Êtes-vous heureux?


C’est une bonne question, vu que toute notre vie, la plupart des gens cherchent le bonheur dans des objets, des promotions, dans l’argent alors que le bonheur est un sentiment intérieur qui s’étend dans tout le corps
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Êtes-vous heureux?

 

 

Sri Sri Ravi Shankar

Nous souhaitons tous être heureux. Certains pensent trouver le bonheur dans l’argent, le pouvoir ou le sexe. D’autres semblent même chercher le bonheur dans leur propre souffrance!

On tente d’obtenir des choses dans l’espoir qu’elles nous rendront heureux, mais au bout du compte, il n’en est rien. L’étudiant du secondaire croit qu’en allant à l’université, il sera plus indépendant, plus libre, et donc plus heureux. Mais demandez aux jeunes qui fréquentent les universités s’ils sont heureux. Ils vous diront qu’ils le seront lorsqu’ils auront un emploi. Les travailleurs, eux, attendent de trouver l’âme sœur. Et ensuite? Lorsqu’ils auront trouvé l’âme sœur, ils vous diront qu’ils seront heureux lorsqu’ils auront des enfants. Ceux qui sont déjà parents croient quant à eux qu’ils ne pourront profiter de la vie que lorsque leurs enfants auront terminé leurs études et quitteront le nid familial. Qu’en est-il des retraités? Ils sont nostalgiques de leur jeunesse.

Toute notre vie, nous nous préparons à être heureux plus tard. Cela revient à prendre toute la nuit pour faire son lit et ne plus avoir de temps pour s’y coucher. Combien de minutes, d’heures ou de jours de votre vie avez-vous ressenti le bonheur de l’intérieur? Ces moments sont les seuls où vous avez réellement vécu votre vie. Ils remontent peut-être à votre tendre enfance, une époque de bonheur profond, ou peut-être se sont-ils produits pendant que vous faisiez du surf, nagiez ou escaladiez une montagne, vivant entièrement dans le présent et profitant de chaque instant.

Il y a deux façons de voir la vie. La première consiste à penser : « Je serai heureux lorsque j’aurai atteint un certain objectif ». La deuxième est de se dire : « Je suis heureux quoiqu’il arrive ». Laquelle choisissez-vous? La vie comporte 80 % de joie et 20 % de souffrance. Mais en s’accrochant à ce 20 %, il devient 200 %! Nous ne le faisons pas de façon consciente, mais c’est ce qui se produit. Vivre chaque moment avec joie, conscience et compassion représente l’éveil spirituel. C’est vivre comme un enfant, être profondément libre, être bien avec tous, se sentir connecté.

Ne jugez pas et ne vous en faites pas avec ce que les autres pensent de vous. Peu importe leur opinion, car elle n’est pas permanente. Votre propre opinion à différents sujets ne cesse de changer. Pourquoi donc se soucier de ce que les autres pensent de vous? Les inquiétudes laissent leur trace sur le corps, l’esprit, l’intellect et la vivacité d’esprit. Elles agissent comme une barrière qui vous éloigne de vous-même. Elles apportent la peur, qui est essentiellement un manque d’amour, et créent un sentiment intense d’isolement.

Se détendre grâce à la méditation et aux exercices de respiration peut être bénéfique. Dans un état de relaxation, une personne prend conscience qu’elle est aimée et connectée à l’ensemble des êtres humains, qu’elle fait partie de l’univers. Cela permet de se libérer et de changer d’état d’esprit. On ressent alors l’harmonie partout autour de soi.

Il est inutile de physiquement chercher l’harmonie, en restant assis quelque part pendant des années. Lorsque vous ressentez l’amour, votre esprit vit l’instant présent et vous êtes rempli de joie. D’une certaine façon, dans une certaine mesure, tout le monde médite sans s’en rendre compte. À certaines occasions, votre corps, votre esprit et votre respiration sont en parfaite harmonie. C’est ce qu’on appelle le yoga. L’art de vivre repose dans le moment présent.

