Une chienne chante Whitney Houston et séduit le jury de Belgium’s Got Talent !


Il y a des gens qui rêve qu’on découvre en eux un talent artistique. Le domaine de la chanson est d’ailleurs très prisé, et même chez les chiens
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Une chienne chante Whitney Houston et séduit le jury de Belgium’s Got Talent !

 

 

Les téléspectateurs de Belgium’s Got Talent, tout comme le jury de la version flamande du télé-crochet, n’en ont pas cru leurs yeux ni leurs oreilles quand un chien est monté sur scène pour donner de la voix le mois dernier. D’autant plus que Lady Xena ne s’est pas attaquée à n’importe quelle chanson, mais à I Will Always Love You.

Tout au long de la chanson, dès qu’elle entend la voix de Withney Houston, la chienne hurle avec passion, tandis que devant elle les quatre membres du jury sont partagés entre incrédulité et hilarité.

Lady Xena, ont confié ses heureux propriétaires Mick et Daphné Depreytere, aime cette chanson depuis son plus jeune âge.

« Nous avons acheté Xena lorsqu’elle avait à peine 12 semaines. Un jour alors qu’on profitait tranquillement d’un café on a eu envie de jouer la chanson de Whitney Houston. Xena dormait tranquillement mais, dès qu’elle a entendu les premières notes elle s’est mise à hurler sur la chanson. C’était vraiment bizarre… » ont-ils raconté.

Si elle a naturellement fait fondre jurés et spectacteurs, Lady Xena n’a malheureusement pas été sélectionnée. Mais c’est sous un tonnerre d’applaudissements, et la tête haute, que la belle a quitté le plateau aux côtés de son maître !

http://wamiz.com/

Le Saviez-Vous ► Le créateur de Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle, victime d’une conspiration policière


L’auteur de Sherlock Holmes a été confronté au directeur de police qui pour le discréditer à décidé de le mettre à l’épreuve
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Le créateur de Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle, victime d’une conspiration policière

 

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Sir Arthur Conan Doyle window at The Sherlock Holmes pub Bill Smith via Flickr CC License by

repéré par Bénédicte Le Coz

Des lettres d’archives dévoilant que le créateur de Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle, a été la victime d’une conspiration policière ont été mises aux enchères mercredi, relate The Guardian.

Après avoir rencontré le succès avec ses romans, «Conan Doyle a été invité à contribuer à de réelles enquêtes criminelles», explique le LA Times.

George Edalji

Il a notamment travaillé sur l’affaire de George Edalji, un avocat condamné à la prison en 1903 pour avoir envoyé des lettres de menaces et mutilé des chevaux.

 

Une fois libéré, après trois ans d’incarcération, Edalji a fait appel à Conan Doyle pour l’aider à rétablir sa réputation

«George Edalji était l’enfant d’une mère britannique et d’un père indien et était convaincu que ses origines lui avaient porté préjudice», poursuit le LA Times.

«Conan Doyle s’est engagé dans cette mission avec tellement d’enthousiasme qu’il s’est fait mal voir du directeur de police du comté de Staffordshire

Les lettres montre que ce dernier, GA Anson, a admis avoir tenté de discréditer Arthur Conan Doyle à l’aide d’une «ruse élaborée», explique au Guardian Sarah Lindberg de la maison d’enchères Bonhams. Les lettres mises aux enchères mercredi (18 mars) montrent ainsi qu’Anson avait créé une série de fausses lettres et de faux informateurs pour induire en erreur Conan Doyle et le faire passer pour incompétent, relate le LA Times.

Anson aurait été «incroyablement irrité par cette affaire, depuis longtemps résolue» selon lui, explique Julian Barnes, auteur du livre Arthur et George, cité par the Guardian.

Arthur Conan Doyle

Sir Arthur Conan Doyle  (Associated Press)

Cette manigance a, à son tour, contrarié Conan Doyle, qui dans une lettre, aurait répondu ainsi à son détracteur:

«Votre lettre est une série d’inexactitudes mêlée à une bonne dose d’impolitesse», relève the Guardian

«Bien qu’ils étaient tous deux des gentlemans britanniques», Conan Doyle et Anson«ont fini par se livrer bataille comme deux cerfs en rut», note Julian Barnes.

