9 conseils pour devenir une pro des ventes de garage


Sitôt la belle température s’annonce au printemps, les ventes de garages commencent à s’organiser jusqu’en fin d’été et début d’automne. Cela permet de faire un grand ménage en se débarrassant des trucs inutiles pour les uns, et de belles trouvailles pour les autres.
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9 conseils pour devenir une pro des ventes de garage

 

Livre vintage gratuit à l'achat d'un tricycle dans une vente de garage!

Livre vintage gratuit à l’achat d’un tricycle dans une vente de garage!

Par Catherine Clermont

Je ne compte plus toutes les superbes trouvailles que j’ai faites dans les ventes de garage au fil des ans: des meubles, de la vaisselle, des jouets et des vêtements pour ma fille… Je suis étonnamment très patiente et positive quand je fouille dans les vieilles choses des gens! Voici mes conseils pour profiter pleinement de cette super activité estivale :

1. Commencer tôt

Ça va de soi, les plus beaux achats se font tôt le matin, dès que les vendeurs font leur mise en place. Les premiers arrivés auront le meilleur choix.

2. Vadrouiller en fin de journée

Tout le contraire du point numéro 1! Les lève-très-tard qui se promèneront en fin d’après-midi, juste avant que les vendeurs ne rangent leurs invendus, ont de bonne chance de profiter de meilleures aubaines. C’est l’heure de la vente de feu, on se débarrasse de tout!

3. Saisir l’occasion

On aime, on achète, sur le champ! Ce n’est pas le temps d’aller fouiner ailleurs et de revenir. Votre trouvaille aura disparu.

4. Faire une liste

Quand je cours les ventes de garage avec un but précis en tête, je trouve toujours plus rapidement. Je suis plus alerte, mon œil de lynx capte les objets qui m’intéressent. Donc, dresser une courte liste aide. Il n’est toutefois pas interdit de juste flâner!

5. Choisir le bon quartier

Quartier peuplé de jeunes familles = jouets et vêtements pour enfants. Quartiers plus anciens = trouvailles vintage. On choisit ensuite l’endroit selon notre liste.

6. Toujours négocier

Je fais toujours baisser les prix jusqu’à ce que j’atteigne le prix que je veux payer. Sinon, j’ajoute des objets pour le même prix (je me crée mon propre combo ou 2 pour 1) ou bien je quitte. Ça fait partie du jeu!

7. Connaître la valeur à neuf des objets

Ça aide pour la négociation. On demande l’année de l’achat, si l’objet a été beaucoup utilisé, etc. Certaines personnes abusent carrément (surtout dans les trucs pour bébés et enfants). Je n’hésite pas à leur rappeler que le but n’est pas de faire de l’argent, mais bien de faire du ménage !

8. Apporter du petit change!

On vide notre cochon : 25 sous, 1 $, 2 $ et on prévoit des petites coupures. On a l’air plus crédible à payer avec un 5$ au lieu d’un 20$ quand on vient de faire baisser le prix de moitié pour un objet. Aussi, c’est plus pratique et rapide pour les vendeurs.

9. Prévoir le bon moyen de transport

On peut faire les ventes à pied ou à vélo, mais si on trouve l’armoire vintage de nos rêves, on aura du mal à la ramener à la maison. On avertit un ami qui a une camionnette et qui pourra nous aider en cas de belle prise. (Le point 4 aide beaucoup ici, si on cherche des meubles, on prévoit donc de l’aide avant de partir).

Voilà, vous êtes maintenant prêtes pour affronter les nombreuses fins de semaines de ventes de garage et les marchés aux puces en plein air partout au Québec!


Article rédigé par Catherine Clermont

http://www.coupdepouce.com/

Nourrir chiens et chats : une industrie qui ne connaît pas la crise


On veut faire de l’argent avec l’alimentation animale ! Comment s’y prendre. En suivant les modes des êtres humains et ainsi créer des besoins que nos chiens et chats n’ont pas besoin. Vivent-ils mieux et plus longtemps ? Peut-être, mais d’autres facteurs sont probablement en cause.
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Nourrir chiens et chats : une industrie qui ne connaît pas la crise

 

 

La nourriture industrielle pour animaux de compagnie s'inspire des tendances du marché pour l'homme, comme avec ces barquettes bio. ©MYCHELE DANIAU / AFP

La nourriture industrielle pour animaux de compagnie s’inspire des tendances du marché pour l’homme, comme avec ces barquettes bio. ©MYCHELE DANIAU / AFP

Les aliments industriels pour animaux de compagnie ne connaissent pas la crise. Comment ces produits sont-ils élaborés ? Sont-ils vraiment adaptés ? Y a-t-il des risques de « malbouffe » ?

