Les accros du téléphone sont-ils des dépressifs?


Même, si l’expérience n’est pas vraiment concluante vu le nombre suivi et les questions subjectives, cela ne me surprendrait pas que le temps d’utilisation par jour ainsi les endroits que nous fréquentons avec ces téléphones pourraient prédire l’état moral
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Les accros du téléphone sont-ils des dépressifs?

 

Les accros du téléphone sont-ils des dépressifs?

Les sujets ont été suivis pendant 15 jours.Photo Fotolia

Une équipe de chercheurs américains a prouvé que les habitudes d’utilisation d’un téléphone intelligent chez un individu pouvaient indiquer un éventuel état dépressif.

L’étude réalisée par une équipe de chercheurs de la Northwestern University de Chicago est parue le 15 juillet dans le Journal of Medical Internet Reserach. Il y est affirmé que les données du smartphone peuvent prédire avec 86,5 % de précision si une personne montre des symptômes de dépression.

«Nous avons constaté que plus les gens passent de temps sur leur téléphone, plus ils sont susceptibles d’être déprimés», précise David Mohr, auteur principal de l’étude et directeur du centre des technologies de l’intervention comportementale à la Northwestern University Feinberg School of Médicament.

Pour arriver à ces résultats, les scientifiques ont recruté 40 personnes à partir du site de petites annonces Craigslist. Un questionnaire, pour mesurer les symptômes dépressifs, leur a été fourni.

En parallèle, tous ont téléchargé sur leur téléphone une application. Son rôle: déterminer leur position par GPS toutes les 5 minutes, le nombre d’endroits fréquentés et le temps passé au téléphone. Puis, elles ont été suivies pendant 15 jours. Au bout de deux semaines, seules 28 d’entre elles pouvaient fournir des données exploitables.

PAS DE CONCLUSION DÉFINITIVE

«Les gens qui ont tendance à rester plus de temps dans seulement un ou deux endroits, par exemple à la maison puis au travail pour revenir ensuite à la maison, contrairement à celles dont les mouvements sont beaucoup plus importants, sont plus susceptibles d’avoir des scores élevés de dépression, précise David Mohr. Nous avons également établi que les personnes déprimées ont utilisé en moyenne leur téléphone pendant 68 minutes tandis que celles sans syptômes de dépression ne passaient que 17 minutes environ en ligne.»

En revanche, les responsables de l’étude apporte quelques réserves.

«Nous ne pouvons tirer de conclusions définitives car les symptômes de dépressions issus des questionnaires – de légers à sévères, étaient auto déclarés par les participants donc susceptibles d’être soit exagérés, soit sous-estimés. Par ailleurs, la taille de l’échantillon était trop petit. Néanmoins, cette étude ouvre la voie d’une nouvelle génération de technologies d’intervention pour suivre la dépression.»

http://fr.canoe.ca/

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