Animaux Albinos


Que ce soit, une baleine, une grenouille, une coccinelle, un lion ou tout autre animal, ils sont uniques par leur particularité d’être des albinos
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Animaux Albinos

Creative Commons / Flickr: 34905917@N08

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Creative Commons / Flickr: usfwsmidwest

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Tambako the Jaguar / Creative Commons / Via Flickr: tambako

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imgurChad Cocking / Facebook: Chad-Cocking-Wildlife-Photography

Chad Cocking / Facebook: Chad-Cocking-Wildlife-Photography

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Le Saviez-Vous ► 11 choses incroyables que vous ne saviez pas sur le cerveau,


Grâce à la science, on comprend un peu plus le cerveau qui est un organe vraiment complexe.
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11 choses incroyables que vous ne saviez pas sur le cerveau,

 

De tous les organes du corps humain, le cerveau est sans doute le plus complexe, si bien que l’on sait encore très peu de choses sur son fonctionnement. Les progrès de la médecine actuelle ont cependant permis d’en savoir beaucoup plus qu’il y a quelques années, et de mettre en évidence des faits étonnants !

Voici une sélection de 11 des choses les plus étonnantes que vous ignoriez sans doute sur votre cerveau, la 3 et la 7 vous passeront l’envie de boire de l’alcool !

1.  Le cerveau d’une femme rétrécit pendant la grossesse, pour ne retrouver sa taille normale que 6 mois plus tard


 

2.  La moitié du cerveau peut être retiré pendant une chirurgie, sans que cela n’ait d’effet visible sur la personnalité ou la mémoire

3.  L’alcool ne vous fait pas oublier les choses, il annihile votre capacité à créer des souvenirs


4.  Le cerveau d’un homme se développe tout d’abord comme si c’était celui d’une femme. In utero jusqu’à huit semaines, le fœtus d’un petit garçon a les caractéristiques cérébrales de celui d’une petite fille

5.  Le cerveau humain se développe jusqu’à la cinquantième année environ

6.  Notre cerveau produit assez d’énergie pour allumer une ampoule

7.  L’alcool produit ses premiers effets sur le cerveau au bout de 6 minutes

8.  L’information parcourt notre cerveau à la vitesse de 420 km/h

9.  5 minutes après un rêve, nous en avons déjà oublié la moitié, après 10 minutes, nous en avons oublié 90%

10.  Les violences conjugales ont les mêmes effets traumatiques sur le cerveau des enfants que la guerre sur celui des soldats

11.  C’est le cerveau qui consomme la plus grande partie de notre énergie corporelle

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Ce coiffeur coupe gratuitement les cheveux des enfants qui lui font la lecture.


Voilà quelqu’un qui peut faire la différence pour un enfant. Il se sert de son métier pour aider les enfants à affronter le stress de la rentrée juste par la lecture.
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Ce coiffeur coupe gratuitement les cheveux des enfants qui lui font la lecture.

La rentrée approche, et pour de nombreux enfants, cela peut s’avérer stressant, surtout s’ils ont des difficultés à lire. Voilà pourquoi, à Comiskey Park, dans l’Iowa, le barbier Courtney Holmes a décidé de faire quelque chose de spécial pour les enfants, dans le cadre du festival Back to School Bash.

Ce père de deux enfants a en effet décidé de couper gratuitement les cheveux de tous les enfants capables de lui faire la lecture.

“Les enfants arrivent, et je leur dis “Installe-toi à la table, prends le livre qui te plaît, et si tu ne parviens pas à le lire, je t’aiderai à le comprendre, et nous pourrons le lire ensemble”, a expliqué Holmes à USA Today.

“Franchement, j’ai été soufflé. Au début, quatre enfants faisaient la queue, et en un clin d’oeil, ils étaient une vingtaine, qui voulaient tous se faire couper les cheveux et me lire un livre.”

Plus d’info: sparkfamilyhairsalon.com | stmarkyouthenrichment.org

De nombreux enfants ont peur de lire à voix haute, aussi Courtney Holmes, un barbier, a décidé de remédier à cela.