NUTRITION. La pâtée pour chiens est passée à l’ère du « petfood » personnalisé, bio ou diététique, sous l’impulsion des géants de l’agroalimentaire, Nestlé et Mars en tête. Lucratif, le secteur épouse les tendances de l’alimentation humaine, jusque dans les critiques sur la « malbouffe ». Snacks au saumon pour chats, croquettes pour petit chien obèse ou grand chien dynamique – « active » ou « food lover » – coffret « traiteur » pour matou gourmet et chewing-gum à l’eucalyptus pour toutou à l’haleine fétide : les animaux de compagnie, autrefois nourris avec les restes des repas des maîtres disposent aujourd’hui de 300 références dans les hypermarchés.

Au rayon épicerie, le « petfood » (alimentation pour animaux de compagnie), comme l’appellent même les professionnels français, est la troisième catégorie de produits la plus importante en termes de ventes, derrière le café et les biscuits. Les ventes ont doublé ces 15 dernières années aux États-Unis, l’un des deux plus gros marchés avec l’Union européenne. Le marché mondial devrait continuer à croître de 5% par an dans les prochaines années, selon le cabinet d’étude Alcimed.

Les maîtres dépensent de plus en plus

 

Très concentrée, l’industrie est aux mains des mêmes grands groupes que l’alimentation humaine. Le petfood constitue la première activité de Mars, plus célèbre pour ses barres chocolatées, qui sont produites dans des usines différentes. Le groupe possède les marques Royal Canin, Whiskas, Pedigree, Frolic. Nestlé, qui commercialise Friskies et Purina One via sa division Purina, a réalisé 12% de ses ventes grâce aux croquettes et autres pâtées en 2014, soit davantage qu’avec les confiseries. Autres gros acteurs : Big Heart Pet Brands et Colgate Palmolive. Un « marché anticrise« , sourit Myriam Cohen-Welgrin, PDG de Mars Petcare France. Car si le nombre de chiens et chats reste assez stable en Occident, les maîtres dépensent de plus en plus pour les nourrir.

« L’animal est vu comme un membre à part entière de la famille. On lui donne la même chose que ce qu’on pourrait donner à son enfant », souligne Anne-Claire Lapie, responsable de mission chez Alcimed. « Il y a beaucoup d’anthropomorphisme (…) et de similitudes avec la nutrition infantile : ce n’est pas celui qui achète qui mange », confirme Sophie Dubois, directrice générale de Purina France. En outre, les marges du secteur sont « bien supérieures à celles pour l’alimentation humaine », estime Alcimed. 

Centres de recherche

Les industriels n’hésitent donc pas à investir lourdement, à l’image de Mars, qui a mis récemment près de 100 millions d’euros dans un troisième centre d’innovation, tout en rachetant la division nutrition animale de Procter & Gamble pour près de 2,7 milliards d’euros. Nestlé et Mars possèdent chacun plusieurs centres de recherche exclusivement consacrés au petfood. Tendance phare : la santé, avec des produits ciblés selon la race, le niveau d’activité, les problèmes de digestion ou de stérilisation. Royal Canin propose du zinc et des oméga 3 pour les bergers allemands et leurs problèmes de peau, des formules allégées pour les labradors gloutons, et même des croquettes adaptées à la langue délicate des chats persans. Des petites marques très innovantes se lancent aussi, comme l’espagnol Affinity, ou le français Nestor Bio, qui utilise volaille bio, riz de Camargue, romarin et huile d’olive.

Dans les usines, « les normes et les standards de qualité sont les mêmes que pour l’alimentation humaine, avec détecteurs de métaux et rayon X, comme dans l’alimentation pour bébé« , explique Vianney Manchon, directeur de l’usine Mars à Orléans.

Sur ce site, la viande est hachée en morceaux, mélangée à des arômes, des céréales et des oligo-éléments, « pour en faire un aliment complet », énumère le directeur. 

