme de 60 ans. Puis, il prévient :  »je vais devoir venir t’embrasser ».

Face à ce discours, la présentatrice se force à rire.

Gêne, rire jaune et sourire forcé

Soudain, l’ancien-footballeur se lève, se jette sur Maria Grazia et l’embrasse à pleine bouche.En fond, on entend la jeune femme rire jaune. Gêne totale sur le plateau.

 »Merci, Gene Gnocchi, pour ta participation, je me souviendrai de ce moment toute ma vie », conclut la journaliste de façon intelligente.

Une scène qui n’a, apparemment, pas choqué les médias italiens. Certains ont été même jusqu’à qualifier ce moment de  »baiser fougueux », de  »démonstrations d’affection », ou encore de  »baiser digne de Roberto Benigni » selon laRepubblica.

Quand les uns saluent, les autres crient à l’agression
Pourtant, certains journaux comme le Courrier International s’étonnent de ce manque de prise de conscience face à, ce qui semble être, une agression en direct à la télévision. Sur les commentaires de la vidéo, si certains sont choqués, d’autres applaudissent le happening de Gene Gnocchi. Les internautes les plus machos saluent  »un baiser passionné et interactif ». Mais bien sûr. Pour le moment, ni Maria Grazia, ni l’humoriste n’ont réagi à cette polémique.

http://www.metronews.fr/

On a découvert des momies datant de l’âge de Bronze en Grande-Bretagne


Quand parle de momie à l’époque avant JC, généralement, nous allons penser entre autres à l’Égypte. Il semble pourtant qu’en Europe cela faisait partie de leurs rites funéraires
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On a découvert des momies datant de l’âge de Bronze en Grande-Bretagne

 

 Momie |Chris via Flickr License by

Momie |Chris via Flickr License by

Repéré par Aude Lorriaux

Cette découverte scientifique modifie profondément notre regard sur les rites funéraires en Grande-Bretagne et potentiellement en Europe.

Jusqu’à aujourd’hui, vous pensiez que les momies étaient une spécificité de l’Egypte ancienne. Vous, comme moi, et la plupart des internautes. Voilà qu’une découverte scientifique vient bousculer nos préjugés, et de la manière la plus étonnante qui soit. Car il existerait des momies… en Grande-Bretagne, selon une étude publiée dans la revue Antiquity et rapportée par Sience Mag. Dans ce pays réputé pour sa pluie et ses ouvriers, et non pour ses pyramides et des pharaons, qui l’eût cru?

Les momies en question (voir photo plus bas) dateraient de l’âge de bronze, soit entre 2500 ans et 800 ans avant Jésus-Christ. Elles n’ont pas été retrouvées, le sol humide du pays des «Rosbeefs» ne leur laissant pas d’issue. Mais les scientifiques estiment que l’absence d’attaque microbienne sur les os est une preuve que les corps auraient été momifiés.

C’est une découverte majeure et qui modifie complètement notre vision des rites funéraires en Grande-Bretagne et potentiellement en Europe à cette période, affirment les scientifiques dans un communiqué de presse. Des momies ont déjà été découvertes dans d’autres pays (Chine, Chili, Japon, Espagne, etc.), à diverses époques, mais jamais en Europe à une période si ancienne.

Légende: Geoff Morley |A skeleton found in Britain that was mummified during the Bronze Age via le site de l’Université de Sheffiled

http://www.slate.fr/

Des chercheurs créent un test qui détecte tous les virus


Dommage ce test ne sera pas accessible avant quelques années même s’il semble avoir fait ses preuves à comparer des tests standards.
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Des chercheurs créent un test qui détecte tous les virus

 

Virus de la grippe : virus H5N1 © Inserm, Rosa-Calatrava, Manuel & Ressnikoff, Denis

Virus de la grippe : virus H5N1 © Inserm, Rosa-Calatrava, Manuel & Ressnikoff, Denis

Par Lise Loumé

Des chercheurs américains ont mis au point un test qui décèle potentiellement tous les virus humains et animaux, et ce à des niveaux très faibles.

 

Explications

 

Un test qui détecte à des niveaux très faibles tous les virus infectant les humains et les animaux, et ce à des niveaux très faibles : c’est ce qu’annoncent avoir mis au point des chercheurs de l’université de Washington (États-Unis). Dans la revue Genome Research, ils expliquent que ce nouveau test – baptisé ViroCap – peut détecter des virus à des niveaux non décelables actuellement par les tests en vigueur basés sur le séquençage du génome. De plus, ces derniers ne peuvent repérer que le virus soupçonné d’être responsable de la maladie d’un patient. Or ViroCap détecte notamment 337 virus issus de 34 familles différentes (comme le montre l’image ci-dessous) !