Image credits:  Mike Burley/Telegraph Herald via AP

Image credits: Mike Burley/Telegraph Herald via AP

Il a décidé de couper gratuitement les cheveux de tous les enfants capables de lui faire la lecture.

Image credits: Telegraph Herald

Image credits: Telegraph Herald

“Installe-toi à la table, prends le livre qui te plaît, et si tu ne parviens pas à le lire, je t’aiderai à le comprendre, et nous pourrons le lire ensemble.”

Image credits: Telegraph Herald

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Son cœur n’a plus que 14% de batterie


Cette dame a vécu plus longtemps que d’autres qui ont eu le même appareil.  Elle est une victime de la technologie. Heureusement, sa vie ne semble pas en danger,  mais il faudra bien un jour ou l’autre a une solution de rechange
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Son cœur n’a plus que 14% de batterie

 

 

Le cardiomyo stimulateur dont a bénéficié la patiente en 1992 a été remplacé par les célèbres pacemakers. Et il n'est plus fabriqué. ©Llewellyn Rober/SUPERSTOCK/SIPA

Le cardiomyo stimulateur dont a bénéficié la patiente en 1992 a été remplacé par les célèbres pacemakers. Et il n’est plus fabriqué. ©Llewellyn Rober/SUPERSTOCK/SIPA

Une femme de 75 ans opérée du cœur en 1992 voit ce qui servait alors de pacemaker arriver au bout de son autonomie. Or la technologie vieille de 23 ans n’est plus fabriquée.

CARDIOLOGIE. A Tahiti, la vie d’une femme de 75 ans est suspendue aux 14% de batterie dont dispose encore son stimulateur cardiaque implanté il y a 23 ans. Une situation délicate puisque la technologie dont elle a bénéficié n’est plus du tout utilisée. Victime d’un infarctus du myocarde en 1992, alors qu’elle habitait Bordeaux, elle bénéficie à ce moment là d’un nouveau type de chirurgie cardiaque… devenu obsolète depuis. Résultat ? Le matériel de remplacement n’est plus fabriqué. Lors de l’intervention en 1992, des électrodes sont connectées à un cardiomyo-stimulateur.

« Cela ressemble à un boîtier de chargeur de pile, explique un cardiologue cité par l’AFP. Une technique qui n’est plus utilisée. Aujourd’hui, on poserait un pacemaker classique », poursuit-il.

Sa vie n’est pas en danger

Le stimulateur de la patiente a été changé une première fois en 2000 et une seconde en 2008, mais elle est aujourd’hui confrontée à l’évolution de la technologie. Dans le quotidien la Dépêche de Tahiti, cette aide soignante à la retraite raconte :

« En juin dernier, les cardiologues du Taaone (l’hôpital de Tahiti) m’ont dit que mon appareil ne disposait plus que de 14% de durée de vie. La médecine cardiaque a tellement évolué que ce genre de matériel ne se fait plus. Ma pile n’est même plus fabriquée car je suis la dernière personne au monde à vivre avec ce genre d’appareil. Alors j’attends… » 

Un cas presque imprévisible. En effet, les autres patients ayant bénéficié de ce type de chirurgie sont décédés au plus tard huit ans après l’opération.

Attention toutefois, la vie de la patiente ne serait pas menacée dans l’immédiat :

« La vie de la patiente n’est pas liée à l’appareil. Ce dernier est fait pour aider le coeur à mieux fonctionner, mais sa vie n’est pas en danger », explique le cardiologue interrogé par l’AFP.

Les médecins de Tahiti travaillent donc à chercher une solution de remplacement qui se solderait par une nouvelle pile ou un autre dispositif.

Avec AFP

http://www.sciencesetavenir.fr/

La plus romantique des pieuvres du Pacifique


Une pieuvre très différente des autres espèces. C’est surtout son comportement qui semble être spécial, car il ne cadre pas avec les autres espèces de poulpes
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La plus romantique des pieuvres du Pacifique

 

Octopus Chierchiae, dessinée par le chercheur l’ayant découvert en 1977 © Arcadio F. Rodaniche

Par Sarah Sermondadaz

C’est un véritable feuilleton-fleuve dans le petit monde de la biologie marine : le comportement de la grande pieuvre rayée du Pacifique, espèce particulièrement discrète, a enfin été décrit par une publication scientifique. Et ses pratiques sexuelles sont pour le moins surprenantes, en tout cas pour un poulpe.