Le créateur de Sherlock Holmes est jusqu’au bout resté convaincu de l’innocence de George Edalji. En 1934, un homme, Enoch Knowles, a d’ailleurs confessé être l’auteur des méchantes lettres imputées jusqu’alors à George Edalji.

«Mais l’identité du mutilateur de chevaux reste inconnue», souligne The Guardian.

http://www.slate.fr/

Une cabane pour Nazis retrouvée dans la forêt argentine


Après la défaite des Nazis, les plus hauts dans la hiérarchie ont pu trouver un refuge pour se cacher le temps la colère du monde se calme, mais en fait, ces nazis et autres fauteurs de troubles n’avaient pas besoin de se cacher vu qu’ils étaient accueillis par le président de l’époque en Argentine
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Une cabane pour Nazis retrouvée dans la forêt argentine

 

argentina nazi hideout

Des chercheurs de l’Université de Buenos Aires enquêtent sur un site en ruines découvert dans le nord de l’Argentine, qui pourrait avoir été construit pour servir de refuge à des nazis en fuite, selon l’édition dominicale du journal argentin Clarin.

Plusieurs éléments sont venus renforcer cette hypothèse, comme la découverte sur le site argentin de cinq pièces de monnaie allemande frappées entre 1938 et 1941, ainsi qu’un fragment d’assiette en porcelaine portant la mention « Made in Germany », qui aurait été fabriquée par la célèbre marque allemande Meissen entre 1890 et 1949.

argentina nazi hideout

Le site, qui comprend des murs atteignant jusqu’à trois mètres de large, se trouve dans une zone difficile d’accès du parc Teyu Cuaré, près de la frontière avec le Paraguay, précise le journal.

« Apparemment, à la moitié de la Seconde Guerre mondiale, (…) l’industrie aéronautique nazie a élaboré un projet secret de construction de refuges pour permettre aux plus hauts dirigeants nazis de se cacher après une défaite, dans des endroits inaccessibles, au milieu du désert, dans une montagne, près d’une falaise ou au milieu de la forêt comme ici », a expliqué au quotidien Daniel Schavelzon, directeur du centre d’archéologie urbaine de l’Université de Buenos Aires.

« Ce bâtiment a été construit au milieu du siècle dernier. À une époque où personne n’arrivait jusqu’ici, il y avait de la forêt partout », a expliqué lundi à l’AFP l’archéologue. « Le village le plus proche, San Ignacio, se trouve à 60 km et n’existait même pas à cette époque », a-t-il ajouté.

argentina nazi hideout

Le site a l’avantage de se trouver « à cinq minutes d’un autre pays, tu traverses le fleuve, et tu es au Paraguay, c’est une position stratégique et bien réfléchie », explique Schavelzon.

Les enquêteurs de l’université pensent que les nazis n’ont finalement jamais utilisé ce refuge, composé de trois bâtiments, car à leur arrivée en Argentine, ils se sont rendu compte qu’ils pouvaient y vivre sans se cacher.

Des milliers de nazis, mais aussi des oustachis croates et des fascistes italiens se sont installés en Argentine dans les années 1940 et 1950, avec la bénédiction du président de l’époque, le général Juan Peron, au pouvoir de 1946 à 1955, selon le centre Simon Wiesenthal.

Ante Pavelic, fondateur du mouvement oustachi croate, pronazi, et le lieutenant-colonel allemand Adolf Eichmann avaient notamment été accueillis dans ce pays sud-américain.

Eichmann, responsable de la logistique de la « solution finale » en Pologne durant la Seconde Guerre mondiale, avait ensuite été enlevé dans la banlieue de Buenos Aires par le Mossad israélien et transféré clandestinement à Jérusalem, où il a été jugé puis exécuté.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

4 daltoniens voient les couleurs pour la première fois grâce à des lunettes spéciales


Des lunettes inventées par erreur, enfin, disons que le rôle de cette lunette était destiné pour tout autre chose en chirurgie. Un daltonien l’a essayé et des couleurs inconnues pour cette personne sont apparues
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4 daltoniens voient les couleurs pour la première fois grâce à des lunettes spéciales

 

Le daltonisme, qui est héréditaire, touche principalement les hommes. © Valspar

    Le daltonisme, qui est héréditaire, touche principalement les hommes. © Valspar

Par Lise Loumé

    Près de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de daltonisme. Certaines ne font pas la différence entre le rouge et le vert, d’autres ne perçoivent que des nuances de gris.

