L’hiver glacial des sans-abri


Un sans-abri n’est drôle pour personne, mais quand en plus, la température extrême s’en mêlent en hiver, il y a des risques plus grands et c’est important qu’ils puissent avoir des refuges pour eux Un portrait de l’itinérance et des refuges à Montréal
Nuage

 

L’hiver glacial des sans-abri

 

Un texte de Anyck Béraud

Comme plusieurs villes de l’est du pays, Montréal connaît cet hiver plusieurs épisodes de froid extrême, une réalité qui préoccupe notamment les organismes qui viennent en aide aux sans-abri.

Le nombre d’itinérants est difficile à évaluer, mais il y en aurait plusieurs milliers dans la métropole québécoise. Trop pour les quelques centaines de lits d’urgence disponibles en ville.

« Je vais vous donner un chiffre très approximatif, mais pour les hommes, c’est environ 500 lits et pour les femmes, ça tourne autour de 90 lits. En termes de refuges ponctuels, d’urgence. Pas du moyen et long terme, mais du refuge d’urgence. »— Francine Côté, adjointe à la Direction des services généraux et des programmes spécifiques, au C3S Jeanne-Mance

Les refuges sont rapidement débordés, comme l’indiquait lundi soir, par un froid sibérien, une affiche à la Maison du Père sur laquelle on pouvait lire « complet ».

À l’intérieur, l’une des responsables était en train d’expliquer que le refuge avait dû refuser une vingtaine de personnes, quand une de ses collègues est arrivée avec une bonne nouvelle : la direction venait d’approuver l’organisation de quatre places supplémentaires, à cause du grand froid.

À températures exceptionnelles, mesures exceptionnelles : ce centre de jour, la Mission St-Michael, est transformé en « Halte chaleur », une nouveauté pour accueillir ceux et celles qui sont réfractaires aux refuges pour diverses raisons.

« C’est la première fois en 88 ans qu’on ouvre le soir parce qu’il fait très froid. […] Quand le métro est fermé, il va y avoir une cinquantaine ici. C’est très important pour nous, qu’il y ait une place pour les gens qui n’aiment pas une mission comme telle. Regarde Philippe ici, il vit sous le pont Victoria, il n’aime pas les missions, donc il vient ici. Monsieur le maire nous a demandé d’aider la Ville avec les missions qui sont prises avec trop de monde. » George Green, directeur de la Mission St-Michael

Dans la rue, une équipe mobile de référence et d’intervention en itinérance, EMRII, tente de convaincre des sans-abri d’aller dans des refuges ou à la « Halte chaleur », en cette nuit polaire.

Leur patrouille circule partout à Montréal et fouille même des abris de fortune comme celui-ci.

« On a des endroits stratégiques que Rudy et moi on a déjà déterminés lors de nos patrouilles régulières. On sait qu’il y a des gens vulnérables qui sont dans ces endroits-là. »— Laurent Dyke

« Ces personnes-là, elles sont connues déjà des services d’itinérance du C3S Jeanne-Mance et du SPVM. Donc nous, on va juste compléter notre vigilance qu’on maintient toute la journée, toute l’année, pour ces personnes qui sont vulnérables et dont la vulnérabilité vraiment s’accroît avec le froid. » — Rudy Escoffier


Intinerance Montréal

http://ici.radio-canada.ca/

8 réponses à “L’hiver glacial des sans-abri

  1. C’est effrayant de voir çà à notre époque ( même dans un village comme le mien , il y a des personnes sans abri…..Et peu de choses sont mises en place en France pour aider ces personnes ….Le gouvernement ne fait pratiquement rien et les associations sont de plus en plus débordées ….Il y a quelques années , avant sa mort , nous avions Coluche et ses  » resto du coeur  » …..Mais çà aussi……..

  2. Je ne suis pas d’accord avec toi Francis, il existe bien des infrastructures pour les SDF en France pour les jours de grand froid, mais le problème c’est que des personnes refusent d’y aller ils ont peur des vols, l’autre problème c’est les gens qui ont des chiens là rien n’est prévu pour eux.

    Le problème majeure c’est que tout le monde devraient avoir un logement décent et il y en en pas a assez, quand que tu vois que dans certaines villes il faut attendre 5 ans pour avoir un HLM ce n’est quand même pas normal.
    Certaines communes refusent de construire des nouveaux logements ils préférèrent payer l’amende que d’avoir ce genre d’habitations.

    Dans leurs programmes il disent tous que si ils sont élus il y a aura zéro SDF, tu parles qu’ils soient de droite ou de gauche rien n’a changer une fois qu’ils étaient au pouvoir.

    C’est écœurant…

    • Tu as raison aussi Jack
      Comme partout , il y a des vols ce qui dissuadent les S.D.F d’y aller …
      Le problème du manque de logement ne date pas d’aujourd’hui , tu as raison aussi …..Pourtant , comme ces  » braves  » politiques nous rasent avec le problème de l’emploi , ( là aussi chacun promet , mais rien ne se fait ) ,construire des logement créerait des emplois …
      C’est inquiétant , même ici , dans mon petit patelin , on voit de plus en plus de S.D.F …
      Je ne sais pas comment çà va évoluer….mais…

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