Parole d’enfant ► Le travail


Et bien ma petite fille a sans doute trouver le plus beau métier du monde
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Le Travail

 

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Photo prise par la maman à Jézabelle,  été 2015

Mercredi matin, un peu avant 8h am, jour de canicule en allant prendre l’autobus pour aller aux jeux d’eau, Mlle remarque qu’il y a beaucoup d’autos qui passent.


Alors je lui explique que les gens vont travailler, Pascal travaille plus tôt, mais d’autres commencent plus tard

Elle me répond :

Pascal travaille à Ottawa
Maman travaille à la maison avec Sydney et travaille proche de l’hôpital à Hull
Moi, je travaille à jouer

Ana-Jézabelle/ 3 ans/29 Juillet 2015


 

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce qu’on mange pour déjeuner à travers le monde


Un déjeuner peut être petit, mais nous fait tenir jusqu’au dîner alors que certains gros déjeuners mal équilibrés donnent faim de 1 à 2 heures après le repas. Je pense le pire dans ces déjeuners est celui avec des smarties aux Philippines et des macarons en Russie, Avoir cela dans le ventre, nous ne pourrions donner le maximum de nous-même jusqu’au prochain repas
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Qu’est-ce qu’on mange pour déjeuner à travers le monde

 

L’amour du déjeuner ne connait pas de frontières. Pour ceux et celles qui aiment voyager grâce à la nourriture, nous avons collaboré avec la communauté de photographes EyeEm pour trouver les plus belles photos du premier repas de la journée.

Des résultats surprenants nous sont parvenus des quatre coins de la planète pour le plaisir des yeux! Voyez à quoi ressemble le déjeuner, tant à Londres qu’en Thaïlande.

Cet article initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Coloriage pour adultes : 5 raisons d’aimer cette activité bien-être


J’avais déjà vu ce genre de coloriage, mais j’apprends maintenant que ce sont des dessins spécialement pour les adultes ayant pour but d’anti-stress.
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Coloriage pour adultes : 5 raisons d’aimer cette activité bien-être

Auteur:  Marie-Anne Thomas

Les coloriages antistress ont littéralement envahi les librairies. Promettant détente et méditation, ils suscitent un engouement qui ne faiblit pas, bien au contraire. En quoi sont-ils apaisants ? Tour d’horizon de leurs bienfaits.

Fleurs, monuments, paysages, illusions d’optique, mandalas, points à relier ou messages cachés… depuis quelques mois, il est impossible ou presque d’échapper aux coloriages pour adultes.

« D’un point de vue sociologique, il y a actuellement un goût pour le do it yourself et les travaux manuels, cette valorisation de l’artisanat par rapport à l’usage mécanisé de la main sur la tablette tactile », explique Bernard Andrieu, philosophe du corps.

De fait, le coloriage pour “grands” s’apparente autant au loisir créatif qu’au bien-être. Sans compter avec l’envie de montrer que l’on sait faire quelque chose de beau, en particulier sur internet où se multiplient les blogs et vidéos de coloriages.

Pour bénéficier des vertus apaisantes du coloriage, l’idéal est d’en faire régulièrement, une à trois fois par semaine.

1. Exprimer sa créativité

Nul doute qu’en personnalisant un dessin avec telle ou telle couleur choisie selon son humeur, son goût ou son sens de l’harmonie, le “colorieur” exprime sa créativité. Le coloriage peut même aider à créer qui se sent inhibé.

« C’est une excellente façon d’accéder à une activité artistique, surtout lorsqu’on est frappé du syndrome “Je ne suis pas capable” », analyse Nathalie Renault, art-thérapeute et artiste.

Tout simplement parce qu’avec cette activité, le syndrome de la page blanche n’existe plus. De plus, le fait de poser des couleurs sur un support noir et blanc au départ « est une façon de raviver la saveur existentielle des choses », souligne Nathalie Renault.

Voire une façon d’introduire de la poésie au quotidien, nécessaire pour se revitaliser :

« Comme nous vivons dans une société collée à la réalité et aux écrans, une activité comme le coloriage répond à notre besoin d’imaginaire et de créativité manuelle, explique Bernard Andrieu. Il introduit de la poésie et de la fantaisie. »

2. Se vider la tête

Le coloriage a aussi selon les spécialistes, d’indéniables vertus apaisantes. Beaucoup de cahiers s’affichent d’ailleurs tels quels, comme les Jardins secrets et Chasse au Trésor Antistress, édités chez Marabout ou les cahiers Inspiration zen, de Dessain et Tolra.