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On vole la vedette


 

Il y a des gens qui aiment montrer leurs prouesses et le partage en vidéo, mais son chat s’en fou éperdument. La preuve : avec nonchalance, ce chat cache cette femme qui fait du yoga en affichant dans son activité favorite : La paresse
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On vole la vedette

Le Saviez-Vous ► L’Indice club sandwich : Où dans le monde se trouve la nourriture d’hôtel la plus chère?


C’est ingénieux de faire une comparaison de prix avec un plat bien connu au Québec pour savoir plus ou moins le coût des restaurants à travers le monde. Cependant, c’est aberrant qu’un repas aussi banal soit aussi cher ailleurs
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L’Indice club sandwich : Où dans le monde se trouve la nourriture d’hôtel la plus chère?

 

CLUB SANDWICH

Par Julien Lamoureux

Le site web de réservation de chambres d’hôtel Hotels.com a remis à jour son Indice club sandwich et l’a agrémenté de trois nouveaux produits afin d’aider « les voyageurs à mieux déterminer le coût de tous les repas de la journée dans les hôtels du monde entier ».

En plus du club sandwich, l’indice présente maintenant les prix moyens d’un trio hamburger (avec frites et boisson gazeuse), d’un café et d’un verre de vin maison dans diverses villes du monde.

Sans surprise et comme l’année dernière, ce sont les villes de Genève (Suisse) et de Paris (France) qui offrent les repas les plus chers dans leurs hôtels, en moyenne. La ville helvète est d’ailleurs loin devant, le prix des quatre produits atteignant 107,63 $ canadiens et celui du club sandwich seul, 37,97 $.

#10 : New York, États-Unis

Trio hamburger: 30,12$
Tasse de café: 6,68$
Verre de vin rouge maison: 15,28$
Club sandwich: 21,96$
Total: 74,04$

#9 : Singapour

Trio hamburger: 29,16$
Tasse de café: 7,52$
Verre de vin rouge maison: 17,34$
Club sandwich: 21,13$
Total: 75,15$

#8 : Tokyo, Japon

Trio hamburger: 27,98$
Tasse de café: 10,55$
Verre de vin rouge maison: 13,69$
Club sandwich: 23,24$
Total: 75,46$

#7 : Stockholm, Suède

Trio hamburger: 29,17$
Tasse de café: 4,97$
Verre de vin rouge maison: 14,11$
Club sandwich: 28,35$
Total: 76,60$

#6 : Séoul, Corée du Sud

Trio hamburger: 27,17$
Tasse de café: 12,07$
Verre de vin rouge maison: 16,89$
Club sandwich: 24,95$
Total: 81,08$

#5 : Londres, Angleterre

Trio hamburger: 31,95$
Tasse de café: 7,57$
Verre de vin rouge maison: 14,31$
Club sandwich: 27,41$
Total: 81,24$

#4: Oslo, Norvège

Trio hamburger: 38,71$
Tasse de café: 5,95$
Verre de vin rouge maison: 15,29$
Club sandwich: 24,98$
Total: 84,93$

#3 : Hong Kong

Trio hamburger: 37,95$
Tasse de café: 9,17$
Verre de vin rouge maison: 15,27$
Club sandwich: 26,18$
Total: 88,57$

#2 : Paris, France

Trio hamburger: 36,78$
Tasse de café: 7,19$
Verre de vin rouge maison: 15,90$
Club sandwich: 30,28$
Total: 90,15$

#1 : Genève, Suisse

Trio hamburger: 46,92$
Tasse de café: 7,68$
Verre de vin rouge maison: 15,06$
Club sandwich: 37,97$
Total: 107,63$

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Canicule : les températures extrêmes battant tous les records écorchent l’Europe (Photos)


Alors que nous avons eu une belle journée, enfin dans mon coin, avec du vent qui aide beaucoup, à l’autre bout du monde, les gens et les animaux souffrent de la chaleur extrême. Par tous les moyens, ils essaient de se rafraîchir.
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Canicule : les températures extrêmes battant tous les records écorchent l’Europe

 

AP Photo/Andres Kudacki

Des passants se rafraîchissent dans une fontaine près de la rivière Manzanares de Madrid, le mardi 30 juin 2015.