RITUELS AMOUREUX. Un poulpe sentimental, voilà ce que la science a découvert. La plupart des pieuvres ont en effet des mœurs cannibales, de sorte que la femelle dévore souvent le mâle après l’accouplement, ou décède après avoir pondu… un comportement qui n’est étonnamment pas retrouvé chez cette espèce. Ce céphalopode est en tout cas fort timide, si bien qu’il faudra attendre 1991 pour qu’il soit mentionné pour la première fois dans un manuscrit scientifique. Las : sa description est si déroutante, que l’article ne passera pas les mailles de la relecture par les pairs.

Proche de plusieurs autres espèces de pieuvres, l’espèce n’a même pas encore de dénomination scientifique précise, puisque les spécialistes hésitent encore sur le genre taxonomique à lui attitrer. En attendant, ils l’appellent couramment LPSO (pour Larger Pacific Striped Octopus – grande pieuvre à rayures du Pacifique). Il faudra attendre 2013 (!) pour qu’une description de la créature soit enfin officiellement validée par la communauté scientifique. A cette occasion, 24 pieuvres ont été capturées pour être étudiées en captivité. Objectif : en savoir plus sur leur comportement. Les résultats, après des mois d’étude, ont été publiés début août 2015 dans Plos One. Et confortent les observations faites en milieu naturel par le chercheur Arcadio Rodaniche, dans le manuscrit refusé de 1991. A savoir que ces poulpes ont un comportement sexuel… des plus déroutants.

Le poulpe beau du quartier

Les grandes pieuvres à rayures du Pacifique sont très grégaires, phénomène inhabituel chez les poulpes. En effet, les pieuvres communes ne peuvent souvent pas être gardées en captivité dans un même aquarium, ce qui fut réalisé sans problème avec les spécimens capturés. Selon les plongeurs les ayant attrapées, il n’est d’ailleurs pas rare d’observer des regroupements d’individus persistant pendant plus de 2 ans, soit largement plus que la durée de vie d’une seule génération. L’hypothèse avancée par les chercheurs : leurs rayures leur permettrait de se reconnaître mutuellement, et d’ainsi rester groupées. Plus sociale, mais aussi moins barbare : contrairement à la plupart de ses cousins, les représentants de l’espèce ne s’entre-dévorent pas après les accouplements. Et les femelles ne décèdent pas immédiatement après avoir pondu leurs œufs. Quelques grammes de tendresse dans la violence d’un monde sous-marin impitoyable

Les couples se reproduisent même en face à face, du jamais vu chez ces céphalopodes. Puis partagent le même nid dans les bas-fonds, pendant plusieurs jours. Ils vont même jusqu’à s’adonner à une parade nuptiale complexe, où le mâle change subrepticement de couleur, comme le montre la vidéo

French kiss

Mais de tout le répertoire du Kamasutra de la pieuvre LPSO, c’est sa pratique du bouche-à-bouche qui a le plus interloqué les chercheurs. Pourquoi ? Cette posture est retrouvée chez d’autres céphalopodes ayant dix pattes (décapodes), notamment les calmars et les seiches. Chez certaines de ces espèces voisines, le mâle s’arrange au passage… pour nettoyer la zone buccale de la femelle du sperme de potentiels rivaux précédents. Bon appétit bien sûr. En effet, l’étude de Plos One rapporte que ces espèces déposent souvent leur sperme près de la bouche de leur partenaire, dans des petits sacs appelés spermatophores, la fécondation étant externe. Peut-être pratique, mais ni très charmant ou romantique.

Chez les octopodes comme ce poulpe, en tout cas, aucun avantage reproductif à une telle position n’est retrouvé, puisque la reproduction requiert la pénétration. Et c’est à un genre de corps à corps inhabituel chez les poulpes que le duo se livre. D’autant plus étrange selon les chercheurs, que les postures reprennent les codes… d’un comportement agressif chez les autres espèces de pieuvre. Faites l’amour, pas la guerre : LPSO serait-elle aux pieuvres ce que le bonobo est aux chimpanzés ? La prochaine étape, pour les chercheurs, sera de s’assurer de la survenue de comportements similaires dans la nature à ceux observés en captivité.

