Toutes les calories sont-elles égales?


Quand on fait des mauvais choix alimentaires, il se peut qu’on se dise qu’on mangerait moins à l’autre repas. Sauf que, même si les calories peuvent être équivalant d’un aliment à un autre, les mauvais aliments eux, sont plus difficiles à éliminer et s’accumulent dans notre corps.
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Toutes les calories sont-elles égales?

 

Photo: iStock

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Une barre tendre ou un bol de potage aux légumes? Si les deux repas contiennent à peu près le même nombre de calories, ils ne se valent pas pour autant…

On nous le répète depuis 50 ans : une calorie est une calorie. Si on prend du poids, c’est que l’on consomme plus de calories qu’on n’en dépense. Conclusion : on peut manger un peu de tout, tant qu’on limite ses portions

« Faux ! s’exclame le Dr Martin Juneau, de l’Institut de cardiologie de Montréal. Ce concept désuet est de plus en plus contesté. Certaines calories ont plus d’impact sur le poids que d’autres. Nous le constatons auprès de nos patients obèses. »

En fait, la calorie qui vient d’une frite et celle qui vient d’un haricot ne sont pas égales. C’est une étude du pédo–endocrinologue américain David Ludwig, parue dans le Journal of the American Medical Association en juin 2012, qui a allumé la mèche. En suivant des groupes de patients en surpoids, le chercheur de Harvard a découvert que les aliments à indice glycémique élevé – pâtes, pain et riz blancs, boissons sucrées, biscuits et gâteaux – font réellement grossir. Pourquoi ? Les glucides présents dans les céréales raffinées et les jus augmentent de façon abrupte le taux d’insuline. Or, cette hormone stimule la formation de cellules adipeuses, fait observer Michel Lucas, épidémiologiste, nutritionniste et chercheur à l’Université Laval.

« Alors, non seulement nous accumulons des graisses, mais, comme cette énergie est stockée dans les cellules, le corps ne peut l’utiliser complètement, explique-t-il. Nous éprouvons donc une sensation de faim et de fatigue qui nous pousse à manger encore et encore. »

Mais il y a plus. Les céréales raffinées seraient nocives pour le cœur des femmes, d’après une étude milanaise menée auprès de 47 000 adultes et publiée dans Archives of Internal Medicine en 2010. Les grandes consommatrices de glucides à index glycémique élevé – eh oui, encore eux ! – y étaient en effet deux fois plus à risque de souffrir de maladie cardiovasculaire. On croit que les hormones mâles ralentissent la transformation des glucides en sucre dans le sang, alors que les œstrogènes pourraient l’accélérer.

« Il ne s’agit pas de bannir les glucides, mais plutôt de choisir les plus sains », ajoute Michel Lucas.

Les fruits, les légumes, les grains entiers, les légumineuses, le riz brun et le quinoa constituent d’excellents choix.

À limiter : les jus sucrés, le pain blanc, les pâtes, le riz blanc, les frites, les biscuits et les gâteaux.

http://fr.chatelaine.com/

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