Pour Jean-Pierre Royol, psychologue et président de la ligue professionnelle en art-thérapie, « le fait de se concentrer sur une seule activité permet de rompre avec le zapping auquel nous sommes soumis une grande partie de la journée. Cela fait travailler d’autres zones cérébrales. De la même façon que les enfants, lors des apprentissages de la lecture et de l’écriture, font des coloriages élaborés afin de se “reposer” la tête, ils y trouvent une réelle détente. »

    Remplir de couleurs un modèle sans se poser de questions est de ce fait « très relaxant pour des adultes hyperstressés », affirme l’expert. Le coloriage peut même placer dans un état second : celui-ci est dû à la répétition du geste, « à la fois hypnogène et rassurant. »

    Le coloriage peut par ailleurs convenir aux personnes qui, au quotidien, en “voient de toutes les couleurs” : le fait de transformer une situation subie en activité artistique, aide à mieux gérer les frustrations.

    3. Retrouver un peu d’enfance

    Sortir sa boîte de crayons, c’est également faire resurgir des émotions d’enfance. Le coloriage agit un peu comme la madeleine de Proust, on renoue avec des sensations et des émotions spontanées, “rafraîchissantes”.

    « Cette activité a ce petit côté régressif parce qu’elle offre une “vacance” infantile face à un trop-plein de responsabilités »,précise Jean-Pierre Royol.

    Raison de plus pour prendre son temps à choisir les couleurs en accord avec son humeur, et cela, sans chercher à les interpréter. Colorier doit en effet rester intuitif et récréatif.

    4. Se déconnecter

    Le succès des coloriages vient aussi du fait qu’ils permettent de se déconnecter du monde extérieur. S’isoler pour colorier, c’est prendre rendez-vous avec soi-même, trouver un créneau dans sa routine pour s’offrir ce moment de détente. Bien qu’il soit plus facile de colorier chez soi, rien n’empêche de s’offrir cette pause au bureau à l’heure du déjeuner, au café, avec des amies, dans un jardin public, dans une salle d’attente…

    5. Méditer, ou presque

    Le fait d’être dans un “ici et maintenant”, de laisser filer ses pensées sans s’y arrêter, de s’oublier tout en étant en pleine conscience des couleurs que l’on appose, des traits que l’on suit… peut s’apparenter à une forme de méditation.

    Notamment avec les mandalas, ces dessins circulaires qui convergent vers un centre. En les coloriant, la main et l’esprit font un mouvement allant de l’extérieur au centre : cela instaure une sorte de dialogue entre le soi intérieur et le monde externe.

    « Cet état de méditation est facilité par la posture assise, et par une respiration rendue ample et calme grâce à l’attention portée sur le geste », conclut Nathalie Renault.

    Nos conseils pour bien choisir vos coloriages

    Quel que soit le niveau de difficulté du coloriage, les bénéfices sont a priori identiques… La seule précaution à prendre est d’évaluer votre minutie : ne prenez pas des dessins trop compliqués au risque de perdre patience.

  • Si vous débutez et vous sentez angoissé à l’idée de ne pas trouver les bonnes couleurs, préférez les dessins aux couleurs préétablies : celles-ci sont indiquées sur chaque zone à colorer. Et commencez plutôt par des dessins ne regorgeant pas de détails. Les amoureux des mots peuvent s’essayer aux messages à colorier : grâce aux couleurs se dévoilent des pensées positives et des messages antistress.

  • Si vous peinez à trouver des motifs, allez vers des catalogues regroupant plusieurs séries thématiques : danse, fleurs illusions d’optique, mandalas…

  • Pour qui aspire à un besoin de nature, d’espace et de grand air, orientez-vous vers des motifs de jardins, de fleurs, de paysages et d’arbres.

  • Si vous recherchez avant tout la concentration et si vous avez du temps à consacrer à chaque séance, choisissez des dessins complexes sur des thèmes comme l’architecture ou les vitraux.