La vague de chaleur exceptionnelle qui affecte l’Europe cette semaine bat des records et force les gens à chercher l’ombre et de l’eau, en plus de trouver refuge à l’intérieur.

Des températures assommantes ont étouffé l’Espagne et le Portugal plus tôt cette semaine, avant de se diriger en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Pologne, entre autres.

À Madrid, le mercure a grimpé à près de 40 °C, un record pour la capitale espagnole, alors qu’il était de 44 °C dans le sud du pays, dimanche dernier. À l’aéroport Heathrow de Londres, la température s’est élevée jusqu’à 36 °C, du jamais vu. Et à Paris, un record de chaleur a été battu mercredi – il n’a jamais fait aussi chaud depuis 1873!

La canicule la plus meurtrière – qui a cumulé en France en 2003 – avait tué 70 000 personnes à travers l’Europe. Mais la vigilance est de mise et les autorités prennent les moyens nécessaires pour prévenir de telles fatalités, en téléphonant les personnes les plus vulnérables tous les jours par exemple.

La recherche démontre que les vagues de chaleur extrêmes, comme celle en Inde qui a tué plus de 1400 personnes le mois dernier, sont des conséquences directes des changements climatiques. Une étude publiée l’an dernier dans la revue Nature révélait que l’Europe est 10 fois plus propice à revivre une canicule comme celle de 2003 que dans la dernière décennie.

Voyez ci-dessous comment les Européens ont combattu la chaleur dans les derniers jours.

  • ROMAIN LAFABREGUE/AFP/Getty Images

    Des infirmières aident une dame à se rafraîchir avec un seau d’eau dans une résidence pour personnes âgées à Lyon, en France, el jeudi 2 juillet 2015.

  • AP Photo/Andrew Medichini

    Un orang-outang dans un zoo à Rome mange un popsicle que lui a donné ses gardiens le 2 juillet 2015.

  • AP Photo/Kamil Zihnioglu

    Une femme se protège du soleil grâce à son parapluie en marchant près de la Seine à Paris, le mercredi 1er juillet 2015.

  • Photo by Sean Gallup/Getty Images

    Un homme à Berlin se rafraîchit dans une fontaine publique le jeudi 2 juillet 2015.

  • JAVIER SORIANO/AFP/Getty Images

    Deux chiens jouent avec un bout de bois dans une fontaine à Madrid, le mardi 30 juin 2015.

  • MEHDI FEDOUACH/AFP/Getty Images

    Une affiche dans une résidence de personnes âgées à Bordeaux, en France, avec des conseils pour rester au frais pendant la canicule.

  • AP Photo/Andrew Medichini

    Des personnes prennent un moment de répit à l’ombre au centre-ville de Rome, mercredi, 1er juillet 2015.

  • Holger Hollemann/dpa via AP

    Un petit singe gris à Hanover, en Allemagne, mange un bloc de fruits et légumes congelés le jeudi 2 juillet 2015.

  • AP Photo/Alvaro Barrientos

    Une femme à Pamplona, en Espagne, se ventile le mardi 30 juin 2015.

  • MIGUEL MEDINA/AFP/Getty Images

    Une femme boit d’une fontaine publique au Palais royal de Paris le jeudi 2 juillet 2015.

  • AP Photo/Alvaro Barrientos

    Des enfants se rafraîchissent dans une fontaine d’eau à Pamplona, en Espagne, le mardi 30 juin 2015.

  • AP Photo/Lionel Cironneau

    Deux femmes se protègent du soleil sous des parapluies sur la promenade des Anglais, en France, le jeudi 2 juillet 2015.

