15 photos stupéfiantes de l’éruption volcanique qui a provoqué l’évacuation de 4000 Chiliens.


Un volcan en éruption près des populations amène une situation d’urgence d’évacuation. Cependant, malgré la terreur que cela peut provoquer, c’est une beauté de voir cette éruption
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15 photos stupéfiantes de l’éruption volcanique qui a provoqué l’évacuation de 4000 Chiliens.

 

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Quelques jours auparavant, le Calbuco, un volcan chilien s’élevant à plus de 2 kilomètres d’altitude, est entré à deux reprises en éruption, mobilisant aussitôt tous les services d’urgence… mais aussi les photographes. Cette éruption a provoqué l’évacuation d’environ 4000 habitants des villes et villages voisins ; par ailleurs, en Argentine, les autorités ont elles aussi mis en garde la population contre d’éventuelles cendres volcaniques.

Le volcan surplombe les villes de Puerto Montt et de Puerto Varas, qui totalisent à elles deux près de 250000 habitants. Sa dernière éruption remontant à 1972, les autorités locales ont été grandement surprises par ce réveil inattendu. Le Calbuco est un stratovolcan (ou volcan composite), classe de volcans bien connus pour leurs éruptions explosives (les fameux Krakatoa, Vésuve et Mont Saint Hélène sont ainsi tous des stratovolcans). Espérons donc que le Calbuco ne finisse pas lui aussi par exploser.

Les autorités s’occupant de la sécurité des populations locales, nous pouvons désormais nous intéresser aux photographes qui, sur place, s’en donnent à coeur joie avec cette éruption. On peut ainsi admirer les photos stupéfiantes des colonnes de fumée illuminées par la lave, ou encore des énormes nuages de cendre parcourus d’éclairs et émis par le volcan. Découvrez certaines des photos et des vidéos de l’éruption ci-dessous ! (source: boredpanda)

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Le Saviez-Vous ► Manger le placenta: d’hier à aujourd’hui


Il y a quelque temps, les médias avaient souligné un fait insolite d’un vol de placenta dans un hôpital pour semble-t-il le manger. Cependant, il y a très peu d’adeptes de la placentophagie à notre époque. Dans des temps plus reculés, il y a eu quand même quelques sociétés qui trouvaient des propriétés à utiliser le placenta, mais la majorité préféraient le brûler ou l’enterrer.
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Manger le placenta: d’hier à aujourd’hui

 

    Dans ma dernière revue de presse, je faisais référence à un article du site Scientific American qui abordait une pratique peu répandue : manger le placenta après l’accouchement. On sait en effet que peu de mères occidentales du 21e siècle le consomment après naissance de leur enfant. Qu’en est-il toutefois des mères ailleurs dans le monde ou de celles qui nous ont précédées? La réponse risque malheureusement de décevoir les adeptes de la placentophagie.

    En effet, ce n’est pas d’hier que la placentophagie a mauvaise presse. Déjà dans l’Ancien Testament, on met en garde les Israélites en disant que s’ils ne suivent pas les préceptes de Dieu, ils vivront comme des bêtes, allant jusqu’à pratiquer la placentophagie. Selon les anthropologues, ce passage ferait référence à une ancienne pratique tribale. La famine serait toutefois la principale raison expliquant la placentophagie dans les temps anciens, croient-ils.

    Dans les 300 dernières années, seule une très petite minorité d’humains modernes consomme le placenta humain, révèlent la plupart des études anthropologiques. Dans certaines cultures, on condamne même fortement la placentophagie, ce qui indiquerait qu’elle n’est pratiquée qu’à l’occasion. La majorité des cultures brûle ou enterre le placenta.

    Ainsi, dans une étude réalisée en 1975 sur 296 groupes culturels humains, aucune trace de placentophagie n’a été notée. Dans un autre article passant en revue des rapports ethnologiques concernant 179 sociétés humaines, une seule culture mentionne la placentophagie, mais la pratique rarement.

