Tout le monde gagne


Un bel exemple qu’il est possible de partager pour que tous soient heureux. Ce sont de belles valeurs, mais dans un monde de compétition nous sommes bien loin du compte
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Tout le monde gagne

 

Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d’une tribu africaine. Il a mis un panier de fruits près d’un arbre et a dit aux enfants que le premier arrivé gagnait tous les fruits. Au signal, tous les enfants se sont élancés en même temps en se donnant la main !! Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense

Lorsque l’anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l’un d’entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu :

« Comment l’un d’entre nous peut-il être heureux si tous les autres sont tristes ? »

Inconnu

Trucs maison ► 15 objets du quotidien que vous n’avez jamais vraiment bien nettoyés


Quelques petits trucs qui pourraient vous faciliter la vie lors du nettoyage, encore le vinaigre et le bicarbonate de soude sont les plus utilisés, mais aussi du savon, citron, sel
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15 objets du quotidien que vous n’avez jamais vraiment bien nettoyés…

 

 

Nos parents nous apprennent comment faire le ménage. Ils l’ont eux-mêmes appris de leurs parents. Et ainsi de suite.

Faire le ménage et nettoyer sont deux de ces choses que nous faisons d’une certaine manière, parce que ça a toujours été fait comme ça.

SI votre père a toujours passé la serpillère d’une certaine manière, vous le faites forcément à l’identique, mais… imaginez que je vous dise que ce savoir ménager transmis de génération en génération est totalement erroné.

Enfin, il n’est pas “totalement” erroné, mais il existe néanmoins une manière plus efficace de faire le ménage, qui en plus vous prendra moins de temps.

Vous ne me croyez pas ? Découvrez les 15 choses que vous avez toujours mal nettoyées (source:viralnova):

1. Les planches à découper.

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Le savon ne suffit pas pour nettoyer les planches à découper. Surtout celles en bois, puisque des restes et autres miettes peuvent s’insérer dans les fentes et dans le relief de la planche, ce qui nécessite un nettoyage en profondeur. Coupez un citron en deux, et ajoutez du gros sel pour frotter la surface de la planche, et déloger les restes. Puis rincez à l’eau savonneuse.

2. Les plaques à cookies.

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Les frotter avec de l’eau savonneuse ne suffira pas à ôter tous les restes de la cuisson. Faites un mélange d’1/4 de tasse de bicarbonate de soude, et de suffisamment d’eau oxygénée pour obtenir une pâte, que vous étalerez ensuite sur vos plaques à pâtisserie. Laissez reposer pendant quelques heures, et rincez. C’est comme neuf !

3. Le pommeau de douche.

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Une pulvérisation et un coup de chiffon ne suffiront pas à déboucher ou à nettoyer votre pommeau de douche. Voici comment bien le faire : versez du vinaigre blanc dans un sac en plastique, et attachez-le autour de votre pommeau pendant une heure. Essuyez le tout avec un chiffon humide, et ce sera comme neuf. moi je fais un mélange vinaigre et bicarbonate de soude (nuage)

4. Les matelas.

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Les matelas semblent compliqués à nettoyer, alors qu’ils ne le sont pas ! Déjà, passez l’aspirateur sur votre matelas pour vous débarrasser des miettes. Puis répandez du bicarbonate de soude sur toute sa surface. Laissez reposer pendant quelques heures, puis aspirez le bicarbonate, et voilà !

5. La râpe à fromages.

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J’ai cessé de compter le nombre d’éponges massacrées sur mes râpes à fromage sales. Il y a plus simple ! Juste après avoir râpé votre fromage, râpez une pomme de terre. L’acide oxalique de la pomme de terre va aussitôt éliminer tous les résidus fromagers. Et en prime, vous aurez des pommes de terres râpées toutes prêtes !

6. Le four micro-ondes.

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Ne gaspillez plus d’énergie à frotter les morceaux de nourriture irradiés dans votre four. À la place, remplissez un bol d’eau et de vinaigre et placez-le au micro-ondes pendant au moins deux minutes. Votre four sera empli de vapeur, et vous n’aurez plus qu’à essuyer la crasse avec un chiffon.

7. Les jouets.

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Laver un par un les jouets de votre enfant est épuisant, d’autant qu’il existe un moyen plus simple. Réunissez tous les jouets en plastique dur, et mettez-les dans votre lave-linge, en vous assurant qu’ils ne fondent pas.

