Les inégalités


Ce sont les gens qui ont créé l’intolérance, l’indifférence, le racisme alors que même la science prouve que nous avons tous un lien avec des personnes de différentes origines
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Les inégalités

 


« La nature a créé des différences, l’Homme en a fait des inégalités. »

Tahar Ben Jelloun

Le Saviez-Vous ► 5 Photos qui ont marqué l’Histoire


Depuis que la photo existe, l’Histoire peut rester graver dans la mémoire collective. 5 moments qui ont marqué, un peuple ou le monde, c’est l’histoire de l’homme à travers ce passé pas si lointain et qui se projette vers l’avenir
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5 Photos qui ont marqué l’Histoire

 

 


Photo: Pluton, photo capturée par la sonde New Horizons (NASA)

Les premières images de Pluton, envoyées récemment par la sonde New Horizons, ont certainement marqué l’Histoire de l’astronomie et de l’exploration spatiale. Jamais avons-nous vu d’images aussi claires de cette planète naine, qui permettront de l’étudier et de la comprendre davantage. Profitons de l’occasion pour nous intéresser à cinq photos qui ont elles aussi marqué l’Histoire.

1- Les soldats morts lors de la bataille de Gettysburg


Photo: Les soldats qui ont perdu la vie lors du premier jour de la bataille de Gettysburg, Pennsylvanie par Matthew Brady, 1863

Prise en 1863, il s’agit d’une des plus anciennes photos de guerre de l’Histoire. Elle illustre l’état du champ de bataille après la première journée de combats à Gettysburg, dans le cadre de la guerre de Sécession américaine. La bataille de Gettysburg a duré du 1er au 3 juillet et a marqué l’imaginaire par ses lourdes pertes humaines, mais aussi parce qu’elle a amorcé un tournant dans cette guerre qui a déchiré les États-Unis.

2- La bombe atomique sur Nagasaki


Photo:
Nuage en champignon s’élevant au-dessus de Nagasaki à la suite de l’explosion de la bombe nucléaire, 1945 (Time Life/Getty Images)

Prise d’un avion américain après que la bombe ait été lancée sur la ville japonaise de Nagasaki, cette photo a marqué l’Histoire en témoignant de l’incroyable potentiel de destruction de la bombe atomique. 80 000 personnes sont décédées au moment même de l’explosion de cette bombe le 9 août 1945.

3- L’entrée à l’école d’Elizabeth Eckford


Photo: Elizabetch Eckford, au centre, tente d’entrer à l’école, par Will Counts, 4 septembre 1957

Alors que la ségrégation raciale était encore très importante dans plusieurs états du sud des États-Unis, certaines écoles commencèrent à accepter des étudiants noirs. Cette photo d’une jeune étudiante noire de l’Arkansas, Elizabeth Eckford, a marqué le monde entier. On la voit faire son entrée scolaire à l’école de Little Rock, alors qu’une autre étudiante, Hazel Massery, lui crie sa désapprobation. Cette photo publiée en 1957 est devenue un symbole de la lutte des Noirs américains pour l’égalité sociale.

4- René Lévesque lors de la défaite après le référendum de 1980


Photo: René Lévesque disant aux Québécois: «À la prochaine fois» par Jacques Nadeau, 20 mai 1980

Dans l’histoire du Québec, la réaction de René Lévesque à la suite du résultat du référendum du 20 mai 1980, a marqué l’imaginaire collectif. Malgré le résultat défavorable, l’humilité de l’ancien premier ministre a touché les gens et contribué à rendre mémorable les photos prises lors de cette soirée historique, souvent accompagnées de son désormais célèbre

« Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de dire, à la prochaine fois ».

5- La jeune fille afghane 


Photo: La jeune fille afghane (Sharbat Gula), par Steve McCurry, décembre 1984

Prise en décembre 1984 dans un camp de réfugiés au Pakistan par le photojournaliste Steve McCurry et publiée dans le National Geographic en 1985, ce portrait saisissant d’une jeune fille afghane a émerveillé le monde entier par la beauté, mais aussi la férocité et la douleur dans son regard. Un portrait différent des autres photos de camps de réfugiés. Le photojournaliste a finalement pu la retracer 17 ans plus tard, permettant ainsi de révéler son nom, Sharbat Gula.


