Peut-on réellement «mourir de peur»?


Dans la majorité des cas, on ne meurt pas de peur, mais dans des rares cas, certaines personnes sont à risque
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Peut-on réellement «mourir de peur»?

 

Peut-on réellement «mourir de peur»?

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C’est une expression utilisée très souvent: «mourir de peur». Mais cela peut-il réellement se produire? Si l’on se penche sur les cas médicaux, plusieurs semblent déjà apporter une réponse positive à cette question. En 2014 par exemple, une adolescente américaine de 16 ans est décédée d’une crise cardiaque alors qu’elle visitait une maison hantée.

Néanmoins, cela ne touche en fait que les personnes à risque. Dans le cas de la jeune Américaine, il s’est avéré que son coeur présentait une malformation rare.

«C’est une réalité médicale, quand on n’a pas de maladie cardiaque… Quand on est en bonne santé, on ne meurt pas de peur,» expliquait le professeur Antoine Pelissolo sur le plateau du Magazine de la santé.

MAIS COMMENT UN SENTIMENT PEUT-IL AGIR SUR NOTRE CORPS?

Trop d’adrénaline tue. La peur trouve ses racines dans une menace présupposée que nous associons à  une chose ou une situation. Face à  ce danger potentiel, le corps à  une réaction instinctive: la réponse «combat-fuite», un mécanisme protecteur. L’hormone appelée adrénaline est produite en grande quantité et distribuée dans tout l’organisme. Elle va accélérer le rythme cardiaque, permettre aux muscles de se contracter, et même stopper la digestion. Le but: se préparer à  affronter, ou fuir, le danger imminent.

L’adrénaline, cependant, devient toxique à  trop haute dose. Elle peut endommager les poumons, les reins, le foie, et surtout le coeur. Si l’hormone afflue sans cesse et en grande quantité jusqu’à  un muscle cardiaque fatigué, celui-ci ne peut pas suivre. Au final, le rythme des battements du coeur se dérègle et devient anormal. C’est-à -dire incapable de maintenir une personne en vie: alors, on peut soudainement mourir de peur.

Et la terreur n’est pas le seul sentiment qui peut influencer le coeur. Un stress émotionnel violent peut entraîner une anomalie de la contraction cardiaque qui peut être majeure: on parle de syndrome de takotsubo ou «syndrome du coeur brisé». Si le coeur retrouve en général un rythme normal au bout de 5 à  6 jours, les médecins estiment tout de même que 5 à  10 % des victimes du syndrome de takotsubo en meurent.

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