Reconnaître ses orteils? Pas si évident pour le cerveau


Le cerveau peut avoir des difficultés, quand les yeux fermés, à distinguer quels orteils est touchée par une tierce personne. Il se pourrait que cela soit relié a des maladies neurologiques ou même psychiatriques
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Reconnaître ses orteils? Pas si évident pour le cerveau

 

Reconnaître ses orteils? Pas si évident pour le cerveau

Sept femmes et 13 hommes ont été testés.Photo Fotolia

Combien d’entre nous peuvent arriver à identifier l’orteil touché par une autre personne alors que nos yeux sont fermés? C’est à cette question qu’a souhaité répondre une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni.

Dans cette étude publiée le 22 septembre au sein de la revue Perception, les scientifiques ont demandé à 7 femmes et 13 hommes, âgés de 22 à 34 ans, de fermer les yeux alors que des chercheurs «testeurs» poussaient l’un de leurs orteils en leur demandant d’identifier lequel.

La plupart des participants, tous en bonne santé, se trompaient, ont remarqué les chercheurs. Le taux de reconnaissance atteignait 94 % pour le plus gros et le plus petit orteil, mais tombait à 57, 60 et 79 % pour les 2e, 3e et 4e orteils respectivement. Le 2e orteil était identifié comme étant le 3e et le 3e comme étant le 4e.

La même expérience réitérée avec les doigts de la main montrait au contraire un plus faible taux d’erreur de 1 %.

C’est ce qui fait remarquer au Dr Nela Cicmil, du département de physiologie, d’anatomie et de génétique de l’université d’Oxford que

«le problème principal était de faire la distinction entre le 2e et le 3e doigt de pied». Plus encore lorsque le pied droit était présenté à un gaucher et vice et versa.

Un taux d’erreur important peut être associé à l’agnosie, expliquent les chercheurs. Ce phénomène peut être défini comme l’incapacité de notre cerveau à distinguer certains stimuli. C’est aussi une caractéristique retrouvée dans des maladies neurologiques et psychiatriques.

«Nous savions que certaines maladies pouvaient provoquer l’agnosie, mais ici, les personnes testées sont en bonne santé», reconnait le Dr Cicmil.

Si certaines erreurs sont jugées «normales» et illustrent une limite des capacités de perception du cerveau, d’autres sont plus rares et semblent associées à des conditions causant une agnosie ou des perceptions erronées du corps, comme c’est le cas dans l’anorexie en conclut l’équipe.

La différence clé dans la distinction des orteils du milieu entre les participants pourrait donner lieu à des applications de détection de dommage du cerveau, expliquent encore les chercheurs qui se sont servis de cette expérience comme d’un nouvel éclairage et «une meilleure compréhension des mécanismes cérébraux qui provoquent des erreurs simples de représentation du corps».

Reste à comparer le taux d’erreur obtenu lors de cette expérience avec celui de la population en général.

http://fr.canoe.ca/

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