Parole d’enfant ► Comment peut-on savoir si deux personnes sont mariées ?


Les enfants répondent souvent aux questions par ce qu’ils connaissent, ce qu’ils perçoivent
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Comment peut-on savoir si deux personnes sont mariées ?

On peut juste essayer de deviner, par exemple si ils sont en train de crier ensemble sur le même enfant, alors ils sont sûrement mariés.

– Derrick, 8 ans

Diego, le chien qui protège les rhinocéros du Kenya contre les braconniers


Les chiens peuvent être un allié précieux pour préserver les animaux sauvages. Grâce à un entraînement, par leur rapidité d’action, les braconniers n’ont qu’à laisser les animaux tranquilles
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Diego, le chien qui protège les rhinocéros du Kenya contre les braconniers

 

 

Par Sophie Le Roux

Au Kenya, les rhinocéros blancs sont en grand danger. Un seul mâle y est encore en vie aujourd’hui, et pour tenter de les protéger contre les braconniers, une nouvelle recrue a été embauchée. Son nom ? Diego. Sa particularité ? Il s’agit d’un chien.

« Diego est vraiment le meilleur ami des rhinocéros »

Diego a pour mission de dissuader les braconniers. L’animal peut courir à une vitesse atteignant 60 km/h et ainsi éloigner ces hommes des rhinocéros dont ils déciment la population pour leurs cornes. Il est un véritable héros et c’est bien ce qu’entend montrer l’organisation Fauna & Flora International, qui a lancé le programme OL Pejeta Conservancy.

Grâce à Diego et ses amis humains, aucun des rhinocéros sur lesquels ils veillent n’a été perdu durant les douze derniers mois.

« Quand il a l’oeil fixé à sa cible, rien ne peut l’arrêter. Capable d’atteindre une vitesse de 65km/h, Diego est vraiment le meilleur ami des rhinocéros » affirme l’association.

A ceux qui font part de leurs craintes quant au risque de voir l’animal tué par un braconnier, l’organisation explique que

les chiens participant à ce type de programme sont entraînés « à sauter vers le bras tenant l’arme et la désactiver. La vitesse et la trajectoire de leur course rendent incroyablement difficile pour quiconque d’essayer de leur tirer dessus. Nous aimons Diego et son équipe et faisons tout notre possible pour assurer leur sécurité » assure Fauna & Flora International qui appelle les amoureux de la nature et des animaux à aider Diego et ses humains à préserver la vie sauvage d’Afrique.

Le travail incroyable de Diego n’est pas unique en son genre. Des chiens sont souvent utilisés pour lutter contre un braconnage toujours plus organisé. En Afrique du Sud par exemple, Killer, un Berger belge âgé de six ans, veille sur les animaux du Parc National de Kruger.

 

http://wamiz.com/

Le Saviez-Vous ► 22 révélations sur le corps humain


Savez-vous le muscle le plus fort du corps ?  Que 90 % des cellules qui composent notre corps ne sont pas d’origine humaine. ? En voici 22 points à savoir pour notre gouverne personnelle
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22 révélations sur le corps humain

Le corps humain est une machine incroyable et surprenante. Nous sommes capables de faire des choses incroyables, et nous ne le réalisons même pas. Alors la prochaine fois que vous reprochez à votre corps d’être fatigué au boulot ou bien de vous avoir fait trébucher sur une chaise, remémorez vous-donc cet article, bande de petits ingrats. Notre corps est une véritable merveille, alors apprenons à l’aimer !

1. Les muscles qui permettent à vos yeux de bouger se contractent environ 100,000 fois par jour. Si vous vouliez faire travailler vos jambes autant, il vous faudrait marcher à peu près 80 kilomètres.

 

2. Votre nombril abrite des milliers de bactéries qui forment un écosystème complet, aussi riche que celui d’une forêt pluviale tropicale.

 

3. Dans votre vie, vous produirez environ 23.660 litres de bave, assez pour remplir deux piscines.

 

4. Notre nez peut se souvenir de 50.000 odeurs différentes.

 

5. Les globules rouges peuvent traverser votre corps entier en 20 secondes à peine

 

6. Si la terre était plate, nous pourrions apercevoir une bougie à 50 kilomètres à l’oeil nu.

 

7. Près de 90 % des cellules qui composent notre corps ne sont pas d’origine humaine. La majeure partie de la masse notre corps provient de champignons et de bactéries.