  • MIGUEL MEDINA/AFP/Getty Images

    Une petite fille reste hydratée dans la chaleur près d’une fontaine du jardin des Tuileries à Paris, le 2 juillet 2015.

  • GERARD JULIEN/AFP/Getty Images

    Une femme à Madrid se rafraîchit grâce à un ventilateur sur une terrasse, le 28 juin 2015.

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« Solar Impulse 2 » atterrit à Hawaï après cinq jours de vol sans carburant


L’aéroplane Solar Impulse fait encore parler de lui. Cet avion aux grandes ailes a affronté le désert bleu du haut des airs de la Chine jusqu’à Hawaï sans escale et surtout sans carburant.
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« Solar Impulse 2 » atterrit à Hawaï après cinq jours de vol sans carburant

 

Par Olivier Dessibourg

 

L’avion solaire « Solar Impulse 2 » (SI2), parti du Japon le 28 juin, a atterri vendredi 3 juillet à 17 h 55 (heure suisse) sur le second aéroport de Honolulu, à Hawaï. Et si son pilote, André Borschberg, est entré dans la légende de l’aviation en le posant là, c’est un peu – comme il n’a de cesse de le rappeler – grâce à son yogi personnel, Sanjeev Bhanot.

Sanjeev Bhanot, qui le suit depuis une décennie, l’a préparé pour lui permettre d’accomplir l’un des plus grands exploits aéronautiques : voler durant environ cinq jours et cinq nuits sans escale ni autre carburant que les rayons du soleil, au-dessus d’un environnement hostile, l’océan Pacifique.

« Je tire ma force mentale et ma résistance de la méditation et du yoga », a souvent confié aux médias durant le vol le directeur du projet et ingénieur en chef de l’aéroplane.

« Fantastique exploit humain »

Parmi les experts de l’aviation, tous reconnaissent « le fantastique exploit humain », résume Pierre Condom, directeur de la revue Interavia.

« Au-delà de la réussite technique de l’avion, c’est une performance physique et mentale extraordinaire et historique, ajoute Olivier de Sybourg, chef du domaine de l’aviation au Service d’enquête suisse sur les accidents d’avion (SESA).

C’est évidemment de très bon augure pour l’accomplissement du tour du monde » entamé le 9 mars à Abu Dhabi.

Le périple transpacifique qui s’est achevé vendredi à Hawaï, et qui a permis à André Borschberg de battre le record du plus long vol en solitaire sans ravitaillement, 117 heures et 51 minutes passées en l’air, n’était en effet qu’une étape d’un chapelet de treize autour du globe. Celle-ci a commencé dimanche dernier en catimini à Nagoya, où l’avion solaire avait été contraint de se poser il y a un petit mois, alors en provenance de Chine, les conditions météorologiques s’étant soudainement fortement dégradées au point d’empêcher la grande traversée. Au Japon, une première tentative de nouvel envol avait été annoncée aux médias le 23 juin, avant d’être annulée à la dernière minute, contraignant André Borschberg à rentrer à l’hôtel pour ronger son frein, et arrachant quelques larmes de déception à Bertrand Piccard, l’instigateur du projet et second pilote, sous l’œil des caméras.

8 000 kilomètres de montagnes russes

Mais le 28 juin — et cette fois sans avoir prévenu la presse — départ ! Pour 8 000 km environ, parcourus à une vitesse variant entre 70 et 100 km/h, en jouant aux montagnes russes : chacun des cinq jours, l’aéroplane a grimpé à 10 000 m d’altitude pour recharger ses batteries avec ses 17 248 cellules photovoltaïques, avant de planer puis de voler à plat dans la nuit, entre les nuages et deux fronts froids. Le second, franchi comme un mur lors du quatrième jour, a causé des sueurs froides au pilote autant qu’aux ingénieurs du Centre de contrôle, à Monaco, en raison des fortes turbulences rencontrées. Cela surtout alors qu’André Borschberg, 62 ans, qui a dormi par tranches de vingt minutes durant le périple, avait accumulé une grande fatigue.