« Tout provient d’animaux propres à la consommation humaine », mais de morceaux peu goûtés par les humains, comme les abats, explique Sophie Dubois de Purina. 

« Aucun animal dans le monde n’est élevé et abattu pour être utilisé en petfood », assure Yves Bodet, délégué général du syndicat des fabricants français. 

Une malbouffe organisée ?

Comme l’alimentation industrielle humaine, celle pour les animaux n’est pas épargnée par les détracteurs.

Les croquettes, « c’est la malbouffe organisée pour les chiens« , dénonce le Dr Pierre May, vétérinaire spécialiste des médecines alternatives. 

Les critiques pointent la présence de becs ou d’ongles dans les farines de volailles utilisées par l’industrie.

Des traces « infimes », répond Yves Bodet. Pour réduire les coûts, « l’obsession des industriels, est de faire manger aux animaux domestiques ce qu’ils ne doivent pas manger, c’est-à-dire des céréales. Les produits des grandes marques en contiennent plus de 50%. Or un chien est un carnivore presque strict et un chat, un carnivore strict », détaille le Dr May.

Les teneurs en céréales sont « adaptées aux besoins de la digestion », rétorque Sophie Dubois de Purina.

Les dirigeants de Purina et Mars soulignent que l’espérance de vie des chiens et chats s’est accrue depuis qu’ils mangent des croquettes.

Oui, mais dans « un état de santé déplorable », répond le Dr May qui, en 40 ans d’exercice, assure avoir vu augmenter chez les animaux cancers, allergies, maladies auto-immunes et obésité.

Quant aux aliments spéciaux ultra-ciblés « santé », leurs différences de composition sont « minimes », estime la vétérinaire autrichienne Jutta Ziegler dans son livre Toxic croquettes (Thierry Souccar, 2014). « On assiste ici à la création d’un besoin qui n’existe pas. Comme chez les humains », affirme-t-elle.

Face à cette question, certains maîtres reviennent vers une alimentation plus naturelle, à base de viande crue. La tendance n’a pas échappé à l’industrie, qui commence à proposer des croquettes « sans grains », où lentilles et patates douces remplacent les céréales.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Des squelettes à l’ombre d’une église au coeur de Paris


Il y a des gens qui ont des squelettes dans leur placard, alors que d’autres, comme les églises en ont dans leur cour. Paris, a beaucoup d’histoire et les squelettes trouvés jusqu’à maintenant, vont peut-être donner plus d’information sur la vie parisienne dans une lointaine époque
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Des squelettes à l’ombre d’une église au coeur de Paris

 

Les archéologues espèrent faire de nouvelles découvertes dans... (PHOTO THOMAS OLIVA, AFP)

Les archéologues espèrent faire de nouvelles découvertes dans les trois prochains mois, notamment lorsqu’ils ouvriront les sarcophages mérovingiens.

PHOTO THOMAS OLIVA, AFP

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
PARIS

Il reposait depuis plus de 1000 ans au pied de l’église Saint-Germain des Prés, dans le coeur de Paris, jusqu’à ce que des fouilles mettent au jour sa tombe et son squelette. Était-ce un dignitaire mérovingien, un moine carolingien? Les archéologues vont tenter de le déterminer.

Les bras croisés, il a la tête tournée vers l’église, l’une des plus anciennes de la capitale française, construite sous le roi mérovingien (du nom de la dynastie issue de Mérovée) Childebert au VIe siècle et première nécropole royale. Détruite par les Normands, elle a été reconstruite en l’an mil sous la forme d’une basilique romane. Épargnée par les destructions révolutionnaires, l’église de Saint-Germain-des-Prés a été remaniée au XIXe siècle.

Le squelette «SPO10» – son numéro de fouille – n’est pas tout seul dans le petit square de l’ancienne abbaye. Les archéologues de la Ville, qui creusent depuis un mois, ont trouvé quatre tombes mérovingiennes en plâtre datant du VIe ou VIIe siècle. Ainsi que onze caveaux carolingiens (du nom de la dynastie issue de Pépin le Bref) datant du Xe ou XIe siècle.

Plus de dix squelettes ont déjà été exhumés, mais il y en aura sans doute davantage, car les sarcophages mérovingiens, situés un niveau au-dessous des caveaux carolingiens, n’ont pas encore été ouverts.