 

8. Nos muscles sont bien plus puissants que nous le pensons. Notre force est limitée pour empêcher nos muscles et nos tendons de se déchirer et de se blesser. Lors d’une poussée extrème d’adrénaline, cette limite est enlevée pendant un bref instant. Voilà pourquoi certaines personnes ont pu soulever des voitures ou des rochers qu’ils n’auraient jamais pu faire bouger en temps normal.

 

9. Un être humain adulte est composé, en moyenne, de 7,000,000,000,000,000,000,000,000,000 (7 quadrilliard) d’atomes

 

10. L’oeil humain peut distinguer 10 million de différentes teintes et nuances de couleurs. Il perçoit une plus grande quantité d’informations que n’importe quel telescope jamais construit à ce jour. 

11. Nous ne sommes pas les animaux les plus rapides de la planète. Par contre, nous battons (de loin) n’importe quelle autre espèce à la course d’endurance ! Il y a bien longtemps, cela était d’ailleurs notre technique de chasse principale: nous poursuivions un animal à la trace pendant des jours, en le pistant implacablement jusqu’à ce qu’il s’écroule d’épuisement.

 

12. Croyez le ou non, notre corps brille dans le noir. Seulement, la lumière que nous émettons est 1.000 fois plus faible que celle que notre oeil peut percevoir. 

13. Les bébés ont 60 os de plus que les adultes !

 

14. L’amour est une drogue. Grâce à lui, le cerveau libère les mêmes hormones et neurotransmetteurs que lorsque l’on consomme des amphétamines.

 

15. Nous partageons 50 % de notre ADN avec la banane.

16. Notre cerveau peut produire assez d’électricité pour faire fonctionner une ampoule.  

17. Au cours de notre vie, nous passons environ 10% de notre vie éveillée avec les yeux fermés parce que nous clignons des yeux.

 

18. Voici à quoi ressemble le muscle le plus puissant du corps humain, le muscle masséter

 

19. Si le cerveau humain etait un ordinateur, il pourrait faire 38.000 billion d’operations par seconde. Le super-ordinateur le plus puissant du monde, BlueGene, peut accomplir seulement 0,002% de cette performance

 

20. Notre corps produit 25 million de cellules chaque seconde. Toutes les 13 secondes, vous produisez plus de nouvelles cellules qu’il n’y a d’habitants aux Etats-Unis !

 

21. Notre cerveau est capable, en théorie, de lire jusqu’à 1.000 mots par minute.

 

22. Nous perdons environ 18 kilos de peaux mortes au cours de notre 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Incroyable, non ? Voilà pourquoi il faut prendre soin de cette incroyable machine qu’est notre corps, et apprendre à apprécier les choses qu’il fait pour nous chaque jour !

http://www.demotivateur.fr/

A 5 ans, ils creusent un tunnel pour s’enfuir de leur école et s’acheter une Jaguar


Deux jeunes bambins qui ont beaucoup de savoir-faire pour s’être évadé d’une école comme des professionnels
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A 5 ans, ils creusent un tunnel pour s’enfuir de leur école et s’acheter une Jaguar

 

Les deux garçons, pourtant sans le sou, avaient prévu d’aller s’acheter une Jaguar.

Photo: Illustration/AFP

INSOLITE – Deux garçons de cinq ans ont creusé à coups de pelle à sable un tunnel pour s’évader de leur école dans l’Oural et acheter une Jaguar, rapportent plusieurs médias locaux.

 

On peut avoir cinq ans et déjà de grandes ambitions. Deux petits garçons de 5 ans ont réussi à s’évader de leur école dans l’Oural en creusant un tunnel, à coups de pelle à sable. But de la grande évasion ? S’acheter… une Jaguar.

« Les deux garçons ont quitté leur école maternelle à Magnitogorsk , lors d’une promenade nocturne, par un petit passage qu’ils avaient creusé pendant plusieurs plusieurs jours avec des pelles pour enfants sous l’enceinte de l’école », précise l’édition locale d’un quotidien populaire.

La surveillance licenciée

Les deux petits « fugitifs » ont ensuite marché deux kilomètres jusqu’à un concessionnaire de voitures de luxe où ils pensaient s’acheter une Jaguar. Mais une passante a eu des soupçons en voyant les deux enfants flâner à côté du concessionnaire et leur a demandé ce qu’ils faisaient là-bas.

« Les garçons ont alors expliqué qu’ils étaient partis de leur école maternelle pour s’acheter une grande voiture, mais qu’ils n’avaient pas d’argent », poursuit le journal.

