Trébucher


Il y a toujours quelqu’un qui a fait des erreurs, qui a travailler dur pour nous faciliter le travail, qui nous montre la voie a suivre avec moins d’embûches sur la route.
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Trébucher

 

 

 

Celui dont le pied glisse montre le chemin à beaucoup d’autres

Proverbe Turc

Pourquoi qu’il ne faut jamais mettre de l’eau dans l’huile qui brûle


Ne pas mettre d’eau sur un feu d’huile de cuisson, je le savais, mais pas le pourquoi. Cette petite expérience est très convaincante. Je pense que ces messieurs, ne pensaient pas faire autant de dégâts
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Pourquoi qu’il ne faut jamais mettre de l’eau dans l’huile qui brûle

 

L’équipe de l’émission de télé norvégienne « Ikke gjør dette hjemme » (Ne faites pas ceci à la maison) a voulu démontrer aux gens le grand danger de rajouter de l’eau sur de l’huile qui brûle…

Comme vous allez le voir dans la vidéo, c’est très dangereux!

http://www.insoliteqc.com/

Le Saviez-Vous ► Il y a 50 ans, le premier homme flottait dans l’espace


Un an après que les Russes ont envoyé une première fusée dans l’espace. Puis, il y a 50 ans, c’est la course entre les États-Unis et la Russie pour la conquête de l’espace et c’est un Russe qui va faire une première sortie dans l’immensité de l’espace en flottant
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Il y a 50 ans, le premier homme flottait dans l’espace

 

Il

Image tirée du film d’une caméra externe, installée sur le vaisseau spatial soviétique Voskhod 2, captée le 18 mars 1965. Photo NASA

Marina Lapenkova

MOSCOU, Russie – Alexeï Leonov doit à ses talents de peintre amateur d’être le premier homme à sortir dans l’espace. Et cinquante ans plus tard, le cosmonaute décrit avec la même précision le moment où il a flotté «dans le noir profond», les étoiles «partout» et le «soleil aveuglant».

À 80 ans (photo ci-dessous), dynamique et souriant, il reçoit dans son bureau moscovite d’une grande banque russe, prêt à refaire défiler les images de la toute première sortie extravéhiculaire qui lui vaut le titre de «premier piéton de l’espace», terme impropre puisqu’il s’agit plutôt de flotter que de marcher dans l’espace.

Alexeï Leonov a lui sa version, plus lyrique. Il s’agissait, selon l’objectif posé par Sergueï Korolev, le mythique père du programme spatial soviétique, de «nager dans l’espace comme les marins dans l’océan».

Nous sommes en 1962, un an après le premier vol spatial effectué le 12 avril 1961 par Iouri Gagarine. L’Union soviétique et les États-Unis s’affrontent à distance pour la conquête de l’espace. Les Soviétiques ont pris une longueur d’avance avec Gagarine et comptent bien la conserver.

«Korolev m’a choisi parce que j’avais déjà piloté plusieurs appareils, que j’avais de bonnes notes et que je peignais, fait rare chez les cosmonautes», sourit celui qui n’a pas encore 30 ans à l’époque.

Après dix-huit mois d’un entraînement intensif, le cosmonaute est fin prêt. Le vaisseau Voskhod-2, piloté par son ami Pavel Beliaïev, l’est beaucoup moins.

«La fusée n’avait pas de système d’éjection», dit-il en racontant avoir pris la nouvelle sans paniquer. «Il fallait soit attendre neuf mois son réaménagement, soit utiliser ce modèle. Nous avons choisi la deuxième option», résume-t-il.

Le programme spatial soviétique courait le risque d’être devancé par la NASA.

«Il ne s’agissait pas de courage. On savait simplement que cela devait être fait», explique-t-il.

Le 18 mars 1965, dix semaines avant leurs collègues américains, l’équipage composé de Beliaïev et Leonov (indicatifs Almaz-1 et Almaz-2) est placé en orbite à 498 km au dessus de la Terre, soit 180 km plus haut que prévu.

Une heure et demie après la mise en orbite, Leonov pénètre dans le sas de Voskhod et Beliaïev referme l’écoutille interne derrière lui.