Le chantier de fouilles doit se terminer fin septembre afin de permettre à des travaux d’assainissement de commencer. Ils sont destinés à éviter les remontées d’humidité sur les murs de l’église.

http://www.lapresse.ca/

Les accros du téléphone sont-ils des dépressifs?


Même, si l’expérience n’est pas vraiment concluante vu le nombre suivi et les questions subjectives, cela ne me surprendrait pas que le temps d’utilisation par jour ainsi les endroits que nous fréquentons avec ces téléphones pourraient prédire l’état moral
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Les accros du téléphone sont-ils des dépressifs?

 

Les accros du téléphone sont-ils des dépressifs?

Les sujets ont été suivis pendant 15 jours.Photo Fotolia

Une équipe de chercheurs américains a prouvé que les habitudes d’utilisation d’un téléphone intelligent chez un individu pouvaient indiquer un éventuel état dépressif.

L’étude réalisée par une équipe de chercheurs de la Northwestern University de Chicago est parue le 15 juillet dans le Journal of Medical Internet Reserach. Il y est affirmé que les données du smartphone peuvent prédire avec 86,5 % de précision si une personne montre des symptômes de dépression.

«Nous avons constaté que plus les gens passent de temps sur leur téléphone, plus ils sont susceptibles d’être déprimés», précise David Mohr, auteur principal de l’étude et directeur du centre des technologies de l’intervention comportementale à la Northwestern University Feinberg School of Médicament.

Pour arriver à ces résultats, les scientifiques ont recruté 40 personnes à partir du site de petites annonces Craigslist. Un questionnaire, pour mesurer les symptômes dépressifs, leur a été fourni.

En parallèle, tous ont téléchargé sur leur téléphone une application. Son rôle: déterminer leur position par GPS toutes les 5 minutes, le nombre d’endroits fréquentés et le temps passé au téléphone. Puis, elles ont été suivies pendant 15 jours. Au bout de deux semaines, seules 28 d’entre elles pouvaient fournir des données exploitables.

PAS DE CONCLUSION DÉFINITIVE

«Les gens qui ont tendance à rester plus de temps dans seulement un ou deux endroits, par exemple à la maison puis au travail pour revenir ensuite à la maison, contrairement à celles dont les mouvements sont beaucoup plus importants, sont plus susceptibles d’avoir des scores élevés de dépression, précise David Mohr. Nous avons également établi que les personnes déprimées ont utilisé en moyenne leur téléphone pendant 68 minutes tandis que celles sans syptômes de dépression ne passaient que 17 minutes environ en ligne.»

En revanche, les responsables de l’étude apporte quelques réserves.

«Nous ne pouvons tirer de conclusions définitives car les symptômes de dépressions issus des questionnaires – de légers à sévères, étaient auto déclarés par les participants donc susceptibles d’être soit exagérés, soit sous-estimés. Par ailleurs, la taille de l’échantillon était trop petit. Néanmoins, cette étude ouvre la voie d’une nouvelle génération de technologies d’intervention pour suivre la dépression.»

http://fr.canoe.ca/

Se vêtir avec des déchets


Et pourquoi pas ! Si les grandes compagnies se vantent d’utiliser les déchets plastiques et autres pour faire des vêtements, chaussures et certains objets en recyclant alors tant mieux. Enfin, je pense que cela est moins pire que laisser ces objets flotter dans nos océans ou des dépotoirs
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Se vêtir avec des déchets

 

Adidas a dévoilé le mois dernier une paire... (Photo fournie par Adidas)

Adidas a dévoilé le mois dernier une paire de chaussures sport entièrement faites de plastique et de filets récupérés dans les océans.

PHOTO FOURNIE PAR ADIDAS

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Chaussures sport et jeans faits de plastique récupéré dans l’océan. Vêtements de sport fabriqués avec des bouteilles de boisson gazeuse. Sacs confectionnés à partir de vieilles toiles de camion et de chambres à air de vélo. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à choisir les déchets pour fabriquer vêtements et accessoires. Veulent-elles sauver la planète ou soigner leur image?

