La soie d’Amérique pour braver le grand froid


J’en veux un !!! Une fibre qui est plus imperméable que le duvet, provenant d’une plante qui pousse au Québec et est considérée comme une mauvaise herbe, voilà ce qui pourrait intéresser nombre de Québécois, car ce matériau naturel peut être utilisé pour faire des manteaux serait assez chaud pour nos hivers
Nuage

 

La soie d’Amérique pour braver le grand froid

 

L’alpiniste Jean-François Tardif et Marc Tremblay, de Chlorophylle, au retour de leur expédition. Photo : Radio-Canada

Un alpiniste, vêtu d’une combinaison rembourrée en asclépiade, a gravi le mont Lafayette pour tester les vertus isolantes de cette fibre naturelle du Québec. Devinez quoi? Il a eu trop chaud!

Il s’agit du premier vêtement d’escalade matelassé en asclépiade, aussi appelée soie d’Amérique. L’alpiniste amateur de haut niveau Jean-François Tardif l’a donc testé au début du mois sur les froides hauteurs du mont Lafayette, au New Hampshire. Il était accompagné de Marc Tremblay, PDG de Chlorophylle, la firme québécoise qui a dessiné le prototype.

Un premier test concluant

Au sommet, à 1780 m d’altitude, il faisait -30 degrés Celsius, avec des vents de 25-30 km. Les sommets des montagnes Blanches, comme le mont Lafayette, ont la réputation d’avoir un des pires climats de la planète. Des vents changeants, glaciaux, au-dessus de la ligne des arbres.

Les deux randonneurs sont revenus six heures plus tard à la base. Ils ont trouvé les conditions très difficiles, avec beaucoup de neige.

« On est restés 20 minutes en haut. C’est trop chaud, c’est quasiment trop chaud! Le « suit » est trop épais. Trop de fibres, je pense. »— Jean-François Tardif

Marc Tremblay, de Chlorophylle, est très satisfait de ce premier test :

« La performance de l’isolant, c’est indiscutable c’est chaud ».

« Il y avait deux choses à tester : la technicité du produit, comment ça bouge, comment ça travaille, et aussi la chaleur. La chaleur, je pense que c’est assez concluant », ajoute l’alpiniste Jean-François Tardif.

Il souligne que le vêtement a été rembourré avec deux couches d’asclépiade, et il suggère de n’en mettre qu’une :

« Ça va être compressible, plus léger! »

François Simard, PDG de Protect-Style, l’entreprise qui exploite l’asclépiade, constate qu’il y a des ajustements à faire, mais il est ravi des résultats. Il faudra doser l’épaisseur du rembourrage pour le prochain test : le sommet de l’Everest en mai 2016.

Cette machine fabrique le rembourrage de fibres d’asclépiade, utilisé pour isoler les vêtements. Photo : Radio-Canada

Mieux que le duvet?

Cette fibre naturelle cultivée au Québec est plus chaude que le duvet, tout en étant imperméable, selon François Simard, de l’entreprise Protect-Style, qui a testé les propriétés isolantes de la soie d’Amérique.

http://ici.radio-canada.ca/

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