Après la dépressurisation, Leonov ouvre l’écoutille externe et découvre l’espace, «un noir profond, des étoiles partout et un Soleil à la brillance insupportable». «Je m’extirpe délicatement et me détache finalement du vaisseau», raconte l’astronaute.

«J’ai filmé la Terre, parfaitement ronde, le Caucase, la Crimée, la Volga. C’était beau, comme des tableaux de Rockwell Kent», le peintre américain réputé pour ses lignes épurées et ses couleurs douces.

Plus tard, il dessinera des croquis sur le carnet de bord du vaisseau.

DIFFICILE RETOUR SUR TERRE

«J’avais aussi tout le temps en tête la phrase de Lénine: l’univers n’a aucune limite, ni de temps ni d’espace», avoue l’astronaute.

Les minutes passent. Dans son casque, il entend le commandant faire son rapport à la Terre:

«Ici Almaz-1: l’homme est sorti dans l’espace».

Puis c’est la voix de Iouri Levitan, célèbre présentateur de la radio soviétique retransmise dans son casque, qui retentit et prononce la même phrase.

«Mais de qui parle-t-il?», pense-t-il sur le moment.

Le retour va s’avérer compliqué. Sa combinaison se dilate et il ne peut plus manier sa caméra. Sans attendre le feu vert du centre de contrôle, il décide de diminuer la pression dans son scaphandre. Et réussit à entrer dans le sas la tête la première, contrairement à ce qui était prévu. Le cosmonaute est en nage, il a perdu 6 kg.

Dans la cabine, l’équipage constate que le système de descente automatique ne fonctionne pas. Ils reviennent sur Terre en mode manuel, atterrissent à 400 km du site prévu, dans l’Oural.

«Nous avons attendu trois jours dans la forêt avant d’être rapatriés, et la radio soviétique assurait que nous étions en vacances après le vol», raconte en riant M. Leonov.

Les sauveteurs amassent de la neige qu’ils jettent dans un immense chaudron. C’est là qu’il prend un premier bain.

Ensuite, retour en ski. Neuf kilomètres jusqu’au point de ralliement où les attend un hélicoptère.

En 1968, le réalisateur britannique Stanley Kubrick intègre l’enregistrement de son battement cardiaque dans l’espace pour son film 2001, l’Odyssée de l’Espace.

En 1975, Leonov est commandant de l’équipage du vaisseau Soyouz 19 et participe à la naissance de la coopération spatiale entre les États-Unis et l’Union soviétique, avant même la fin de la Guerre froide. La crise actuelle entre Moscou et Washington sur fond de guerre en Ukraine lui inspire des paroles d’apaisement.

«Entre les astronautes, il n’a jamais existé de frontières. Le jour où cette conception gagnera les têtes des hommes politiques, notre planète sera différente», dit-il sobrement.

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Une tempête solaire pourrait perturber les réseaux électriques


Un alerte dû à un tempête solaire qui pourrait avoir des répercussions sur le réseau électrique, les satellites de télécommunications (Internet, téléphone portable, GPS, etc) pour une durée plus ou moins de 24 à 36 heures. Pour le moment, tout semble bien fonctionné
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Une tempête solaire pourrait perturber les réseaux électriques

 

WASHINGTON – Deux éruptions solaires survenues dimanche ont provoqué une forte tempête géomagnétique qui a frappé l’atmosphère terrestre mardi et pourrait perturber les réseaux électriques et les télécommunications, a indiqué l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) qui à ce stade n’a signalé aucun problème.

Cette tempête solaire «pourrait provoquer des problèmes étendus de contrôle de voltage et affecter des systèmes de protection sur le réseau électrique», a mis en garde la NOAA dans un bulletin d’alerte.

Les systèmes de transmission radio à haute fréquence pourraient aussi être perturbés et le fonctionnement des satellites de navigation risque également de connaître des pannes «pendant plusieurs heures», ajoute l’agence.

Cette tempête «sévère» a été observée à 9h58 et a atteint une force 4 pendant au moins une heure sur une échelle maximum de 5, a indiqué Thomas Berger, directeur du centre de prédiction de météorologie spatiale (Space Weather Prediction Center, SWPC) lors d’une conférence de presse.