Plus tôt, justement durant ces périodes de repos, un autre souci majeur était apparu : le pilote automatique ne cessait d’enclencher des alarmes dans le cockpit de 3,8 m3. Les ingénieurs, dans une manœuvre délicate, ont alors demandé au pilote d’éteindre et de relancer certains systèmes électroniques. Et tout est rentré dans l’ordre.

« Malgré cela, l’avion s’est très bien comporté, tant il a été construit avec minutie par toute l’équipe », souligne l’astronaute Claude Nicollier, responsable des premiers essais en vol.

« C’est une magnifique récompense pour les dizaines d’ingénieurs qui ont œuvré à ce projet depuis plus d’une décennie », ajoute Olivier de Sybourg, qui les a vus travailler dans le hangar du SESA, à Payerne, où le SI2 a été finalisé.

Les larmes de Bertrand Piccard

Arrivé il y a deux jours à Hawaï, et alors qu’il scrutait dans la nuit l’avion qui faisait des ronds dans le ciel — l’équipe a attendu l’aube pour faire poser l’avion afin de prendre des images en vol sur Hawaï — Bertrand Piccard a expliqué sur Internet son émotion et les larmes — de joie cette fois — qu’il a versées lorsqu’il a aperçu les seize phares d’ampoules LED de l’avion large de 72 mètres.

Et de raconter :

« Lorsque, le 29 juin, nous avons passé le point de non-retour, j’ai ressenti un sentiment absolu et irréversible que nous allions y arriver. C’était si puissant que rien, ni chez André ni chez moi, ne pouvait nous faire changer d’avis concernant l’issue de ce vol. »

Un périple qui, outre les séquences de pilotage pur, les siestes et les nombreuses sollicitations en plein ciel de médias du monde entier, a alors aussi permis à André Borschberg de se détendre. En lisant un livre d’anecdotes écrites par son équipe et caché dans le cockpit. Ou en s’amusant, lorsqu’il s’est affublé d’une longue barbe, s’étonnant qu’elle ait poussé pendant la nuit.

« Une autre journée ordinaire au bureau », blaguait-il même sur Twitter à l’aube du quatrième jour de vol.

A peine posé, l’avion a été pris en charge par les ingénieurs, qui doivent l’ausculter et le remettre en état pour la suite, imminente, de l’aventure : dans trois jours au mieux, si la météo le permet, c’est Bertrand Piccard qui prendra les commandes pour achever la traversée du Pacifique et rejoindre Phoenix, aux Etats-Unis.

  • Olivier Dessibourg (« Le Temps »)
    Journaliste au Monde

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Tremblez, l’IPcalypse est proche


On en sais pas quand viendra la fin du monde, mais un peu plus nous aurions une apocalypse virtuel. Il y aurait une surpopulation sur Internet, les adresses IP manquent. Faut dire qu’avec tout ce qui peut-être connecté cela n’est pas vraiment surprenant, même si on parle de milliard et milliard d’adresses. Mais, rassurons-nous, une nouvelle version qui donnera encore plus d’adresse IP
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Tremblez, l’IPcalypse est proche

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/theyoungthousands/2481576619/" target="_blank">Ordinateur cassé</a> | youngthousands via Flickr CC <a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/" target="_blank">License by</a>

Ordinateur cassé | youngthousands via Flickr CC License by

Repéré par Leïla Marchand

Le nombre d’appareils connectés à Internet a explosé : le réservoir de 4 milliards d’adresse IP a été atteint. Un nouveau standard existe depuis des années mais trop peu d’organisations et d’entreprises s’y sont préparées.

