Du plastique plein les océans


Restant dans un bloc appartement, on voit très bien la mauvaise gestion des déchets par les locataires. Malgré les bacs de recyclages, et la benne à ordures, on peut retrouver des poubelles dans les bacs a déchets et des choses recyclables à la poubelle si ce n’est pas carrément sur le sol. Et le compostage ? Impossible de le faire quand des poubelles sont retrouvés dans le bac brun.  Il y a des gens qui ne veulent même pas faire d’effort, et on veut tous un meilleur environnement ou comme j’ai vue, les poubelles sont envoyé par les enfants qui eux s’en débarrassent partout sauf au bon endroit.  Bref, c’est tout le monde que cela regarde
Nuage

 

Du plastique plein les océans

 

Le Canada a un taux de plastique mal... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

Le Canada a un taux de plastique mal géré par les dépotoirs et les recycleurs négligeable (0%), de sorte que la masse de plastique se retrouvant dans les océans est de 730 grammes par personne par année.

PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

MATHIEU PERREAULT

La quantité de plastique qui se retrouve dans les océans est de 10 à 1000 fois plus élevée que prévu, selon une nouvelle étude américaine. Et les principaux consommateurs du plastique, principalement généré pour des emballages, ne sont paradoxalement pas les grands responsables de cet état de fait.

C'est l'équivalent de cinq sacs d'épicerie pleins de... (PHOTO SETH BORENSTEIN, AP) - image 1.0

C’est l’équivalent de cinq sacs d’épicerie pleins de débris de plastique planté à tous les 30 centimètres sur les côtes du monde entier, soutient l’auteure principale de l’étude, Jenna Jambeck.

PHOTO SETH BORENSTEIN, AP

«La population et le niveau de développement économique expliquent la quantité de plastique consommée par un pays», a expliqué l’auteure principale de l’étude, Jenna Jambeck de l’Université de Géorgie, en conférence de presse au congrès annuel de l’AAAS à San Jose, en Californie. «Mais la proportion de ce plastique qui se retrouve dans les océans est principalement liée à l’efficacité des systèmes de gestion des déchets. Comme ils sont très bons dans les pays occidentaux, ils ne sont pas directement responsables de la pollution des océans par le plastique.»

Seulement 2 des 20 pays les plus pollueurs ont des taux de récupération (dans les dépotoirs et le recyclage) inférieurs à 15%. Le Canada est exemplaire à cet égard, avec un taux de plastique mal géré par les dépotoirs et les recycleurs négligeable (0%), de sorte que la masse de plastique se retrouvant dans les océans est de 730 grammes par personne par année (en raison de la pollution directe par des individus, par exemple en laissant une bouteille vide sur une plage). Seule la Belgique, parmi les 192 pays étudiés, a aussi peu pollué les océans avec le plastique. À titre de comparaison, le Français moyen pollue 2 fois plus et l’Américain moyen, 3,5 fois plus que le Canadien moyen.

«Il nous faut maintenant vérifier quelle est la pollution des océans avec le plastique qui est due aux désastres naturels, par exemple les ouragans, et les pêcheries, avec les pertes de filets de bouées, a dit Mme Jambeck. Il est aussi curieux que les effets d’une telle quantité de plastique sur la santé marine n’aient pas sauté aux yeux. Il nous faudra donc mieux comprendre les processus biologiques à l’oeuvre aujourd’hui.»

Une hausse de 620%

La production de plastique a augmenté de 620% depuis 1975. Les rejets de plastique par les navires ont été interdits par des traités internationaux dans les années 90. Jamais la contribution des différents pays à la pollution des océans par le plastique n’avait été estimée, les seules estimations ayant utilisé des données des rejets par les navires civils et militaires.

«La bonne nouvelle, c’est qu’il est relativement facile de réduire les rejets de plastique dans les océans, a avancé Mme Jambeck. Il faut simplement une bonne gestion des déchets. Les rejets directs des individus sont relativement rares quand il y a enlèvement adéquat des bacs de recyclage et des ordures.»

Pays ayant les plus grands rejets de plastique dans les océans

 

  1. Chine: 8,8 millions de tonnes par an
  2. Indonésie: 3,2 millions de tonnes par an
  3. Philippines: 1,9 million de tonnes par an
  4. Viêtnam: 1,8 million de tonnes par an
  5. Sri Lanka: 1,6 million de tonnes par an

20. États-Unis: 300 000 tonnes par an

110: Canada: 22 000 tonnes par an

Sources: Science, American Association for the Advancement of Science

http://www.lapresse.ca/

4 réponses à “Du plastique plein les océans

  1. dechetsDéchets récupérés en septembre 2007
    © Oceanographic Research Vessel Alguita

    Dans le Nord-est du pacifique, entre la Californie et Hawaï, les déchets produits par les activités humaines et déversés dans les océans sont acheminés par les courants marins vers un nouveau « continent »[1] boulimique dont la taille atteint près de 3,5 millions de km² !

    En 1997, le capitaine Charles Moore a été le premier à découvrir cette zone improbable de l’océan Pacifique où les déchets plastiques flottants s’accumulent. Ainsi, selon des observations effectuées depuis plus de 15 ans par l’Algalita Marine Research Foundation, sous l’effet des courants marins, les déchets provenant des littoraux et des navires, flottent pendant des années avant de se concentrer dans deux larges zones connues sous les noms de « Plaque de déchets du Pacifique est » (Eastern Pacific Garbage Patches) et « Plaque de déchets du Pacifique ouest » (Western Pacific Garbage Patches).
    Ces deux plaques forment la « Grande plaque de déchets du Pacifique » (Great Pacific Garbage Patch), un monstre dont la taille aurait déjà triplé depuis les années 90 et qui s’étendrait maintenant sur 3,43 millions de km², soit près d’un tiers de la superficie de l’Europe ou encore cinq fois la superficie de la France ! D’après les estimations, cette soupe océanique pourrait être composée de 750 000 débris par km² ; Greenpeace évoquait même fin 2006 près d’un million de déchets par km² dans son rapport sur les débris plastiques et la pollution des océans.

    Ainsi, selon Chris Parry, chef de programme d’éducation du public, de la California Coastal Commission de San Francisco, depuis plus de 50 ans, les déchets tourbillonneraient sous l’effet du gyre[2] subtropical du Pacifique Nord (North Pacific Gyre) et s’accumulent dans cette zone peu connue : peu de routes commerciales et peu de bateaux de pêches l’empruntent. A l’image d’un puissant siphon marin, le vortex attirerait vers lui tous les résidus de notre société de (sur)consommation. Toutefois, contrairement au siphon, les déchets ne sont pas « aspirés » mais accumulés et bien visibles.

    Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1471_continent_dechets_pacifique_nord.php

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