En voici des images:

Ce phénomène pourrait durer de 24 à 36 heures, a-t-il dit, ajoutant qu’à ce stade aucun problème n’avait été signalé sur le réseau électrique et dans le fonctionnement des satellites de télécommunication.

Des aurores boréales ont été observées avant le lever du soleil dans le nord des États-Unis, a ajouté Thomas Berger et seront visibles ce soir en Europe.

Cette tempête solaire n’a pas provoqué de niveaux de radiations dangereux pour les astronautes à bord de la Station spatiale internationale (SSI), a par ailleurs indiqué la NASA.

«L’intensité de cette tempête devrait continuer à diminuer dans les prochaines heures mais nous ne pouvons pas dire exactement comment cela va se produire», a expliqué Bob Ruthlege, le responsable des prévisions au SWPC lors de la même conférence de presse téléphonique.

Lors du précédent cycle solaire qui s’est achevé en 2008, on a observé 45 tempêtes solaires de cette puissance, a-t-il dit. Il s’agit pour le cycle actuel, particulièrement inactif, de la deuxième de cette ampleur.

«C’est un peu inhabituel pour ce cycle marqué par une faible activité solaire», a jugé le scientifique.

Le Soleil connaît actuellement sa période la moins active depuis plus d’un siècle. Le nombre de taches décomptées depuis le début du cycle actuel amorcé en décembre 2008, est très faible par rapport à la moyenne quotidienne observée ces 250 dernières années, en fait moins de la moitié.

Les cycles solaires ont une durée moyenne de 22 ans, onze ans qui amènent au maximum et onze autres années ramenant au minimum après quoi un nouveau cycle commence.

Les éruptions solaires ou éjections de masse coronale projettent du plasma solaire à très grande vitesse dans l’espace qui vient frapper la haute atmosphère de la Terre et interagit avec son champ magnétique.

La Nasa a lancé le 13 mars quatre vaisseaux spatiaux identiques (MMS) destinés à étudier ces interactions, mal comprises, entre les vents solaires et le champ magnétique terrestre.

Le champ magnétique de la Terre protège normalement de ces particules mais quand il y a des éruptions solaires de forte puissance comme celle de mardi, il se produit un phénomène dit de reconnexion magnétique dans la magnétosphère terrestre. Ce phénomène est responsable des aurores boréales mais aussi des orages magnétiques pouvant perturber le fonctionnement des satellites de communications et le réseau électrique.

«La reconnexion magnétique est l’un des facteurs les plus importants dans les phénomènes météorologiques spatiaux», avait souligné Jeff Newmark, directeur par intérim de la division d’héliophysique de la Nasa avant le lancement de cette mission.

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Des archéologues ont trouvé les plus vieux bretzels du monde en Allemagne


Une belle trouvaille, des bretzels brûler qui date de plusieurs siècles. Le Mc Do pourrait-il en faire autant ?
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Des archéologues ont trouvé les plus vieux bretzels du monde en Allemagne

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/anaulin/1778051036">Pretzels</a>/ Ana Ulin via Flickr CC<a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.fr">Licence By</a>

Pretzels/ Ana Ulin via Flickr CCLicence By

Lors de fouilles sur les rives du Danube, dans la ville allemande de Ratisbonne, des archéologues ont déterré deux bretzels datant d’il y a environ 250 ans, raconte le New York Post.

Les deux spécimens sont assez similaires à ceux que l’on trouve aujourd’hui dans le pays. Dorothee Ott, porte-parole du Bureau bavarois pour la conservation du patrimoine historique, explique que les bretzels ainsi que d’autres produits de boulangerie, des petits pains roulés et d’autres ressemblant à nos croissants, ont été retrouvés largement brûlés, ce qui leur a permis de survivre aux années. Ils ont sans doute été jetés car oubliés dans le four et beaucoup trop cuits pour être mangés.

Mathias Pfeil, directeur de ce même Bureau, souligne chez CBS News:

«Imaginez comment ce boulanger a jeté les bretzels carbonisés, en colère, sans réaliser qu’ils nous fourniraient aujourd’hui des aperçus significatifs du passé.»