Confondre les cou­leurs de la cire à cacheter et de la feuille de laurier, voir un géranium bleu ciel à la lumière naturelle puis jaune orangé à la lueur de la chan­delle avaient suffisamment intrigué le chimiste britannique John Dalton, pour en faire l’objet d’une communication à la Société philosophique et littéraire de Manchester en 1794. De son cas est né le mot « daltonisme ». Comme lui, près de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de cette anomalie de la vision. Certains ne font pas la différence entre le rouge et le vert, d’autres ne perçoivent que des nuances de gris.

Équiper les musées d’art

LUNETTES. Le fabricant de peintures américain Valspar et la start-up californienne EnChroma ont créé des lunettes capables de séparer les couleurs et permettre ainsi aux daltoniens de voir le rose, le jaune, le bleu etc. Ces lunettes filtrent les longueurs d’ondes que perçoit l’œil de façon à ce que le signal de couleur envoyé au cerveau soit amplifié. Le filtre doit faire des coupes très précises dans le spectre de lumière afin de « bloquer » les couleurs qui ne sont pas primaires.

« Les lentilles font apparaître les couleurs de façon plus lumineuse, plus vive et saturée. Les utilisateurs les perçoivent plus rapidement et précisément », explique l’entreprise sur son site web.

Dans la vidéo, Atlee, Keith, Andrew et Chris, 4 personnes atteintes de daltonisme, testent ces lunettes pour la première fois.

Valspar invite sur son site web les personnes touchées de près ou de loin par ce trouble de la vision à livrer leurs propres témoignages. Pour se procurer ces lunettes, il faut débourser environ 400 dollars (environ 367 euros). Le fabricant de peintures mettra à disposition des visiteurs daltoniens duMusée d’art contemporain de Chicago quelques paires afin que ceux-ci puissent apprécier pleinement les œuvres. Cette initiative pourrait être suivie dans d’autres musées à travers le pays.

Une anomalie qui touche essentiellement les hommes

Le daltonisme, qui est héréditaire, touche principalement les hommes (environ 8 % de la population en Europe et aux États-Unis, contre 0,45 % des femmes). En effet, comme l’anomalie est portée par le chromosome X, les femmes en ayant deux peuvent le plus souvent compenser la mutation ou l’absence d’un gène sur l’un des chromosomes X. L’image ci-contre permet notamment de détecter l’anomalie : les daltoniens ne voient pas le chiffre 6 en orangé et au centre de l’image.

MUTATION. D’où provient cette anomalie ? En fait, la vision des couleurs repose sur un mécanisme très élaboré. La lumière atteint d’abord la mince couche de cellules qui tapissent le fond de l’œil, la rétine, composée de récepteurs (bâtonnets et cônes) qui réagissent à des rayonnements lumineux et les convertissent en signaux électriques. Le cerveau combine ensuite ces informations pour produire le spectre de couleurs que nous percevons. Il existe trois types de cônes, qui se différencient en fonction de leur pigment photorécepteur sensible à une longueur d’onde particulière : le rouge, le vert ou le bleu. Deux des pigments des cônes sont codés par des gènes du chromosome X : le pigment responsable de la vision du rouge et celui responsable de la perception du vert.

Or chez les daltoniens, l’un des deux gènes est muté, de sorte que leurs récepteurs réagissent à d’autres longueurs d’ondes, ou bien ils ne fonctionnent plus. Il existe ainsi plusieurs catégories de daltoniens. Par exemple, les « protanopes », qui perçoivent le vert et le bleu mais pas le rouge, les « deutéranopes » qui voient le bleu et le rouge mais pas le vert (c’est la forme de daltonisme la plus fréquente, empêchant de distinguer le rouge du vert) et les « tritanopes », qui ne détectent pas la couleur bleue (voir illustration ci-dessous). Ces lunettes corrigent surtout l’anomalie des protanopes et deutéranopes. Les daltoniens ne peuvent pas exercer certains métiers, comme électricien ou pilote de ligne.