La femme les a aussitôt emmenés à un poste de police, déjà alertée de leur disparition par la direction de l’école. L’éducatrice du groupe dont faisaient partie les deux petits garçons, n’a pas remarqué leur disparition, affirment ses collègues cités par le journal. Selon les autorités locales, elle a été renvoyée.

http://www.metronews.fr/

Un béluga en danger parce qu’il est trop populaire


J’imagine aisément la fascination de voir de tels animaux marins de très près et de pouvoir interagir avec eux, sauf que, cela est néfaste pour l’animal. Le béluga doit aller rejoindre ses congénère pour mieux survivre
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Un béluga en danger parce qu’il est trop populaire

 

Un béluga en danger parce qu'il est trop populaire

Les bélugas sont des bêtes affectueuses et sociales.Photo Fotolia

GRATES COVE, T.-N.-L – Un béluga est devenu une attraction à Grates Cove, à Terre-Neuve-et-Labrador, au point où certaines personnes tenteraient de monter sur son dos.

Pêches et Océans Canada affirme que les interactions fréquentes entre des plongeurs et le béluga compromettent la sécurité de l’animal.

En dépit de la surveillance accrue dans le secteur, le ministère continue de recevoir des témoignages selon lesquels des nageurs équipés d’un masque et d’un narguilé tentent régulièrement de monter l’animal, a rapporté le journal The Telegraph, samedi.

Selon Pêches et Océans Canada, de nombreux plongeurs ont diffusé sur le web des vidéos les montrant en interaction avec l’animal.

«On les voit accrochés sur l’animal ou en train de lui donner un câlin», a indiqué au journal local Garry Stenson, un spécialiste du ministère.

«Un témoin nous a même dit qu’il avait vu quelqu’un qui tentait de mettre un lasso autour du béluga», a affirmé M. Stenson.

Selon le spécialiste, les bélugas sont des bêtes affectueuses et sociales, particulièrement les jeunes qui se sont éloignés de leurs groupes, comme celui qui fréquente les eaux de Grates Cove actuellement. Mais même s’ils sont adorables, les interactions avec les humains sont néfastes pour eux.

«En demeurant longtemps dans le secteur, le béluga a de moins en moins de chance de rattraper son groupe, et les risques de blessures causés par les bateaux, notamment, augmentent», a dit M. Stenson au journal The Telegraph.

http://fr.canoe.ca/

Floride : Il texte la police pour avoir de la drogue


Faut vraiment être malchanceux pour se tromper ainsi d’un numéro de téléphone et tomber sur un agent de police de l’unité antidrogue
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Floride : Il texte la police pour avoir de la drogue

 

(Gracieuseté, police de la Floride)

Un homme de la Floride se souviendra longtemps d’avoir contacté, par erreur, les policiers pour avoir des substances illicites.

William Lamberson, 29 ans, voulait acheter et vendre de la drogue lorsqu’il a tenté de rejoindre son contact par messages texte, rencontré plus tôt dans un dépanneur.

Le revendeur a texté à un autre numéro de téléphone. Il a rejoint le capitaine de l’unité antidrogue du comté Martin, en Floride.

Lors des premiers échanges, le policier a repoussé les demandes du jeune drogué.

Après quelques textos de Lamberson, le capitaine a décidé de jouer le jeu.

Policier : «Qui est-ce»?

Will : Tu te souviens de moi, on s’est rencontré au dépanneur

Policier : Comment ça va?

Will : J’aimerais fumer un bon joint, as-tu de la drogue?

Policier : «Je ne te connais pas. Peux-tu m’envoyer une photo de toi? Qu’est-ce que tu recherches comme drogue. Tu n’as pas des contacts pour en avoir».

Will : «Oui je peux le faire»

Policier : «Est-ce qu’on peut se rejoindre à 8h pour une transaction.

Will : «Elle sera toute dans des sachets pour consommer».

Même si la conservation s’est poursuivie, il n’y a pas de rencontre. Éventuellement, une transaction de cocaïne a été enregistrée, ont confirmé les autorités sur leur page Facebook.

La rencontre s’est déroulée quelques jours plus tard et William Lamberson s’est retrouvé avec menottes aux poignets pour être envoyé en prison. Il a été accusé de possession dans le but de trafic.

http://tvanouvelles.ca/

Quand notre cerveau s’inquiète


La peur sous toutes ses coutures, car l’être humain à beaucoup d’imagination pour se faire peur. Certaines de ces peurs sont d’instinct et bénéfiques alors que d’autres sont obsessionnelles.
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Quand notre cerveau s’inquiète

 

François Richer

Chercheur en neuropsychologie, professeur à l’UQAM

On sursaute au moindre bruit. On a des papillons dans le ventre. On a le dos crispé. On ressasse une conversation ou une scène stressante au lieu de s’endormir.

