Des fauves sont-ils spécialement élevés pour la chasse en Afrique ?


Le monde a été choqué par la mort du lion Cécil par un Américain que a payer environs 74 mille dollars canadiens pour tuer un lion. Cette histoire est la pointe de l’iceberg, car juste au Zimbabwe, cette activité a rapporter l’an dernier des millions de dollars, tellement que comme d’autres pays, des élevages d’animaux ont érigé pour satisfaire les riches a chasser pour le plaisir. Donc c’est toujours une question d’argent
Nuage

 

Des fauves sont-ils spécialement élevés pour la chasse en Afrique ?

 

Le lion Cecil a été tué par Walter Palmer, un dentiste américain. (A.LOVERIDGE/AP/SIPA)

Le lion Cecil a été tué par Walter Palmer, un dentiste américain. (A.LOVERIDGE/AP/SIPA)

Par Sarah Sermondadaz

Le lion Cecil, emblématique du parc national Hwange au Zimbabwe, a été abattu par un chasseur américain en juillet, provoquant la colère des défenseurs de la faune sauvage.

ARC. Avec sa célèbre crinière noire, Cecil le lion était la mascotte du parc national Hwange du Zimbabwe. Sa vie a pris fin en juillet sous les flèches d’un dentiste américain, qui aurait payé 50 000 euros (environs 74 000 cad) pour acquérir légalement le droit d’abattre le fauve à l’arc. Le chasseur, attisant la colère des défenseurs de la cause animale, a été en retour victime d’une véritable chasse aux sorcières sur les réseaux sociaux. Car si la législation du Zimbabwe — comme celle de l’Afrique du Sud et de la Namibie — autorise bel et bien la chasse aux trophées dans des réserves privées, elle l’interdit dans les parcs nationaux. L’animal a donc, au préalable, été délibérément attiré en dehors de cette zone par des intermédiaires peu scrupuleux, pour que le chasseur puisse l’abattre après une traque de plus de 40 heures.

Un vivier pour certains zoos dans le monde

La chasse aux grands fauves est en effet un business très lucratif en Afrique, en particulier pour les gouvernements qui profitent de cet apport financier. Au Zimbabwe, ce commerce a ainsi généré 69 millions de dollars en 2014, taxés à hauteur de 30 % environ.

« 66 % des décès de lions mâles sont dus à cette activité« , affirme Marion Valeix, écologue au CNRS et chercheuse associée à l’université d’Oxford qui a participé à l’analyse des données issues des colliers GPS équipant certains lions du parc Hwange.

C’est d’ailleurs à un véritable élevage que s’adonnent certains pays, comme l’Afrique du Sud, où 8 000 lions vivraient en captivité. Ils seraient ensuite relâchés pour être abattus par les riches clients internationaux de nombreuses sociétés organisatrices qui agissent comme intermédiaires avec les autorités du pays.

800 fauves auraient ainsi été tués en 2014 en Afrique du Sud, à en croire les réalisateurs Bruce Young et Nick Chevallier qui ont mené une enquête durant deux années. Dans le documentaire Blood Lions, présenté au festival international du film de Durban (Afrique du Sud), ils dénoncent cet élevage à une échelle presque industrielle.

« Le plus grand défi a été de parvenir à explorer une industrie qui a la culture du secret, et qui entoure ses propriétés privées de barrières très hautes, expliquent-ils à Sciences et Avenir. Nous avons dû trouver des informateurs de l’intérieur, enquêter sur place. Filmer n’était pas simple, puisque nous n’étions pas les bienvenus dans les domaines d’élevage et de chasse. Nous avons dû nous cacher pour filmer, et obtenir des séquences vidéo tournées de l’intérieur, de la part de gens travaillant au sein de cette industrie. »

Ces élevages serviraient-ils également à alimenter les zoos du monde ? Fin 2014, avant l’affaire du massacre du lion Cecil, le Zimbabwe avait déjà été mis à l’index pour avoir exporté des douzaines de jeunes éléphants vers un parc animalier peu scrupuleux en Asie. Jacques Rigoulet, ancien directeur de la ménagerie du Jardin des Plantes à Paris, se veut rassurant :

« Nous avons connaissance de l’existence de ce type de fermes en Afrique, mais nous refusons d’alimenter un tel système. Nos lions sont tous nés dans des parcs européens »,assure-t-il.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Une réponse à “Des fauves sont-ils spécialement élevés pour la chasse en Afrique ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s