Crédits images : © Domaine public, Wikimedia Commons

Des lunettes inventées par hasard

La création de ces lunettes est en fait purement… accidentelle. C’est sur un produit destiné aux chirurgiens, des lunettes de protection laser, que la start-up californienne EnChroma travaillait. Mais un petit incident les a détourné de leur objectif premier. En essayant un premier prototype, une personne daltonienne s’est rendue compte qu’elle parvenait à voir certaines gammes de couleurs pour la première fois de sa vie ! Les inventeurs se sont donc concentrés sur cette nouvelle piste

http://www.sciencesetavenir.fr/

La soie d’Amérique pour braver le grand froid


J’en veux un !!! Une fibre qui est plus imperméable que le duvet, provenant d’une plante qui pousse au Québec et est considérée comme une mauvaise herbe, voilà ce qui pourrait intéresser nombre de Québécois, car ce matériau naturel peut être utilisé pour faire des manteaux serait assez chaud pour nos hivers
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La soie d’Amérique pour braver le grand froid

 

L’alpiniste Jean-François Tardif et Marc Tremblay, de Chlorophylle, au retour de leur expédition. Photo : Radio-Canada

Un alpiniste, vêtu d’une combinaison rembourrée en asclépiade, a gravi le mont Lafayette pour tester les vertus isolantes de cette fibre naturelle du Québec. Devinez quoi? Il a eu trop chaud!

Il s’agit du premier vêtement d’escalade matelassé en asclépiade, aussi appelée soie d’Amérique. L’alpiniste amateur de haut niveau Jean-François Tardif l’a donc testé au début du mois sur les froides hauteurs du mont Lafayette, au New Hampshire. Il était accompagné de Marc Tremblay, PDG de Chlorophylle, la firme québécoise qui a dessiné le prototype.

Un premier test concluant

Au sommet, à 1780 m d’altitude, il faisait -30 degrés Celsius, avec des vents de 25-30 km. Les sommets des montagnes Blanches, comme le mont Lafayette, ont la réputation d’avoir un des pires climats de la planète. Des vents changeants, glaciaux, au-dessus de la ligne des arbres.

Les deux randonneurs sont revenus six heures plus tard à la base. Ils ont trouvé les conditions très difficiles, avec beaucoup de neige.

« On est restés 20 minutes en haut. C’est trop chaud, c’est quasiment trop chaud! Le « suit » est trop épais. Trop de fibres, je pense. »— Jean-François Tardif

Marc Tremblay, de Chlorophylle, est très satisfait de ce premier test :

« La performance de l’isolant, c’est indiscutable c’est chaud ».

« Il y avait deux choses à tester : la technicité du produit, comment ça bouge, comment ça travaille, et aussi la chaleur. La chaleur, je pense que c’est assez concluant », ajoute l’alpiniste Jean-François Tardif.

Il souligne que le vêtement a été rembourré avec deux couches d’asclépiade, et il suggère de n’en mettre qu’une :

« Ça va être compressible, plus léger! »

François Simard, PDG de Protect-Style, l’entreprise qui exploite l’asclépiade, constate qu’il y a des ajustements à faire, mais il est ravi des résultats. Il faudra doser l’épaisseur du rembourrage pour le prochain test : le sommet de l’Everest en mai 2016.

Cette machine fabrique le rembourrage de fibres d’asclépiade, utilisé pour isoler les vêtements. Photo : Radio-Canada

Mieux que le duvet?

Cette fibre naturelle cultivée au Québec est plus chaude que le duvet, tout en étant imperméable, selon François Simard, de l’entreprise Protect-Style, qui a testé les propriétés isolantes de la soie d’Amérique.

http://ici.radio-canada.ca/

Des organes plus vrais que nature grâce à l’impression 3D


L’imprimante 3D n’a pas fini de faire parler d’elle dans le domaine médical. Plus la technologie avance, plus il est possible de former des futurs chirurgiens à l’aide de l’imprimante et autre technologie pour rendre les organes plus vrais que nature avec une réalité semble-t-il déconcertante
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Des organes plus vrais que nature grâce à l’impression 3D

 

Un employé de Fasotec montre un foetus modélisé.... (PHOTO YOSHIKAZU TSUNO, ARCHIVES AGENCE FRANCE PRESSE)

Un employé de Fasotec montre un foetus modélisé.