Les humains sont des spécialistes de la peur. Ils peuvent avoir peur longtemps d’avance, peur pour les autres et peur d’avoir peur. C’est le prix à payer pour avoir développé une grande imagination.

Nous naissons tous avec des programmes instinctifs de peur qui peuvent être déclenchés par un petit nombre de signaux importants comme des bruits forts ou des visages menaçants. À partir de ce répertoire limité, notre cerveau apprend par association ou par l’exemple tout un répertoire de réactions de peur à de nombreuses situations.

Les circuits de la peur apprennent vite, parfois trop vite, créant une anxiété. Dans l’enfance, l’anxiété peut s’exprimer par des phobies (noirceur, hauteurs, animaux, orages). Elle peut aussi toucher des thèmes sociaux comme l’éloignement ou la perte de nos proches (anxiété de séparation) ou le regard des autres (timidité, anxiété sociale).

Certains ont même peur d’avoir peur. Ils anticipent tellement bien leur peur qu’ils la provoquent, comme l’enfant qui commence à avoir peur de tout et de rien après le repas du soir parce que le coucher approche. Les enfants autistes peuvent développer plusieurs phobies peu courantes en quelques mois (ex: toilettes, eau, escaliers, appareils ménagers, alarmes, étrangers, mort) dont certaines peuvent avoir des effets très néfastes sur leur développement (ex: refus d’aller à l’école) et leur santé (ex: constipation extrême).

Les différences entre les anxieux et les moins anxieux sont dues à de nombreux facteurs (génétiques, stress du fœtus, stress en bas âge, expériences de vie, traumatismes). Pour freiner la peur, le cerveau utilise des circuits de régulation émotionnelle qui évaluent les risques en fonction de nos priorités, nos valeurs et notre tempérament. Des variations dans ces circuits rendent les gens plus ou moins inquiets, courageux, prudents ou téméraires. Quand ces circuits ont des fragilités particulières, on peut développer un trouble anxieux comme la phobie, l’anxiété sociale, le trouble panique ou le trouble de stress post-traumatique.

La peur est essentielle car elle mobilise notre corps et notre esprit pour réagir aux menaces potentielles.

1) Elle contracte nos muscles pour nous préparer à agir (fuir ou combattre). Très pratique pour les dangers imminents (ex: lion ou voiture qui s’approche), la réaction musculaire est moins adaptée aux nombreuses situations stressantes vécues ou imaginées à chaque jour. Un dos crispé est souvent dû à l’accumulation de centaines de petites réactions d’inquiétude à peine conscientes.

2) Elle mobilise aussi nos hormones de stress pour nous rendre prêts à dépenser de l’énergie pour réfléchir et pour agir. Pour prioriser l’action, la peur freine même les autres systèmes comme la digestion (crispation intestinale, perte d’appétit).

3) Elle augmente notre sensibilité pour nous aider à analyser la situation («c’est quoi ce petit bruit?»). La facilité à déclencher un réflexe de sursaut est un indice d’anxiété.

4) Elle nous fait repenser de façon répétée aux situations stressantes pendant un certain temps (scène violente, conversation stressante) pour tenter d’en tirer des leçons et s’en rappeler. Dans le stress post-traumatique, les flashbacks peuvent être terrorisants et ils aggravent l’anxiété en rendant le souvenir du traumatisme plus permanent. Plusieurs traitements visent à réduire leur fréquence et leur impact.

5) Elle stimule les associations d’idées et nous fait imaginer des scénarios pour prévoir les dangers possibles. Ces pensées peuvent être très utiles mais elles créent aussi un cercle vicieux qui alimente la peur. Ces boucles d’anxiété peuvent nous garder éveillés quand on veut s’endormir et peuvent nous rendre agités ou irritables avant un évènement spécial (voyage, déménagement, rentrée). Les personnes anxieuses peuvent même devenir obnubilées par un thème stressant (rumination mentale). Quand le cerveau cherche des raisons de s’inquiéter, il en trouve toujours.

6) La peur est une grande source de distraction. Quand les inquiétudes dominent la pensée, on a des difficultés à se concentrer et à formuler des idées car la peur impose ses thèmes qui nous distraient constamment.

7) L’anxiété peut se propager comme un virus. Par conditionnement, les circuits de peur tissent des liens avec des situations similaires à celles qui nous font déjà peur. Vivre une situation dangereuse (ex: un feu) dans un endroit bondé peut générer une phobie qui, avec le temps, se généralise aux endroits dont on ne peut facilement fuir (ascenseurs, avions, foules).

