Maladie mentale : une variété puissante de cannabis augmenterait le risque


Avec la légalisation des drogues, on peut penser que de nouvelles variétés vont apparaitre sur les tablettes, les habitudes des consommateurs risquent de changer et les risques seront d’autant plus grand de voir apparaitre des maladies mentales dû aux drogues
Nuage

 

Maladie mentale : une variété puissante de cannabis augmenterait le risque

 

La Skunk, une variété de cannabis avec un fort taux de THC développée durant les années 1970 aux États-Unis. ©  SIPANY/SIPA

La Skunk, une variété de cannabis avec un fort taux de THC développée durant les années 1970 aux États-Unis. © SIPANY/SIPA

Les personnes consommant quotidiennement de la « skunk », une variété de cannabis, seraient cinq fois plus susceptibles de développer une maladie mentale, selon une étude.

« SKUNK ». La consommation fréquente d’une variété puissante de cannabis, comme la « skunk », augmente fortement les risques de développer une maladie mentale, selon une étude publiée par The Lancet. Les personnes consommant de la « skunk » (une variété de cannabis avec une forte capacité psychotrope) tous les jours sont cinq fois plus susceptibles de développer une maladie mentale, selon cette étude réalisée dans le sud de Londres pendant six ans auprès de 370 personnes saines et de 410 patients atteints pour la première fois d’un trouble psychotique.

Le risque de psychose dépend de la fréquence d’utilisation et de la puissance du cannabis »

 

La probabilité de développer une maladie mentale tombe à trois fois plus en cas de consommation seulement le week-end et à deux fois plus pour une consommation réduite à moins d’une fois par semaine (voir schéma ci-dessous). En revanche, l’étude n’a pas trouvé de lien entre la consommation de haschich (variété moins puissante de cannabis) et le développement d’une maladie mentale.

« Les résultats montrent que le risque de psychose chez les consommateurs de cannabis dépend de la fréquence d’utilisation et de la puissance du cannabis », a mis en avant le docteur Marta Di Forti, principal auteur de l’étude. « L’utilisation de haschich n’a pas été associée à un risque accru de psychose ».

© Marta Di Forti / The Lancet

Le haschich contient moins de THC (tétrahydrocannabinol, la molécule à l’origine des effets psychotropes du cannabis) que la « skunk ».

« Nos résultats montrent l’importance de sensibiliser le public au risque associé à l’utilisation de cannabis à forte puissance, en particulier à un moment où ces variétés sont de plus en plus disponibles », jugent les auteurs de l’étude. »La tendance mondiale à la libéralisation de l’utilisation du cannabis rend en outre urgent le développement de l’éducation des jeunes sur les risques du cannabis à forte puissance », concluent-ils.

LÉGALISATION. L’Uruguay est devenu en 2014 le premier pays au monde à légaliser la production et la vente de cannabis tandis que quatre États américains ont réglementé son usage à des fins récréatives. Le cannabis est la drogue illicite la plus consommée en Europe (73,6 millions des 15-64 ans l’ont expérimenté dans leur vie, soit 21,7% des Européens adultes), selon le dernier rapport de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT).

Lise Loumé avec afp

http://www.sciencesetavenir.fr/

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