  • Si vous aimez le travail minutieux, préférez les thèmes truffés de petits détails : motifs abstraits, aztèques, dessins d’architecture…

  • Présentés comme des outils de méditation, les mandalas conviennent aux personnes désireuses de se recentrer tout en se relaxant. La plupart de ces figures contenant beaucoup de petits motifs géométriques, elles demandent du temps et une certaine minutie.

  • Les points à relier demandent une grande attention visuelle. Ce type de coloriage peut satisfaire les personnes pouvant être frustrées d’avoir déjà le motif inscrit sur la feuille.

    http://www.santemagazine.fr/

Pourquoi la mort d’un animal nous touche plus que celle d’un humain?


Les animaux ont toujours eu une place particulière dépendante de la culture, des croyances. Pourquoi nous décrions tous les abus faits aux animaux alors qu’une personne meurt dans presque l’indifférence des hommes ? Pourquoi certains animaux peuvent trouver des alliées, alors que d’autres nous répugnent (comme les serpents pour la majorité des gens) ?
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Pourquoi la mort d’un animal nous touche plus que celle d’un humain?

 

Leïla Marchand

On pourrait presque dire «Les chiots et les enfants d’abord!» tant le favoritisme envers l’animal a été confirmé par la science.

La mort de Cecil le lion, tué par un dentiste américain lors d’une partie de chasse au Zimbabwe, a déclenché une immense vague d’émotion dans le monde entier. La presse en a fait ses gros titres et les réseaux sociaux l’ont pleuré pendant plusieurs jours. Le jour suivant, à Calais, un migrant soudanais trouvait lui aussi la mort en tentant de rejoindre l’Angleterre par l’Eurotunnel. Sa disparition n’a provoqué, en comparaison, que très peu d’émoi.

Il ne s’agit pas d’un phénomène isolé. Dès qu’il s’agit de petites bêtes, les réactions sont très vives. En juillet 2014, une jeune chasseuse américaine, et ses selfies devant ses trophées de safaris, avaient indigné de nombreux internautes. Un peu plus tôt dans l’année, les mésaventures d’Oscar le chaton, jeté contre un mur dans une vidéo postée sur internet, avaient suscité les mêmes réactions.

La science a confirmé ce favoritisme envers l’animal par rapport à l’homme. Lors d’une étude menée par l’université Northeastern aux États-Unis, l’empathie de 240 hommes et femmes envers un enfant, un homme d’une trentaine d’années, un chien de 6 ans et un chiot a été testée, à travers la lecture d’histoire fictionnelle. Résultat, l’homme adulte était le dernier dans le cœur des sondés, derrière l’enfant, le chiot et le chien.

Auréole d’innocence si mignonne

Pourquoi une telle empathie dès qu’il s’agit d’animaux? Cet ordre de priorité peut sembler naturel. Dans l’imaginaire collectif, les animaux jouissent d’une auréole d’innocence, dénués de toute mauvaise intention comparés à l’homme, cette exception de la nature en prise avec sa conscience et capable des pires cruautés. Marguerite Yourcenar le dit très justement dans Les Yeux ouverts:

«Il y a toujours pour moi cet aspect bouleversant de l’animal qui ne possède rien, sauf sa vie, que si souvent nous lui prenons. Il y a cette immense liberté de l’animal, vivant sans plus, sa réalité d’être, sans tout le faux que nous ajoutons à la sensation d’exister. C’est pourquoi la souffrance des animaux me touche à ce point.»

L’homme fait donc simplement preuve d’une empathie immense lorsqu’il s’agit de plus vulnérable que lui? Pas tout à fait. Car notre capacité d’empathie suit en réalité ses propres règles, très arbitraires. Georges Chapouthier, neurobiologiste et philosophe [1], rapelle que l’être humain reste indifférent à la plupart des espèces de la planète:

«Les espèces qui nous semblent esthétiques, ou les espèces domestiques, sont bien perçues. Mais d’autres espèces sont considérées comme nuisibles ou ont mauvaise réputation».

Vous ne direz jamais:

«Oh, la pauvre petite blatte! Que quelqu’un protège ce crapaud! Quelle honte, la mort de ce rat!»