8. La cafetière.

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Lorsque votre café commence à avoir un drôle de goût, il est temps de nettoyer tout ça. C’est facile : remplissez le réservoir à eau d’un mélange d’eau et de vinaigre. Puis lancer un demi-cycle de mouture (sans grains), et laissez reposer pendant une heure. Une heure plus tard, achevez le cycle. Videz votre cafetière, et faites la tourner à l’eau à plusieurs reprises, jusqu’à ce que vous ne sentiez plus le vinaigre.

9. Les stores.

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Lorsque j’étais enfant, nous avions des embouts spéciaux pour stores sur notre aspirateur, mais ils étaient totalement inutiles et rallongeaient inutilement cette corvée. L’astuce consiste à tremper une chaussette usagée dans un mélange de vinaigre et d’eau, avant de nettoyer chaque lamelle du store. C’est si facile ! Et pour les sécher, utilisez l’autre chaussette de la paire !

10. Des poêles en fonte.

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C’est difficile à croire, mais certaines personnes nettoient toujours leur fonte avec de l’eau savonneuse. Non ! Ce qu’il faut faire, c’est frotter avec un mélange d’eau et de gros sel, pour vous débarrasser des résidus alimentaires. Ensuite, essuyez consciencieusement le tout, et enduisez d’une légère couche d’huile avant le rangement. Ce n’est pas compliqué.

11. Les tableaux.

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Cela peut sembler risqué, mais ne laissez pas vos tableaux prendre la poussière ! Passez plutôt un demi-bagel sur vos tableaux pour ramasser la poussière et les débris.

12. Le mixeur.

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Est-ce que d’habitude, vous démontez votre mixeur pour le nettoyer ? Soyez plutôt fainéant. Rincez votre mixeur, puis remplissez-le d’eau chaude. Rajoutez du liquide vaisselle, et allumez-le un moment, puis rincez. Votre mixeur est comme neuf !

13. La brosse à dents.

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Nous sommes étrangement nombreux à ne pas nettoyer régulièrement notre brosse à dents. Car non seulement il faut la changer tous les trois mois, mais en plus, il faut aussi la nettoyer régulièrement ! Prenez une tasse vide, remplissez-la de vinaigre blanc et trempez-y votre brosse à dents. Laissez reposer quelques heures, et votre brosse sera moins dégoûtante.

14. Le grille-pain.

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Si pour nettoyer votre grille-pain, vous le secouez de haut en bas, vous faites erreur. L’extérieur de votre grille-pain a lui aussi besoin d’attention. Attrapez de la crème de tartre, de l’eau, et frottez jusqu’à ce que votre grille-pain soit flambant neuf. (quant à l’intérieur ? Certains appareils ont des tiroirs amovibles pour récupérer facilement les miettes)

15. Le four.

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Est-ce que vous passez des heures à décaper votre four ? Arrêtez ! Faites plutôt une pâte composée d’eau et de bicarbonate de soude, puis étalez-la sur les parois de votre four. Laissez reposer une nuit entière, et utilisez alors un chiffon humide pour enlever un maximum du mélange étalé. Pulvérisez ensuite du vinaigre à l’intérieur de votre four, et essuyez à nouveau avec un chiffon humide. Allumez enfin votre four à feu doux pendant 20 minutes, pour qu’il sèche.

http://bridoz.com/

L’hiver glacial des sans-abri


Un sans-abri n’est drôle pour personne, mais quand en plus, la température extrême s’en mêlent en hiver, il y a des risques plus grands et c’est important qu’ils puissent avoir des refuges pour eux Un portrait de l’itinérance et des refuges à Montréal
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L’hiver glacial des sans-abri

 

Un texte de Anyck Béraud

Comme plusieurs villes de l’est du pays, Montréal connaît cet hiver plusieurs épisodes de froid extrême, une réalité qui préoccupe notamment les organismes qui viennent en aide aux sans-abri.

Le nombre d’itinérants est difficile à évaluer, mais il y en aurait plusieurs milliers dans la métropole québécoise. Trop pour les quelques centaines de lits d’urgence disponibles en ville.

« Je vais vous donner un chiffre très approximatif, mais pour les hommes, c’est environ 500 lits et pour les femmes, ça tourne autour de 90 lits. En termes de refuges ponctuels, d’urgence. Pas du moyen et long terme, mais du refuge d’urgence. »— Francine Côté, adjointe à la Direction des services généraux et des programmes spécifiques, au C3S Jeanne-Mance

Les refuges sont rapidement débordés, comme l’indiquait lundi soir, par un froid sibérien, une affiche à la Maison du Père sur laquelle on pouvait lire « complet ».

