Parole d’enfant ► Les migrants


Une réponse spontanées d’un enfant Allemand sur les étrangers dans son école. Là ou les adultes voient les différences, les enfants voient les ressemblances
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Les Migrants

 

 

Lors de l’interview en Allemagne d’un rappeur. Interrogé sur les migrants, Fard a un instant interrompu l’entretien lorsqu’un garçon de quatre ans, Niklas, qu’il connaissait, s’est approché. Le rappeur lui a alors demandé :

« il y a des étrangers dans ta maternelle ? »
« Non, il n’y a que des enfants », a répondu Niklas.

Pour la première fois depuis 20 ans, ces ours gardés dans des cages exiguës peuvent courir librement.


Des ours dont leur triste destin étaient de mourir entre les barreaux comme des criminels, ont eu enfin une opportunité de savourer la liberté et de vivre à la façon des ours
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Pour la première fois depuis 20 ans, ces ours gardés dans des cages exiguës peuvent courir librement.

 

YouTube/PETA

YouTube/PETA

Pour la première fois depuis 20 ans, ces ours gardés dans des cages exiguës peuvent courir librement.

 

Pendant de longues années, quatre ours ont été gardés dans de petites cages d’un zoo routier de Pennsylvanie, contraints de participer à des numéros de cirque occasionnels.

Mais lorsque le zoo a fermé ses portes en 1995, suite à de nombreuses infractions à l’Animal Welfare Act, Fifi, Bruno, Pocahontas et Marsha n’ont plus eu le droit de quitter leurs cages, pas même pour faire du vélo, un numéro humiliant habituellement présenté devant des foules toujours plus petites.

Les ours tournaient donc en rond dans leurs cages, sans espoir de changement. Ils ne pouvaient pas y hiberner. Et Fifi souffrait d’arthrose prononcée.

Pour ces pauvres ours exploités par l’Homme, l’avenir était loin d’être radieux.

Du moins, jusqu’à ce que les bénévoles de PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) ne parviennent, en 2014, à changer la vie de ces quatre ours, après plusieurs décennies de captivité.

Les ours vieillissants ont en effet été déplacés jusqu’au Wild Animal Sanctuary, dans le Colorado, où ils vont se remettre de leur captivité, et réapprendre à vivre dans la nature.

Sur les vidéos, on peut voir ces ours être enfin relâchés dans la nature après plus de 20 ans passés en cage.

Lorsqu’ils posent les yeux sur leur nouvel habitat, c’est comme s’ils ne parvenaient pas à se convaincre que leur calvaire est enfin terminé.

Deux environnements de 6 hectares chacun leur permettent désormais d’aller où bon leur semble, d’escalader des parois, et de se baigner dans des piscines. Ils auront l’opportunité d’hiberner dans des abris souterrains

En plus de petits bonus luxueux, comme des fruits frais, le refuge leur fournira le suivi médical dont ces ours ont tellement besoin.

“Après plus de 20 années passées en cage, ces ours peuvent enfin se promener, creuser, grimper, se baigner et se terrer à volonté”, explique Brittany Peet (directrice assistante du département juridique de surveillance des animaux en captivité de la fondation PETA) dans un communiqué de presse. “PETA a désormais arraché 41 ours aux zoos routiers et autres arrières-cours de ce pays, mais cette mission ne touchera à sa fin que lorsque tous les ours du monde seront libérés à jamais d’une telle vie de servitude dans une cage minuscule.”

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Le Saviez-Vous ► Les 25 phrases les plus bizarres qui ont été écrites dans de vrais registres d’hôpitaux.


Ouf, de bien drôle de rapport dans les dossiers des patients. Reste que certains écrits laissent vraiment perplexe
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Les 25 phrases les plus bizarres qui ont été écrites dans de vrais registres d’hôpitaux.

 

Les hôpitaux sont des endroits généralement peu engageants… Mais quand les infirmiers et les médecins se mettent à écrire n’importe quoi sur leurs patients, probablement à cause du stress, cela donne de véritables petites pépites! 

  • 1. Elle n’a pas de signes apparents de fièvres ni de frissons, mais son mari a noté qu’elle était très chaude au lit la nuit dernière.

  • 2. L’examen des parties génitales a révélé qu’il était vraiment monté comme un taureau.

  • 3. Étant donné qu’elle ne parvient pas à avoir d’enfant avec son mari, j’ai pensé que vous devriez peut-être essayer quelque chose avec elle.

  • 4. La patiente est en larmes et pleure constamment. Elle a également l’air un peu déprimée.