    Dans quelques cultures, des propriétés magiques ou médicinales peuvent toutefois être associées au placenta. Un fragment du placenta ou du cordon ombilical peut alors être conservé comme un talisman. Voici quelques exemples :

  • Dans la grande Pharmacopée de Li Shih-chen vers 1596, on recommande une mixture de lait humain et de tissus placentaires pour soigner un type d’épuisement caractérisé par de l’anémie, de la faiblesse dans les extrémités et la froideur des organes sexuels associée à l’éjaculation involontaire de sperme. Dans certaines régions de l’Indonésie, le placenta était enterré avec soin et préservé pendant la première année de vie de l’enfant pour l’utiliser en cas de maladie.

  • Dans la campagne polonaise, certains paysans sèchent le placenta et l’utilisent sous forme de poudre comme un médicament.

  • Les Kurtachi des Iles Salomon préservent le placenta dans un pot de chaux qui contient la réserve de chaux en poudre de la mère.

  • En Jamaïque, les membranes placentaires sont utilisées pour prévenir les convulsions chez un enfant irrité par un fantôme.

  • Les Chaga du Tanganyika mettent le placenta dans un réceptacle puis le rangent au grenier. Il est alors moulu en farine pour faire un gruau offert aux femmes âgées de la famille.

  • Dans la tribu des Kol au centre de l’Inde, une femme infertile peut manger du placenta pour retrouver la fertilité, mais cela pourrait porter malheur à la famille à qui appartenait le placenta.

    Pourquoi les humains ne mangent-ils pas le placenta?

    L’absence visible de traditions culturelles associées à la placentophagie dans les rapports ethnographiques soulève des questions sur son absence dans la culture humaine préhistorique, historique et moderne.

    Du point de vue anthropologique, on peut se demander pourquoi les humains ne pratiquent pas la placentophagie. Pourrait-il y avoir des avantages évolutifs à ne pas le faire? Plusieurs hypothèses, dont certaines un peu farfelues, ont été émises par les anthropologues :

    • Puisque le placenta contiendrait des substances analgésiques, le fait que les femmes ne consomment pas le placenta pourrait leur causer une plus grande douleur lors de la naissance et cela les obligerait à aller chercher l’aide des autres membres du groupe auquel elles appartiennent. Ultimement, l’absence de placentophagie pourrait renforcer les liens sociaux au sein du groupe;

    • la consommation de placenta ou de liquide amniotique cru serait nuisible pour l’humain, les différences entre le placenta humain et le placenta des autres espèces augmentant la dangerosité de sa consommation;

    • l’utilisation du feu par les humains a mené à l’évitement de la placentophagie chez notre espèce. Les femmes enceintes qui seraient exposées à la fumée et à la cendre filtreraient en effet ces produits toxiques avec leur placenta. L’accumulation de toxines dans le placenta pourrait donc être problématique si celui-ci est consommé, ce qui aurait mené à l’élimination de ce comportement.

    Quelques chiffres sur la placentophagie aujourd’hui (selon des données de 2013) :

    •    66 % des gens ont entendu parler de la placentophagie.

    •    23,1 % en ont entendu parler dans les médias.

    •    À peine 3% des répondants avaient déjà consommé des tissus placentaires.

    •    Raisons données pour consommer le placenta : 34 % pour améliorer l’humeur, 10 % parce que cela leur a été recommandé par un partisan de la placentophagie, 8 % pour restaurer les hormones, 7 % pour augmenter la lactation et 7 % pour récupérer après l’accouchement.

    Sources:
    Gwendolyn E. Cremers & Kathryn Graff Low.
    Attitudes Toward Placentophagy: A Brief Report. Health Care for Women International, 2013 May 2013.
    Kristal MB.
    Placentophagia: a biobehavioral enigma (or De gustibus non disputandum est). Neurosci Biobehav Rev. 1980 Summer;4(2):141-50.
    Kristal MB, DiPirro JM, Thompson AC.
    Placentophagia in humans and nonhuman mammals: causes and consequences. Ecol Food Nutr. 2012; 51(3):177-97. doi: 10.1080/03670244.2012.661325
    Menges M. [
    Evolutional and biological aspects of placentophagia]. Anthropol Anz. 2007 Mar; 65(1):97-108.)
    Selander J, Cantor A, Young SM, Benyshek DC.
    Human maternal placentophagy: a survey of self-reported motivations and experiences associated with placenta consumption. Ecol Food Nutr. 2013;52(2):93-115.
    Young SM, Benyshek DC, Lienard P.
    The conspicuous absence of placenta consumption in human postpartum females: the fire hypothesis. Ecol Food Nutr. 2012;51(3):198-217. doi: 10.1080/03670244.2012.661349.
    Young SM, Benyshek DC.
    In search of human placentophagy: a cross-cultural survey of human placenta consumption, disposal practices, and cultural beliefs. Ecol Food Nutr. 2010 Nov-Dec;49(6):467-84. doi: 10.1080/03670244.2010.524106.

