Le syndrome de Sadam ou syndrome de Costen


Un syndrome qui peut toucher 8 à 10% de la population et peut-être assez dérangeante. Certains vont guérir tout seul d’autres demanderont des traitements
Nuage

 

Le syndrome de Sadam ou syndrome de Costen

 

 

Également appelé syndrome de Costen, le syndrome de Sadam désigne un dysfonctionnement de l’articulation mandibulaire se traduisant par une douleur de la mâchoire, des craquements et par d’autres symptômes très divers. Hyper-contraction musculaire, stress, bruxisme, lésion, voire traumatisme font partie des facteurs pouvant expliquer la survenue de ce syndrome.

    Le syndrome de Sadam : un dysfonctionnement musculaire au niveau de la mâchoire mandibulaire

    Sadam sont les initiales de Syndrome Algo-Dysfonctionnel de l’Appareil Mandicateur. Le syndrome de Sadam touche donc l’articulation entre l’os temporal et la mandibule (ou maxillaire inférieur), autrement dit, celle qui fait la liaison entre la mâchoire inférieure et les os du crâne.

    Il implique un dysfonctionnement musculosquelettique de cette articulation (trouble musculaire, dislocation ou lésion du ménisque situé entre les mâchoires) se traduisant par une douleur locale mais pas seulement.

    Comment se manifeste le syndrome de Sadam ?

    Les manifestations du syndrome de Sadam sont très diverses :

    • Une douleur au niveau de la mandibule.

    • Des craquements articulaires.

    • Des blocages.

    • Une limitation de l’ouverture de la bouche.

    • Des douleurs dentaires.

    • Des douleurs au niveau des tempes et/ou des oreilles (otalgies).

    • Des acouphènes.

    • Des douleurs faciales (névralgies).

    • Des céphalées.

    • D’autres symptômes, encore plus éloignés de la sphère buccale, peuvent aussi survenir, comme des douleurs au niveau des cervicales, un mal de dos, un torticolis, de la fatigue, des vertiges, des troubles de l’équilibre, etc.

    On retiendra néanmoins que les symptômes les plus communs sont représentés par les douleurs mandibulaires et dans les oreilles.

    Qui est à risque de Sadam ?

    On estime que 8 à 10 % de la population serait atteinte d’un syndrome de Sadam et trois fois plus souvent des femmes que des hommes, particulièrement entre 20 et 45 ans, l’incidence de ce syndrome diminuant après la ménopause.

    Une malocclusion dentaire et le bruxisme (lié au stress et à l’anxiété), susceptible d’augmenter l’usure du cartilage, font partie des causes les plus fréquentes du syndrome de Sadam. Les traumatismes de la face font aussi partie des causes déclenchantes.

    Mais très peu de personnes consultent pour cette affection. Or si le syndrome de Sadam est le plus souvent bénin avec une guérison spontanée, il arrive parfois (dans 10 % des cas) que les douleurs deviennent chroniques avec de fortes répercussions dans la vie quotidienne.

    Un diagnostic difficile

    Le diagnostic est souvent difficile de par la diversité, l’imprécision et la non spécificité des symptômes. Souvent associé au stress, ce syndrome peut être confondu avec des crises de spasmophilie ou de fibromyalgie. Il est confirmé par une radio panoramique dentaire ou une IRM montrant les lésions anatomiques de l’articulation.

    Quel est le traitement du syndrome de Sadam ?

    Il est pluridisciplinaire, faisant intervenir dentiste, kinésithérapeute, médecin généraliste, psychologue, voire chirurgien en dernier recours.

    Traitement médicamenteux : anti-inflammatoires pour soulager les douleurs et myorelaxants pour décontracter les muscles de la mâchoire.

    Relaxation de la mâchoire : repos articulaire et changement de certaines habitudes (alimentaires, tics nerveux, réduction du stress…) puis/ou exercices et massages réalisés par le kinésithérapeute pour détendre les muscles, augmenter la souplesse des articulations.

    Correction des malocclusions : soins dentaires, orthodontie.

    Traitement du bruxisme : gestion du stress, port de gouttières dentaires.

    Chirurgie : en dernière intention, on peut envisager la chirurgie. Réalisée par arthroscopie, elle consiste à repositionner le ménisque de l’articulation ou à procéder à son ablation si celui-ci est détruit.

    par Isabelle Eustache

    Sources : Manuel Merck, Éditions Larousse

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    http://www.e-sante.fr/

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