C’est une position largement culturelle. Au Pérou, le serpent est sacré; en Inde, c’est la vache; dans le Pacifique, certaines populations des îles vénèrent le requin comme un dieu.

Nous sommes aussi programmés génétiquement pour être touchés par les êtres vivants dont les traits se rapprochent de ceux des bébés humains. Le zoologiste et prix Nobel de médecine Konrad Lorenz a déterminé nos caractéristiques favorites dans un ouvrage de 1965:

«Une tête relativement importante, un crâne disproportionné, de grands yeux situés bien au-dessous, le devant des joues fortement bombé, des membres épais et courts, une consistance ferme et élastique et des gestes gauches sont des caractères distinctifs essentiels du “mignon” et du “joli”.»

Bref, le portrait du bébé lion, bébé panda, bébé ours…

Animal humanisé vs animal-objet

Depuis 2014, l’animal est officiellement considéré comme un être sensible. Cela nous semble évident de différencier notre chat ou notre chien du simple objet. Et, pourtant, cette conception est le fruit d’une longue construction culturelle, comme l’explique Georges Chapouthier:

«Deux conceptions de l’animal co-existent depuis toujours et traversent l’humanité: celle de l’animal humanisé et celle de l’animal-objet. L’animal humanisé a été prioritaire dans toutes les civilisations.»

Dès la Préhistoire, comme on peut le voir dans les sanctuaires rupestres, l’animal est central. Puis les religions le déifient, inventent des dieux animaux, à tête de faucon, de crocodile, de lion.

«Dans la religion bouddhiste, l’animal reste un réceptacle de l’âme humaine. Mais ailleurs, les religions monothéistes, qui ne toléraient qu’un seul dieu, ont mis fin au prestige de l’animal.»

Pourtant, au Moyen Âge et jusqu’à la Renaissance, on continue aussi de considérer l’animal comme un petit homme. Les bêtes sont d’ailleurs jugées au tribunal. Des vaches, rats ou même mouches ont été excommuniés ou condamnés à la potence. Cela se poursuit jusqu’au XVIIe siècle, précise le neurobiologiste:

«Les thèses de Descartes font triompher la conception de l’animal-objet. Pour lui, les animaux sont des automates, des assemblages de pièces et rouages, dénués de conscience ou de pensée. Nous en sommes encore très marqués aujourd’hui, comme le montre l’expression “ce n’est qu’une bête”.»

L’animal sensible, conception des pays favorisés

Puis la biologie progresse. On s’aperçoit que l’animal possède une sensibilité nerveuse et émotionnelle. On intègre la théorie de l’évolution. Parallèlement le niveau de vie augmente, on peut se payer le luxe de se poser des questions de morale vis-à-vis des animaux et de choyer ces boules de poils domestiques qui occupent une place de plus en plus importante dans nos vies:

«Le choix de l’homme de se tourner vers le chat et le chien est aussi un choix d’identification. Les animaux sont généralement des êtres rigides, qui changent peu. L’homme est une espèce juvénile, qui joue toute sa vie (les arts, les sciences, ne sont au fond que du jeu) et peut s’adapter à tout. Les chiens et les chats gardent aussi ce côté joueur.»

Aujourd’hui, la frontière entre homme et animal tend à s’effacer. On tente d’articuler nos droits avec les leurs. Mais cette conception de «l’animal sensible» n’entraîne pas encore une adhésion unanime. Pour mieux cerner la notion de «sensibilité» aujourd’hui accordée à l’animal devant la loi, Georges Chapouthier propose de faire des gradations:

«Une éponge est un animal. Mais pas un animal sensible. De même, on ne peut pas mettre au même niveau une moule et un chimpanzé. Et certains animaux que l’on sous-estimait se révèlent très intelligents, comme la pieuvre. Il faudra forcément les classer en fonction de leur degré d’autonomie et d’intelligence».

Le neurobiologiste préconise également une moralisation des relations avec les animaux:

notamment «celle des jeux comme la corrida» et surtout «l’élevage industriel qui se passe souvent dans des conditions abominables».

Les juristes doivent travailler main dans la main avec les biologistes, pour coller aux évolutions scientifiques et construire un futur plus harmonieux avec les animaux qui nous entourent.

