Schizophrénie : une pathologie qui prête à confusion


Nous avons une certaines tendances, quand il arrive un drame de tout mettre un groupe de personnes et de stigmatiser tous ces gens ayant les mêmes caractéristiques. Sans parler dans les films qui sont assez forts pour les stéréotypes et ce qui peut donc, modifier a tort notre jugement. C’est ce qui arrive avec les schizophrènes
Nuage

 

Schizophrénie : une pathologie qui prête à confusion

 

Schizophrénie ©VOISIN / Phanie / AFP

Schizophrénie ©VOISIN / Phanie / AFP

Par Hervé Ratel

Un fantasme populaire voudrait que les personnes souffrant de schizophrénie soient plus susceptibles de présenter des comportements criminels. En réalité, les malades sont plus souvent des personnes d’exception.

La schizophrénie est sujette à de nombreux malentendus. À commencer par sa définition. Le psychiatre Eugen Bleuler, qui en est l’auteur, écrivait en 1911 :

« Ce n’est pas une maladie au sens strict du terme, mais elle apparaît être un groupe de maladies… pour cette raison, nous devrions parler de schizophrénies au pluriel. »

 Autre confusion malheureusement très répandue : la supposée criminalité des schizophrènes. Si les exemples de personnalités exceptionnelles, scientifiques comme le prix Nobel d’économie 1994 John Forbes Nash Jr, artistes comme Camille Claudel, ou encore la romancière Janet Frame (tous trois ayant fait l’objet d’un film signés respectivement Ron Howard, Bruno Nuytten et Jane Campion) sont légion, ils ont tendance à être éclipsés par le parcours violent de schizophrènes, tel celui du tueur en série italien Roberto Succo. D’où le fantasme populaire qui voudrait que les schizophrènes ont des comportements criminels plus fréquents que la population générale.

Quand les patients sont auteurs d’actes de violence, ce sont le plus souvent des membres de la famille qui en sont les victimes. Ou eux-mêmes… » – Dr Anne Giersch 

« Il existe quelques cas de personnes violentes atteintes de schizophrénie, mais ceux-ci sont malheureusement trop souvent mis au premier plan par les médias alors qu’ils sont exceptionnels », corrige Stéphane Jamain, de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil.

Aucune étude n’a pu mettre en évidence un taux plus élevé de criminels chez les schizophrènes que dans la population générale.

« Quand les patients sont auteurs d’actes de violence, ajoute Anne Giersch, du CHU de Strasbourg, ce sont le plus souvent des membres de la famille qui en sont les victimes. Ou eux-mêmes… »

À rebours des a priori et selon une étude australienne de 2012, les schizophrènes sont plus souvent victimes de violences qu’ils n’en sont l’auteur. En moyenne, 11 fois plus que la population générale. Ce ne sont pas les schizophrènes qui sont dangereux pour la société mais bien plutôt la société qui est dangereuse pour eux…

http://www.sciencesetavenir.fr/

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