Quand les plantes font la guerre aux moustiques


On cherche des trucs pour éloigner les moustiques, qui semblent aimer notre odeur surtout quand le corps est en sueur. Il y a les produits chimiques dangereux qu’on ne doit utiliser que par dernier recours, alors il reste les plantes qui ont une bonne odeur, mais que les moustiques piqueurs n’aiment pas du tout
Nuage

 

Quand les plantes font la guerre aux moustiques

citronnelle

Hôtes importuns des soirées de plein air, les moustiques sont sensibles aux effluves de certaines plantes dites répulsives. Citronnelle, basilic, géranium, lavande et bien d’autres sont vos principales alliées. Voici comment les reconnaître et les utiliser.

Les moustiques ont vraiment très mauvais goût. Autant ils sont attirés par certaines substances peu ragoûtantes émises par notre peau (sueur, acide lactique, CO2…), autant ils rechignent à s’approcher d’un délicieux halo frais et citronné. C’est ainsi que, depuis toujours, les hommes se frottent le corps ou brûlent des feuilles de plantes aux vertus insectifuges.

Cette protection, tout ce qu’il y a de plus naturel, n’est cependant pas totale. Utilisé depuis les années 1950, le DEET (de son vrai nom: N, N-diéthyl-3-méthylbenzamidene) reste le répulsif de référence, en particulier si vous êtes amené à voyager dans des zones où ces suceurs de sang sont porteurs de maladies graves, voire mortelles comme le paludisme (ou malaria), la dengue ou le chikungunya. Mais, sous nos latitudes, il serait dommage de se priver du coup de pouce offert par les plantes anti-moustiques.

Le citronellol et le géraniol sont deux substances au pouvoir répulsif prouvé. On les trouve notamment dans le feuillage de la citronnelle (Cymbopogon citratus) et de certains géraniums, comme le géranium rosat (Pelargonium graveolens), qu’il est facile de faire pousser sur son balcon ou autour de son salon de jardin.

Abominables piqueurs

Même chose avec la cataire (Nepeta cataria), une plante aromatique de la famille de la menthe et par ailleurs très appréciée des chats (on la surnomme l’herbe aux chats). Des tests in vitro réalisés par des chercheurs américains ont prouvé que le nepetalactone, substance excitante pour les félins, est encore plus efficace que le DEET pour repousser les moustiques.

Le lantana (Lantana camara), arbuste proche de la verveine, aux adorables inflorescences panachées rose, jaune et orange, est utilisé lui aussi comme plante insectifuge. Sans oublier le tagète des décombres (Tagetes minuta), cousin sauvage de l’œillet d’Inde. Ses puissantes effluvespomme et de citronnelle éloignent les abominables piqueurs si on en met des branches entières à sécher chez soi.

Rien de plus simple également que de placer un pot de basilic sur le rebord de la fenêtre ou un bouquet delavande (Lavandula angustifolia) qui, en plus, embaumera la maison. Leurs huiles essentielle permettent, en outre, de soulager les piqûres. Les fleurs de millepertuis ou de souci (Calendula officinalis) préalablement macérées dans de l’huile d’olive, de noisette ou de sésame ont également un pouvoir apaisant. Et, si vous êtes en promenade, sachez que le plantain (Plantago lanceolata, major, ou coronopus) que l’on trouve fréquemment sur les bords des chemins, sécrète un jus très efficace pour soulager les irritations de la peau.

Puissant insecticide

Un peu plus loin sur la mappemonde, d’autres végétaux utilisés comme épouvantails à moustiques ont de quoi nous surprendre. Alors que les Américains achètent volontiers sur Internet des ballotins de feuilles de sauges échées pour les jeter dans leurs barbecues (alors que leur efficacité n’est pas prouvée…), les Indiens brûlent depuis toujours, et avec plus de succès, les feuilles du margousier ou neem (Azadirachta indica). L’huile extraite des graines de cet arbuste est en effet un puissant insecticide, employé en agriculture en Europe, au Canada et aux États-Unis (mais non encore homologué en France).

L’arbre à thé (Melaleuca alternifolia), d’origine australienne, est à l’origine du tea-tree oil, une huile essentielle qui déplaît fortement aux moustiques. Quant à l’eucalyptus citronné (Corymbia citriodora), on s’est aperçu que le résidu de la distillation, un composé appelé PMD (p-menthane-3,8-diol), est un répulsif à insectes encore plus efficace que son huile essentielle. Aussi puissant que le DEET mais d’origine naturelle, il est enregistré sous la marque Citriodiol et rentre dans la composition de plusieurs produits anti-moustiques.

Enfin, si vous tombez sur des moustiques particulièrement teigneux ou à l’odorat défaillant, il ne vous restera plus qu’à suivre le conseil ultime du Ministère australien de la santé:

«If all else fails, keep running!». Autrement dit: courez!

http://www.lefigaro.fr/

2 réponses à “Quand les plantes font la guerre aux moustiques

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