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La communication chez le chat et le chien


La communication des chiens et des chats n’est pas si différente que l’on croit, bien sûr, la queue n’a pas la même signification pour ces deux animaux, mais pour le reste ….
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La communication chez le chat et le chien

 

La communication chez le chat et le chien

Shutterstock – Getty

Par Marine Cassoret, Ph.D., éthologue

 

Une croyance populaire veut que les chats se saluent museau à museau, alors que les chiens le font queue à museau. Est-ce toujours vrai? 

Chats et chiens sont deux espèces très différentes qui ont chacune leur mode de communication et leurs protocoles de rencontre. Toutefois, même si les chats et chiens ont une phase d’approche peu semblable, les zones qu’ils inspectent sont sensiblement les mêmes. Les chats se touchent d’abord les vibrisses, puis le nez. Ils sentent également les objets que nous tendons dans leur direction (un doigt tendu vers eux ou un crayon, par exemple), comme le font les chiens.

De plus, il est vrai que la rencontre nez à nez entre deux chats est accompagnée d’un reniflement qui peut commencer par l’avant du corps, puis évoluer vers d’autres zones: le flanc, la queue, la zone anale ou périanale. Et ces zones ne sont pas choisies au hasard. Comme le chien, le chat émet des signaux olfactifs par des glandes situées sur les joues et à la base de la queue.

Toutefois, il est vrai que, pour le chien, la rencontre queue à queue est très importante, puisque les glandes anales jouent un rôle de premier plan dans la reconnaissance des individus. Mais comme le chat, le chien recueille des renseignements olfactifs ou chimiques d’autres sources, comme la base des oreilles et là où sont sécrétés des signaux chimiques.

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Bousille ta robe de mariée!


Au prix que coûtent les robes de mariée, aussi bien en profiter jusqu’au bout, et même plusieurs fois. Mais détruire une robe pour le symbolisme m’apparaît un réel gaspillage et souvent les idées de destructions peuvent être dangereuses” Personnellement, c’est beaucoup d’argent pour une seule robe
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Bousille ta robe de mariée!

 

Elle dort dans une boîte au fond de la garde-robe? Pourtant, vous l'aviez... (PHOTO GENEVIÈVE TRUDEL)

PHOTO GENEVIÈVE TRUDEL

NADINE DESCHENEAUX

Collaboration spéciale

La Presse

Elle dort dans une boîte au fond de la garde-robe? Pourtant, vous l’aviez choisie avec soin. Elle n’a servi qu’une seule fois, mais vous en aviez rêvé pendant des années. Détrompez-vous si vous croyez que votre robe de mariée n’a qu’une seule journée de vie. La tendance «trash the dress» défie les conventions et les traditions. C’est le temps de ressortir votre robe et de la reporter le temps d’une séance photo originale bien loin des poses classiques de mariés.

La tendance «trash the dress» consiste à faire une session de photos après le mariage pendant laquelle la mariée porte à nouveau sa robe, mais dans des lieux, des poses ou des mises en scène originales, souvent à l’opposé du romantisme classique du mariage.

Le mérite pour cette touche originale associée au mariage reviendrait au photographe américain John Michael Cooper, qui aurait fait la première séance en 2001 dans le désert du Nevada. Pour ce photographe, placer une femme dans sa robe de mariée dans des endroits incongrus ou sales reste un geste artistique qu’il a maintes fois défendu et expliqué dans les médias. Il faut dire que ses photos audacieuses, où il joue avec les contrastes – il a même déjà mis le feu à une robe – sont saisissantes.

«Pour lui, le concept n’a rien à voir avec la robe, mais lui permet simplement de créer librement de magnifiques clichés sans balises ni contraintes» explique Dalisa Cooper, agente de John Michael Cooper.