1 — Professeur émérite au CNRS, Georges Chapouthier est l’auteur, avec Françoise Tristani, de Le chercheur et la souris, CNRS éditions, Paris 2013. Retourner à l’article

http://www.slate.fr/

Fin du voyage aux États-Unis pour le robot canadien HichtBot vandalisé «à mort»


Ce matin, je vous parlais de HichtBot en visite au États-Unis, mais il semble que Philadelphie ai une mauvaise réputation selon le témoignage d’un Américain qui n’était pas surpris que le robot soit vandalisé. Et dire qu’il a traversé le Canada d’un océan à l’autre et il est retourné au bercail encore fonctionnel ………. Je n’aime pas qu’on humanise une machine, cependant, comme expérience sociale, c’est triste quand même de finir ce genre d’histoire de cette façon
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Fin du voyage aux États-Unis pour le robot canadien

HichtBot vandalisé «à mort»

 

HichtBot vandalisé «à mort»

Crédit photo : Twitter, gracieuseté @AndreaWBZ

Un peu plus de deux semaines après son départ pour une excursion aux États-Unis, le robot canadien voyageant «sur le pouce» et effectuant plusieurs expériences sociales, HitchBot, a été détruit par des vandales samedi soir, à Philadelphie.

«Oh dear, mon corps a été brisé, je retourne à la maison, mais continuerai à vivre dans le cœur de tous mes amis. Des fois, de mauvaises choses arrivent même aux meilleurs robots! Mon voyage doit se terminer ici pour l’instant, mais mon amour pour les humains ne mourra jamais. Merci, mes amis», pouvait-on lire sur le site officiel du populaire HitchBot.

Selon plusieurs abonnés Twitter, le robot aux bottes de pluie et gants de vaisselles aurait été retrouvé dans une ruelle de Philadelphie, démembré. Ses bras et sa tête auraient été arrachés, selon une photo publiée sur le réseau social par une journaliste de la chaîne CBS.

L’été dernier, HitchBot a parcouru le Canada d’un océan à l’autre grâce à la bonté de tous ceux qui ont croisé sa route. En plus de pouvoir échanger avec ceux qui acceptent de le faire monter à bord de leur voiture, le robot à la voix féminine pouvait également prendre des photos et les publier sur les réseaux sociaux. Il était d’ailleurs suivi par 44 000 personnes sur Twitter plus de 80 000 sur Facebook.

L’une des dernières personne à avoir vu le robot avant l’agression Jesse Wellens, derrière plusieurs comptes YouTube populaires, a affirmé sur son compte Twitter qu’il n’était pas surpris que des gens de Philadelphie soient derrière l’attaque du robot.

«Je vais vérifier si je peux mettre la main sur les images d’une caméra de sécurité de l’endroit où HitchBOT a été tué», a-t-il ajouté.

Plus tôt en soirée, il avait pris le robot en autostop et l’avait fait monter à bord de la voiture d’un ami.

Sur son site officiel, ses créateurs ont toutefois promis que l’expérience sociale n’était pas terminée.

«Pour l’instant, nous accorderons toute notre attention à la question suivante : «que pouvons-nous apprendre de cet événement? » Nous explorerons quelles aventures pour les robots et les humains nous pouvons réaliser», a écrit l’équipe de création du robot, identifiée comme sa «famille» sur le site.

Le petit HichtBot ne pourra donc pas «cocher» tous les items de sa liste de choses à voir aux États-Unis. Du moins, pas cette fois!

http://tvanouvelles.ca/

L’agriculture serait-elle apparue il y a 23.000 ans ?


On dit souvent ce qui est passé est passé et fini, mais l’histoire du monde, l’histoire des civilisations, se réécrit à chaque découverte archéologique.
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L’agriculture serait-elle apparue il y a 23.000 ans ?

 

De l’orge sauvage (Hordeum spontaneum) à 3 stades de maturation : vert, vert-jaune et jaune. ©PLOS ONE

Par Bernadette Arnaud

Des plantes céréalières pourraient avoir été cultivées dès moins 23.000 ans, en Israël, reportant de 11.000 ans les prémices de l’agriculture.