À l’intérieur, l’une des responsables était en train d’expliquer que le refuge avait dû refuser une vingtaine de personnes, quand une de ses collègues est arrivée avec une bonne nouvelle : la direction venait d’approuver l’organisation de quatre places supplémentaires, à cause du grand froid.

À températures exceptionnelles, mesures exceptionnelles : ce centre de jour, la Mission St-Michael, est transformé en « Halte chaleur », une nouveauté pour accueillir ceux et celles qui sont réfractaires aux refuges pour diverses raisons.

« C’est la première fois en 88 ans qu’on ouvre le soir parce qu’il fait très froid. […] Quand le métro est fermé, il va y avoir une cinquantaine ici. C’est très important pour nous, qu’il y ait une place pour les gens qui n’aiment pas une mission comme telle. Regarde Philippe ici, il vit sous le pont Victoria, il n’aime pas les missions, donc il vient ici. Monsieur le maire nous a demandé d’aider la Ville avec les missions qui sont prises avec trop de monde. » George Green, directeur de la Mission St-Michael

Dans la rue, une équipe mobile de référence et d’intervention en itinérance, EMRII, tente de convaincre des sans-abri d’aller dans des refuges ou à la « Halte chaleur », en cette nuit polaire.

Leur patrouille circule partout à Montréal et fouille même des abris de fortune comme celui-ci.

« On a des endroits stratégiques que Rudy et moi on a déjà déterminés lors de nos patrouilles régulières. On sait qu’il y a des gens vulnérables qui sont dans ces endroits-là. »— Laurent Dyke

« Ces personnes-là, elles sont connues déjà des services d’itinérance du C3S Jeanne-Mance et du SPVM. Donc nous, on va juste compléter notre vigilance qu’on maintient toute la journée, toute l’année, pour ces personnes qui sont vulnérables et dont la vulnérabilité vraiment s’accroît avec le froid. » — Rudy Escoffier


Intinerance Montréal

http://ici.radio-canada.ca/

Changement de nom : une Colombienne se nomme comme l’alphabet


Pensez-vous que le fait d’avoir un nom qui est toutes les lettres d’alphabet peut briser des tabous ? Qu’avoir un tel nom peut se définir comme personne ? Bon, elle est adulte, et elle l’a choisi. Pour ma part, un prénom  »normal’ fait parti de ce que nous sommes et un nom de famille d’ou l’on vient
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Changement de nom : une Colombienne se nomme comme l’alphabet

 

INSOLITE – Cette femme s’appelle désormais ABCDEFG HIJKLMN OPQRST UVWXYZ. Oui oui, comme l’alphabet. C’est une Colombienne de 36 ans vivant à Bogota et elle a passé un an à se battre contre son gouvernement pour changer de nom et de prénom.

Ladyzunga Cyborg, de son nom précédent, voulait un patronyme encore plus compliqué à prononcer. Alors, quoi de mieux qu’un nom incluant les 26 lettres de l’alphabet, pour cette enseignante en photographie et arts visuel à l’université, constamment à la recherche d’originalité?

Elle a entamé les procédures administratives le 31 décembre 2012, et a essuyé une dizaine de refus. Mais, à force de volonté et d’arguments de poids, textes de loi colombiens à l’appui, elle a finalement reçu sa carte d’identité officielle un an plus tard:

Maintes fois, ses requêtes ont été rejetées par l’État civil du pays, qui n’a d’abord pas accepté de reconnaître ABCDEFG HIJKLMN OPQRST UVWXYZ comme un nom à part entière.

Pourtant, en Colombie, aucune restriction n’existe dans ce domaine. Il n’empêche que régulièrement, celle-ci entendait les notaires publics lui rétorquer:

« Quelle langue est-ce? » ou, « Ce n’est pas un nom de famille », comme elle l’explique sur le site colombienLas2orillas

« Je voulais apporter un élément de surprise »

Parce qu’elle a constamment besoin de se « redéfinir elle-même », Ladyzunga Cyborg a cherché un nom sans homonyme en Colombie et dans le monde entier. Avec ABCDEFG HIJKLMN OPQRST UVWXYZ comme patronyme, elle peut être sûre et certaine de ne pas en croiser.

« J’ai changé de nom pour que les gens ne sachent pas que c’est moi. Pas parce que ça me dérangeait, mais je voulais toujours apporter un élément de surprise », justifie-t-elle.

