Le moustique : plaidoyer pour un mal-aimé


Oh là ! Qui aime les moustiques ? Je suis sûr que peu de gens voir tout le monde vont dire pas moi ! Pourtant, il faut se dire que rien sur cette terre est inutile, que tous même ce fameux moustique qui pique et qui peut nous empêcher de dormir avec sa musique monotone est fatigant à un rôle déterminant dans le cycle de la vie. Alors soyons indulgent envers ce petit insecte que même la plus grande armée au monde et toute la technologie de pointe ne peut en venir à bout
Nuage

 

Le moustique : plaidoyer pour un mal-aimé

 

HO/AFP

Chez les moustiques, le mâle est inoffensif. C’est la femelle qui pique pour satisfaire le besoin de protéines qui lui permettra ensuite de développer ses œufs.

Par Soline Roy

S’ils sont souvent gênants pour l’homme, les moustiques (larves et adultes) n’en sont pas moins utiles au développement de la nature.

On le déteste, on le méprise, on le craint… mais béni soit le moustique.

«S’il existe, c’est qu’il a sa place», lance Frédéric Simard, directeur du laboratoire Maladies infectieuses et vecteurs: écologie, génétique, évolution et contrôle à l’Institut de recherches sur le développement (IRD).

N’en déplaise à ceux qui se grattent plus qu’ils ne se reposent lors des soirées d’été: le moustique est utile.

«L’un de ses rôles fondamentaux est celui qu’il remplit à l’état larvaire, explique Frédéric Simard. Les larves dégradent la matière organique qui se trouve dans les flaques d’eau. Elles découpent les feuilles en petits morceaux et rendent l’azote organique disponible pour les bactéries, qui à leur tour la rendent disponible pour les plantes.» Sans la larve de moustique, moins de vie autour de la flaque d’eau.

Un rôle de régulation

S’ils sont de redoutables prédateurs, les moustiques (larves et adultes) font aussi de délicieuses proies pour les libellules, poissons, oiseaux ou encore chauve-souris. Ce qui ne signifie pas que ces bestioles périraient si le moustique venait à manquer.

«Il n’existe pas de prédateur spécifique du moustique, précise Frédéric Simard. Ces animaux mangent beaucoup de moustiques parce qu’il y en a beaucoup. Mais s’il n’y en avait plus, ils mangeraient autre chose!»

Globalement, la disparition des moustiques (une utopie) ne provoquerait probablement pas de dégâts irréparables.

«S’il disparaissait, il y aurait du monde pour le remplacer», sourit le chercheur.

Reste un domaine où le moustique est imbattable: embêter le monde.

«Mais peut-être est-il bon qu’il ennuie un peu les gens…», glisse Frédéric Simard.

 Ne nous réjouissons pas de son rôle de régulation, ses victimes se trouvant être essentiellement humaines (cet animal tuerait plus de 700.000 personnes chaque année dans le monde).

En revanche, «le moustique protège certains sites naturels en empêchant l’homme de s’y implanter, insiste le chercheur. En France, plusieurs zones de la côte méditerranéenne sont longtemps restées vierges grâce à lui, et c’est encore vrai en Afrique ou en Amérique du Sud où il freine par exemple l’extension des prospections minières.»

Le moustique, ange gardien de la nature.

http://sante.lefigaro.fr/

2 réponses à “Le moustique : plaidoyer pour un mal-aimé

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