 

MILLÉNAIRES. C’est sur les rives du lac de Tibériade, en Galilée, dans le nord d’Israël, que les hommes auraient, pour la première fois, tenté de cultiver des céréales sauvages il y a 23.000 ans… soit 11.000 ans plus tôt que ne le pensaient jusqu’à lors les archéologues ! Un bon impressionnant dans le temps qui fait reculer de façon spectaculaire l’apparition de l’agriculture… et qui vaudra sans doute la révision de tous les manuels de préhistoire si cette découverte était confirmée.

Le Croissant Fertile au Moyen Orient, a toujours été considéré comme le « berceau de la civilisation ». C’est là en effet, au Levant, quelque part entre l’actuelle Turquie, la Syrie, l’Irak et Israël que nos ancêtres chasseurs-cueilleurs se sont sédentarisés et où sont apparues les premières grandes communautés agricoles, qui ont conduit à ce que les chercheurs appellent la « révolution néolithique » il y a environ 12.000 ans. Mais en fouillant un ancien campement préhistorique de chasseurs-cueilleurs-pécheurs (Ohalo II), un groupe d’archéologues et de botanistes des universités de Bar-Ilan, Haïfa, Tel-Aviv, Ben Gourion (Israël) et de Harvard (Etats-Unis) ont découvert des vestiges d’orge et de blé cultivés il y a 23 000 ans, comme le rapporte la revue PLOS One.

De l’orge sauvage (à gauche) et domestiqué (à droite) trouvé à Ohalo II ©Plosone

De quoi remettre toute la chronologie en question… Plusieurs campagnes de fouilles archéologiques menées dans cette région par Dani Nadel, de l’Université d’Haïfa (Israël) y ont en effet mis au jour six abris, une tombe, une importante collection de restes d’animaux, des parures de coquillages, des outils de pierre taillés – dont des lames de faucilles parmi les plus anciennes trouvées à ce jour – et surtout des vestiges de nombreuses plantes comestibles. Ce site, découvert en 1989 à 9 km au sud de l’actuelle ville de Tibériade, avait été mis au jour lors d’une baisse significative du niveau des eaux du lac au cours d’un grave épisode de sécheresse.

Macrographie d’une lame de faucille provenant d’Ohalo II et micrographies montrant les traces d’usure produites par la récolte des céréales ©Plosone

Selon le Professeur Ehud Weiss, de l’université Bar Ilan, un des auteurs de la publication, ces restes organiques ont été conservés dans un état exceptionnel, car ils ont été brûlés et scellés par les sédiments lacustres. C’est ainsi que plus de 140 espèces de plantes ont pu être identifiées parmi les milliers de vestiges végétaux recueillis. Une aubaine pour les scientifiques, qui ont pu alors étudier la façon dont ces céréales avaient été semées, récoltées et utilisées. Parmi celles-ci figuraient de nombreuses graines d’amidonnier sauvage (un ancêtre du blé, Triticum), de l’avoine et de l’orge. La présence sur le site d’une meule rudimentaire montre  que certains grains ont été broyés pour faire de la farine.

MAUVAISES HERBES. Parmi les céréales étudiées se trouvaient également 13 « proto-mauvaises herbes », ces plantes adventices ancêtres des mauvaises herbes actuelles. Particularité : Elles prospèrent uniquement dans des champs où des plantes sont cultivées, ce qui est pour les botanistes un indice supplémentaire de culture céréalière ayant entraîné une perturbation humaine de l’écosystème naturel environnant Ohalo II.

Une découverte « unique »

Cela signifie-t-il pour autant que l’agriculture a débuté il y a 23.000 ans ? Pour les chercheurs, il convient de rester prudent.

« Ce qui a été découvert à Ohalo II est pour l’instant unique, précise Georges Willcox, archéobotaniste, directeur de recherche au CNRS, (Laboratoire Archéorient), spécialiste des restes végétaux du début du Néolithique (entre 11 500 et 10 000 ans avant notre ère). Il s’agit de premières tentatives de cultures de plantes par de petites communautés ». 

L’agriculture à grande échelle se serait bien  développée beaucoup plus tard, vers 11 000 ans. Cette invention (avec l’élevage) a modifié tous les comportements humains et a été un des événements les plus décisifs de l’histoire de l’humanité, l’homme commençant alors pour la première fois à vouloir dominer la nature.

http://www.sciencesetavenir.fr/