Dans le Telegraph, Daniel Molano, de l’Etat Civil Colombien explique que « si un notaire public avait refusé de modifier son nom dans le registre civil, il aurait rompu ses obligations de travail ». « Normalement, peu importe à quel point il est inhabituel, le changement de prénom est quelque chose que l’on devrait toujours permettre », affirme-t-il.

Décrite par le site colombien comme une adepte du BDSM, l’ex-Ladyzunga, est aussi DJ et designer de vêtement.

« Son obsession? Briser les tabous », « la transgression? Sa norme » et son prénom, « tous les prénoms à la fois », écrit Las2orillas.

http://www.huffingtonpost.fr/

Fouilles à nu: uniquement «dans les cas extrêmes»


Franchement, notre gouvernement au Québec, n’est pas à ses premières bourdes en plus de coupés dans tous les services, il a été obligé de se raviser face à la colère des Québécois et de la mauvaise presse à travers le monde que le ministre de l’éducation avait pour sa part, jugé que les écoles étaient en droit de faire des fouilles à nu en spécifiant que ce soit très ‘’respectueux ‘’à des adolescentes qu’ils suspectaient de cacher de la drogue. Sauf qu’à mon avis ce n’est pas leur rôle dans ses conditions mais à la police.
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Fouilles à nu: uniquement «dans les cas extrêmes»

 

Marc-André Gagnon

QUÉBEC – Après les faux pas du ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, et l’annonce du recours à un expert indépendant, le premier ministre du Québec vient de trancher:

«il n’est pas question de fouilles à nu dans nos écoles, sauf dans les cas extrêmes justifiés par les forces policières».

C’est ce qu’a déclaré Philippe Couillard pendant la période des questions à l’Assemblée nationale, jeudi, lorsque pressé par l’opposition officielle d’interdire, dorénavant, toute fouille à nu dans les écoles du Québec.

«Je n’accepterai jamais que ma fille soit fouillée à nu, peu importe les conditions, je demande au premier ministre, immédiatement, de dire aux parents qu’il met fin à cette pratique inacceptable pour nos jeunes», a lancé en chambre le chef de l’opposition par intérim, Stéphane Bédard.

«ON N’EN VEUT PAS!»

«Sur la question de la fouille à nu dans les écoles, la réponse c’est non, on n’en veut pas», a répondu le premier ministre.

«Encore une fois, il n’est pas question qu’il y ait des fouilles à nu, particulièrement chez les élèves, des mineurs, on est tous d’accord là-dessus, mais je voudrais quand même qu’on vérifie ce qui s’est passé dans cette école», a ajouté M. Couillard.

Le chef libéral a rappelé qu’un expert indépendant a été mandaté par le gouvernement afin de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé dans le cas de cette jeune élève mineure à la Polyvalente de Neufchâtel.

«Ça ne change rien à ce que je viens de dire, mais on doit quand même vérifier, […] on doit exactement savoir ce qui est arrivé», a dit le premier ministre, estimant qu’il s’agit d’une approche raisonnable.

L’IMAGE DU QUÉBEC TERNIE

Le chef de l’opposition officielle a profité de l’occasion pour reprocher au ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, d’avoir terni, par sa maladresse, l’image du Québec à l’international.

«Ce ne sont plus seulement les Québécois qui constatent que le ministre de l’Éducation fait fausse route, on entend maintenant les Français, les Anglais, les Américains et même les Turcs M. le président!»

En affirmant qu’il est permis de faire des fouilles à nu dans les écoles à condition «que ça soit très respectueux», le ministre Bolduc «s’est lui-même discrédité», considère Stéphane Bédard.

De son côté, le chef du deuxième groupe d’opposition, François Legault, a réclamé une fois de plus que le gouvernement nomme quelqu’un d’autre que M. Bolduc au poste de ministre de l’Éducation.

http://fr.canoe.ca/

La Lune est-elle à vendre ?


    Cette manie que nous avons a tout s’approprié pour faire de l’argent Ils ont réussi à trouver les lacunes dans les traités en rapport avec la lune pour que ce satellite naturel soit rentable par des sociétés a but lucratif
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    La Lune est-elle à vendre ?