    Rédigé par Kathleen Couillard

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    La nouvelle tendance en matière de toilettage pour chiens


    Personnellement, je trouve cela affreux ! Pauvres chiens qu’est ce qu’il faut supporter pour paraitre autre chose que sa race
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    La nouvelle tendance en matière de toilettage pour chiens

     

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    À Taïwan, la nouvelle mode en matière de toilettage pour chiens est la coupe de cheveux au carré, ou ronde.

    Les propriétaires de chiens font ainsi sculpter la tête de leurs animaux, pour leur donner la forme de sphères parfaites ou de cubes, ce qui leur confère une apparence très particulière.

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    (source: boredpanda)

     

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    Préservez votre audition le plus longtemps possible !


    Il y a de fortes chances qu’en vieillissant, nous ayons une perte d’audition, mais avec le bruit qui nous entourent, nous devons éviter que cette perte d’audition puisse être prématurée
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    Préservez votre audition le plus longtemps possible !

     

      À tout âge il faut y penser, notre audition est très fragile, et comme tout organe, l’ouie subit le vieillissement.

      Si ce dernier est inévitable, on peut cependant essayer de ralentir ou au minimum éviter d’accélérer les pertes auditives.

      Quels sont les premiers symptômes de la perte auditive ?

      Les premiers signes de perte auditive se manifestent par une diminution de la perception des sons aigus.

      C’est par exemple une plus grande difficulté à percevoir la voix d’une femme.

      Dès ce stade, les prothèses auditives permettent de pallier à cette déficience. C’est pourquoi il importe de faire contrôler régulièrement sonaudition et au moindre doute.

      Attention, le plus souvent la perte auditive est très progressive, ce qui fait que nous n’en avons pas forcément conscience.

      Par ailleurs, nous développons automatiquement des stratégies nous permettant de pallier à une baisse de notre audition, comme de regarder la personne en face, voire de suivre le mouvement de ses lèvres.

      Seule une mesure de l’audition pourra apporter une preuve précocement.

      Comment prévenir la baisse auditive ?

      Jeunes et moins jeunes, protégez vos oreilles des sources sonores excessives.

      En effet, si les cellules de l’oreille interne sont naturellement soumises au vieillissement, de nombreux facteurs peuvent l’accélérer, comme les traumatismes dont les expositions sonores élevées et répétées.

      Alors un conseil, évitez de soumettre vos oreilles à de tels risques. Nous sommes nombreux et nombreuses à être attiré(e)s par la musique à forte puissance, d’autant plus que les circonstances et le matériel d’écoute se sont fortement développés. Discothèques, concerts, baladeurs, chaîne hi-fi, home cinéma…  soyez attentif au niveau sonore et à votre durée d’écoute.

      N’oubliez pas que plus le niveau est élevé, plus le risque est grand et la dégradation rapide. Il en est de même avec la durée d’exposition.

      Si vous faites partie des amateurs de musique forte ou si vous faites partie des professionnels exposés (ingénieurs du son, artistes…), suivez ces quelques conseils :

      • Lors des concerts ou des soirées en discothèque, portez des bouchons d’oreilles.

      • Ne restez pas à proximité des enceintes.

      • Accordez-vous régulièrement des temps de pause durant la soirée.

      • À l’issue de celle-ci, accordez-vous aussi un temps de récupération en restant dans le calme pendant les 12 à 24 heures suivantes.