Selon une datation au carbone 14, les bretzels auraient été façonnés entre 1700 et 1800. Discovery News précise qu’ils ont été trouvés dans un lieu connu pour avoir longtemps été une boulangerie. Il y a même des traces écrites montrant qu’en 1753, un boulanger nommé Johann Georg Held vivait dans les parages.

En prenant en compte un rétrécissement de 15% dû à la brûlure et au temps, Dorothee Ott dit que ce sont des bretzels «normaux, peut-être un petit peu plus petits que les bretzels d’aujourd’hui».

Pourquoi est-ce potentiellement intéressant? Car il est plutôt rare de tomber sur de la nourriture lors de fouilles…

Silvia Codreaneau-Windaueur, du Département bavarois des monuments historiques, explique à NBC News que cela «fait sensation dans l’archéologie. Depuis 30 ans que je travaille dans ce domaine, je n’ai jamais trouvé d’objet organique».

Ce sont ainsi les plus vieux restes de bretzels du monde, même si nous savons grâce à des peintures qu’on mangeait des bretzels au XIIe siècle… Et sans doute avant: ils auraient été inventés au début du Moyen-Âge.

Selon The Local, le maire de Ratisbonne, Joachim Wolbergs, a quant à lui déclaré que «cette découverte est vraiment extraordinaire, car elle dépeint un extrait de la vie quotidienne».

Les fragments seront exposés au Musée d’Histoire de la ville.

Peut-être que des archéologues retrouveront des fragments de hamburgers dans 250 ans? Grâce à l’islandais Hjörtur Smárason, on sait en tous cas déjà qu’un burger MacDo peut survivre au moins 6 années sans s’abîmer. 

http://www.slate.fr/

Piloter un scarabée vivant comme un drone, c’est possible


Des questions se posent, a-t-on le droit de disposer des scarabées vivants comme nous voulons ? Au nom de la science est-ce que tout est permis ? Ils ont déjà réussi à mettre un mini-ordinateur dans le cerveau des rats et contrôler des mites à distance. Point de vue éthique, on en fait quoi ? Et quelles seront les implications d’utiliser des drones vivants ? Espionnage ?
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Piloter un scarabée vivant comme un drone, c’est possible

 

scarabée drone

Des insectes vivants contrôlés par ordinateur ? C’est désormais une réalité.Photo : Current Biology

 

DRONE BIOLOGIQUE – Un scarabée vivant que l’on peut télécommander à loisir ? C’est la prouesse technologique à laquelle sont parvenus des scientifiques. Mais est-ce souhaitable ?

 

Techniquement, c’est une prouesse indéniable. Ethiquement, ça… interroge. Des scientifiques américains sont parvenus à transformer un scarabée vivant en drone biologique. Ils ont réussi à poser un mini-ordinateur sur le dos de l’insecte et à le relier au muscle de l’animal qui contrôle le vol. Résultat : à l’aide d’une télécommande, il est possible de piloter le scarabée comme on le ferait avec un drone fait de métal et de plastique. La différence – notable – c’est qu’ici le drone est vivant. Rien à voir avec le chat quadricoptère, qui était avant tout un projet artistique.

Dans la revue scientifique Current Biology, les chercheurs détaillent la méthode utilisée. Des scientifiques de l’université de Californie (Berkeley) ont fait appel à des stimuli électriques pour prendre le contrôle sur l’animal avec précision. L’objectif premier n’était pas de créer un drone biologique mais avant tout de mieux comprendre comment les insectes s’orientent changent de trajectoire en plein vol.

« Notre découverte du muscle majeur du vol nous a permis pour la première fois d’imposer un niveau élevé de contrôle sur les trajectoires des scarabées, explique Michel Maharbiz, un scientifique informatique de l’université de Californie et coauteur de l’étude. Il s’agit là d’une excellente alliance entre l’ingénierie et la science ».