«Je ne crois pas que les mariées veulent vraiment détruire leur robe, mais plutôt qu’elles recherchent quelque chose de différent, d’original et qu’elles sont assez ouvertes pour me permettre de créer et d’exécuter mon concept même si cela veut dire que leur robe en fera les frais», ajoute John Michael Cooper àLa Presse, par courriel.

De plus en plus répandu

Cette tendance a pris de l’ampleur un peu partout sur la planète. Les mariées rivalisent d’ingéniosité et d’imagination pour réaliser des séances photo spectaculaires. Un tour sur Pinterest ou Instagram saura vous convaincre. Certaines la bousillent presque complètement en la déchirant, en l’enduisant de peinture, d’huile ou de graisse si les photos sont prises dans un garage, de boue, de poudre colorée, etc. Des mariées prennent même des risques pour faire des sessions magistrales frisant l’extrême: mettre le feu à la robe, aller dans des lieux dangereux comme le courant d’une rivière, etc. Le résultat est peut-être spectaculaire, mais les dangers sont grands. Une nouvelle mariée s’est d’ailleurs noyée dans les chutes Darwin, à Rawdon, en 2012 pendant une séance photo «trash the dress» qui a suivi son mariage. Il ne faut donc jamais oublier qu’un accident bête peut survenir et qu’une immense robe mouillée peut être plus pesante que le poids de la mariée qui la porte, ce qui peut devenir difficile à gérer...

«Une mariée nous a déjà demandé de la photographier pendant qu’elle sautait du haut d’un pont. Étrange, extrêmement dangereux et pas du tout intéressant artistiquement», confie Dalisa Cooper.

Mais les séances n’ont pas à friser l’extrême pour créer un souvenir délicieux. Tremper dans l’eau sur une plage, les pieds dans une rivière, porter sa robe dans la neige ou les feuilles mortes dans un lieu qui évoque un souvenir ou un intérêt commun pour le couple peut être suffisant et très symbolique pour les nouveaux mariés. Le but n’est donc pas tant de détruire la robe, mais plutôt de la sortir de son cadre conventionnel. C’est un peu pour cette raison que le photographe Claude Brazeau nomme plutôt ces séances «love the dress».

«Il faut que ça reste très sécuritaire. On ne va pas dans quatre pieds d’eau avec une robe. Mais il y a tellement autre chose qu’on peut faire. On peut profiter de la lumière de la fin de journée, aller dans la nature ou dans un lieu très urbain.»

Ces séances sont agréables, dit-il, car les mariés sont plus détendus et que les possibilités sont plus grandes. D’autres termes existent pour nommer les variantes autour de cette deuxième utilisation de ce vêtement chouchou comme «day after session», «rock the frock», «rock the dress».

Liberté et symbolique

Libérés des stress reliés à la journée folle du mariage – il n’y a pas d’invités qui les attendent ni un horaire réglé à la minute près à suivre -, les couples peuvent mettre toutes les chances de leur côté pour cette séance spéciale. Lieu personnalisé, température, horaire, mise en scène…

«C’est une chance unique de faire des photos dans un environnement complètement différent au lieu de se contenter de ce qui entoure l’église ou le lieu de réception. Et puisque le stress est disparu, les gens sont plus eux-mêmes et osent sortir de leur zone de confort sans craindre d’abîmer ou de salir la robe», précise Geneviève Trudel.

Mais au-delà de la «deuxième chance», la volonté de prendre des photos «trash the dress» évoque une prise de position. Le geste rappelle la fin des cérémonies et des rituels, le retour à la vie «ordinaire» ou encore le fait d’avoir survécu au stress de l’organisation du mariage.

«Ces séances de photo sont un peu un sabotage des rituels classiques. Par elles, on énonce qu’on ne renonce pas à la culture du mariage, mais on lance le message qu’on n’en fait pas partie totalement. On se l’approprie à notre manière. On pourrait même dire que c’est une tentative d’affirmer son propre pouvoir dans un monde où les individus ont de moins en moins de voix», indique Guy Lanoue, directeur du département d’anthropologie de l’Université de Montréal.