Arrêtez tout, nous sommes trop nombreux sur Internet. La menace planait depuis une dizaine d’années, elle est finalement arrivée: le stock d’adresses IPv4 est quasiment épuisé. Petite remise au point pour l’utilisateur moyen –donc vous, moi, et 95% des internautes– qui n’aurait pas suivi: tout portable, ordinateur, tablette connecté au Web se voit attribuer une adresse IP (pour Internet Protocol) pour naviguer dans le réseau.

Jusqu’ici, la plupart des appareils utilisaient la première version des IP: l’IPv4 (pour version 4). Avec toutes les combinaisons de chiffres possibles, il existait un réservoir de plus de quatre milliards d’adresses IP. Réservoir à sec depuis le 3 février 2011: l’Icann, l’autorité suprême de régulation de l’Internet, a annoncé qu’elle avait distribué ses derniers lots.

Comment survit-on depuis? Sur les dernières réserves. L’Icann avait tout donné à des opérateurs régionaux, qui se sont chargés depuis de les dispatcher dans leurs zones géographiques respectives. Certains ont aussi utilisé le NAT (Network adress Translation) qui permet à plusieurs personnes de se connecter simultanément et indépendamment sur la même adresse. Et, enfin, on a aussi pu récupérer d’anciennes adresses non-utilisées par les entreprises qui en avaient été généreusement dotées.

Une nouvelle version prête depuis les années 1990

Cette fois, en juillet 2015, ça y est. On a fait tous les fonds de tiroirs, la pénurie d’adresses est avérée. L’Arin (American registry for Internet Numbers) commence à placer les demandes sur liste d’attente. Si on le laissait de côté, ce petit problème technique étranglerait le Web. Adieu croissance du réseau, Apple Watch et frigos connectés.

Heureusement, depuis les années 1990, les ingénieurs ont eu le temps de voir venir cette pénurie et ont mis en place un nouveau standard d’IP.

Voilà le futur d’internet, l’IPv6:

L’Icann demande l’adoption de ce nouveau protocole depuis plusieurs années. Mais ce changement de modèle passe par un bouleversement profond de l’infrastructure. Le réseau doit pouvoir gérer ces nouvelles adresses et router le trafic. Ce qui demande des investissements financiers importants.

Seuls 7% des internautes mondiaux en IPv6

Free, Facebook, Google, Yahoo, et d’autres grands noms ont déjà passé le cap. Mais beaucoup d’organisations ou d’entreprises (dont les fournisseurs d’accès internet) tardent à se lancer. Si l’on s’appuie sur cette infographie de Google, l’IPv6 représente seulement 7% des utilisateurs dans le monde.

En Suisse, en Belgique et aux Etats-Unis, plus de 20% des appareils sont connectés en IPv6. En France, seulement 5%.

Si nous, internautes moyens, devrions ne rien remarquer de cette IPcalypse dûe à la procrastination des acteurs de l’Internet, nous serons totalement rassurés une fois l’IPv6 passé. Cette version a l’avantage d’avoir un stock de 3,4×10 puissance 38 adresses IP. Soit 340 fois 1000 milliards de milliards de milliards de milliards…

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Le zika, ce virus méconnu transmis par le moustique tigre


Sachant que les insectes ont la fâcheuse habitude de s’acclimater à d’autres régions du globe que leur pays d’origine., le moustique tigre n’est pas le bienvenu, car il transmet entre autres le chikungunya et la dengue, mais aussi un virus qui détruit le derme
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Le zika, ce virus méconnu transmis par le moustique tigre

 

Quand les moustiques Aedes aegypti et A. albopictus (illustration ci-dessus) piquent à la recherche d’un vaisseau sanguin, ils déposent le virus zika dans le derme et l’épiderme. © IRD / M. Dukhan

Quand les moustiques Aedes aegypti et A. albopictus (illustration ci-dessus) piquent à la recherche d’un vaisseau sanguin, ils déposent le virus zika dans le derme et l’épiderme. © IRD / M. Dukhan

Par Lise Loumé

Une équipe franco-thaïlandaise vient d’identifier pour la première fois comment le virus zika, cousin du chikungunya et de la dengue, infecte les cellules humaines.