  • 5. Le patient souffre d’une sévère dépression depuis qu’il a commencé à venir me voir, en 1993.

  • 6. Note de décharge : Vivant, mais sans ma permission.

  • 7. Homme de 69 ans d’apparence saine mais un peu décrépit, mentalement alerte mais très étourdi.

  • 8. Le patient a catégoriquement refusé l’autopsie.

  • 9. Le patient a laissé ses globules blancs dans un autre hôpital.

  • 10. Ses antécédents médicaux sont remarquablement insignifiants avec seulement un gain de poids de 20 kg au cours des trois derniers jours.

  • 11. Le patient a eu des gaufres au petit déjeuner, et de l’anorexie à midi.

  • 12. Entre vous et moi, vraiment, il devrait y avoir un moyen de mettre cette femme enceinte…

  • 13. Le second jour, son genou allait mieux. Et le troisième jour, il a disparu.

  • 14. Elle est engourdie, des orteils jusqu’aux pieds.

  • 15 La peau était sèche et humide.

  • 16. Maux de têtes occasionnels, constants et peu fréquents.

  • 17. Le toucher rectal a révélé une thyroïde de taille normale.

  • 18. Elle a expliqué qu’elle avait été constipée pendant la plus grande partie de sa vie, jusqu’à ce qu’elle ait un divorce.

  • 19. Les deux seins sont identiques et réactifs à la lumière et aux accommodations.

  • 20. La patiente a des douleurs à la poitrine si elle s’allonge sur le côté gauche pendant plus d’un an.

  • 21. Le patient devait avoir une résection de l’intestin, mais il a été embauché comme agent de change à la place.

  • 22. Peau : étrangement pâle, mais présente.

  • 23. L’examen pelvien sera fait plus tard, sur le plancher.

  • 24. Le patient a été vu par le docteur Blank, qui pense que nous devrions nous asseoir sur l’abdomen et je suis bien d’accord avec lui.

  • 25. Le patient a deux enfants adolescents, mais ne souffre d’aucune autre anormalité

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Le chien a-t-il un seul maitres?


Tout comme l’être humain, un chiot a besoin de sa mère pour acquérir une autonomie, s’il est adopté trop jeune, le maitre devra faire office de parent pour finaliser son développement
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Le chien a-t-il un seul maitres?

 

Le chien a-t-il un seul maître?

Shutterstock

Anne-Lise Paul

 

On entend souvent des maîtres déclarer fièrement: «Mon chien n’écoute que moi!» ou, à l’inverse, dire un peu tristement: «Mon chien aime tout le monde et écoute n’importe qui…» Qu’en est-il vraiment? La fidélité canine est-elle une question d’éducation, de race, de tempérament?

L’attachement: essentiel à la vie

Si l’attachement à la mère a des fonctions multiples, il permet avant tout la survie du jeune animal. Grâce à lui, le chiot sera rassuré et capable d’explorer son environnement, d’interagir avec ses congénères et les autres espèces, d’éviter les prédateurs, d’apprendre les rituels canins… Bref, l’attachement à la mère est un processus indispensable à l’équilibre mental, physique et affectif du chiot.

Le détachement: une étape clé vers l’autonomie

Lorsque les chiots atteignent l’âge de quatre mois, la mère se détache naturellement d’eux afin de les rendre le plus autonomes possible. À partir de ce moment, elle ne répond plus à leurs sollicitations (demandes de contact, de tétée, etc.) Or, ce processus ne peut pas s’exprimer si un chiot est adopté et séparé de sa mère vers l’âge de deux mois.

À ce moment, seul le sevrage alimentaire est terminé; c’est pourquoi l’humain doit impérativement prendre le relais afin de sécuriser le chiot en détresse nouvellement adopté. Il y a donc un transfert d’attachement de la mère à l’être humain. Une fois que le chiot aura atteint quatre mois, son nouveau maître devra ensuite créer une période de détachement, tout comme l’aurait fait la chienne.

Attachement multiple: le secret des chiens équilibrés

À la suite de la période de détachement, le chiot est devenu plus autonome et peut se lier avec d’autres personnes que son maître. Il est alors essentiel que les autres membres de la famille deviennent eux aussi des «ressources» pour le chiot, c’est-à-dire qu’ils lui prodiguent les soins quotidiens (le nourrir, jouer avec lui, le promener, etc.). De cette façon, le jeune chien pourra s’attacher à d’autres êtres que son «premier parent humain». Il deviendra ainsi capable de fonctionner même en l’absence du propriétaire principal, sans risquer de souffrir d’hyperattachement ou de crises d’anxiété.