Photo: Sharbat Gula, 17 ans plus tard, par Steve McCurry

Evelyne Ferron  Spécialisée en histoire ancienne

http://www.historiatv

Les escargots géants africains envahissent la Floride


La Floride est un lieu très prisé pour les vacances surtout en hiver. Le climat, la mer tout pour plaire au tourisme, mais aussi aux espèces invasives. L’escargot géant, qui a été un animal de compagnie ou encore un élément d’un rituel religieux ont bien aimé le climat floridien, ce qui n’est pas du goût des habitants
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Les escargots géants africains envahissent la Floride

 

Pour une deuxième fois en 50 ans, l’État de la Floride est aux prises avec cette calamité baveuse. Sa démarche paresseuse et sa mine patibulaire sont trompeuses : malgré les apparences, l’escargot géant africain est d’une efficacité impressionnante.

L’escargot géant africain peut atteindre la taille d’un avant-bras. Ce mollusque géant dévore presque toutes les espèces de plantes qu’il trouve sur son passage, ce qui peut être problématique, surtout dans le deuxième état agricole des États-Unis après la Californie.

Il adore aussi le plâtre, qui solidifie sa coquille, ce qui explique qu’on le retrouve parfois sur les murs des résidences.

La Floride semble être une terre d’accueil idéale pour certaines espèces envahissantes, comme le python birman, la rainette de Cuba ou le varan du Nil. Mais les escargots géants ont de nets avantages reproductifs.

Comme nous, ils doivent être deux pour se reproduire. Mais ils peuvent changer de sexe en cas de besoin, ou produire des œufs en l’absence de partenaire. Sexuellement matures dès six mois, ils pondent au moins deux fois par année, à coup de 400 œufs environ.

D’où viennent-ils?

La Floride eut son premier contact avec les escargots géants africains en 1966. Et ce ne fut pas une histoire d’amour : il aura fallu plus de 10 ans pour s’en débarrasser. Importés à l’époque comme animaux de compagnie et à des fins scientifiques et éducatives, certains croient que ce sont les rituels religieux les utilisant comme la santeria ou la culture yoruba qui pourraient être à l’origine de la récente invasion.

Ces animaux sont aussi capables d’hiberner sous terre, si la température est trop aride. Ils s’enferment ainsi au fond de leur coquille, qu’ils sellent d’un film de bave séchée en attendant de meilleures conditions.

Ceux qui saliveraient à l’idée de faire cuire ce gibier qui peut peser jusqu’à 1,5 kg dans le beurre à l’ail doivent malheureusement se raviser : il est porteur d’un parasite, un petit vers rond qui peut provoquer des méningites chez l’homme.

Un envahisseur récalcitrant

L’escargot n’ayant pas de prédateur naturel en Floride hormis l’homme, des sommes colossales doivent être investies pour éradiquer cette plaie. Depuis son retour à Miami en 2011, l’État a dépensé 11 millions de dollars dans l’espoir de se débarrasser de ce gluant problème.

Des boulettes de poisons ont été disséminées au sol, mais les escargots les évitent en grimpant aux arbres.

Une ligne de téléphone spéciale a été mise à la disposition des citoyens qui se trouveraient sur le chemin visqueux d’un de ces spécimens. Le rythme lent de ces bestioles est un avantage pour les autorités floridiennes, qui peuvent ainsi aller récupérer l’animal, jamais bien loin de l’endroit où il a été aperçu un peu plus tôt.

Deux labradors ont même été dressés pour repérer leur signature olfactive, afin de repérer les spécimens qui auraient échappé aux campagnes d’éradication chimique.

Les responsables de ces campagnes pensaient avoir fait des progrès, jusqu’à ce qu’on découvre, en septembre 2014 dans un quartier cossu de Miami, la « maison aux escargots ». Plus de 5000 individus y vivaient paisiblement, se reproduisant à loisir.

En quatre ans, plus de 158 000 escargots ont été éliminés. La Floride ne pourra être déclarée libre d’escargots géants que si l’on ne trouve aucun spécimen vivant dans la nature durant au moins deux ans. En attendant, les efforts contre ce fléau rampant au ralenti se poursuivent.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Un médicament placebo soigne, même quand le patient sait qu’il est inutile


Notre cerveau est parfois bien étrange. Après un conditionnement à un faux médicament, les effets peuvent continuer même si le patient apprend au bout de quelques jours qu’il prend des placebos.
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Un médicament placebo soigne, même quand le patient sait qu’il est inutile

 

Même s'il a été décrié pendant longtemps, l'effet placebo continue d'intriguer les scientifiques.