Chaussures sport

C’est le plus récent coup d’éclat dans la catégorie «vêtements fabriqués avec des déchets». Adidas a dévoilé le mois dernier une paire de chaussures sport entièrement faites de plastique et de filets récupérés dans les océans. L’initiative découle d’un partenariat avec Parley for the Oceans, une organisation qui veut sensibiliser le grand public au sort des océans. Mais ne cherchez pas les souliers en magasin: la paire dévoilée n’est qu’un prototype.

«Nous prévoyons avoir des produits sur le marché qui incorporent du plastique provenant des océans au début de l’an prochain», explique la porte-parole Maria Culp.

Jeans

Des jeans faits de plastique? C’est ce que fabrique l’entreprise néerlandaise G-Star Raw depuis l’an dernier. Les fibres des pantalons sont conçues avec du plastique récupéré dans les océans et manufacturées par l’entreprise Bionic Yarn. Les vêtements sont promus par la star musicale Pharrell Williams, présentée comme le directeur créatif de la collection.

Maillots de soccer

C’était impossible à voir lorsqu’elles ont sauté de joie lors de leur victoire contre le Japon, mais les joueuses de l’équipe américaine de la dernière Coupe du monde de soccer, qui s’est tenue cet été au Canada, portaient des maillots blancs faits avec de vieilles bouteilles de plastique. Selon Nike, qui a fabriqué les maillots, l’équivalent de 18 bouteilles ont été nécessaires pour fabriquer chaque uniforme.

Sacs

À Zurich, l’entreprise Freitag, elle-même installée dans un bâtiment fait de conteneurs, fabrique des sacs confectionnés à partir de vieilles bâches utilisées par les camionneurs pour couvrir les marchandises lors du transport. D’autres déchets comme des chambres à air et des ceintures de sécurité de voiture usagées entrent aussi dans la fabrication des sacs. L’entreprise dit utiliser 350 tonnes de bâches de camion chaque année.

Effet d’entraînement

Selon Paul Lanoie, professeur d’économie appliquée à HEC Montréal, on aurait tort de ne voir que du marketing dans de tels efforts.

«À mes yeux, ça a une très bonne valeur. Dans un monde où il y a de moins en moins de ressources naturelles, la réutilisation des ressources est très pertinente», dit-il.

Il se réjouit particulièrement de voir des géants comme Nike et Adidas se mettre à recycler des déchets.

«Ça peut provoquer un effet d’entraînement, dit-il. Les grandes entreprises ont beaucoup de fournisseurs et leurs décisions peuvent avoir un impact sur toute la chaîne en amont.»

Info manquante

Hugues Imbeault-Tétreault, analyste au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services, convient qu’on obtient habituellement un gain environnemental en fabriquant des produits à partir de matières recyclées. Mais il aurait aimé que les fabricants documentent ce gain sur l’ensemble de la vie de leurs produits.

«Dans ce que j’ai vu, on ne tient compte ni de l’utilisation ni de la fin de vie du produit», dit-il.

Un exemple: il est possible qu’en lavant des vêtements faits de plastique, on génère des microbilles de polymère qui échoueront au fond des cours d’eau et seront très difficiles à récupérer.

Patagonia fait figure de pionnière dans la fabrication de vêtements à partir de déchets. Dès 1993, l’entreprise a commencé à utiliser de vieilles bouteilles de boissons gazeuses pour fabriquer le polyester de ses vestes. Elle incite aussi ses clients à lui retourner leurs vieux vêtements, qui servent à en fabriquer de nouveaux. En réponse aux inquiétudes de l’analyste Hugues Imbeault-Tétreault, Patagonia dit avoir étudié l’impact de ses fibres sur l’ensemble du cycle de vie des produits. Pour ce qui est de la production des matières premières, l’entreprise dit utiliser 76 % moins d’énergie et émettre 71 % moins de CO2 en utilisant des matériaux recyclés.

«Nous évitons le forage et le raffinage associés au pétrole servant à faire le polyester», explique Jill Dumain, directrice de la stratégie environnementale chez Patagonia.

Selon elle, le reste du cycle – l’utilisation et la fin de vie des vêtements – est semblable pour les vêtements de polyester normal et les vêtements de polyester recyclé. L’entreprise vient par ailleurs de lancer une étude pour voir si le lavage de ses vêtements génère des microbilles de plastique.

http://www.lapresse.ca/