Existe-t-il des races plus indépendantes?

Il est faux de croire que la race détermine complètement le tempérament. En effet, celui-ci est bien plus influencé par le caractère des parents et par la lignée d’origine du chiot. Certains individus seront plus joueurs, d’autres plus craintifs, d’autres encore plus téméraires, et ces différents aspects de leur personnalité seront ou non appelés à s’exprimer plus fortement suivant le milieu de vie du chien.

Un chien bien dans son poil

Vous l’aurez compris, le fait pour le chien d’être autonome et fonctionnel avec d’autres personnes que son maître ne veut absolument pas dire qu’il y est moins attaché, bien au contraire! Cela prouve simplement qu’il est équilibré et peut rester calme et serein en votre absence. C’est un gage d’amour que de lui laisser cette autonomie, qui ne l’empêchera pas du tout d’avoir une relation privilégiée avec vous!

Q: «Mon chien n’a eu que moi comme maître. Si je dois m’en défaire, pourra-t-il s’adapter à un nouveau foyer?»

R: Contrairement à une idée très répandue, le chien a de formidables capacités d’adaptation. Il peut donc, moyennant une période de transition de trois semaines à deux mois, s’adapter à un nouvel environnement et à de nouveaux maîtres. Cependant, certains chiens auront besoin d’un peu d’aide pour se familiariser avec leur milieu, tandis que d’autres seront plus facilement adaptables

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Quand le bronzage vire à la dépendance


Je trouve que ceux qui sont très bronzés années après année, paraissent plus vieux, car il semble que cela accentue les rides du visages
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Quand le bronzage vire à la dépendance

 

Quand le bronzage vire à la dépendance

Lucinda Earlam, dans un salon de Sydney.Photo Greg Wood / AFP

MADRID – Par une chaude soirée du mois d’août à Madrid, des clients hâlés défilent dans un centre de bronzage: même en Espagne, un des pays les plus ensoleillés d’Europe, le besoin de soleil peut tourner à l’addiction. 

Madrid compte 2749 heures d’ensoleillement par an, soit le double de Londres. Ce qui n’empêche pas Macarena Garcia, étudiante, de s’adonner aux rayons UV.

«ça ne plaît pas beaucoup aux membres de ma famille, ils me disent que ce n’est pas sain (…) mais eux vivent à la plage ! Ici, je travaille et j’ai aussi envie de bronzer», explique-t-elle en sortant du salon «Solmania», au centre de Madrid.

«J’arrêterais si je n’avais pas le choix, mais ça ne me plairait pas», admet Jose Manuel Rodriguez, ténébreux danseur de 36 ans, qui fait jusqu’à trois séances de bronzage par semaine pour «ne pas perdre son hâle naturel».

Jose Carlos Moreno, de l’Académie espagnole de dermatologie (Aedv), n’hésite pas à parler d’addiction.

«Ce sont des personnes bronzées qui ne se sentent jamais suffisamment bronzées», tels des «anorexiques qui se trouvent toujours trop gros».

Leur profil: surtout des femmes et des jeunes de moins de 40 ans, qui bronzent plus de deux fois par semaine, au point de prendre une couleur excessivement orangée ou chocolatée.

LE BRONZAGE, UNE DROGUE

Les cabines de bronzage sont apparues dans les années 80 aux États-Unis. Et les chercheurs américains ont été parmi les premiers à se pencher sur cette addiction, couramment appelée tanorexie, dans les années 2000.

Envie de bronzer au réveil, besoin de «doses» croissantes, anxiété en cas d’arrêt, culpabilité, agacement face aux remarques de l’entourage: ses symptômes sont similaires à ceux de l’addiction à l’héroïne, observe Joel Hillhouse, chercheur à l’Université d’East Tennessee.

Dépendantes, certaines personnes «continuent d’utiliser des cabines alors qu’elles ont un cancer de la peau, volent de l’argent à leurs proches ou s’achètent un lit bronzant pour satisfaire les envies nocturnes», ajoute-t-il.

«Il n’y a pas que le paraître qui pousse les gens à bronzer, il y a aussi le bien-être», assure Steve Feldman, dermatologue à l’Université Wake Forest (Caroline du Sud).

Les rayons UV, une drogue? «Absolument», répond-il.

Le soleil stimule la production de mélanine, pigment qui colore la peau, et ce phénomène libère des endorphines, souligne le Dr Feldman, ces hormones proches de la morphine donnant une sensation de bien-être et apaisant la douleur.