Même s’il a été décrié pendant longtemps, l’effet placebo continue d’intriguer les scientifiques.

Photo : Seth Wenig/AP/SIPA

Des scientifiques américains ont démontré que la prise d’un placebo soulage même quand le patient sait que le médicament ne contient aucun principe actif et n’a donc aucune efficacité démontrée.

La santé passe aussi par la tête. Même s’il a été décrié pendant longtemps, l’effet placebo continue d’intriguer les scientifiques. Aussi curieux soit-il, ce phénomène révèle l’étonnant lien entre le corps et l’esprit. De nombreux travaux scientifiques ont montré des bénéfices importants chez les patients après la prise d’une substance dont les effets pharmacologiques n’ont pourtant jamais été démontrés. Et cela même si le patient le sait ! Telle est la conclusion d’une nouvelle étude menée par une équipe de scientifiques de l’Université du Colorado à Boulder aux Etats-Unis, parue dans la revue The Journal of Pain.

Explications.

► Méthodologie : un faux médicament qui ressemble à un vrai

Les scientifiques ont suivi un groupe de 40 volontaires en leur expliquant qu’ils participaient à des essais cliniques pour comparer l’efficacité d’une crème contenant un composant analgésique pour soulager les douleurs en la comparant avec une crème ne contenant aucune substance antalgique. En réalité, les deux crèmes étaient identiques. La seule différence était l’ajout d’un colorant bleu dans la crème placebo.

Pour les persuader qu’il s’agissait bien d’un vrai médicament, les chercheurs ont demandé aux participants de lire la composition du produit, tout en leur indiquant les contre-indications, ainsi que les effets secondaires possibles. Même l’emballage ressemblait à celui d’un vrai. Pour finir, les chercheurs ont provoqué une douleur sur l’avant-bras des volontaires, via une source de chaleur mais sans leur brûler la peau. Aucun cobaye n’a été maltraité pendant l’expérience, précise l’équipe de scientifiques. La fausse crème devait alors leur permettre de soulager la douleur ressentie. Au bout de quatre jours, les scientifiques ont révélé aux cobayes qu’il s’agissait en réalité d’un placebo.

► Ce que l’étude a montré : le conditionnement du patient est indispensable

Résultat, l’effet analgésique de la fausse crème continuait d’agir, même quand les volontaires ont appris au bout de quatre jours qu’ils prenaient un placebo, mais uniquement parmi ceux qui avaient été conditionnés pendant quatre jours. Autrement dit, pour que l’effet placebo fonctionne, une phase de conditionnement suffisamment longue semble nécessaire. Les résultats de l’étude suggèrent donc que pour fonctionner, l’effet placebo doit davantage passer par le conditionnement du patient, plus que sur l’attente du patient d’être soulagé.

La raison ? Il faut permettre au cerveau d’apprendre à réagir au traitement.

« Une fois que l’apprentissage a eu lieu, le cerveau répond toujours au placebo même si vous n’y croyez plus », confirme Tor Wager, l’un des auteurs de l’étude.

Pour Scoot Schafer, qui a dirigé les travaux, « les placebos induisent la libération de substances qui soulagent la douleur dans leur cerveau, mais nous ne savons pas encore si cet effet placebo dépendant des attentes utilise le même système ou des systèmes différents ».

► Ce que l’étude va changer : mieux prévenir la dépendance aux médicaments

D’après les chercheurs, les conclusions de leurs travaux pourraient aider à mieux prévenir et traiter la dépendance à certains médicaments. Il est courant par exemple que les patients continuent de prendre des antidouleurs puissants à la suite d’une opération, ce qui peut entraîner une addiction. Il serait alors possible de les sevrer en utilisant un effet placebo. Cependant, de récentes études montrent que notre sensibilité aux traitements par placebo est influencée par notre bagage génétique. Autrement dit, nous ne sommes pas tous égaux devant l’effet placebo.