Six petites électrodes pour prendre le contrôle du muscle du vol

Posé sur le dos du scarabée tel un sac à dos, le mini-ordinateur est constitué d’un microcontrôleur pilotable à distance et d’un transmetteur. Six petites électrodes ont été implantées dans l’insecte sur un muscle bien particulier, le 3 Ax, qui lui permet de manoeuvrer à loisir en plein vol. Lors de tests, un stimulus sur le muscle permettait de faire tourner l’animal à gauche. Plus la fréquence de la microdécharge électrique était rapprochée, plus le virage était marqué. Idem sur le muscle 3 Ax à droite pour aller à droite.

Détail du scarabée avec le mini-ordinateur posé sur son dos.

Détail du scarabée avec le mini-ordinateur posé sur son dos.Photo : Current Biology

Un test qui a été filmé en timelapse afin que l’œil humain puisse observer la démonstration :

 

Rats, mites, cafards… la liste des animaux cyborgs s’allonge

Cette découverte vient compléter une liste qui en cesse de s’allonger de recherches visant à contrôler un animal à distance grâce à des électrodes. Ainsi, en 2011, des chercheurs de l’université de Tel Aviv (Israël) ont implanté un mini-ordinateur dans le cerveau de rats. En 2012, ce sont des mites en plein vol qui étaient contrôlées à distance au MIT (Massachusetts Institute of Technology, aux Etats-unis). Et l’an dernier, en 2014, l’université de Caroline du Nord démontrait qu’il était possible de prendre la main sur des cafards. Ici, l’objectif était de trouver une solution pour venir en aide à de possibles victimes de catastrophes naturelles, les cafards pouvant s’infiltrer dans des décombres où l’être humain mettrait nettement plus de temps à pénétrer.

Reste que ces « avancées technologiques » posent question. D’un point de vue éthique tout d’abord, puisqu’on transforme des animaux en cyborgs corvéables à merci. Certes, on peut imaginer des usages pour le bien de populations en danger lors d’un tsunami, d’un tremblement de terre, etc. Mais ces avancées technologiques pourraient tout aussi bien être détournées pourmettre en place des systèmes de surveillance évolués, voire pour attaquer des ennemis en transformant ces animaux en bombes vivantes.

« L’homme et sa sécurité doivent constituer la première préoccupation de toute aventure technologique », a déclaré l’homme qui a inspiré la bombe atomique avec son E=mc², Albert Einstein.

http://www.metronews.fr/

« Bienvenue à Gattaca » sera-t-il bientôt réalité ?


Les études de l’ADN, de génomes a permis de plusieurs avancées en médecine, mais jusqu’ou, les scientifiques peuvent aller. Et même s’ils réussissent l’impensable pour le bien de l’être humain, il y aura toujours plus de risques de plus en plus grands de déformation, de tares qui se transmettrons dans d’autres génération sans parler des apprentis-sorciers. Bref, jusqu’ou peut aller la science dans cette recherche de la perfection
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« Bienvenue à Gattaca » sera-t-il bientôt réalité ?

 


Image promotionnelle du film « Bienvenue à Gattaca », d’Andrew Niccol, avec la double hélice d’ADN. © Columbia Pictures.

par Pierre Barthélémy

Dans son film Bienvenue à Gattaca, Andrew Niccol décrit une société futuriste eugéniste, une sorte de Meilleur des mondes inégalitaire où la belle vie, les beaux postes et les beaux salaires sont réservés à une élite génétiquement triée sur le volet, issue d’embryons sélectionnés pour présenter un génotype le plus « parfait » possible. Affecté aux tâches les plus ingrates et vu comme un troupeau de quasi-sous-hommes, le vulgum pecus est constitué des humains dont la conception a été laissée au hasard.

Ce thriller d’anticipation est sorti en 1997. Dix-huit ans plus tard, nous pouvons nous demander à quel point notre présent n’est pas le prélude à un Gattaca bien réel. Le quotidien britannique The Independent a en effet révélé, vendredi 13 mars, que des chercheurs de la Harvard Medical School, aux Etats-Unis, avaient essayé d’éditer le génome de tissus ovariens de manière à corriger un gène, le BRCA1, qui, lorsqu’il a muté, prédispose au cancer du sein. Une tentative hautement symbolique car, jusqu’à présent, personne n’avait osé toucher au matériel génétique de cellules reproductrices humaines, à l’ADN d’un futur ovule ou à celui d’un spermatozoïde.