« Avec ce test, vous n’êtes pas obligés de savoir quel virus vous recherchez, explique dans un communiqué l’auteur principal de l’étude, Gregory Storch. Nous pensons qu’il sera particulièrement utile lorsque les tests standards ne suffisent pas pour établir un diagnostic et pour déterminer la cause d’une épidémie ».

Peut-être qu’un jour il servira à détecter des épidémies liées aux virus les plus dangereux sur Terre, comme Ebola, Marburg ou encore le SRAS (le syndrome respiratoire aigu), mais aussi celles induites par des virus plus courants, du genre rotavirus ou norovirus et causant des infections gastro-intestinales sévères, projettent les chercheurs.

52 % de virus supplémentaires détectés

Pour mettre au point ce test, les scientifiques ont ciblé des séquences uniques d’ADN ou d’ARN de virus (l’acide ribonucléique -ARN- remplace l’acide désoxyribonucléique -ADN- chez certains virus) qui infectent régulièrement les humains et les animaux. Au total, l’équipe a récolté 2 millions de séquences génétiques uniques ! Ces dernières, introduites dans des échantillons biologiques prélevés sur des patients, sont utilisées comme marqueurs : elles permettent de révéler les virus éventuellement présents en se collant à eux. Les assemblages sont visibles via une technique de séquençage génétique haut débit.

ESSAIS. Reste à vérifier l’efficacité de ViroCap sur le terrain : les chercheurs ont pour cela analysé trois types de fluide biologique (sang, selles et sécrétions nasales) issus de deux groupes d’enfants (14 puis 8) hospitalisés au St. Louis Children Hospital (États-Unis).

Dans le premier groupe, un test standard a détecté la présence de virus chez 10 des 14 patients. Or le ViroCap a aussi décelé des virus chez les 4 autres enfants. Le test standard n’a ainsi pas détecté 4 virus : la grippe saisonnière B, le paréchovirus (un virus respiratoire), le virus de l’herpès 1 (responsable de l’herpès labial), et enfin, le virus de la varicelle et du zona. Dans un deuxième groupe composé de 8 enfants souffrant de fièvre pour une raison inexpliquée, le test standard a détecté 11 virus. ViroCap, lui, en a découvert 7 autres, y compris un adénovirus de type B, un virus respiratoiregénéralement inoffensif mais pouvant causer des infections graves chez certains patients. Conclusion, dans les deux groupes de patients, le nouveau test des chercheurs de l’université de Washington a détecté 52 % de virus supplémentaires (32 contre 21) comparé à l’un de ceux déjà existant sur le marché.

Un test adaptable à la détection de bactéries et champignons

« ViroCap est si sensible qu’il détecte également les souches variantes de virus qui sont étroitement liées génétiquement, s’enthousiasme Todd Wylie, co-auteur de l’étude. Or de légères variations génétiques entre les virus ne peuvent généralement pas être distinguées par les tests actuels et compliquent la capacité des médecins à détecter toutes les souches variantes d’un virus avec un seul test. »

 En outre, contrairement aux tests actuels, ViroCap peut identifier facilement des sous-types viraux. À l’instar du virus H3N2, sous-type virulent de l’influenza A (responsable de la grippe saisonnière) et ayant provoqué le décès de 36.000 Américains durant l’hiver 2014-2015. Et chez certains patients – en particulier les jeunes enfants, les personnes âgées et celles ayant un système immunitaire affaibli – identifier la présence de H3N2 est primordiale puisqu’elle peut modifier l’effet de leur traitement.

Il faudra toutefois être patient avant que les médecins ne puissent bénéficier de ce test : en effet, les chercheurs envisageant de compléter leurs recherches afin de s’assurer de l’efficacité de leur test, il ne sera pas disponible en clinique avant plusieurs années.

« Il sera également possible d’adapter ce test afin qu’il puisse repérer des agents pathogènes autres que les virus, comme les bactéries et les champignons pathogènes, ainsi que des gènes associés à une résistance à des antibiotiques ou à d’autres médicaments », explique Kristine Wylie, co-auteur de l’étude.

En attendant, la technologie peut être utilisée par les scientifiques pour étudier les virus dans le cadre de leurs recherches, comme le virus Ebola (voir photo ci-dessus).

Crédits images : © Gregory Storch / Genome Biology

© National Institute of Allergy and Infectious Diseases

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