Et pourtant, les nouveaux médicaments sont aujourd’hui systématiquement évalués par rapport à un effet placebo. Un groupe de patients reçoit la molécule à tester et l’autre groupe le placebo, sans que les participants ne soient informés de qui reçoit quoi. A l’issue de l’essai, on détermine si l’état de santé des personnes ayant reçu la molécule active s’est davantage amélioré que celui des personnes sous placebo. Il serait donc peut être bon, avant tout chose, de réviser notre manière de mener des essais cliniques.

http://www.metronews.fr/

Les neurologues savent enfin pourquoi Hitchcock est le maître du suspense


Les bons films d’horreur captivent le spectateur qui est concentré sur le film attendant avec angoisse la suite des événements. Il semble que c’est grâce à notre cerveau qui change la perception en se concentra sur l’action du film
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Les neurologues savent enfin pourquoi Hitchcock est le maître du suspense

 

La fameuse scène de l'avion tueur dans "La mort aux trousses" du maître du suspense Alfred Hitchcock. ©NANA PRODUCTIONS/SIPA

La fameuse scène de l’avion tueur dans « La mort aux trousses » du maître du suspense Alfred Hitchcock. ©NANA PRODUCTIONS/SIPA

Par Hervé Ratel

Mais comment s’y prenait Sir Alfred pour donner des sueurs froides aux spectateurs ? Des neurologues américains ont trouvé la réponse.

SUSPENSE. La scissure calcarine. S’il faut en croire des chercheurs de l’institut de technologie de Georgie (Atlanta, Etats-Unis), c’est à des modifications dans l’activité de cette structure cérébrale qui prend la forme d’un sillon large et profond situé dans le lobe occipital du cortex que l’on doit l’efficacité des films d’Alfred Hitchcock. Publiée dans la revue Neuroscience, l’étude met enfin en évidence la signature neurale du suspense. Car, si la maîtrise du cinéaste britannique pour faire naître l’angoisse dans la tête du spectateur et l’accrocher à son siège est bien connue, on ignorait totalement quels étaient les mécanismes cérébraux impliqués.

Matt Bezdek et ses collègues ont plongé des volontaires dans un appareil IRM et leur ont montré des séquences de films. Dont La mort aux trousses et sa célèbre scène de l’avion tueur, L’homme qui en savait trop mais également des séquences issues de films d’autres cinéastes comme Alien de Ridley Scott et Misery de Rob Reiner. Afin d’évaluer l’attention du spectateur et l’évolution de sa perception visuelle, chacune de ces scènes se trouvait parasitée par un motif clignotant en échiquier placé sur les côtés de l’image

La fameuse « vision en tunnel »

Il s’avère que lorsque le suspense monte, l’activité cérébrale dans la partie antérieure de la scissure calcarine en charge de la vision périphérique décroît. Dans le même temps, l’activité dans sa partie postérieure croît ; elle est, elle, dévolue à la vision centrale.

Traduction : durant les scènes de suspense, le cerveau concentre son activité sur ce qui se déroule au centre du champ visuel et fait abstraction de ce qui se déroule en périphérie. C’est la fameuse « vision en tunnel » que peuvent expérimenter les personnes sous alcool ou stupéfiants et celles souffrant de migraine, de glaucome ou de cataracte. Rien de pathologique ici puisque ce rétrécissement du champ visuel permet au contraire de se concentrer sur les éléments primordiaux de l’image et de délaisser le superflu. Si l’on vous reproche un jour d’être trop absorbé dans un film, blâmez-donc l’effet tunnel et le savoir-faire des réalisateurs de génie…

http://www.sciencesetavenir.fr/

Des découvertes archéologiques surprenantes à Châteauguay


C’est surement les plus beaux stages d’été que faire de l’archéologie et faire de belles découvertes du passé. L’Histoire des amérindiens, des premiers colons français, du poste de traite qui s’étalent du 17e et 18e siècles et même aussi loin qu’au premier millénaire de notre ère
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Des découvertes archéologiques surprenantes à Châteauguay

 

Découvertes archéologiques surprenantes à l’île Saint-Bernard, à Châteauguay

Un texte de Marie-Laure Josselin

Haut lieu d’échanges au début de la colonisation française, l’Île Saint-Bernard, à Châteauguay, n’a pas fini de révéler ses secrets. Une école d’archéologie de l’Université de Montréal a récemment découvert plusieurs objets de l’époque de la fondation de Montréal et même avant.