Deuxième chance

Quand une grande partie du budget d’un mariage peut tenir dans une seule et unique pièce – la robe -, il est compréhensible de vouloir la réutiliser et la rentabiliser.

«Mais c’est encore une tendance assez marginale, car beaucoup de femmes sont encore très attachées à leur robe. Cependant, une session où la robe n’est pas détruite et où on la place plutôt dans un lieu où on n’irait pas d’habitude ou où on ne pouvait pas aller le jour du mariage est une façon de sortir des sentiers battus tout en gardant la robe», indique Amélie Marcotte-Losier, organisatrice, planificatrice et propriétaire des Mariages d’Amélie.

Si certains photographes proposent désormais cette option dans leur forfait de mariage, d’autres reçoivent des demandes directement de leurs clients après leur mariage… ou même des années après. Parce que bousiller sa robe peut être une occasion géniale de la ressortir pour célébrer le premier, le cinquième ou le dixième anniversaire!

«D’autres femmes peuvent être un peu déçues de leur séance de photos et décident de refaire une session et de s’éclater en faisant un clin d’oeil aux intérêts de leur couple», note Amélie Marcotte-Losier.

«J’aime beaucoup ces séances parce qu’elles permettent plus de créativité, on a enfin du temps! Des couples peuvent arriver avec des idées de concept, mais d’autres nous laissent carte blanche. On trouve quelque chose qui leur ressemble. Mais tous les détails peuvent être importants. Même la robe elle-même! Une robe en dentelle près du corps évoque le romantisme. Avec une grande robe du style Cendrillon, on va aller dans des photos plus glamour. Ce sont des indices pour trouver l’idée du style de photo qu’on peut faire», indique Amélie Cousineau, photographe.

«Tout est pour moi un indice quand vient le temps de trouver le concept: la musique, le repas du traiteur, la façon dont les mariés sont entre eux, le style du mariage, etc. Je prends des notes, j’observe. J’essaie de connaître un bout de leur histoire parce que mon travail, c’est justement ça, raconter leur histoire en images. Même que lorsque les mariés reviennent me voir pour regarder leurs photos, je fais toujours jouer une chanson que j’ai entendue à leur mariage», raconte la photographe Geneviève Trudel.

Elle dort dans une boîte au fond de la garde-robe?... (PHOTO GENEVIÈVE TRUDEL) - image 2.0

PHOTO GENEVIÈVE TRUDEL

Dans l’eau! 

Josée Leclerc s’est mariée en avril 2015 à Las Vegas. À son retour au Québec, son photographe lui propose une séance spéciale… sous l’eau.

«On a récemment acheté un boîtier professionnel scellé sous vide nous permettant de prendre des photos dans l’eau. J’y vais sans tuba ni bonbonne, mais c’est sûr que travailler avec cet équipement demande une adaptation. Avec le masque, il y a toujours un peu de distorsion. Mais dans une piscine, on n’a pas à aller dans la partie creuse pour faire de belles photos. On peut jouer avec les prises de vue. Je peux être couché au fond de la piscine et prendre la photo vers le haut. Mais il est certain qu’un travail sous l’eau doit être sécuritaire. C’est entre autres pourquoi on est deux photographes, dont un à l’extérieur de la piscine», indique Yannick Mitchell, copropriétaire de Ferland Photo, qui a réalisé les photos de Josée Leclerc. «Au début, quand on m’a offert la séance, j’étais surprise. Avec ma robe? Mais j’ai adoré!», raconte la nouvelle mariée.

D’autant plus que son mari et ses enfants de 17 et 20 ans se sont mouillés aussi.

«On aurait dit qu’on faisait quelque chose d’interdit en faisant un truc comme ça. Un défi, quoi! On s’est rhabillés, on a mis nos bijoux, nos souliers, mon gars a mis ses Converse, etc. Avec le recul, je trouve que ce fut très symbolique pour nous. On était dans l’eau, mais surtout on était comme dans une bulle, juste les quatre ensemble. Finalement, c’est un peu comme un cadeau qu’on s’est offert, qui nous appartient juste à nous. Et ma robe n’est même pas abîmée, je l’ai fait séchée dans la douche et elle est encore belle.»

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