PHOTO YOSHIKAZU TSUNO, ARCHIVES AGENCE FRANCE PRESSE

SHINGO ITO
Agence France-Presse
Tokyo

Incision au scalpel, suintement sanglant, rien de plus normal, si ce n’est que le poumon opéré n’est pas un vrai, mais un spécimen de formation pour les apprentis chirurgiens, organe plus vrai que nature créé grâce à l’impression en trois dimensions (3D).

Humide, doux, infecté de tumeurs et strié de vaisseaux sanguins, ce poumon ultra-réaliste n’est qu’un exemple de la bibliothèque d’organes sur étagère que propose une petite entreprise japonaise, objets destinés à parfaire les compétences des médecins sans sacrifier des patients.

«Ce modèle restitue la texture de l’organe et les saignements dans le but de faire réellement éprouver au praticien les conséquences de ses gestes», explique Tomohiro Kinoshita, fondateur de Fasotec, une société basée à Chiba, au sud-est de Tokyo.

Des armes aux pièces de voitures ou maisons, des prothèses aux oeuvres d’art, l’impression 3D est perçue comme une nouvelle révolution industrielle susceptible de transformer non seulement le secteur manufacturier, mais aussi notre vie quotidienne dans les prochaines années et décennies, de façon aussi spectaculaire qu’internet l’a fait récemment.

Ce type d’organe humide, qui sera utilisé en sessions de formation chirurgicale au Japon à compter du mois d’avril, n’est pas lui-même imprimé en trois dimensions.

Il est fabriqué à partir d’un moule qui, lui, est façonné avec cette technologie consistant à superposer des couches de résine ou autre matériau pour reconstituer une forme tridimensionnelle sur la base de données issues de l’image numérique d’un organe réel.

Les techniques de numérisation actuelles permettent de recréer un foie, un coeur ou un estomac dans les moindres détails.

Une résine sous forme de gel synthétique est injectée ensuite dans le moule issu de l’impression 3D.

En attendant les organes imprimés transplantables

Chaque organe n’est pas seulement une copie visuelle, mais a aussi la même masse que l’organe reproduit. La réponse au coup de bistouri est exactement identique, au point que c’en est «presque trop réaliste», aux yeux de Maki Sugimoto, un médecin qui a tâté l’objet.

«Le toucher est similaire à celui d’un vrai foie», assure le chirurgien qui enseigne aussi à l’école de médecine de l’université de Kobe, dans l’ouest du Japon.

«Non seulement les jeunes en formation, mais aussi les praticiens expérimentés peuvent tirer profit d’exercices avec ces reproductions», estime-t-il.

Comparés aux imitations utilisées jusqu’à présent, il n’y aurait pas photo, selon Toshiaki Morikawa, de l’université Jikei à Tokyo:

«Les modèles actuels sont trop simples, les détails de l’anatomie pas fidèlement restitués.»

Et l’évolution proposée par Fasotec n’est peut-être qu’une étape avant la recréation directement via l’impression 3D des organes eux-mêmes, non pas à partir de matériaux artificiels, mais de cellules, ce qui les rendrait alors fonctionnels et transplantables.

De nombreuses recherches sont en cours à travers le monde, du Japon aux États-Unis et à l’Angleterre, sur la «bio-impression» et «l’encre biologique» qui, constituée de cellules, pourrait effectivement permettre d’«imprimer» des tissus humains.

Dans les laboratoires spécialisés, on imagine qu’un jour il sera possible d’utiliser les cellules d’une personne pour recréer tout ou partie de ses organes abîmés et de les transplanter sans rejet par son système immunitaire.

«Considérant les progrès futurs en sciences de la vie, je pense que cette technologie est un domaine de recherche à approfondir vite», juge M. Morikawa.

En attendant, Fasotec a a priori le temps de profiter de son activité naissante. La société a commencé à accepter les commandes de vessies et urètres et reçoit déjà des demandes en provenance d’autres pays asiatiques.

http://www.lapresse.ca/