      • Limitez le niveau sonore de votre baladeur, chaîne hi-fi, autoradio, etc.

        • Réduisez votre durée d’exposition : les durées hebdomadaires d’écoute ne doivent pas dépasser :

          • 20 heures à 93 dB (baladeur, autoradio),

          • 4 heures à 100 dB (baladeur à fort volume, bars musicaux),

          • 2 heures à 103 dB (discothèque).

        Mis à jour par Isabelle Eustache

        Sources : Le Praticien et l’environnement, le Quotidien du médecin, 5 juin 2009. Association JNA, www.journee-audition.org.

        http://www.e-sante.fr/

        Un capteur pour détecter la viande avariée


        Bien des outils intelligents ne sont pas vraiment utile, alors que d’autres pourraient être vraiment intéressant comme pour donner des informations sur des produits périssables, ainsi éviter le gaspillage
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        Un capteur pour détecter la viande avariée

         

         

        Demain, des packaging intelligents pourraient détecter si la viande est avariée. RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA

        Demain, des packaging intelligents pourraient détecter si la viande est avariée. RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA

        Par Audrey Boehly

        Demain, ce détecteur développé par l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) pourrait équiper des emballages alimentaires intelligents

        GACHIS. Selon l’ADEME, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, chaque Français jette en moyenne 7 kilos par an de produits encore emballés. Yaourts, plats préparés mais aussi viande…

        « Les gens mettent régulièrement à la poubelle des aliments qui ne sont pas forcément mauvais », estime dans un communiqué Timothy Swager, professeur de chimie au MIT (Massachussetts Institute of Technologie).

        Aussi, pour offrir aux consommateurs des informations plus précises que la date de péremption et  réduire ainsi le gaspillage, son équipe a développé un capteur à base de nanotubes de carbone capable de détecter les gaz émis par la viande avariée. Intégré à l’emballage,  il pourrait indiquer si l’aliment est propre ou non à la consommation. 

        Lorsque la viande pourrit, elle émet certains composés appelés amines (qui possèdent un atome d’azote), comme la  putrescine ou la cadavérine à l’odeur nauséabonde. Pour les détecter, les chercheurs du MIT emploient des nanotubes de carbones – des tubes constitués d’atomes de carbone dix mille fois plus fins qu’un cheveu – auxquels sont greffés des groupements chimiques qui présentent des affinités avec ces amines.

        Ce détecteur repère les gaz liés à la putréfaction

        La résistance électrique de ce dispositif change lorsqu’il détecte des molécules liées à la décomposition de la viande. Crédit : MIT / Sophie Liu.

        C’est le cas des métalloporphyrines, des molécules organiques possédant un atome métallique central. L’une d’entre elles nous est familière, l’hémoglobine, qui transporte l’oxygène dans le sang. Au centre de cette dernière, on trouve un atome de fer. Pour leur capteur, les scientifiques du MIT ont choisi  une molécule cousine qui abrite un atome de cobalt. Lorsque celle-ci se lie avec la putrescine ou la cadavérine, la résistance des nanotubes de carbone est modifiée.

        « Quand le dispositif détecte ces amines, son courant électrique baisse », explique l’étudiante Sophie Liu, qui a participé à l’étude.

        LOW COST. L’avantage de ces capteurs – déjà testés sur différents types de viande comme le porc, le poulet, la morue ou le saumon – est leur petite taille et leur faible coût de fabrication comparé aux détecteurs actuels, si l’on en croit Timothy Swager.  De plus, ils nécessiteraient peu d’énergie pour fonctionner et leurs données pourraient être lues à l’aide d’un simple smartphone. 

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        Des implants oculaires donnent espoir aux non-voyants


        Perdre la vue est une adaptation pour continuer a évoluer dans son environnement. En France, des implants visuels permettraient a redonner une certaines vision à des gens qui ont perdu la vue 
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        Des implants oculaires donnent espoir aux non-voyants

         

        Entre 20 000 à 40 000 personnes sont... (PHOTO MATTHIEU ALEXANDRE, AGENCE FRANCE-PRESSE)

        Entre 20 000 à 40 000 personnes sont atteintes de rétinopathie pigmentaire en France.