Les résultats de ces travaux n’ont pas encore été publiés… et peut-être ne le seront-ils pas. En effet, dans une tribune parue dans la prestigieuse revue Nature la veille de la révélation de The Independent, cinq chercheurs américains, conscients – ou sachant pertinemment… – que des expériences d’ingénierie génétique de ce genre avaient lieu, enjoignent leurs collègues du monde entier à faire une pause et à réfléchir ensemble aux conséquences de ces recherches. Pour résumer l’intention de cette tribune, disons qu’on est dans la crainte de l’apprenti-sorcier.

Les auteurs écrivent que la modification du génome des gamètes ou des embryons humains peut avoir « des effets imprévisibles sur les futures générations. Cela la rend dangereuse et éthiquement inacceptable ».

Pour comprendre exactement de quoi l’on parle, il faut savoir que, depuis quelques années sont développés des outils capables d’intervenir sur l’ADN. Le dernier en date, connu sous le nom de technologie Crispr (du nom d’une famille de séquences génétiques qu’elle exploite, Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats), est capable, avec une précision redoutable, d’intervenir sur une partie bien délimitée de la double hélice d’acide désoxyribonucléique et d’y faire de la dentelle, du couper ou du coller (ou les deux)… Voilà pourquoi l’on parle d’édition du génome car la technologie Crispr, qui fait intervenir un kit moléculaire complexe, s’apparente à un traitement de texte, à ceci près que les lettres auxquelles elle touche sont les quatre bases azotées de l’ADN, adénine, thymine, guanine, cytosine, plus connues sous leurs initiales A, T, G et C – à partir desquelles s’écrit le nom Gattaca…

Depuis 2013, l’utilisation de cet outil explose chez les biologistes. Mais jusqu’à présent, ils ne s’en servaient que pour modifier l’ADN des cellules somatiques, c’est-à-dire toutes les cellules du corps à l’exception des cellules germinales. On a ainsi vu de nouvelles voies de recherche s’ouvrir pour le traitement du sida ou de la bêta-thalassémie, une maladie génétique de l’hémoglobine. En travaillant uniquement sur les cellules somatiques, on ne prend pas le risque, à terme, de transmettre une modification intempestive aux générations suivantes, ce qui serait en revanche le cas avec les cellules de la reproduction.

En effet, malgré les incroyables perspectives qu’elle a ouvertes, la technologie Crispr est loin d’être fiable à 100 %. Il se peut ainsi que certaines cellules échappent au copier-coller, ce qui poserait un problème si l’opération était réalisée sur un embryon, doté de plusieurs cellules. Il se peut également que ces ciseaux génétiques coupent au mauvais endroit. Un peu comme si, dans votre logiciel de traitement de texte, vous souhaitiez remplacer tous les mots « pointe » par autre chose, en oubliant que cette chaîne de six caractères se retrouve aussi dans le mot « courtepointe »… Il faudrait donc pouvoir s’assurer, sur plusieurs générations, de la réussite totale de l’opération.

En plus de ces risques techniques, la possibilité de modifier l’ADN dans les cellules germinales pour des raisons purement thérapeutiques (la correction d’une maladie génétique) ouvre la porte à des dérives eugénistes évidentes, à la confection d’embryons « à la carte », dotés des « meilleures » caractéristiques physiques, mais aussi éventuellement intellectuelles. Voilà pourquoi les auteurs de cette tribune appellent à un « moratoire volontaire » de tous les chercheurs du domaine afin, au minimum, de donner du temps à la réflexion et aux débats de bioéthique. C’est également une manière de ne pas attirer l’opprobre sur les outils d’édition génétique qui peuvent faire beaucoup pour guérir certaines maladies incurables.

Le hic de l’histoire, c’est que non seulement il se trouvera toujours des apprentis-sorciers, mais que le moratoire en question n’est peut-être qu’une solution en trompe-l’œil, qui pourra d’une certaine manière être aisément contournée. On peut parfaitement imaginer aujourd’hui rectifier l’ADN dans des cellules de peau puis (grâce à la technique des cellules pluripotentes induites) transformer celles-ci… en gamètes.

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