Une tombe préhistorique fleurie


Mettre des fleurs sur les tombes est un rituel qui existe depuis longtemps, mais au temps de la préhistoire, aucune preuve à pu être trouvé de ce rituel ou offrande. Sauf, une femme qui a eu droit à des fleurs sur sa tombe
Nuage

 

Une tombe préhistorique fleurie

 

Grain de pollen fossilisé retrouvé sur la tombe de la Dame Rouge. ournal of Archaeological Science/UPV

Grain de pollen fossilisé retrouvé sur la tombe de la Dame Rouge. ournal of Archaeological Science/UPV

Par Joël Ignasse

Du pollen découvert sur une sépulture du Paléolithique indique que des fleurs y ont été déposées. Offrande rituelle ou nécessité plus triviale ? Le mystère demeure.

RED LADY. En 2010, dans la grotte d’El Mirón, a été découvert la sépulture d’une femme âgée de 30 à 40 ans, enterrée il y a plus de 16 000 ans. Ces os étaient recouverts d’ocre et devaient apparaître rouge vif à l’époque, ce qui lui a valu son surnom de Red Lady. En outre, l’analyse de pollens retrouvés sur la tombe révèle qu’ils proviennent de fleurs déposées intentionnellement.

Un traitement à part

La dame rouge était une Homo Sapiens, une humaine moderne, appartenant à la culture magdalénienne, dont le nom fait écho à l’Abri de la Madeleine, en Dordogne, où de nombreux restes du paléolithique ont été découverts. Des experts de l’université de Pais Vasco ont étudié les pollens retrouvés sur la tombe, dans la grotte et autour de l’abri. En ce qui concerne la sépulture, leur analyse a montré qu’ils appartenaient pour la plupart à une seule famille de plantes: une variété de chénopodiacées (apparentée aux bettes, aux épinards ou aux salicornes) qui donnent des fleurs blanches à jaunâtres. Aucune trace en revanche de ce pollen dans les mêmes niveaux archéologiques ailleurs, dans la grotte, ni dans le paysage végétal autour de la cavité. Ce qui laisse supposer que des fleurs entières ont été déposées intentionnellement sur la tombe. Reste à comprendre pourquoi un tel geste.

« Il n’est pas possible de dire si ces plantes ont été placées là comme offrande rituelle pour la personne décédée ou si cela a été fait dans un but plus simple comme par exemple pour masquer les odeurs liées à l’inhumation », explique José Iriarte qui a participé à l’étude publiée dans leJournal of Archaeological Science.

Quoi qu’il en soit, la Dame Rouge a bénéficié d’un traitement à part. Les sépultures datant de cette période sont rares mais aucune ne semble montrer une telle sophistication dans le rituel funéraire. Elle devait, sans doute, incarner un personnage d’importance dans sa communauté mais son rôle ne sera probablement jamais connu.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Une réponse à “Une tombe préhistorique fleurie

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s