        PHOTO MATTHIEU ALEXANDRE, AGENCE FRANCE-PRESSE

        AMEL SAADI
        Agence France-Presse
        Paris

        Des lunettes teintées sur le nez, Jean évite avec succès les deux plots dressés sur son passage tandis que Claude tente de distinguer les nuances de couleur sur un écran. Les deux hommes, atteints de cécité, font partie des premiers en France à porter des implants rétiniens.

        À l’Institut de la vision à Paris, ils présentent ce jour-là le fonctionnement des rétines artificielles à la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

        Atteints de rétinopathie pigmentaire, une maladie héréditaire provoquant une perte progressive de la vision, Jean, 72 ans et Claude, 60 ans, portent une prothèse censée leur rendre partiellement la vue. Une avancée médicale susceptible de concerner des milliers de Français touchés par cette maladie.

        Opéré de la rétine il y a deux ans, Jean se souvient encore de la première fois qu’il a porté ses lunettes.

        «C’était phénoménal, je n’avais pas vu depuis 20 ans et puis d’un seul coup, vous avez tout ça. Je leur ai dit (aux médecins, NDLR): C’est un vrai feu d’artifice».

        Le feu d’artifice, ce sont des flashs qui lui permettent de percevoir des formes, des mouvements et des contrastes.

        Pour percevoir les informations visuelles, le patient porte une paire de lunettes équipée d’une caméra miniature et d’un boîtier électronique portatif qui transmet les données captées par la caméra à l’implant oculaire.

        L’implant, greffé sur la rétine, va «transformer» les informations visuelles en «stimulations électriques» envoyées au cerveau, explique Serge Picaud, directeur de recherche à l’Institut de la vision.

        Le patient pourra percevoir «au mieux 50 ou 60 pixels» en noir, blanc ou gris qui l’aideront à mieux s’orienter, mais pas de couleurs, avance-t-il.

        C’est à l’âge de 18 ans que Jean apprend qu’il est atteint d’une maladie congénitale.

        «On m’avait dit: à 50, 60 ans, vous pourriez devenir aveugle».

        Dans les transports, il lui arrivait de cogner les gens, car «ils n’étaient pas dans (s)on champ visuel», raconte-t-il.

        Au travail, celui qui a enchaîné divers emplois manuels avoue avoir «longtemps caché ce problème», de peur d’être licencié. À 51 ans, il perd totalement la vue.

        C’est aussi vers 18 ans que Claude, qui vit à Avignon, commence à voir «trouble». Des lunettes de vue parvenaient à corriger ce qu’il croyait être une simple myopie, mais la maladie l’a rattrapé.

        «Cadeau du ciel»

        Alors, «quand on m’a proposé des rétines artificielles, j’ai dit oui tout de suite», explique-t-il d’un ton déterminé. «C’était un cadeau du ciel», ajoute son fils, Julien.

        «J’espère retrouver un peu de vue, d’autonomie, pouvoir regarder la télé», poursuit cet agriculteur à la retraite, dont deux des frères sont également atteints de rétinopathie pigmentaire.

        Mais cinq mois seulement après l’opération, il est encore trop tôt pour percevoir d’éventuels changements.

        Jean assure pouvoir se promener avec sa femme en évitant souvent tout seul les obstacles. Il a également réussi à estimer la taille d’une personne ou encore à repérer une allumette posée sur une table et «à l’attraper».

        «Ça m’a changé un petit peu la vie, quand même», confie-t-il.

        Pour améliorer leur vision, les patients sont soumis à des exercices de rééducation: reconnaître des chiffres, des lettres, des objets de tailles différentes ou encore des nuances de noir et de blanc. Objectif: stimuler la mémoire, car ces prothèses s’adressent aux personnes ayant déjà vu.

        «L’objectif à long terme, c’est de redonner de l’autonomie aux patients, qu’ils puissent reconnaître des visages et puis lire des textes complexes», explique Serge Picaud.

        Actuellement, moins de 10 personnes portent un implant rétinien en France, dont Jean et Claude, qui ont vu leur intervention intégralement remboursée par la sécurité sociale.

