Maladie de Lyme: des thérapies alternatives sur Internet remises en question


Je ne comprends pas que des gens qui vont s’auto-diagnostiquer et se fier à des traitements alternatifs via internet. C’est dangereux et souvent inefficace. Il ne faut pas tout croire quand on annonce des traitements miracles citant des noms de médecins, scientifiques et université que l’on ne connaît probablement pas
Nuage

 

Maladie de Lyme: des thérapies alternatives sur Internet remises en question

 

TORONTO – Une série de traitements non testés et peu orthodoxes pour la maladie de Lyme sont annoncés ou vendus sur Internet, selon une nouvelle étude qui soulève des préoccupations vu l’attrait qu’ont ces thérapies pour ceux qui croient être touchés par une condition controversée appelée «maladie chronique de Lyme».

La thérapie par l’urine — qui implique de boire sa propre urine — la thérapie avec des aimants, la greffe de cellules souches et un gadget de 13 000 $ qui promet d’éliminer les cellules de la bactérie par l’exposition de la peau à la lumière ne sont que quelques-uns des 30 traitements alternatifs annoncés sur le web, rapporte l’étude.

Lorsque ses auteurs ont fouillé la littérature médicale pour y trouver la preuve que ces thérapies fonctionnaient, ils n’en ont pas vue.

La plupart des traitements cités n’ont jamais été évalués par des études scientifiques. Et bien que les auteurs aient trouvé que quelques traitements avaient été évalués, ils l’avaient été par des études mal conçues ou qui n’avaient aucune pertinence pour la maladie chez l’être humain, ont-ils écrit dans l’article, qui sera publié dans l’édition du 15 juin du journal «Clinical Infectious Diseases».

Par exemple, l’une des études qui s’est penchée sur l’usage de l’oxygène hyperbare en tant que traitement a été effectuée sur des souris.

En fait, la plupart des thérapies proposées n’avaient aucune plausibilité biologique, ont écrit les auteurs, qui proviennent de plusieurs institutions académiques et scientifiques américaines.

Ils ont souligné que même s’ils ne savaient pas la fréquence à laquelle les patients souffrant de la maladie de Lyme utilisaient ce type de traitements, ils jugeaient important que leurs médecins soient au courant qu’ils sont ciblés par une vaste panoplie de thérapies, a expliqué le Dr Paul Lantos du centre médical de l’université Duke, en Caroline du Nord.

Il espère que cela incitera les médecins à demander à leurs patients s’ils ont eu recours à des thérapies alternatives et leur permettra de les conseiller et de répondre à leurs questions à ce sujet.

La bactérie qui cause la maladie de Lyme se transmet par la piqûre d’une tique infectée. Les premiers symptômes sont semblables à ceux provoqués par d’autres infections: fièvre, maux de tête et fatigue. L’infection cause aussi fréquemment une rougeur avec un centre clair.

L’infection peut être guérie avec des antibiotiques, mais si elle n’est pas traitée, elle peut affecter les articulations, le coeur et le système nerveux.

Au sujet des traitements alternatifs non testés, les chercheurs s’inquiètent de l’intérêt de ceux qui croient qu’ils sont atteints de la maladie chronique de Lyme — une condition qui n’existe pas selon la majorité des experts médicaux. Mais ils craignent que ceux qui ne reçoivent pas de diagnostic pour ce qui les affecte s’éloignent de la médecine traditionnelle et cherchent des réponses ailleurs.

Certains des traitements alternatifs sont même dangereux, suggèrent les auteurs, citant notamment la thérapie par chélation (un traitement qui vise à neutraliser les métaux toxiques dans le corps) et des injections d’argent par intraveineuse. Un produit injecté, qui contient de hauts niveaux de métaux, a causé au moins un décès aux États-Unis.

Et certaines de ces thérapies sont très coûteuses, atteignant souvent des milliers de dollars.

Les auteurs de l’étude avertissent aussi que le recours à ces traitements alternatifs peut retarder le diagnostic et le traitement des symptômes des patients.

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