Devant des vacanciers qui profitent du lac Saint-Louis en kayak ou en pédalo, une douzaine d’archéologues chevronnés et des stagiaires fouillent quatre carrés. Le lieu choisi par cette école de fouilles n’est pas anodin : sur l’Île Saint-Bernard, là où les Amérindiens vivaient, mais aussi lieu d’un poste de traite du colon Charles Le Moyne (1626-1685), puis de la Seigneurie de Robutel de la Noue, et enfin des soeurs grises.

Autant dire que les fouilles semblaient prometteuses même si elles ne se concentraient que dans des trous d’une hauteur d’un peu plus d’un mètre, mais un mètre qui recèle des trésors des 17e et 18e siècles, et même plus anciens.

Sur une table sont exposées quelques trouvailles de l’équipe du professeur et spécialiste de l’archéologie préhistorique du nord-est de l’Amérique du Nord Adrian Burke, qui codirige ces fouilles.

Parmi les trouvailles : une paire de ciseaux du 17e siècle, de la terre cuite vernissée, des morceaux de cuivre, des bijoux faits de perles de verre – autant européennes qu’en pierre rouge du Minnesota fabriquées par les Amérindiens – qui servaient de troc contre de la fourrure.

Des objets datant même de 1300

On trouve aussi une clé, un bouton, une pointe de flèche, des pipes en pierre ou en terre cuite blanches, mais aussi des objets de facture amérindienne plus vieux comme ces morceaux de poterie datant de 1300-1400 de notre ère.

Grâce à de petits détails, comme ces motifs géométriques, le professeur explique que beaucoup d’objets sont de type iroquoien.

Une paire de ciseaux du 17e siècle. Photo : R-C/Marie-Laure Josselin

« Ce qui nous a surpris en fouillant ici, explique Adrian Burke, c’est qu’on a découvert qu’il y a eu des activités d’échanges avant la fondation de Montréal. Des occupations à la fois françaises et amérindiennes, donc conjointes, mais plus tôt qu’on ne l’imaginait, certainement même avant que Charles Le Moyne ne reçoive la concession, en 1673. »

La preuve flagrante se trouve bien conservée dans la poche de l’archéologue Geneviève Treyvaud, qui dirige aussi les fouilles : deux pièces de monnaie, une datant de 1628 et l’autre de 1593, comme on peut le voir encore inscrit dessus.

« C’est un alliage de cuivre, d’argent et un peu de plomb, des pièces frappées en France. C’était une monnaie un peu en parallèle de la monnaie française, faite par les protestants pendant la guerre de religion », précise-t-elle, avec un large sourire.

Une pièce de monnaire de 1593. Photo : R-C/Marie-Laure Josselin

Sur le terrain, une étudiante interpelle Adrian Burke. Ses yeux s’écarquillent.

« Est-ce que c’est ce que je cherchais? », demande-t-il en s’approchant. On lui glisse alors dans les mains une hache en pierre polie fabriquée par les Amérindiens qui daterait du 17e siècle, voire plus tôt. Des analyses l’indiqueront.

Les stagiaires et des étudiants provenant de différentes universités sont aussi excités, comme Geneviève Gagnon-Ellis, qui mène son premier chantier de fouilles.

« C’est difficile physiquement, mais il y a l’excitation de voir l’histoire se dérouler sous nos yeux et entre nos mains. C’est assez extraordinaire, j’ai beaucoup de chance », dit-elle.

Les curieux s’enthousiasment aussi, puisqu’ils n’hésitent pas à partager leurs découvertes avec les badauds.

« Vous voyez cette partie du mur? », demande Adrian Burke, qui montre de grosses pierres montées les unes sur les autres. Il pense avoir découvert le premier poste de traite de Charles Le Moyne.

« On savait que c’était un site préhistorique et que la seigneurie n’était pas très loin, mais on ne s’attendait pas à découvrir le magasin de Charles Le Moyne, c’est merveilleux pour une école de fouille », s’exclame Geneviève Treyvaud.

Les gros trous devant le Manoir des soeurs grises sur l’Île Saint-Bernard n’ont pas fini de révéler leurs secrets, et c’est avec le coeur gros que l’équipe va mettre en pause les fouilles jusqu’à l’année prochaine.

Les recherches devant le manoir des soeurs grises sur l’île Saint-Bernard.. Photo : R-C/Marie-Laure Josselin

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