        Entre 20 000 à 40 000 personnes sont atteintes de rétinopathie pigmentaire en France.

        http://www.lapresse.ca/

        L’odeur de la sueur rendrait heureux


        Avec tous les parfums, les produits pour « assainir » l’air, on en vient à cacher notre propre odeur qui pourtant joue un rôle dans nos relations avec les autres. La science semble démontrer en effet, que la sueur aurait un impact sur les émotions des autres
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        L’odeur de la sueur rendrait heureux

         

        L'odeur de la sueur rendrait heureux

        L’étude s’intitule A Sniff of Happiness («Un reniflement de bonheur»).Photo RelaxNews

        La sueur d’une personne heureuse contient des composés chimiques qui sont détectables – du moins inconsciemment – pour ceux qui la hument, selon une étude récente.

        «Cela implique que quelqu’un qui est heureux transmettra du bonheur aux personnes autour», indique Gün Semin, chercheur principal sur l’étude et professeur à l’Université d’Utrecht aux Pays-Bas. «Dans un sens, la sueur d’une personne heureuse est comme le sourire – c’est contagieux.»

        Des études avaient précédemment démontré que les émotions négatives liées à la peur et au dégoût pouvaient être communiquées de la même manière.

        Afin de déterminer si la sueur des gens heureux pouvait avoir une influence sur les autres, l’équipe de recherche a recruté 12 participants, tous mâles et d’origine ethnique caucasienne. Tous étaient non-fumeurs, ne prenaient aucun médicament et n’avaient pas de maladies psychologiques décelées.

        Les participants se sont engagés à s’abstenir d’alcool, de relations sexuelles, d’aliments trop odorants et de sport intensif pendant une certaine période avant l’expérience. Les participants ont lavé à l’eau puis séché leurs aisselles, et les chercheurs ont appliqué un tampon absorbant sur cette zone du corps.

        Vêtus de t-shirts préalablement lavés, ils ont été demandés de regarder une vidéo conçue pour solliciter soit la peur, soit le bonheur, soit une réaction neutre. Ensuite, ils ont été priés de regarder des symboles chinois et d’évaluer à quel point ils trouvaient ces symboles agréables.

        Cette étape avait pour but de cerner l’état émotif implicite de chaque participant, lequel correspondait en général avec le ton de la vidéo qu’il venait de regarder. Les chercheurs ont enlevé les tampons à sueur, qu’ils ont mis dans des bocaux.

        La deuxième partie de l’étude s’est déroulée avec des participants féminins, puisqu’il y a des raisons de croire que les femmes ont en général un odorat plus vif et sont plus sensibles aux signaux émotionnels que les hommes.

        Travaillant avec 36 femmes d’origine caucasienne et en bonne santé, les chercheurs ont exposé les participantes à la sueur recueillie pendant la première partie de l’étude en double insu, ce qui veut dire que ni les chercheurs ni les participants ne savaient à quelle sueur leur était exposée.

        Avec une pause de 5 minutes entre ces expériences olfactives, chaque femme a été exposée à trois échantillons de sueur, dont chacun correspondait à un des états émotionnels provoqués chez les hommes par la vidéo: heureux, effrayé ou neutre.

        Une analyse des visages des participantes a révélé que celles qui ont reniflé la sueur des hommes effrayés ont démontré de la tension dans un muscle spécifique du front, une caractéristique typique des visages apeurés.

        Un sourire dit «de Duchenne», caractérisé par une largeur tellement importante qu’il entraîne le plissement des yeux, est un signe bien connu du bonheur, et c’est cette expression qui était vue sur les visages de celles qui ont senti la sueur qui correspondait à un état heureux.

        Les expressions des visages des femmes ne correspondaient pas à leurs appréciations explicites sur l’agrément relatif de l’odeur de chaque sueur.

        Pourtant, les résultats de l’étude suggèrent une synchronisation du comportement chez les hommes qui ont produit la sueur et les femmes qui l’ont sentie.

        L’étude, intitulée A Sniff of Happiness («Un reniflement de bonheur»), a été publiée dans le journal Psychological Science.

        http://fr.canoe.ca/