8) La peur est aussi contagieuse, car lire les émotions des autres, c’est un peu les reproduire dans notre cerveau. Les personnes qui ont peur sont plus sensibles à la peur des autres.

La peur peut nous figer autant que nous mobiliser. Figer sert à éviter le danger comme le lièvre qui s’immobilise au moindre bruit suspect.

1) La peur peut rendre les jambes molles, une réaction associée à l’immobilisation (ex: la phobie des hauteurs).

2) La peur fige aussi la voix, lui donnant un trémolo ou une baisse de volume qui révèle une baisse d’assurance (ex: parler en public).

3) La peur peut aussi figer l’imagination et la pensée. Elle réduit l’ouverture d’esprit. On évite les idées risquées, on s’en tient à ce qui est connu, parce qu’on a peur de ce que les autres vont penser. On remet à plus tard une conversation délicate ou un travail stressant. Quand on surévalue les risques et qu’on sous-évalue les opportunités, on évite les défis qui nous font avancer. On peut aussi devenir surprotecteur, pour soi ou pour nos proches.

4) L’exposition à la violence peut produire une perte de sensibilité, un blocage ou émoussement émotionnel. On observe souvent ce genre de blocage dans le stress post-traumatique (ex : soldats exposés au combat) ou chez les jeunes régulièrement exposés à la violence. Il a des effets négatifs sur les interactions sociales, les relations de couples et l’adaptation à son milieu.

5) Le cerveau peut même prendre des mesures extrêmes pour éviter la peur. Il peut parfois nous faire vivre une déconnexion partielle de la réalité (dissociation) comme percevoir notre environnement comme irréel, comme dans un rêve (déréalisation), nous faire percevoir nous-même comme étranger (dépersonnalisation) ou encore oublier des évènements traumatisants (amnésie dissociative).

L’anxiété a un impact majeur dans nos vies parce qu’elle affecte notre jugement.

1) La peur, on y croit! Dire à quelqu’un qui a peur qu’il n’a pas de raison d’avoir peur est souvent inutile. À cause d’un biais dans notre jugement, les indices qui confirment la peur sont acceptés beaucoup plus vite que ceux qui la contredisent.

2) Elle réduit notre sens critique et fait qu’on croit ses suggestions même les plus farfelues, comme l’enfant qui, soudainement, prend les ombres dans sa chambre pour des personnages inquiétants; ou l’employée qui croit qu’elle va perdre son emploi parce qu’une parole a pu être mal interprétée par une collègue. Les scénarios irréalistes ne sont plus filtrés à la source («et si le pont s’effondrait au moment où je passe dessus?»)

3) La peur décuple aussi notre besoin de se rassurer. L’anxiété entretient des doutes qui font oublier le bon sens et peuvent nous rendre compulsifs ou superstitieux. Elle peut nous faire vérifier à toutes les minutes si une situation a changé, ou si une porte est bien verrouillée, ou nous donner envie de se laver à répétition par inquiétude pour notre santé.

4) La peur peut aussi nous rendre paranoïaques ou agressifs.

5) En plus, l’anxiété réduit notre assurance, augmente notre détresse, et ronge notre capacité à ressentir le plaisir, ce qui augmente le risque de dépression.

Malgré tous les effets néfastes de la peur, l’extirper du cerveau n’est pas une solution viable. À petite dose, la peur nous motive, nous instruit, et nous socialise quotidiennement. Certaines personnes qui ont subit des dommages au cerveau ne ressentent plus la peur (ex: le cas SM). Ces personnes n’apprennent pas à éviter des situations dangereuses. Elles sont excitées par des scènes de maisons hantées, des serpents tout près de leur visage, ou des films de peur. Elles se méfient peu des étrangers, et ont aussi des difficultés à lire la peur sur le visage des autres. Certains enfants autistes ont aussi cette insouciance face aux étrangers (ce qui contraste avec la phobie sociale des autres) ou peuvent préférer une maison en feu au stress de la rue.

Malgré son importance dans nos vies, l’anxiété n’est pas une fatalité. À court-terme, on peut la désamorcer en freinant la boucle d’alarme, soit en réduisant les sensations corporelles (ex: relaxation, chaleur) ou les pensées associées (ex: distraction, divertissement, socialisation, méditation), ou encore en freinant le moteur de la boucle (ex: médication).

À plus long-terme, réduire l’anxiété demande un travail de désapprentissage des associations anxiogènes en apprenant de nouvelles associations entre des pensées anxiogènes et des émotions plaisantes et, surtout, un renforcement de nos circuits de régulation émotionnelle qui peut prendre différentes voies dont l’entrainement cognitif, l’entrainement de l’assurance et l’entrainement physique.

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