 

Moins connu que ses cousins, le chikungunya et la dengue, transmis eux aussi par le moustique tigre, le virus zika fait de plus en plus parler de lui. Après avoir infecté 55.000 personnes en Polynésie fin 2013, il touche actuellement le Brésil, laissant craindre son passage à plus ou moins brève échéance aux Antilles françaises. Or, jusqu’à présent, les scientifiques ignoraient la manière dont le zika infecte les cellules humaines et se propage dans l’organisme. C’est désormais chose faite, grâce aux travaux de l’Institut de Recherche et du Développement (IRD), de l’Inserm, de l’Institut Pasteur et de chercheurs thaïlandaispubliés dans Journal of Virology. Leurs découvertes ouvrent la voie à la mise au point d’un traitement, expliquent les chercheurs. Car actuellement, seuls les symptômes peuvent être pris en charge (prise de paracétamol et d’anti-histaminiques).

Simulation d’une piqûre de moustique

INFECTION. Tout comme la dengue et le chikungunya, le zika est transmis par les moustiques Aedes aegypti et A. albopictus. Lorsque l’insecte cherche à piquer un individu, sa pièce buccale tâtonne la peau à la recherche d’un vaisseau sanguin. En piquant la victime, elle dépose des particules virales dans l’épiderme et le derme, deux couches constitutives de la peau.

Crédit image : IRD / D. Missé

Afin de simuler in vitrol’infection, les chercheurs ont inoculé une particule du virus zika, collectée lors de l’épidémie 2013 en Polynésie française, à trois types de cellules de peau humaine : les kératinocytes, qui se trouvent dans l’épiderme, et les fibroblastes, situées dans le derme. Résultat : en 3 jours, 100 % des fibroblastes ont été infectés ! Les kératinocytes sont également touchées.

Le virus détruit les cellules du derme

Grâce à l’imagerie électronique, les chercheurs ont observé que le virus utilise pour se répliquer l’autophagie, un mécanisme qui consiste en la dégradation partielle du contenu de la cellule (appelé cytoplasme) par la cellule elle-même. Ce phénomène entraîne à terme l’apoptose de la cellule, c’est-à-dire la mort par éclatement, et favorise ainsi la dissémination du virus. Ces réactions se traduisent par la formation d’un œdème dans la peau, ce qui correspond bien à l’un des symptômes observé chez les patients atteints de fièvre zika

SYMPTÔMES. La dengue, le chikungunya et le virus zika provoquent le plus souvent fièvre, douleurs articulaires, maux de tête et signes cutanés. Des complications neurologiques peuvent survenir, comme dans des cas de fièvre zika en Polynésie fin 2013. Ces trois maladies sont considérées aujourd’hui comme des problèmes de santé publique majeurs.

Une piste pour stopper l’infection

Les scientifiques ont également identifié le récepteur cellulaire qui permet au virus d’entrer dans les fibroblastes : il s’agit d’une protéine nommée « AXL ». Ils ont alors vérifié l’efficacité d’anticorps contre cette protéine, ainsi que des particules appelées « ARN silencing« , qui « éteignent » ses gènes cibles. Verdict : ceux-ci permettent bien d’inhiber ce récepteur, bloquant ainsi l’infection de la cellule et faisant largement baisser le taux de cellules infectées. Cette protéine pourrait donc être une cible thérapeutique permettant à l’avenir l’élaboration d’un traitement contre le virus.

HISTORIQUE. Originaire d’Afrique, le virus zika a été isolé chez l’homme dans les années 1970. Avant 2007, seuls quelques cas humains avaient été rapportés. Il faut attendre 2007 pour que le virus révèle sa capacité épidémique, avec 5.000 cas en Micronésie dans le Pacifique.

 

http://www.sciencesetavenir.fr/