À cela s’ajoute une pression sociale. Les mannequins à la parfaite peau caramel, les footballeurs riches, beaux, bronzés comme la star du Real Madrid Cristiano Ronaldo: autant de figures que les jeunes ont envie d’imiter.

CHANGER LES MENTALITÉS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pourtant classé les appareils à UV comme cancérigènes en 2012. L’usage de ces appareils «augmente le risque de mélanome de 20%», indique Vanessa Rock, du comité australien de lutte contre le cancer, en citant plusieurs études.

En cas d’usage avant l’âge de 35 ans, le risque de mélanome augmente même de 75%, affirme une étude publiée en juin 2010.

Le Brésil a été le premier à complètement interdire ces appareils en 2009, suivi de l’Australie en 2014.

L’incidence du mélanome – cancer de la peau le plus agressif – reste en Australie la plus élevée du monde avec 11 000 cas par an. Mais le cancer de la peau tend à s’y stabiliser chez les moins de 45 ans grâce «aux campagnes publiques de sensibilisation et à une meilleure prise de conscience», se félicite Vanessa Rock.

Mais en Espagne, où l’on diagnostique 3600 cas de mélanomes par an, «les cabines de bronzage pullulent, aussi bien sous forme de centres que de services complémentaires dans des instituts de beauté ou des salles de sport», s’inquiète le docteur Moreno. Pour autant, «la population consulte de plus en plus tôt» grâce aux campagnes d’information.

Il n’existe pas encore de soins spécialisés pour les tanorexiques.

Aux États-Unis, où les cabines de bronzage font l’objet d’un avertissement renforcé depuis 2014 et sont, dans certains États, interdits aux moins de 18 ans, les chercheurs suggèrent la création de groupes de soutien, à l’image des alcooliques anonymes, et tentent de substituer au bronzage des alternatives relaxantes telles que le massage ou le yoga.

M. Moreno verrait bien une mise en garde explicite dans les centres de bronzage «comme sur les paquets de cigarettes qui évoquent clairement les maladies liées au tabagisme».

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La poussière en dit long sur les habitants d’une maison


Il reste probablement à peaufiner leur recherche pour que l’étude de la poussière serve à des enquêtes policières. On sait qu’il est possible de déterminer le lieu géographique grâce aux champignons, mais les bactéries pourraient même dévoiler qui habite dans le domicile étudié, femme, homme, et même les animaux
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La poussière en dit long sur les habitants d’une maison

 

lev dolgachov/Syda Productions – Fotolia

Chaque maison possède en moyenne 5.000 espèces différentes de bactéries et 2.000 espèces différentes de champignons.

Par Nicolas Plantey

Les bactéries et champignons qui traînent dans nos intérieurs permettent de dire si un chien, un chat, un homme ou une femme vivent ici, assurent des chercheurs américains.

Que vous viviez avec des animaux, seul ou en couple, la poussière de votre foyer peut révéler beaucoup sur vos habitudes. À partir des milliers d’espèces de micro-organismes présentes dans les maisons, des chercheurs américains de l’université de Boulder au Colorado et de l’université de Caroline du Nord sont parvenus à identifier des populations de bactéries qui donnent des informations sur leurs occupants. Dans un article publié mercredi dans la revue Proceedings B ils imaginent même que cette technique pourrait être utilisée dans le cadre d’enquêtes judiciaires.

Chaque maison abrite en moyenne 5.000 espèces différentes de bactéries et 2.000 espèces différentes de champignons, expliquent les chercheurs. Invisibles à l’œil nu, ces micro-organismes sont la signature de certains de leurs hôtes. Par exemple, les bactéries présentes sur la peau comme lesCorynebacterium et Dermabacter sont plus nombreuses chez les hommes, tandis que les bactéries vaginales comme les Lactobacillus permettent d’identifier des femmes, explique Noah Fierer, chercheur à l’université de Boulder et coauteur de l’étude.

Les hommes moins soigneux

Entre hommes et femmes, les différences de bactéries s’expliquent en partie par des habitudes sanitaires différentes, explique Noah Fierer.

«Les femmes abritent moins de bactéries cutanées. Elles se lavent plus souvent et utilisent plus de produits cosmétiques que les hommes», interprète-t-il.

Les hommes moins soigneux diffuseraient alors plus de bactéries dans leur environnement.

Chez les chiens et les chats, le principe est le même. Les chercheurs ont réussi à identifier, dans une maison, 56 espèces de bactéries différentes qui trahissent la présence d’un chien et de 24 espèces pour les chats.