    La Lune photographiée en novembre 1969 par la mission Apollo 12. © Nasa

    La Lune photographiée en novembre 1969 par la mission Apollo 12. © Nasa

Par Azar Khalatbari

Acheter une parcelle sur notre satellite pour y construire des usines, des logements, etc. ? C’est ce que réclament des compagnies spatiales privées. Une demande pas si incongrue, au regard d’une législation qui date…

INVESTIR. L’agence de presse Reuters a divulgué une information début février 2015 qui est passée inaperçue de ce côté-ci de l’Atlantique : l’agence gouvernementale américaine chargée de l’aviation civile (FAA, Federal Administration Aviation) a officiellement reconnu pour la première fois que

« le désir du secteur privé de protéger ses investissements et son personnel amenés à travailler sur la Lune ou sur d’autres corps célestes » était légitime.

Autrement dit, ces compagnies privées devraient pouvoir… acheter des terrains et ériger des constructions pour leur propre compte sur d’autres planètes, exactement comme elles le font sur Terre lorsqu’elles décident d’investir dans n’importe quel pays !

Si ces intentions de la FAA venaient à être concrétisées par des propositions de lois, ce serait alors, on l’imagine bien, un tournant majeur dans la course à l’espace ! Pour l’heure, la Lune, notre satellite naturel, est protégé par le traité de l’espace de l’ONU, l’Organisation des Nations unies, datant de 1967. Mais les nouveaux acteurs du spatial ne sont plus des États mais des sociétés commerciales à but très lucratif. Et la pression qu’ils commencent à exercer sur les instances internationales devrait aller crescendo ! En effet, à l’origine de cette demande auprès de la FAA, on trouve Bigelow Aerospace, une entreprise de Las Vegas (États-Unis) qui projette déjà d’utiliser laStation spatiale internationale (ISS) à des buts commerciaux, de développer des habitats lunaires gonflables et d’organiser l’exploitation des ressources minières de notre satellite.

Le texte de l’ONU contraint les États, pas les entreprises privées

Ses concurrents nouvellement arrivés sur le marché espèrent faire de même : Deep Space Industries, créé en 2013 avec pour objectif d’exploiter les ressources minières… des astéroïdes ; Planetary Resources, financé par les deux très médiatiques Américains Larry Page (fondateur de Google) et Eric Schmidt (ancien directeur de Google) associé au Canadien James Cameron (réalisateur et explorateur des fonds marins), qui rêvent d’exploiter, eux aussi, les réserves d’eau et de platine des astéroïdes. Tout ce beau monde des affaires profite d’ailleurs du « coup de pouce » de Google qui a lancé le lunar X-prize, un prix qui promet 30 millions de dollars à l’équipe qui parviendra la première à rejoindre la Lune, à y parcourir au moins 500 mètres et à transmettre un très grand nombre d’images vers la Terre.

DÉROGATIONS. Tous ces entrepreneurs privés voient l’espace comme la nouvelle frontière de l’humanité destinée à être dépassée, investie et colonisée. Et les investisseurs prêts à les y aider exigent, en contrepartie, des garanties de privatisation. Face à ce flux de demandes, les défenseurs d’un espace international exempt de droits de propriété n’ont — comme arme — que ce traité de l’ONU vieux de 48 ans signé et ratifié par la totalité des puissances spatiales (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine, Inde, Australie…). Celui-ci stipule que l’espace extra-atmosphérique (orbite terrestre, Lune et corps célestes compris) est libre d’accès aux États, sans que l’un d’eux puisse se l’approprier ou y tester des armes. La moindre dérogation doit faire l’objet d’un accord international. Son objectif était de préserver cette région pendant la guerre froide durant laquelle l’URSS et les États-Unis tentaient de démontrer leur supériorité militaire à travers la course à l’espace.

Mais les entreprises privées peuvent échapper à ce traité adapté aux États et s’installer en toute légalité dans les quelques pays qui n’ont pas ratifié le traité (îles, pays africains et républiques ex-soviétiques), ce qui n’est pas encore le cas… Le texte de 1967 a cependant été renforcé par le traité sur la Lune, proposé en 1979, au moment où les voyages lunaires semblaient se généraliser. Applicable depuis 1984, il stipule que les voyages vers la Lune doivent être effectués à des fins pacifiques. Mais les grandes puissances spatiales — à part la France — ne l’ont pas ratifié… En attendant, pour mettre en pratique leurs souhaits de coloniser la Lune, ces sociétés doivent surmonter une foule de problèmes techniques : exposition aux rayons cosmiques, impesanteur, production de denrées alimentaires… Ce qui peut encore procurer un délai précieux aux défenseurs d’un espace exempt de tout acte de propriété pour tenter de faire pression sur les instances internationales afin d’obtenir une législation adéquate. La course de la dernière chance.

http://www.sciencesetavenir.fr/