Transportés par les poussières et les courants d’air, ces micro-organismes se déposent sur les tranches hautes des portes, où, préservés des coups de plumeau, ils s’accumulent avec le temps. Les chercheurs américains ont analysé par séquençage d’ADN les poussières de 1142 domiciles différents, récoltés par des volontaires dépêchés sur place. Afin de vérifier si ces micro-organismes provenaient bien des habitants et non de l’extérieur, ils ont fait deux prélèvements: un sur la porte de la salle de séjour, où la diversité des occupants est la mieux représentée et un sur la porte d’entrée, pour pouvoir identifier et éliminer les micro-organismes provenant de l’extérieur.

Un profil bactériologique

Les bactéries permettent de récolter des informations sur les habitants d’une maison, explique l’équipe de recherche, tandis que les champignons renseignent sur la situation géographique du domicile. Alors qu’ils ont observé une grande différence entre porte intérieure et extérieure chez les bactéries, les espèces de champignons restaient les mêmes.

Au contraire, l’analyse de 70% des échantillons leur a permis d’établir des listes de bactéries spécifiques à chaque profil d’occupant, qu’il soit humain ou animal. Grâce à ces profils bactériologiques, ils se sont essayés à faire des prédictions sur les 30% d’échantillons restants. Pour les animaux de compagnie, la tentative est plutôt réussie: les chercheurs ont détecté avec succès 92% des chiens et 83% des chats. Les chats ayant un profil bactériologique plus simple (32 espèces de bactéries de moins que les chiens), leur détection est moins précise.

En revanche, «nous n’avons pas pu faire des prédictions sur la proportion entre hommes et femmes», reconnaît Noah Fierer dans une interview au Figaro.

À cause du manque d’hommes seuls dans les échantillons qu’ils ont prélevés, les scientifiques n’ont pas pu déterminer un profil bactériologique suffisamment précis pour distinguer hommes et femmes. Ce profil doit être d’autant plus rigoureux que contrairement aux animaux de compagnie, il faut distinguer des individus d’une même espèce.

 Néanmoins, «nous avons pu identifier de nombreuses espèces de bactéries laissant espérer la possibilité de ce type d’analyses», conclut-il.

http://sante.lefigaro.fr/

Une "capsule temporelle" vieille de 121 ans retrouvée en Écosse


C’est le genre de truc que je trouve intéressant, surtout quand c’est fait par des particuliers
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Une « capsule temporelle » vieille de 121 ans retrouvée en Écosse

 

 Highland Folk Museum

Highland Folk Museum

Par Damien Hypolite

De la taille d’une boîte à chaussures, le coffret renfermait une bouteille de whisky et une coupure de journal.

29 septembre 1894. Kingussie, petit village écossais, des ouvriers d’un chantier ont mis la main sur un objet profondément enterré. Une fois ouverte, la boîte en métal rouillée a révélé son contenu : une bouteille contenant ce qui ressemblait à du whisky ainsi qu’une coupure d’un journal indiquant la date du 29 septembre 1894. Enfoui sous les fondations d’un pont en pierre, le coffret n’a été découvert qu’à la faveur de travaux visant à moderniser l’infrastructure. La découverte a alors été transportée dans un musée voisin pour une expertise plus approfondie.

Coupure de journal datant du 29 septembre 1894 – Highland Folk Museum

Bouteille de whisky retrouvée dans la capsule – Highland Folk Museum


Des bouteilles à la mer jetées dans le temps

Appelées « time capsule » (capsules temporelles), ces boîtes qui traversent le temps sont souvent enterrées lors de cérémonies ou de célébrations comme des expositions universelles, des fêtes de villages ou encore pour marquer la remise de diplômes dans certaines universités américaines. Les participants sont invités à y déposer un objet censé représenter leur époque avant que celles-ci ne soient scellées et profondément enfouies sous terre. La plupart du temps  l’enfouissement est photographié et ainsi répertorié pour laisser une trace. Mais parfois non, comme ce fut probablement le cas dans la petite ville écossaise. Il arrive même que la capsule temps ne soit pas enterrée, mais seulement conservée dans un endroit sûr, comme en Norvège en 2012, où un paquet datant de 1912 portant la mention « ne pas ouvrir avant 2012 » avait été ouvert devant une salle pleine à craquer et sous l’œil des internautes du monde entier via des webcams.

Enthousiasmés par leur découverte, les responsables du chantier de Kingussie ont décidé de faire leur propre « time capsule » de 2015 en partenariat avec l’école primaire du village.

http://www.sciencesetavenir.fr/